train géantDes essais sont actuelement menés pour faire circuler des trains de 1 000 mètres de long -crédit SNCF

Transport

Des trains géants pour les céréales


Le ferroviaire est, avec le fret fluvial, l’un des moyens terrestres les plus efficaces, les plus propres et les plus économiques pour transporter des céréales. Lors de sa réunion tenue le 13 janvier, le conseil spécialisé céréales de FranceAgriMer a encore une fois fait preuve de consensus pour affirmer son objectif de renforcer la part modale du fer. Pourtant celui-ci souffre de plusieurs maux. Le tracé en étoile du réseau français n’a pas laissé suffisamment de place aux liaisons transversales ou est-ouest. Sur certaines voies, le fret doit composer avec la concurrence du trafic voyageur. Enfin, quand les capillaires desservant des silos isolés ne sont pas menacés de fermetures pour des raisons financières, ce sont des infrastructures qui pâtissent d’un manque d’entretien. Heureusement, certaines évolutions récentes de ce mode de transport pourraient lui redonner des couleurs. La mise en concurrence et l’arrivée de nouveaux opérateurs ont généré des offres plus flexibles pour la clientèle, de meilleurs accès aux sillons mais aussi davantage de fiabilité dans le déroulement des circulations. De leurs côtés, les grands ports ont compris que leur desserte par le fer était essentielle à leur développement. Ils poussent donc à améliorer le réseau national et les capillaires.

Côté innovations techniques, outre la solution d’utiliser des wagons céréaliers de plus grandes capacités, jusqu’à 101 m3 au lieu de 92 m3 actuellement, le déploiement de trains géants pourrait s’avérer l’un des moyens les plus efficaces de gagner en productivité. La SNCF est en train de réaliser des études pour proposer à l’horizon 2018-2019 l’exploitation de trains doubles de 1 000 mètres de long et capables de charger entre 2 500 et 5 600 tonnes. Un premier test réalisé entre Lyon et Nîmes réalisé en janvier 2014 a déjà démontré qu’il était possible de faire circuler des convois de 1 500 mètres de long. Une douzaine d’autres essais de convois de 1 000 mètres se sont déroulés tout au long de l’automne 2015. Ils ont relié les sites de Somain dans le Nord à Woippy en Moselle et ont permis d’évaluer le comportement de trains attelés à une locomotive en tête et une seconde placée au milieu ou en queue de rame. Ils doublent la masse d’un convoi classique en n’utilisant que 20 % de capacité de réseau en plus.

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