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Les services de communication du groupe CNH ont su se montrer efficaces. Leur campagne de lancement de tracteur autonome a donné la priorité aux canaux des ...

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Tracteurs autonomes : CNH chauffe le buzz


Les services de communication du groupe CNH ont su se montrer efficaces. Leur campagne de lancement de tracteur autonome a donné la priorité aux canaux des réseaux sociaux et des teasers glissés sur YouTube, plutôt qu’à ceux plus traditionnels des communiqués de presse envoyés aux journalistes. Le véhicule dévoilé sur le salon Farm Progress Show aux Etats-Unis et relayé sous le hashtag #Thedaythefarmchanged fait le buzz. Pour autant, même si la campagne de communication est réussie, elle ne gâche en rien l’intérêt technique de l’engin et même l’accompagne. Andreas Klauser, le président de la marque Case IH, explique à ce propos qu’il est né de la volonté de valider cette technologie, de mesurer l’intérêt de la clientèle pour de tels produits autonomes et évaluer les besoins en la matière dans le futur. Le tracteur reprend donc les technologies radar, GPS et à faisceaux laser actuellement déployé sur les véhicules autonomes développés par Tesla, Google et l’ensemble des grands groupes automobiles. Il sait se repérer dans l’espace, détecter d’éventuels obstacles et s’intégrer en sécurité dans un trafic de véhicules agricoles. Il arrive dans la continuité de technologies développées depuis de nombreuses années par l’ensemble des constructeurs de tracteurs : l’autoguidage, l’automatisation des bouts de champs, des asservissements de la conduite du tracteurs par l’outil via le bus CAN ou des concepts déjà présentés tels que des synchronisations de plusieurs engins sur un même chantier. Mais probablement, la caractéristique technique qui devrait susciter le plus de commentaires et provoquer le plus d’enthousiasme auprès d’employeurs cherchant à diminuer des charges salariales est l’absence de cabine. « C’est passionnant d’explorer les possibilités que cette technologie met à portée de nos clients », ajoute Andréas Klauser. En effet, sans cabine, le tracteur peut se passer des contraintes liées à l’embarquement d’un chauffeur et n’a plus besoin de tenir compte des besoins en confort et de coût horaire de l’opérateur. Les tracteurs sans pilote auront-ils donc encore besoin d’être toujours plus puissants et capables de travailler rapidement ? Ne nous dirigeons-nous pas au contraire vers des engins de taille modeste fabriqués en très grandes séries  au niveau mondial ? L’avenir n’a pas fini de nous livrer des réponses surprenantes à ces questions.

 





 



 

 

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