Müller ElektronikLes constructeurs comme clients

Les constructeurs comme clients

Müller Elektronik est un peu à l'électronique agricole ce que la partie immergée est à l'iceberg. Son nom n'apparaît que rarement sur les boîtiers électroniques commandant les machines agricoles. Pourtant, ses productions animent une grande partie des machines de l'industrie allemande et européenne.

Lemken, Horsch, Kuhn, Monosem, Amazone, Tecnoma font partie des grandes marques à avoir sous-traité la fabrication de boîtiers de commandes à Müller Elektronik. « Près de 95 % de notre activité concernent la fourniture aux constructeurs », confirme Jérôme Chindamo, responsable commercial chez Müller Elektronik France. L'histoire de cette entreprise originaire de Salzkotten, dans le nord de l'Allemagne, a démarré en 1977 lorsqu'Heinrich Müller a commencé à fabriquer des compteurs d'hectares. Progressivement, l'entreprise a évolué avec les technologies disponibles. Elle s'est illustrée, dès 1989, en proposant une solution d'aide à l'agriculture par GPS. En 1993, elle a fusionné avec Buschmeier, un bureau d'études spécialisé et, en 2010, elle a racheté WTK Elektronik. Aujourd'hui, l'entreprise a profité du besoin grandissant en systèmes électroniques dans les machines agricoles pour grandir. Ce groupe, dont le siège est installé dans des locaux de 7 000 m2, compte près de 250 salariés. Le chiffre d'affaires, qui a connu sur les huit dernières années des croissances à deux chiffres, représente aujourd'hui près de 60 M€. Dans leur travail d'adaptation de boîtiers, les ingénieurs de Mu?ller ont besoin d'être proches de leurs clients. Ils partent en général d'une électronique de base à laquelle ils adaptent une interface de commande et un logiciel dédiés. Pour cultiver cette proximité, Mu?ller a créé trois filiales, l'une aux États- Unis, une autre en Argentine et la dernière en France. Cette dernière, installée près de Nancy, compte une dizaine de salariés. Depuis quatre ans, l'électronicien s'est également placé sur le marché de deuxième monte en passant par le canal des distributeurs spécialisés et des concessionnaires. Il travaille, par exemple, avec Buisard, Innov GPS ou des éditeurs de logiciels agricoles tels que S2Bvisio. Depuis dix ans déjà, Mu?lller a entrepris le virage des terminaux Isobus. Leur caractère évolutif et polyvalent a libéré la créativité des techniciens et des services marketing. Ceux-ci ne craignent pas de s'inspirer des plus récentes inventions. Ainsi, le tout dernier terminal embarqué se présente sous la forme d'un écran de 12,1 pouces (30,73 centimètres de diagonale) dont la présentation rappelle celle des tablettes tactiles. Sa taille généreuse permet d'afficher plusieurs fenêtres.Inspiré par les smartphonesDans leur configuration de base, les boîtiers ne proposent qu'une fonction de terminal polyvalent Isobus commandant les machines compatibles. Mais, si l'utilisateur, moyennant finances et, éventuellement connexion de systèmes périphériques supplémentaires, accepte de débloquer une autre application déjà chargée sur l'appareil, il peut, par exemple accéder à des fonctions de guidage, de contrôle de tronçons ou de bouts de champ, voire échanger avec des logiciels de gestion de parcelles ou encore des services de surveillance des flottes de machines agricoles.

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