Dickey JohnLes semoirs sous haute surveillance

Les semoirs sous haute surveillance

Dans ses activités de fabrication de capteurs pour semoirs, Dickey-John a été amené à proposer des systèmes compatibles avec deux univers technologiques. Le numérique se développe. Mais il est encore loin de supplanter l'analogique.

Le développement de l'activité de Dickey- John dans les systèmes de contrôle de semis est l'aboutissement de la profonde angoisse d'un agriculteur de l'Illinois. Bob Dickey avait en effet compris, dans le milieu des années cinquante, qu'à bord de son tracteur, il lui était impossible de savoir si les semences étaient correctement déposées dans le sol. Aussi, à la moitié des années soixante, lorsqu'un accident l'a privé de son oeil droit, il s'est attelé avec son beau-frère, Jack Littlejohn, au développement d'un contrôleur de semis. L'appareil a connu rapidement un grand succès et pour pouvoir y répondre dans de bonnes conditions, l'agriculteur s'est d'abord adossé à un industriel, la Sangamo Electric Company, puis, en 1988, a vendu son entreprise à un ensemble plus important : Churchill Industries. Aujourd'hui, Dickey- John compte près de 300 salariés et réalise un chiffre d'affaires d'environ 50 M$. Au sein de Churchill Industries, il est intégré à TSI, un groupe comprenant des sociétés spécialisées dans les instruments de mesure. L'unique filiale étrangère, Dickey-John Europe, est basée en France, à Colombes (Hauts-de-Seine). Son rôle est de distribuer les composants soit aux constructeurs soit aux agriculteurs au travers des concessionnaires. « Nous travaillons notamment avec des distributeurs des réseaux John Deere, CNH ou Agco », confirme Patrick Lory, responsable technico-commercial de Dickey-John France. L'analogique et le numérique au menuAprès les contrôleurs de semis, Dickey-John a enrichi sa gamme avec des dispositifs mesurant l'humidité des céréales, puis avec des capteurs de vitesse par radar. Ses composants se retrouvent sur les semoirs fabriqués par les grands noms de l'industrie ou sont proposés en seconde monte pour moderniser des matériels existants. « L'analogique garde l'avantage de la simplicité et du faible coût, argumente Patrick Lory. Nous proposons, par exemple, l'ASMII, un contrôleur pour semoirs en ligne avec des capteurs optiques  sur 32 descentes pour seulement 2 400 euros. En comparaison avec un semoir neuf négocié 45 000 euros, l'appareil est abordable et se raisonne comme une assurance récolte. Après, si l'utilisateur veut aller plus loin et moderniser son semoir, nous pouvons coupler ce système avec des dispositifs de régulation. » Pour ouvrir davantage de possibilités et proposer des applications plus complexes ou pour équiper les nouvelles générations de machines, Dickey-John a décliné ses capteurs et ses dispositifs dans des technologies Isobus. « Ces solutions sont connectables avec tous les terminaux virtuels embarqués sur les tracteurs récents. Nous pouvons apporter des solutions de contrôle de semis. Mais nous pouvons aussi intégrer plusieurs régulations. Il devient possible, par exemple, d'associer une pulvérisation sur le rang et une incorporation d'engrais. L'investissement pour la première régulation est plus élevé. Mais, en profitant des composants déjà installés, les deuxième et troisième ne coûtent presque rien. En outre, dans près de 60 % des cas lorsque nous proposons un tel système, nous ne vendons pas de terminal car les agriculteurs en disposent déjà d'un ou en trouvent sur leurs tracteurs récents. »

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