Nouvelle donne pour Kverneland

Nouvelle donne pour Kverneland

Voilà bientôt un an que Kubota est devenu propriétaire de Kverneland. La traditionnelle conférence tenue en marge du Sima par le groupe norvégien à l'attention de son réseau français a été l'occasion d'affirmer une nouvelle stratégie de développement.

La première année passée avec Kubota comme actionnaire principal semble avoir satisfait Ingvald Løyning, le P.-d.g. de Kverneland. « Il s'agit d'une entreprise solide réalisant près de 11 Md€ de chiffre d'affaires et faisant travailler 29 000 salariés. Elle est classé AA par les agences de notation et est réputée pour sa compétence industrielle et la qualité de ses produits », affirme-t-il. « Elle nous a renforcés financièrement et nous a placés en position favorable pour entreprendre de nouveaux investissements. » Cerise sur le gâteau, « nous avons gardé notre autonomie pour maintenir nos alliances stratégiques avec les grands constructeurs. Nous continuons à fournir des semoirs à John Deere, des presses à Agco, des matériels de fenaison à Deutz-Fahr et, pour les marchés nord-américains, des faucheuses à CNH ». La période a été l'occasion pour les nouveaux actionnaires et dirigeants du groupe de redéfinir une stratégie de développement, baptisée New Deal 2013-2015 « Notre but est d'augmenter notre chiffre d'affaires de 30 % dans les trois années à venir. Pour cela, nous allons trouver de nouvelles parts de marché aux États-Unis et en Asie. Nous allons nous améliorer sur nos segments traditionnels et continuer à nous développer en produits d'agriculture de précision Im Farming. En parallèle, nous allons augmenter nos investissements en recherche et en développement. » En 2012, déjà, le programme n'avait pas molli. Le groupe avait notamment acquis la totalité de Gallignani, son fournisseur de presses. Il avait investi dans des outillages métallurgiques travaillant directement à partir des coils d'acier dans l'usine de charrues de Klepp (Norvège). Il avait ouvert un centre d'essais d'épandeurs d'engrais Nieuw-Vennep (Pays-Bas), mis en route de nouvelles installations de peinture à Soest (Allemagne) et à Kerteminde (Danemark)...
La reconquête de la France
La filiale française devrait également avoir sa partition à jouer dans le plan New Deal. « Notre objectif est d'atteindre 125 M€ de chiffre d'affaires et de dépasser les 2,5 M€  de marge opérationnelle Ebitda. En 2012, nous avons réalisé 103 M€ », révèle Michel Tramier, directeur général de Kverneland France. Pour réaliser ce plan, il compte trouver des marges de développement dans la reconquête du marché de la récolte des fourrages. La démarche sera accompagnée d'un programme de reconditionnement des 613 presses et 255 enrubanneuses déjà livrées. Michel Tramier espère aussi accentuer son offensive dans les solutions d'électronique embarquées Im Farming. Les premiers mois de commercialisation semblent le conforter dans ses ambitions. « Nous avons déjà largement dépassé nos objectifs. Nous avions prévu 1,5 M€. Nous en sommes déjà à 7,5 M€. Nous avons un an d'avance sur notre plan de développement », se félicite-t-il. Il envisage aussi de mettre en place de nouveaux moyens. « En passant de 69 à 77 personnes, l'effectif de Kverneland France va permettre d'augmenter les réseaux Kverneland et  Vicon de 6 à 7 secteurs pour multiplier les visites sur le terrain. » Par ailleurs, la filiale française va progressivement mettre en place un outil informatique CRM (gestion de la relation client).

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