Olimac à la conquête de la France

Olimac à la conquête de la France

En France, la présence des becs cueilleurs Olimac est encore plus que confidentielle. Mais cela pourrait changer. La société Tadys d'Yves Taliercio, qui importe les broyeurs Omarv, les charrues Ovlac ou les remorques Gili, devrait en effet leur apporter un soutien logistique et commercial.

Olimac ne craint pas de revendiquer en Allemagne des parts de marché supérieures à celles de grands acteurs locaux. En Amérique du Nord, il arrive à placer près de 1 000 unités par an, soit 15 % du marché local. En tout, ce spécialiste dit fabriquer 1 900 cueilleurs à maïs par an sur un marché partagé entre une dizaine de marques et sur lequel les grands noms du machinisme agricole ne laissent parfois que des miettes. Cette entreprise transalpine est une affaire de famille. Sa direction est partagée par le couple fondateur, Maria et Guiseppe Carboni, leur fils Lorenzo et leur fille Daniela. Depuis sa création en 1956, elle reste spécialisée dans la fabrication de becs cueilleurs pour maïs.  Récemment, en emménageant dans une toute nouvelle usine de 20 000 m2, elle s'est équipée de ce qui est proposé de plus moderne en matière d'outillage et d'organisation de la production. L'investissement s'est monté à 20 M€, c'est-à-dire une somme conséquente pour une PME affichant un chiffre d'affaires annuel de 60 M€. La plupart des tâches sont automatisées et le site accueille des outils qu'il est rare de rencontrer dans les usines de machines agricoles, même les plus récentes. Ainsi, des chariots sans pilote approvisionnent automatiquement les postes de travail depuis un magasin intégralement automatisé. Alors que le plus souvent, dans le monde du machinisme agricole, les constructeurs préfèrent s'approvisionner en boîtiers de transmissions auprès des spécialistes de cette partie, Olimac a préféré en maîtriser la production en investissant dans une ligne robotisée alignant six machines d'usinage. La plupart des opérations de tournage d'arbres, de taillage de pignons, de fraisage et de surfaçage des boîtiers sont réalisées sur place. « Il s'agit de la deuxième installation de ce type en Italie. La première a été montée chez Ferrari », commente Lorenzo Carboni, le directeur de la production. Sachant que les becs cueilleurs comptent trois boîtiers par rang, l'ensemble est dimensionné pour en fabriquer 47 000 par an. Cette maîtrise technique a libéré le constructeur dans le dessin de ses propres boîtiers et lui a permis de les rendre les plus compacts possibles pour s'adapter au dessin à profil bas de ses becs cueilleurs Drago. Cette architecture, selon lui, serait le secret de leur bonne pénétration dans des récoltes versées.

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