Michelin réorganise son outil industriel français

Michelin réorganise son outil industriel français

Le souhait d'améliorer sa compétitivité a conduit Michelin à annoncer toute une série de mesures de redéploiement de ses sites industriels et de modernisation de ses centres de recherche et développement. Mais il va arrêter la production de pneus poids lourds à Joué-lès-Tours.

En annonçant 800 millions d'euros d'investissement entre 2013 et 2019, Michelin a également indiqué qu'il prévoyait de renforcer la spécialisation des sites en regroupant des activités industrielles de même nature. Concrètement, le manufacturier envisage de renforcer les fabrications de pneumatiques pour poids lourds sur le site industriel de la Roche-sur-Yon (Vendée) au détriment de celui de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) qui devrait les arrêter au 1er semestre 2015. Un investissement de 100 M€ en outils modernes et 170 nouveaux emplois permettrait de passer la capacité de production de l'usine vendéenne de 800 000 à 1 600 000 pneus à l'horizon 2019. En revanche, le site tourangeau ne conserverait que son activité de fabrication de tissus métalliques et les 200 salariés qui y sont affectés. Les 730 autres devront s'engager dans un processus de reclassement. 250 pourraient bénéficier d'un aménagement de fin de carrière. 480 se verraient proposer au moins deux postes sur un autre site Michelin en France. Le manufacturier explique que le marché européen devenu extrêmement concurrentiel et dont la demande en pneumatiques pour poids lourds a reculé de 25 % par rapport à 2007, impose de renforcer sa compétitivité. En matière de pneumatiques agricoles et de génie civil, les horizons semblent plus dégagés pour le manufacturier. Pour répondre à une demande mondiale en croissance, Michelin veut développer deux de ses usines. Il investirait 95 M€ et embaucherait 160 personnes sur son site de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) pour en augmenter de 40 % la production et il prévoit 50 M€ de dépenses et 90 nouvelles embauches pour augmenter d'un tiers la production de l'usine du Puy-en-Velay (Haute-Loire). En matière de pneumatiques agricoles, le site de Troyes (Aube) devrait se voir allouer une enveloppe de 8 M€ d'ici 2019 pour en moderniser l'outil industriel. Enfin, entre 2013 et 2019, Michelin pourrait investir 220 M€ dans la construction et la transformation de bâtiments sur son site de recherche et de développement de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Il explique que cela lui permettrait d'augmenter ses capacités d'innovation et de réduire les délais de développement.

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