Matériel Agricole Numéro 179

Matériel Agricole Numéro 179
Matériel Agricoles Numéro 179 Août 2012, Fella Andaineur TS 12555 Pro Nouveautés 6 , SWA Chargeuse télescopique Caterpillar 908H Nouveautés 6 , Agri Consult Séchoir Tornum Nouveautés 6 , Wolagri Faucheuse Eos Nouveautés 6 , Wolagri Faneuse Ahttp://ia.innovagri.comes.apple.com/us/apmarket://details?id=com.mobizel.space2012/app/space-2012on Nouveautémarket://details?id=com.mobizel.space2012 , Lemken Déchaumeur Kristall 9 Nouveautés 7 , Samasz Combiné de faucheuses KDF 300 + KDD 861 STH Nouveautés 8 , Vreod Outil de sursemis Agri-Twin repliable Nouveautés 8 , Väderstad Combiné de semis 600 F Next Nouveautés 8 , Väderstad Combiné de semis Spirit 400 Strip T Nouveautés 8 , Redrock Mélangeuse distributrices Diet Mixer Nouveautés 9 , Väderstad Semoir de précision porté Tempo T Nouveautés 9 , Maschio Presse à balle rondes Monster 770 Nouveautés 10 , Maschio Remorque mélangeuse distributrice Seko VMS 160 Nouveautés 10 , Guilbart Outil de travail du sol Strip-till Nouveautés 10 , Fliegl Epandeur de fumiers ADS Nouveautés 10 , Horsch Déchaumeur Cruiser XL Nouveautés 10 , Claas Tracteur Arion 500- 600 Nouveautés 12 , Claydon Semoir combiné Hybrid Drill Nouveautés 14 , Kubota Tracteur M-GX Nouveautés 16 , Kubota Tracteur M60 Stage IIIB Nouveautés 18 , Krone Faucheuse automotrice Big M Stage IIIB Nouveautés 20 , Krone Andaineur Swadro 809-1400 Nouveautés 20 , Krone Ensileuse Big X Stage IIIB Nouveautés 20 , Krone Faneuse KWT 2000 Nouveautés 21 , Krone Presse à balle rondes Fortima V 1500 - 1800 Nouveautés 21 , Krone Remorque autochargeuse ZX Nouveautés 21 , Krone Presse à balle cubique BigPack Highspeed Nouveautés 21 , Agram Ventilation des céréales Air-scope Nouveautés 24 , Magsi Manutention Fourche balle carrés Nouveautés 24 , Magsi Pince universelle Pince balle carré/ronde Nouveautés 24 , GEA Tank à lait Pcool Nouveautés 24 , GEA Auxiliaire de traite Terminal Dpview Nouveautés 24 , Carré Herse étrille Réglage Hydraulique Nouveautés 24 , Horsch Terminal de commandes Terminaux Isobus Nouveautés 24 , Jungheinrich Chariot mât vertical EFG 425-430 Nouveautés 25 , Jungheinrich Chariot mât vertical VFG 540S-580S Nouveautés 25 , Pichon Epandeur de fumiers Hotte d'épandage Nouveautés 25 , Pöttinger Remorque autochargeuse RSP et EBS Nouveautés 26 , Pöttinger Faucheuse Vérin d'attelage Nouveautés 26 , Firestone Pneumatique Performer Nouveautés 26 , Parker Terminal de commandes Isobus VT Nouveautés 27 , BPW Essieu Essieu Gros rouleurs Nouveautés 27 , BPW Essieu Suspension Boggie Nouveautés 27 , Cummins Groupe électrogène Groupe électrogène pour l'agri Nouveautés 27 , LS Tracteur Plus 90 Essai 30 , Claas Site Centre d'essais Trangé Actualités 52 , Occa Mad Concession Concession Concession 60 ,   N° 179 - Août 2012 issn 1267-7000 - 5,50 euros Essai le magazine 100 % machinisme Dossier Claydon En direct avec les dents Nouveautés Kubota Les M-GX plus cossus LS Plus 90 : la cour comme terrain de jeu favori Pommes de terre Le plant à suivre fr.kvernelandgroup.com Cette technologie va vous changer la vie... Plus d'infos sur Kverneland Group France S.A.S. - BP 70149 - 45803 St Jean de Braye Cedex - Tél : 02 38 52 43 00 The Future of Farming Montage à 2 vérins GEOspread GEOspread Contrôle de l'épandage Le déblocage de la licence GEOcontrol sur l'IsoMatch Tellus et SprEAdercontrol sur votre distributeur à pesée continue permet d'activer les fonctions : Arpentage, "Stop & Go", coupure de 1/2 largeur, modulation et documentation des tâches. Vous obtiendrez ainsi tous les bénéfices de l'agriculture de précision pour vos épandages. GEOcontrol -Spreader sur IsoMatch Tellus Gestion des sections Modulation de dose Documentation La gamme Isobus-Geocontrol distributeurs d'engrais Exacta CL-EW RO-M EW 1100 à 2000 L De 10 à 28 m Exacta TL-A RO-EDW 2550 à 3900 L De 12 à 45 m Economiser 5% à 10% de vos coûts de fertilisation (énergie et engrais), maîtriser et optimiser vos épandages, travailler de nuit sans soucis, être à la pointe du respect des contraintes environnementales, c'est aujourd'hui possible en vous équipant des nouveaux Distributeurs d'engrais Kverneland Group. Le GEOspread (en option) offre une précision de répartition inégalée. Grâce à des vérins électriques, le point d'alimentation des disques change automatiquement pour faire varier la largeur d'épandage par section de 2 m (jusqu'à 22 sections !). Le débit varie simultanément pour conserver la bonne dose/ha, la réaction est précise et immédiate. GEOspread Intelligent Farming IsoMatch Tellus GEOcontrol La technologie qui va vous changer la vie Pourquoi Mo nic a exploi tant 140 Ha en Alle magne a retrouvé le sourire ? Pour vous abonner rendez-vous P. 67 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 3 4 Sur le vif CIP ouvre une boutique en ligne Valtra : un tracteur pour une école africaine Agco : La ferme africaine selon Agco 6 Nouveautés Lemken : la charrue Juwel 7 pour les moyennes puissances Väderstad : le semoir Tempo garde le rythme Maschio : une presse à balle ronde signée Mascar Fliegl : une gamme qui pousse Claas : de l'Axion dans l'Arion Claydon : en direct avec les dents Kubota : les M-GX plus cossus Krone : la fenaison à l'honneur 24 Nouveautés pièces et équipement Agram : la ventilation télescopique Horsch : deux terminaux Isobus Pichon : une hotte pour les fumiers légers Firestone : un nouveau-né dans la famille Performer 50 Actualités Bonnel : des disques dans la gamme Coop & Tech : six nouvelles bases RTK CNH : fusion avec Fiat Industrial Claas : un site pour mettre au point les tracteurs Pas-de-Calais : une succursale Team-3-Services à Sapignies 57 L'information dans les réseaux et parcours 58 Formation Maintenance des matériels : les olympiens prêts à partir pour l'Auvergne Accédez directement au site www.materielagricole.info Vos identifiants pour août 2012 Mot de passe mat783 Login FGJKJ 60 Concession Occa Mad (Finistère) : faire sa place parmi les lions Retrouvez l'agenda en page 50 62 Tracteurpool.fr Les annonces de matériels agricoles d'occasion 66 Offres d'emploi Sommaire Essai 30 LS Plus 90 La cour comme terrain de jeu favori Le Plus 90 du Coréen LS devrait attirer les agriculteurs cherchant un engin de conception légère pour les travaux dans la cour de ferme. Dossier 43 Pommes de terre Le plant à suivre L'exigeant marché de la pomme de terre impose l'emploi d'outils de pointe réduisant les coûts de production et satisfaisant aux contraintes environnementales. Dans cette conjoncture, le GPS, la pulvérisation localisée et la conduite biologique trouvent leur place. Un prince à l'usine ? Guerric Ballu, le directeur général du groupe Exel, a invité le prince Henrik du Danemark à visiter l'usine de Hardi à Norre-Alslev (Danemark). L'altesse royale a pu assister à une démonstration du 2 500e exemplaire du pulvérisateur traîné Commander 7000. Gageons toutefois qu'il a pu se montrer davantage intéressé par l'Iris 2, un modèle viticole. Le prince, né Henri Laborde de Montpezat, est, en effet, originaire du sud-ouest de la France. Avec son épouse, la reine du Danemark, il possède, dans le Lot, le château de Caïx, une exploitation productrice de Cahors. B.S. Conduite des engins agricoles. Le permis B suffirait ? En mars, l'article L221-2 du code de la route concernant la conduite des engins agricoles a été modifié. L'évolution concerne pour partie les employés municipaux et les affouagistes (personne qui récupère le bois des communes pour ses propres besoins). Pour eux, les permis E(B), C ou E(C) ne seraient plus obligatoires pour conduire un tracteur seul ou avec remorque. Seul le permis B suffirait. Les retraités sont également concernés. Ils pourraient continuer de conduire un engin agricole à condition de disposer également du permis B. Cependant, les modifications apportées au texte de loi posent quelques problèmes d'interprétation et sont actuellement étudiées par les organismes agricoles compétents. Sylvain Deseau, conseiller machinisme à la Chambre d'agriculture du Loiret Sur le vif 4 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Les chantiers vont s'enchaîner. Le soleil va chauffer. La sueur va coller à la casquette. Il ne faudra pas compter les heures pour tout récolter avant l'orage. Peut-être la mécanique tiendra-t-elle. Les journées seront longues, le stress intense. Heureusement, la belle saison sait aussi ménager ses moments de détente, notamment la traditionnelle fête du village et ses démonstrations de battage à l'ancienne. Espérons-le. Les anciens parviendront encore une fois à mettre sous pression la chaudière de leur locomobile Merlin, ou si ce n'est pas le cas, à démarrer le monocylindre du Société Française de Vierzon. Ça va fumer. Ça va pétarader. Au bout de la courroie, la batteuse avalera les javèles. Les yeux des spectateurs brilleront. Personne ne saura disputer à ces machines admirablement restaurées la place de grandes vedettes de la fête. Comme les médailles, les machines agricoles possèdent leur avers et leur revers. Côté pile, elles représentent pour leurs utilisateurs un mal nécessaire à l'accomplissement de leurs tâches agricoles quotidiennes, des sources inépuisables de soucis pour assurer leur financement et leur maintenance. Les anciennes machines mériteraient même d'être détestées pour leur manque de performance, pour les dos martyrisés par leur inconfort, pour les vies qu'elles ont brisées par leur absence de sécurité. Côté face, comment ne pas se passionner pour des machines qui tout au long de leur histoire se sont placées comme autant d'étapes de progrès ? Chacune d'entre elles était porteuse d'espérances d'un travail facilité, de revenus plus sûrs, voire d'une vie meilleure. Alors comment s'étonner de l'inflation à laquelle nous assistons actuellement dans l'édition d'ouvrages sur les machines anciennes ou de cet engouement grandissant des collectionneurs pour les miniatures et les tracteurs d'autrefois ? Sans doute, après une vie de labeur, après avoir miraculeusement échappé à la ferraille, les machines agricoles savent proposer de nouvelles fonctions. Pour les plus mûrs d'entre nous, le premier quatre roues motrices du village, la batteuse McCormick de grand-père, le Farmall du voisin ou le Som 40 de l'oncle représentent autant de balises dans nos histoires particulières. Les sagas familiales se nourrissent des anecdotes sur le caractère de ces machines, du rappel de l'apprentissage de leur conduite par les générations précédentes, voire de l'évocation douloureuse des conflits avec leurs vendeurs. Pour les plus jeunes, elles appellent des questions sur des façons de travailler pas si anciennes. Pour tous, elles représentent un lien avec l'ambiance rêvée d'un monde rural qui s'est, peut-être, trop vite transformé. Bernard Serpantié édito Août 2012 Voilà l'été Hardi-Evrard Une nouvelle vitrine en ligne ? Propriétés du groupe Exel Industries, les marques de pulvérisateurs Hardi et Evrard présentent leur nouveau site Internet riche en informations et au design novateur. Chaque visiteur trouvera un panel de documentations, photos et vidéos des différents modèles d'automoteurs, traînés et portés, de la marque. Le constructeur donne aussi accès à un outil de sélection de buses disponible sur le site ou en application pour smartphones. S.D. ? Le groupe Agco vient de démarrer la construction de sa première ferme africaine modèle près de Lusaka, en Zambie. Ce projet, qui s'intègre dans un plus vaste programme d'investissements sur ce continent, permettra aux populations agricoles locales de découvrir et d'apprendre à utiliser les différents moyens mécaniques du constructeur. Le site montrera différents types de tracteurs à roues et à chenilles, des engins de récolte ou les infrastructures de stockage GSI. Il accueillera en formation des agriculteurs de petites et moyennes fermes. Une surface agricole de 150 hectares devrait servir de cadre à des démonstrations de cultures. B.S. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 5 est une revue mensuelle éditée par CIP B.P. 70029 - 15, rue érard, 75560 Paris Cedex 12 site : www.comcip.com AGRIICOLE Principaux associés : D. Bailly, G. de Lagarde, Y. Mangart, L. Seconda Commission paritaire : 0916 T 88530 Dépôt légal : 3e trimestre 2012 Directeur de publication : Guy de LAGARDE Abonnements : Tél. : 01 40 92 70 56 - Fax : 01 40 92 70 59 Rédac tion : e-mail sur le principe de : l.seconda@comcip.com Tél. : 01 53 33 82 33 - Fax : 01 53 33 82 21 Directeur délégué : Luc SECONDA Rédacteur en chef : David LAISNEY Rédacteur en chef adjoint : Aurélien GROULT Rédacteurs : Sébastien DILLIES, Paul Lacoste , Matthieu Schubnel , Bernard SERPANTIé, Guillaume SOUESME, Jean-Paul Roussen Nac a par ticipé à ce numéro : Sylvain DESEAU Secrétaire de rédaction : Jean-Baptiste CAPELLE Création graphique : Éric TOUTOUS Publicité : Tél. : 01 53 33 82 30 - Fax : 01 53 33 82 21 Christophe LECACHÉ (c.lecache@comcip.com) Prisca Boeuf (p.boeuf@comcip.com) Rubrique OFFRES D'EM PLOI : Valérie Quivogne : 06 70 36 38 97 valerie@quivogne.net Administra tion : Tél. : 01 53 33 82 20 Fax : 01 53 33 82 21 Patricia LAVOIE Impr ession : BLG TOUL ZI de la Croix-de-Metz, 54200 TOUL Tél. : 03 83 65 20 50 CIP ouvre une boutique en ligne ? La boutique en ligne du groupe CIP (éditeur des revues Matériel Agricole et Matériel et Paysage) est désormais accessible sur le site www.boutique-cip.com. Vous y trouvez des articles sélectionnés par nos rédactions tels que des livres, des modèles réduits, des vêtements, des outils de jardin... Vous pouvez également vous abonner en ligne aux différentes revues. Agco. La ferme africaine selon Agco Un gang de voleurs de tracteurs à l'ombre ? Les autorités judiciaires du Lincolnshire, en Angleterre, viennent de condamner Aso Jabar à cinq ans et demi de prison et Terence Frost à six ans. Les deux hommes faisaient partie d'un gang spécialisé dans le vol de matériels et leur expédition vers l'Irak. En tout, ils ont dérobé onze tracteurs et une pelleteuse pour une valeur totale de 500 000 livres (618 750 euros). B.S. Valtra. Un tracteur pour une école africaine ? Le constructeur nordique Valtra a fait don d'un tracteur à l'école d'agriculture Weiveld en Afrique du Sud. Le modèle offert, un A93 Hitech, est le fruit de la vente d'un N113 Hitech exposé lors du dernier salon Agritechnica. Le produit de sa mise aux enchères, à la fin du mois de mai, a financé le tracteur destiné à l'établissement agricole ainsi que la formation et les pièces détachées qui lui sont associées. S.D. Caruelle. Les gammes sur le web Le Boulch. Net récompense ? Connu pour ses bennes et ses épandeurs à fumier, la société Le Boulch a obtenu le premier prix départemental des web trophées dans la catégorie industrie. Organisé par la Chambre de commerce et d'industrie de Haute-Normandie, ce concours élit le meilleur site Internet régional. L'ensemble des pages web de la marque, à la présentation intuitive et dynamique, présente l'entreprise, les différents matériels ainsi que les offres promotionnelles du moment. S.D. ? Les constructeurs de matériel de pulvérisation Caruelle, Nicolas et Seguip ont mis en ligne leurs nouveaux sites Internet. Dans un souci d'ergonomie, chaque gamme de matériel possède un onglet d'accès à l'ensemble de ses modèles. Les surfeurs du web trouveront facilement, via Google Map, le concessionnaire le plus proche et connaîtront en temps réel les nouveautés de la marque. Une partie, réservée aux distributeurs, donnera accès aux différents bulletins d'information et catalogues pièces du fabricant. S.D. 6 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Arrivée de la gamme Orion ? Le constructeur italien Wolagri présente sa nouvelle gamme d'andaineurs portés à simple toupie Orion. Les trois modèles commercialisés, d'appellation 385, 420 et 450, ratissent sur une largeur de 3,85, 4,20 et 4,50 mètres. Ils sont équipés respectivement de 10, 12 ou 13 bras. Le fabricant offre une garantie de deux ans sur son chemin de cames de grand diamètre. La levée des cames est réglable en fonction de la quantité de fourrage à déplacer. Une manivelle positionnée au-dessus de la tête d'attelage contrôle la hauteur de travail. Les faneuses Ariés au catalogue ? Wolagri ajoute à son catalogue deux faneuses portées et repliables d'une largeur de 6,50 et 7,70 mètres. L'Ariés 650 est équipée de six rotors munis de six bras tandis que sa grande soeur, l'Ariès 770, compte huit toupies dotées de cinq bras. Ces machines possèdent des dents asymétriques pour assurer un meilleur croisement entre les rotors. Elles disposent d'une mise en oblique centralisée à commande manuelle depuis le poste de conduite. Cette fonction peut, en option, être gérée hydrauliquement. S.D. Une série de faucheuses économiques ? La nouvelle série de faucheuses portées à disques Eos de Wolagri se compose de cinq modèles dont la largeur de travail s'étend de 1,80 à 3,20 mètres. Faciles d'utilisation, ces machines s'adressent aux utilisateurs récoltant de petites et moyennes surfaces. Elles sont munies d'une articulation acceptant une inclinaison de 35 degrés. Wolagri Fella Entretien réduit sur l'andaineur à quatre rotors ? L'andaineur à quatre rotors TS 12555 Pro de Fella bénéficie désormais de nouveaux boîtiers d'entraînement intégrant un chemin de came logé dans un carter étanche et sans entretien. Doté de douze bras porte-dents par élément, il réunit en un andain 12,50 mètres de fourrage. Sa hauteur de travail s'ajuste électriquement depuis la cabine du tracteur. S.D. Agri Consult Des économies au séchage ? Le séchoir de nouvelle génération du Suédois Tornum permet, selon l'importateur français Agri Consult, une économie de combustible d'environ 30 %. Son fonctionnement repose sur le recyclage de l'air sortant du circuit de séchage afin d'en exploiter la chaleur encore disponible. S.D. SWA Une chargeuse Caterpillar à bras télescopique ? Le concessionnaire et constructeur de matériels belge SWA a équipé la chargeuse Caterpillar 908H d'un bras télescopique afin de l'adapter à l'utilisation agricole. Cette machine était présentée comme un concept par Bergerat Monnoyeur au Salon de l'herbe pour recueillir l'avis des visiteurs et d'évaluer le potentiel de vente de cette modification. Cette chargeuse sur pneus originaire des travaux publics, ainsi équipée, lève 3 200 kg à la hauteur maximale de 4,73 mètres. Elle loge un moteur Cat de 81 chevaux couplé à une transmission hydrostatique à deux gammes. S.D. La Juwel 7 pour les moyennes puissances ? La nouvelle charrue portée Juwel 7, dotée d'une poutre de 120 x 120 mm, est adaptée aux tracteurs développant entre 70 et 160 chevaux. Cette variante reprend à son aînée, la Juwel 8, son système de réglage électrohydraulique de l'aplomb depuis la cabine. Elle hérite également des corps de labour Dura- Maxx caractérisés par le montage des versoirs sans boulon. Ces pièces travaillantes sont en effet fixées par des crochets et une goupille. Elles sont réalisées en acier haute résistance d'une durée de vie annoncée 75 % plus longue que les modèles classiques. La Juwel 7, proposée avec des versoirs pleins et claire-voie, en acier ou en matière plastique, accède à deux types de sécurité : à boulon de cisaillement et non-stop hydraulique. Elle reçoit des rasettes réglables sans outil et inaugure une roue de jauge avec amortissement hydraulique. Sa commercialisation en France est annoncée pour 2013. Lemken Le déchaumeur à dents arrive en version semi-portée ? Le Kristall 9 de Lemken, le remplaçant du célèbre déchaumeur à deux rangées de dents Smaragd, est maintenant disponible en variante semi-portée de quatre, cinq et six mètres de large. Cette variante se complète en option d'un dispositif de report de charge sur le timon d'attelage. Elle bénéficie de socs démontables sans outil. Cette facilité permet notamment de changer de type de pièces travaillantes en fonction du résultat recherché. Elle est aussi exploitée par les utilisateurs en copropriété, ou en Cuma, qui achètent chacun leur lot de socs. D.L. 8 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Väderstad Väderstad se met au strip-till ? À l'occasion des événements marquant son cinquantième anniversaire, Väderstad a présenté un outil combinant la technique du strip-till et le semis : le Spirit 400 Strip T. Le module de travail localisé à dents, monté à l'avant des roues de rappui d'un semoir rapide Spirit, remplace l'outil de préparation du sol System Disc. Ses coutres fins de 25 mm de large, montés sur deux rangées, découpent le sol tous les 335 mm, à une profondeur maximale de 30 centimètres. Ils disposent d'une courbure étudiée limitant les remontées de terre et la puissance de traction nécessaire. Tous sont dotés d'une sécurité non-stop hydraulique au seuil de déclenchement réglable. Les coutres fertiliseurs associés, à double sortie, se règlent en hauteur pour déposer l'engrais à bonne hauteur dans le sillon ameubli. Selon la culture mise en place, la barre d'outils se déporte latéralement d'environ 85 mm si nécessaire. Le Spirit Strip T, toujours en développement, a fait l'objet de tests en France ce printemps. Il devrait être achevé à l'automne 2012 et ajouté au catalogue 2013 en variantes de quatre et six mètres. Ce matériel a été développé notamment pour répondre aux besoins de flexibilité des pays nordiques, où la moisson et le semis se succèdent courant septembre. M.S. Le Spirit F plus large ? Väderstad étend sa gamme de semoirs Spirit en lançant le modèle 600 F Next. À l'image du modèle 400 F Next déjà disponible et des autres types de semoirs proposés par le constructeur, cet appareil travaillant sur six mètres combine semis et fertilisation. Sa trémie de 3 900 litres est divisée en deux compartiments pour recevoir la semence et l'engrais. Des coutres, positionnés derrière les disques, préparent le lit de semence et assurent l'apport du fertilisant. Pour une largeur donnée, la variante Spirit F exige ainsi le même effort de traction qu'un modèle dépourvu de fertiliseur. Ces pièces travaillantes espacées de 125 mm s'ajustent en hauteur. Après un rappui de l'horizon par les roues porteuses du semoir, la graine est placée à cinq centimètres environ de l'engrais (distance réglable en cabine). Sur cet outil au design soigné, l'unique turbine de ventilation, intégrée dans la caisse, dispose de quatre sorties et alimente notamment en air les deux distributions. Selon Väderstad, elle fournit un débit et une pression élevés tout en générant un niveau de bruit limité. Le Spirit 600 F Next, fonctionnant avec un circuit hydraulique load sensing, gère la levée séquentielle des organes en bout de champ. Il embarque si nécessaire le semoir de petites graines Biodrill à l'arrière. En option, les appareils de la gamme reçoivent désormais une vis de remplissage, affichant un débit de 30 à 35 m3 par heure et s'escamotant au-dessus de la caisse pour son remisage. Le Spirit 600 F Next sera disponible à partir de 2013. Vredo Élargissement de la gamme ? Le constructeur néerlandais Vredo élargit sa gamme d'outils de sursemis avec l'arrivée du modèle repliable Agri-Twin. Disponible en largeurs de travail de 4,40 et 5,80 mètres, cet appareil s'utilise surtout pour régénérer les prairies. Il reprend la technique de semis utilisée sur les autres modèles de la marque : un élément semeur à double disque monté sur pivot et maintenu en pression par un ressort. Un rouleau en fonte rappuie ensuite l'ensemble. La distribution centralisée s'opère mécaniquement pour des densités de 3 à 210 kg/ha. Doté d'une trémie de 425 litres, l'Agri- Twin composé de deux modules se replie hydrauliquement pour respecter une largeur de trois mètres au transport. Chaque partie travaille de façon flottante pour un meilleur suivi du terrain. En option, l'outil se complète d'un compteur de densité électronique et d'un rouleau à disques indépendants en fonte. S.D. Samasz Une combinaison XXL ? Représentée en France par Billet équipement, la marque polonaise Samasz propose une large gamme de matériels de fenaison. La mode des faucheuses combinées n'échappe pas au constructeur qui dévoilait lors du Salon de l'herbe le modèle frontal KDF 300 couplé à l'unité arrière KDD 861 STH. L'ensemble travaille sur 8,60 mètres avec 21 disques. Un conditionneur à doigts, réglable en vitesse, équipe chacun des trois lamiers. La centrale hydraulique, dotée d'un refroidisseur d'huile, entraîne les tapis groupeurs d'andains réglables en vitesse par un robinet. Le boîtier électrique en cabine gère la mise en marche et l'arrêt des tapis convoyeurs, ainsi que le dépliage et repliage de la machine. Les tapis d'andainage sont escamotables hydrauliquement pour réaliser trois andains distincts. S.D. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 9 Semoir Tempo : le constructeur garde le rythme ? Quelques mois seulement après avoir lancé son semoir monograine rapide en version traînée, Väderstad étoffe déjà sa gamme. La firme dévoile en effet un châssis porté pour son Tempo, nommé T. Plus polyvalent et plus compact, l'appareil devrait séduire les producteurs de tournesol, maïs, sorgho ou soja. Il autorise en effet un écartement entre rangs minimal de 60 cm (limité à 70, 75 ou 80 cm sur le modèle traîné). La variante de six rangs sème en 60, 65, 70, 75, 76,2 et 80 cm alors que la configuration sept rangs n'autorise que l'écartement minimal. Ces espacements rapprochés limitent le développement des adventices et optimisent le rendement, notamment en tournesol. En sept rangs, la voie du tracteur reste large et autorise également le passage de trois éléments entre les roues. Le Tempo T se caractérise par son châssis télescopique simple assurant le repliage des éléments extérieurs pour une largeur au transport de 3,30 mètres. Dépourvu de graissage, le bâti coulissant utilise des cales en téflon. L'opérateur règle l'écartement en modifiant la position de la butée à l'intérieur du châssis. Pour conserver la pression de 325 kg exercée au sol par l'élément, identique à celle du Tempo traîné, le constructeur a dimensionné le châssis porté en conséquence. Il annonce un poids à vide de 1,9 et 2,2 tonnes sur les modèles à six et sept rangs. Le Tempo T utilise la distribution sous pression PowerShoot et l'entraînement électrique des disques récemment dévoilé. Le constructeur monte en option le microgranulateur, des traceurs hydrauliques et des chasse-débris rotatifs. A.G. Redrock La mélangeuse à pâles Diet Mixer évolue ? La firme irlandaise de matériel d'élevage Redrock-Machinery a conçu un nouveau rotor muni de deux rangées de couteaux pour sa mélangeuse Diet Mixer. Le constructeur promet une meilleure efficacité de coupe sur la paille, le foin et le fourrage enrubanné. Sur cette machine, six pâles se chargent de mélanger les aliments et la distribution s'effectue sur la droite. Disponible dans des capacités de 12, 16, 20, 24 ou 30 m³, la Diet Mixer offre de série le système de pesée. S.D. 10 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Guilbart Arrivée du strip-till ? Le fabricant d'outils de travail du sol Guilbart présente un nouvel appareil de strip-till. Destiné aux semis de maïs, betteraves et colza, l'engin travaille uniquement la bande de terre utile au développement de la plante. Il se décline en trois versions : quatre rangs à écartement de 75 cm, six rangs à 45-75 cm rétractable ou douze rangs à 45-75 cm repliable. Des chasse-débris suivis par un disque ondulé et une dent préparent dans un premier temps le lit de semence. Deux disques de chaque côté de la dent canalisent ensuite le flux de terre qui est affiné puis rappuyé par un rouleau à fers plats. Le système d'incorporation d'engrais dans le rang est alimenté, par exemple, par une trémie montée sur le relevage avant du tracteur. Le châssis du strip-till est prévu pour recevoir un attelage ainsi qu'un support de prise de force pour combiner un semoir. S.D. Distribution des mélangeuses Seko ? Soucieux d'étoffer son catalogue en matériels d'élevage, Maschio France vient de passer un accord commercial avec l'Italien Seko pour distribuer dans l'Hexagone ses remorques mélangeuses et ses désileuses automotrices. La filiale exposait ainsi au Salon de l'herbe, à Novoitou (Ille-et-Vilaine), la mélangeuse à vis verticale Seko VMS 160. Cette machine, à double vis verticale, d'une capacité de 16 m3 intègre une turbine de paillage. Elle bénéficie d'un système de pesée et d'un tapis frontal déversant à droite ou à gauche. S.D. Une presse à balles rondes signée Mascar ? L'Italien Maschio présentait, lors du Salon de l'herbe de Nouvoitou (Illeet- Vilaine), sa nouvelle presse à balles rondes Monster 770. Fabriquéepar le constructeur Mascar, cette machine à chambre variable, munie de cinq courroies agrafées, forme des balles de 0,8 à 1,7 mètre de diamètre. Le pick-up, d'une largeur de deux mètres, peut être suivi, dans la version Monster 770 Cut, d'un rotor avec système de coupe à 15 couteaux, utilisable à moitié ou totalement amovible, en fonction de la longueur souhaitée du produit. Horsch Le cruiser XL maintenant en 5 mètres ? Horsch complète la gamme de son outil de travail du sol Cruiser XL avec une version portée de cinq mètres. L'outil, aux quatre rangées de dents, effectue les travaux de déchaumage, de désherbage par faux-semis ou de reprise de labour au printemps. Le constructeur réutilise les dents Flexgrip, à sécurité par ressort, déjà présentes sur les modèles de six et huit mètres. Les socs étroits favoriseront le mélange entre la terre et la paille lors des travaux du sol superficiels. Les socs à ailerons, larges de 18 cm, assurent un déchaumage sur toute la surface et jusqu'à 15 cm de profondeur. Une rangée de lames nivelle le sol après le passage des dents. Le rouleau Rollflex muni de lames de ressort, en vibrant, limite les risques de bourrage. L'outil demande au minimum un tracteur de 160 chevaux et se replie hydrauliquement au transport pour atteindre une largeur de 2,95 mètres. S.D. Fliegl Une gamme qui pousse ? Le fabricant d'outre-Rhin Fliegl, connu pour ses remorques à fond poussant, dévoile ses nouveaux épandeurs à fumier dénommés ADS. Les quatre modèles à simple essieu, d'une capacité de 9 à 17 m³, utilisent un fond poussant pour alimenter leurs deux hérissons verticaux. La machine, entièrement galvanisée, délaisse en effet les chaînes et barrettes classiquement utilisées. Le constructeur annonce ainsi limiter l'entretien et améliorer l'homogénéité de distribution des effluents. Les deux vérins de suspension de flèche procurent plus de confort et peuvent, en modifiant l'angle de la machine, changer la largeur théorique d'épandage de 12 mètres. La prise de force assure l'entraînement de l'ensemble. Un potentiomètre mécanique ou électrique régule, en fonction de la quantité à épandre, l'avancement du fond poussant. S.D. Maschio PUBLI-REPORTAGE À quelques kilomètres de Libourne, les noms des communes et Châteaux environnants laissent rêveur : Lalande-de-Pomerol, Château Pétrus... Nous sommes en plein coeur des prestigieux vins de Bordeaux, là où les rangs de vigne sont plantés au plus serré, soit à un écartement d'un mètre. Basés aux Billaux, les Éts LBMA proposent depuis longtemps du matériel de chai. « Auparavant, nous réalisions 70 % de notre chiffre d'affaires avec ces équipements et 30 % avec les tracteurs, se souvient Thierry Grassy, le responsable de la concession. Mais, avec l'arrivée des machines à vendanger mieux équipées, les équipements en chai se sont fortement réduits. » Aussi, et comme un peu partout, le nombre d'exploitations a chuté, diminuant d'autant le volume d'équipements individuels en cave. Face à cette situation, la concession s'est réorientée dans la vente de tracteurs, au point d'inverser les tendances. Aujourd'hui, avec Kubota, l'activité agricole représente 80 % du chiffre d'affaires. Des produits tout spécialement équipés pour la viticulture En juin 2010, les Éts LBMA signent avec Kubota. Deux clients sont déjà prêts à passer à l'orange, sans même avoir vu les produits ! L'année 2010 se termine avec neuf ventes. LBMA sort un peu de son territoire local pour placer ses tracteurs. Il cible la région de l'Entre-deux-mers (soit entre la Dordogne et la Garonne), où les vignes sont plantées à plus de 1,80 mètre d'écartement. Pour cela, Thierry Grassy adapte sur les tracteurs des équipements spécifiques nécessaires à la région : troisième distributeur hydraulique, diviseur de débit, bras de relevage avec stabilisateurs hydrauliques, crochet spécial... Ajoutés à l'offre standard (climatisation, inverseur hydraulique, siège pneumatique...), ces équipements placent très bien le tracteur Kubota face à ses concurrents. «Cette année, j'aurais fi nalement pu signer pour quarante tracteurs » En 2011, LBMA démarre l'année en exposant à la foire locale de Sauveterre. Thierry Grassy est surpris par la bonne image de Kubota, issue des secteurs des espaces verts et des travaux publics. « La garantie trois ans rassure les clients les plus hésitants, explique-t-il, et les conditions de financement proposées par Kubota sont attrayantes. » Durant cette année 2011, la concession aura signé vingt-six bons de commande. « Pour notre entreprise de neuf personnes, la performance est à souligner, poursuit le responsable La fi abilité des tracteurs Kubota permet à Thierry Grassy (à gauche de la photo) de faire face à la croissance exponentielle de ses ventes. En Gironde, les Éts LBMA représentent la gamme agricole Kubota depuis juin 2010. En deux années, Thierry Grassy et son équipe ont déjà vendu plus de 60 tracteurs neufs sur le secteur (le département de la Gironde, privé du Médoc et du Blayais). À l'occasion du remplacement d'un de ses tracteurs accidenté, le château des Mangons a opté au printemps 2011 pour un Kubota M7040. Le vignoble d'une vingtaine d'hectares s'étend dans une région vallonnée située en limite des départements de la Gironde et de la Dordogne, à Pineuilh exactement. Ici, les rangs de vigne, espacés de 1,80 ou 2 mètres, sont exploités en culture biologique. Un rang sur deux est enherbé, alors que les rangées intermédiaires subissent régulièrement un travail du sol. Les viticulteurs s'engagent à n'utiliser que des produits homologués « bio » pour les traitements, soit principalement du soufre et du cuivre. L'engagement « bio » nécessite donc certaines attentions particulières et, entre autres, celle d'effectuer les opérations au bon moment. Mais, sur le domaine accidenté, des pentes sévères et des fonds humides ne le permettent pas toujours. À la demande des propriétaires, Thierry Grassy, le responsable de la concession LBMA, a donc organisé une démonstration avec un tracteur équipé d'un train de chenilles à l'arrière. Un M8540 en version Power Crawler a fait ses preuves aux Mangons. Il a affronté les dévers glissants, traversé les mouillères et grimpé les plus fortes pentes du domaine. Il s'en est si bien tiré qu'à l'issue de la démonstration les propriétaires du Château ont demandé à ce que le Power Crawler reste sur le domaine. Thierry Grassy l'aurait pourtant bien conservé un peu plus longtemps comme tracteur de démonstration, car il est persuadé de l'intérêt de ce produit, partout où les viticulteurs cherchent aussi à préserver les sols. DES CHENILLES AU CHÂTEAU DES MANGONS Viticulture : Kubota entre dans les rangs de la concession. Elle l'est d'autant plus que tout se passe bien sans retour à l'atelier! » Rapidement, le bouche à oreille porte bien l'activité de LBMA, au point que Thierry Grassy signe un engagement de trente tracteurs pour 2012. « Au 22 juin, nous sommes déjà à vingt-quatre ventes », déclare-t-il avec satisfaction avant d'ajouter : « J'aurais finalement pu signer pour quarante tracteurs ! » ? En plein coeur des grands vins de Bordeaux, la concession mesure la bonne image de la marque Kubota, issue des secteurs des espaces verts et des travaux publics. Les chenilles du M8540 Power Crawler permettent d'affronter les dévers glissants, les mouillères et les fortes pentes. Le domaine des Mangons utilise deux tracteurs Kubota : un M7040 et un M8540 Power Crawler doté de chenilles. 12 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Claas De l'Axion dans l'Arion Le renouvellement des gammes Arion 600 à six cylindres et Arion 500 à quatre cylindres constitue un évènement capital pour Claas. L'Arion 640 a, en effet, été le modèle le plus vendu par la firme dans l'Hexagone en 2011. Pour présenter en action ces nouveaux tracteurs s'inspirant largement des récents Axion 900, le constructeur a convié la presse européenne au camp d'entraînement de l'armée allemande d'Ehra-Lessien. Par Aurélien Groult Les sept tracteurs composant désormais la gamme des Arion 500 et 600 gagnent une poignée de chevaux par rapport aux modèles précédents. Le plus gros quatre cylindres, l'Arion 550, développe 163 chevaux ECE R120 de puissance maximale tandis que le plus imposant des six cylindres, l'Arion 650, affiche 184 chevaux (cf. tableau). Sur ces tracteurs de dernière génération, le moteur Deere Power System (DPS) se complète d'un filtre à particules (FAP), en plus de la vanne EGR, afin de répondre aux normes antipollution Stage IIIB. Pour intégrer le FAP au-dessus du moteur, le constructeur a redessiné le capot, désormais monobloc. Il a également revu le berceau avant afin d'abaisser le moteur, de mieux intégrer le relevage avant et le bâti du chargeur frontal, sans compromettre le rayon de braquage. Les Arion 500 et 600 utilisent le ventilateur de refroidissement Vistronic inauguré il y a quelques mois sur les Axion 900. Cet organe, piloté électroniquement, s'adapte mieux aux besoins de refroidissement, selon Claas. La cabine entièrement revue Innovation majeure des Arion, la cabine, désormais à cinq montants, bénéficie d'une insonorisation renforcée. Les quatre amortisseurs de sa suspension présentent un débattement supérieur à celui des anciens Arion. Ceux situés à l'arrière, repositionnés, apportent davantage de stabilité au poste de conduite. À bord, le conducteur gagne des espaces de rangement et en visibilité panoramique. Pour concevoir la cabine, Claas s'est largement inspiré des Axion et de leur pare-brise avant en une seule pièce ou de leur vitre arrière bombée. Le tableau de bord redessiné intègre une colonne de direction désormais réglable en hauteur et en inclinaison. L'offre en siège conducteur s'enrichit de trois modèles pour un total de cinq variantes. Le constructeur conserve deux niveaux de finition : CIS et Cebis. L'entrée de gamme CIS adopte un accoudoir accueillant la commande d'embrayage de la prise de force alors que la molette de contrôle de position du relevage arrière se situe plus en avant. L'accoudoir Cebis intègre désormais le terminal éponyme à écran couleur La cabine à cinq montants, au pare-brise avant en une seule pièce et à la vitre arrière bombée, devrait notamment faciliter les travaux de manutention. La gamme des Arion 500 et 600 compte désormais sept modèles, développant de 145 à 184 chevaux ECE R120 de puissance maximale. Le débattement élevé et le repositionnement des suspensions de la cabine contribuent au confort sur la route. et le levier multifonction Cmotion lancé sur les Axion. Grâce au renforcement du pont arrière et à une nouvelle offre d'essieux avant freinés, l'Arion affiche un PTAC maximal de 12 tonnes et un PTRA de 40 tonnes. Il accède également à des pneumatiques de diamètre supérieur - jusqu'à 1,85 mètre - à l'instar de la nouvelle monte 710/60 R38. Outre le lestage avant, chaque roue arrière peut désormais recevoir des masses de 250 kg, 350 kg, 450 kg ou 550 kg. Les nouveaux Arion 500 et 600 530 540 550 620 630 640 650 Puissance maximale (ch ECE R120) à 2 000 tr/min 145 155 163 158 165 177 184 Moteur Deere Power System, 4 cylindres, 4,5 litres Deere Power System, 6 cylindres, 6,8 litres Transmission Hexashift - 24 av. et 24 ar. Circuit hydraulique Load sensing de 110 l/min Capacité du relevage arrière aux rotules 6 500 kg 8 000 kg Poids de 5 800 à 6 800 kg Réservoir à carburant 250 litres 330 litres Les Arion 500 à moteur quatre cylindres de 4,5 litres et les Arion 600 dotés d'un six cylindres de 6,8 litres utilisent dorénavant un capot monobloc dégageant l'accès pour les opérations de maintenance. Le filtre à particules, logé sous le capot, se régénère automatiquement toutes les 120 heures environ, pendant près de 20 minutes à un régime minimal de 1 200 tr/min. Les radiateurs, redimensionnés et désormais escamotables par le biais de vérins pneumatiques, comme le filtre à air logé devant le moteur, sont désormais plus accessibles. La cabine en finition Cebis (en haut) se distingue de celle en version CIS par son accoudoir pourvu du joystick Cmotion, du terminal intégré à écran couleur et des commandes électrohydrauliques des distributeurs. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 13 Le plus puissant des quatre cylindres, l'Arion 550, développe désormais 163 chevaux ECE R120 de puissance maximale. 14 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Les économies promises par les semoirs directs laissent rarement indifférent. Reste à confronter leur principe de fonctionnement aux réalités locales en matière de sol et de maîtrise des adventices. L'Hybrid Drill, un matériel conçu outre- Manche, qui a éprouvé ses dents dans les terres lourdes du comté du Suffolk ou les cailloux écossais, ne devrait pas manquer d'éveiller l'intérêt lorsqu'il sera présenté dans notre pays. Par Bernard Serpantié Lorsque le Britannique Jeffery Claydon reçoit ses clients et prospects, la visite commence invariablement par un tour de plaine. Avant de dévoiler les semoirs de sa conception, il veut leur montrer le résultat. Pour convaincre, il n'hésite pas à s'armer d'une bêche et à leur faire respirer une motte cultivée par ses soins. Effectivement, la terre fleure bon l'humus et, malgré les pluies à répétition de ce printemps, sait nous épargner tout relent nauséabond d'hydromorphie. Il explique que le travail localisé de son semoir permet de drainer le sol et de ne pas déranger les vers de terre travaillant de part et d'autre de la fente. Ces dernières années, ses activités agricoles et industrielles ont connu un important développement. En même temps que Jeffery Claydon installait des ateliers de soudure et de montage de machines agricoles sur sa ferme de Gaines Hall, près de Newmarket dans le Suffolk, il continuait à agrandir son exploitation de grandes cultures. Aujourd'hui, il cultive près de 1 500 hectares et construit 200 semoirs par an, pour un chiffre d'affaires de 4,8 M€ en 2011. Son aventure industrielle a démarré dans les années quatre-vingt par l'invention du Yield-O-meter, le premier système électronique de mesure de rendement pour moissonneuses- batteuses. Cet appareil précis et astucieux, pouvant être adapté sur toutes les machines, a vite rencontré un certain succès commercial. Claas l'avait même sélectionné pour équiper ses fabrications. Paradoxalement, la généralisation de l'équipement sur les moissonneuses-batteuses a également signé l'arrêt de mort de cette activité pour Claydon. Les grands constructeurs ont préféré reprendre à leur compte ou déléguer à d'autres fournisseurs plus importants la fabrication du capteur. Mais cet agriculteur, qui doit jongler avec la climatologie particulière du Suffolk pour mener ses cultures céréalières, n'a pas manqué de défis à relever. Ce comté situé au nord de Londres fait partie des grandes régions céréalières de l'Angleterre. Ses riches terres argileuses bien arrosées assurent d'excellents rendements en céréales, colzas et pois. Mais les agriculteurs locaux doivent apprivoiser une météorologie pluvieuse et des sols difficiles. Les fenêtres climatiques favorables au travail du sol et aux semis sont rares. Alors, pour les valoriser aux mieux, les agriculteurs sont amenés à se suréquiper en matériels ou en tracteurs de forte puissance. Leurs coûts s'envolent en charges de fioul, en renouvellement de pièces d'usure et en temps de travail. Des outils créés pour maîtriser les coûts Les matériels développés par JefferyClaydon visent précisément à limiter l'ensemble de ces dépenses. Le tout premier, créé en 1995 et découvert par Matériel Agricole dès son numéro 8 au hasard d'une visite au salon britannique Cereals, fut le Furrow Cracker. Ce curieux peigne adaptable sur les charrues, vendu par centaines dans les Îles britanniques, avait pour objet de briser les mottes au moment du labour et ainsi d'en favoriser l'élimination ultérieure par la pluie. Au début des années 2000, les cours des céréales très faibles et des perspectives économiques guère optimistes ont conduit Jeffery Claydon à tenter des expériences de semis direct. Malheureusement, ses tout premiers essais avec des semoirs à disques ne se sont pas avérés concluants. Le lissage provoqué par le disque juste en dessous de la semence ne convenait pas, selon lui, à ses sols lourds. Il a donc étudié des semoirs plus énergiques à dents à partir d'un premier matériel qu'il avait développé pour implanter son colza. En 2002, il a présenté le V-Drill, un outil avec éléments semeurs disposés en V. Il a été suivi en 2007 du SR-Drill, un appareil mieux adapté aux sols pierreux et encombrés de débris. Le tout dernier, l'Hybrid Drill, un engin plus stable et disponible dans des largeurs de trois à six mètres, pourrait bien permettre à l'entreprise de se développer plus largement. Alors que, jusqu'à présent, Claydon concentrait l'essentiel son activité commerciale sur le Royaume-Uni, il espère, grâce à ce matériel, s'ouvrir des opportunités en Europe continentale. Pour expliquer la technologie de son semoir, Jeffery Claydon montre son travail. Le coutre laisse une fente de terre meuble dans laquelle les racines vont pouvoir plonger et laisser une périphérie non travaillée où l'activité biologique foisonne. Claydon En direct avec les dents Les semences sont placées grâce à une double descente sur les côtés de la fente ouverte par la dent de chisel. Puis, elles sont recouvertes d'un mélange de terre et de débris végétaux grâce au travail du soc patte-d'oie et des palettes de rappui arrière. Jeffery Claydon a conçu son semoir de semis direct Hybrid Drill pour maîtriser les coûts de production sur son exploitation. Ses constructions de machines agricoles sont actuellement en pleine expansion. Leur dynamisme est dopé par l'arrivée de ses deux fils, Oliver, à la production, et Spencer, au service commercial. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 15 une certaine maîtrise technique. Dans son exploitation, Jeffery Claydon a choisi de le gérer en partie par la rotation et en partie par ses actions culturales. Des rendements en progression Il alterne pour cela deux blés et un colza et, entre la récolte et la préparation de sol, il épuise les stocks de semences de mauvaises herbes en assurant une série de faux-semis superficiels grâce à une herse peigne de sa fabrication. Les plantules sont alors détruites mécaniquement, puis, juste avant le semis, chimiquement par une pulvérisation de glyphosate. Après plus de dix ans sans avoir connu de charrues, ses parcelles sont remarquablement propres. Les quelques maigres poussées de vulpin qui font de la résistance au sommet d'une parcelle n'inquiètent pas l'agriculteur. Il annonce des rendements d'une centaine de quintaux en blé et d'une quarantaine de quintaux en colza. Il ajoute avoir mesuré des gains de 26 % de rendement par rapport à des semis conventionnels. L'exposition du semoir sur le salon Agritechnica a déjà démontré le vif intérêt qu'il suscitait. Son originalité provient de son travail en bandes et de son mode de placement des graines. D'abord, une solide dent de chisel, renforcée au carbure de tungstène, fend le sol sur 10 à 15 centimètres de profondeur. Ensuite, un soc prend le relais en soulevant superficiellement le sol sur une largeur de 12 à 18 centimètres et en plaçant les graines de part et d'autre de la fente par une double descente. Enfin, une palette disposée entre chaque ligne nivelle et referme la préparation. L'intérêt de la technique, selon le constructeur, est d'assurer un bon drainage de la parcelle et de favoriser l'enracinement des cultures. Le travail localisé de son semoir permettrait même de ne pas déranger les vers de terre travaillant de part et d'autre de la fente. Ils continueraient à assurer leur action de structuration, d'aération et de fertilisation du sol. Cette partie du sol garderait alors toute sa portance pour supporter les engins agricoles. Comme pour toutes les pratiques de semis direct, le désherbage réclame Avec une profondeur de travail d'au moins 15 centimètres en colza et 10 centimètres en blé, le modèle de six mètres réclame au minimum 300 chevaux de puissance de traction. L'Hybrid Drill de trois mètres de large adopte une distribution Sulky. Hybrid Drill Des distributions fournies par Sulky et Accord L'Hybrid Drill, semoir direct à ouverture du sillon par coutre et placement de la semence par soc à patte-d'oie, est disponible en quatre modèles portés de trois à six mètres de large. Le plus modeste, à châssis rigide, est équipé d'une distribution pneumatique à dosage rang par rang Sulky. Les modèles de 4, 4,80 et 6 mètres préfèrent une distribution centralisée Accord mieux logeable dans leur architecture repliable. Le semoir peut être monté avec différents modèles de coutres ou de socs, en fonction de la nature du sol ou de la culture à implanter. Un modèle de trois mètres pesant 1 330 kg réclame au moins 150 chevaux de puissance de traction et le 6 mètres repliable de plus de trois tonnes exige au moins 300 chevaux. Différentes largeurs de socs patte-d'oie sont disponibles. 16 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Kubota Les M-GX plus cossus La firme japonaise Kubota profite, à son tour, du passage aux normes antipollution Stage IIIB pour renouveler son offre de tracteurs. Les modèles de plus de 100 chevaux prennent l'appellation M-GX. Ils sont entièrement revus pour se rapprocher du niveau d'exigence des agriculteurs européens. Les M60, de puissance inférieure, restent esthétiquement proches des précédents M40, mais ils voient leur ergonomie en cabine évoluer. Par David Laisney Avec l'arrivée de la série M-GX, l'offre en tracteurs Kubota monte progressivement en gamme, sans toutefois atteindre les niveaux de puissance des marques concurrentes. Le plus gros, le M135GX, successeur du M130X, ne développe en effet que 135 chevaux. Ce modèle présente un gabarit plus imposant et bénéficie d'une conception entièrement revue. Il loge un moteur Kubota à quatre cylindres de 6,1 litres doté d'une injection par rampe commune, d'une vanne EGR externe refroidie et d'un filtre à particules. La combinaison de ces composants permet au tractoriste de satisfaire aux exigences des normes antipollution Stage IIIB. Elle est aussi retenue sur le petit frère du M135GX, le M110GX de 109,5 chevaux, qui partage son moteur Kubota à quatre cylindres de 3,8 litres avec les tracteurs de la nouvelle série M60 (voir encadré page 18). Les deux modèles M-GX profitent de la nouvelle transmission à trois gammes et huit rapports sous charge. Cette solution, propre à la firme nippone, intègre un inverseur sous charge et propose de série 24 rapports de vitesses avant et arrière (36 avant et Le M135GX, le plus puissant de la gamme Kubota avec 135 chevaux, est disponible avec ou sans pont avant suspendu. Spacieuse, la cabine à quatre montants des modèles M-GX bénéficie d'un nouvel aménagement intérieur. Elle se complète en option d'un véritable siège passager. 36 arrière avec les rampantes). Elle s'accompagne de la fonctionnalité Auto-Mode assurant le passage automatique des rapports sous charge sur une plage de quatre vitesses. Cet automatisme fonctionne selon deux configurations : route et champ. Avec la première, les rapports montent et descendent en fonction de la charge. Avec la seconde, l'automate rétrograde de rapport dès que l'outil est relevé afin de réduire l'allure pour les manoeuvres. Lorsque la prise de force est engagée, cette configuration champ pilote la transmission pour préserver le régime de rotation optimal du matériel animé. Les tracteurs de la gamme MG-X accèdent également à une autre fonctionnalité, dénommée Work Cruise. Celle-ci maintient constant le régime du moteur pour les travaux à la prise de force en surinjectant du carburant, sans agir sur le rapport de transmis- Un quatre cylindres de 6,1 litres sur le M135GX M110GX M135GX Puissance 109,5 ch 135 ch Moteur Kubota V3800 de 3,8 litres Kubota V6108 de 6,1 litres Nombre de cylindres 4 Transmission 24 av. et 24 ar. (32 av. et 32 ar. avec les rampantes) Débit hydraulique 76,3 l/min 82,5 l/min Capacité du relevage arrière 5 000 kg 6 100 kg Poids 3 990 kg 4 560 kg Réservoir à carburant 190 litres Pneumatiques avant 380/70 R24 420/70 R24 Pneumatiques arrière 520/70 R34 520/70 R38 Par rapport à son prédécesseur le M108X, le nouveau M110GX présente, avec 5 000 kg, une capacité de relevage accrue de 1 000 kg. 1 Les tracteurs de la série M-GX adoptent de série un siège à suspension pneumatique équipé d'un accoudoir multifonction. 2 L'inversion du sens de marche s'opère via le petit levier avec point neutre situé à gauche sous le volant. 3 Le levier situé au bout de la console de droite sert à la sélection des trois gammes. Il accueille, sur son pommeau, deux boutons pour monter et descendre les huit rapports sous charge, ainsi 1 2 3 qu'un interrupteur pour débrayer la transmission. 18 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Le lancement des modèles M8560 et M9960, remplaçants des M8540 et M9540, marquent la mise en conformité des tracteurs Kubota avec les normes antipollution Stage IIIB. Sur ces modèles de dernière génération, hormis les légères retouches stylistiques sur le capot et le toit de la cabine, les évolutions portentbien évidemment sur la motorisation ainsi que sur l'ergonomie à bord. Leur moteur Kubota V3800, un quatre cylindres de 3,8 litres, reçoit désormais un système d'injection par rampe commune, une vanne EGR externe refroidie et un filtre à particules. Il développe 85,5 et 100 chevaux. L'adoption de la régulation électronique permet au constructeur de proposer la fonctionnalité Work Cruise garantissant un régime constant du moteur pour les travaux à la prise de force. En cabine, le chauffeur trouve une console droite redessinée adoptant notamment une grille de vitesses clairement matérialisée pour faciliter la sélection des rapports. Il accède de série à sion. La cabine à quatre montants, largement vitrée, constitueune autre grande évolution des M110GX et M135GX. Montée sur silentblocs, elle est particulièrement habitable et accueille, en option, le passager sur un siège confortable. Place à la visibilité Le tableau de bord et la console de droite redessinés se veulent plus modernes tout en restant sobres. Le montage en standard d'un toit ouvrant vitré est rendu possible par l'intégration en partie basse du module de climatisation. Le siège chauffeur, à suspension pneumatique de série, loge désormais un accoudoir multifonction. Celui-ci regroupe notamment les commandes essentielles du relevage arrière, les boutons de sélection des rapports sous charge, l'interrupteur de mémorisation de deux régimes moteur et l'accélérateur à main. Les distributeurs hydrauliques auxiliaires, au nombre de deux en standard et jusqu'à quatre en option, demeurent actionnés par des leviers mécaniques. Le régime de la prise de force (540 ou 1 000 tr/min) se sélectionne à l'aide d'une manette en cabine et sa mise en rotation s'effectue via un bouton à arrêt coup-de-poing. Le relevage à commande électronique retient, sur les deux M-GX, un contrôle d'effort au niveau des bras inférieurs. Il s'actionne depuis l'extérieur à l'aide de boutons disposés sur les ailes arrière. Le pont avant conserve pour sa part la technologie à couple conique dispensant de l'utilisation de cardans et de croisillons. Il intègre de série le système de demi-tour rapide. Cette fonctionnalité, désactivable à l'aide d'un bouton au tableau de bord, accroît le régime de rotation des roues avant à partir d'un certain angle de braquage. Elle réduit ainsi le rayon de braquage à quatre mètres sur le M110GX et à 4,10 mètres sur le M135GX. Enfin, la plus grosse évolution en termes de confort porte sur l'arrivée au catalogue Kubota d'un pont avant suspendu. Mais, à ce sujet, les acquéreurs du modèle de 110 chevaux resteront sur leur faim car cet équipement optionnel demeure réservé au tracteur de 135 chevaux. Le relevage arrière des M110GX et M135GX, animé par deux vérins externes, reçoit un contrôle d'effort par les bras inférieurs. Le pont avant des nouveaux Kubota conserve la conception sans cardan. Série M60 : l'ergonomie revue Les M60 sont dépourvus de frein à main car la grille du levier de vitesses intègre une position Park Lock verrouillant mécaniquement la transmission. Pour satisfaire aux normes antipollution Stage IIIB, le constructeur japonais équipe ses propres moteurs d'un filtre à particules logé sous le capot. Les deux modèles de la série M60, les M8560 et M9960, développent 85,5 et 100 chevaux. Leur moteur Kubota à quatre cylindres de 3,8 litres se complète d'un filtre à particules. la climatisation, mais ne gagne pas en habitabilité et ne prétend toujours pas au siège passager. Les M60 conservent la transmission mécanique synchronisée des M40 comprenant trois gammes, six vitesses et un inverseur sous charge. Les modèles munis d'une cabine bénéficient toujours en exclusivité du doubleur sous charge portant le nombre de rapports à 36 avant et 36 arrière (18 av. et 18 ar. sur les variantes à arceau). Tous accèdent maintenant à l'automatisme Over Drive pour une circulation sur route à 40 km/h au régime de 2 100 tr/min (régime nominal de 2 600 tr/min sur les modèles à cabine et 2 400 tr/min sur les M60 à arceau). Les tracteurs de la série M60 en version arceau n'accèdent pas au doubleur sous charge. Leur transmission ne propose alors que 18 vitesses avant et arrière tandis que les modèles à cabine proposent 36 rapports avant et arrière. Le M9960 atteint la barre des 100 chevaux M8560 M9960 Puissance 85,5 ch 100 ch Moteur Kubota V3800 de 3,8 litres - 4 cylindres Transmission 36 av. et 36 ar. (18 av. et 18 ar. en version arceau) Débit hydraulique 64 l/min (60 l/min en version arceau) Capacité du relevage arrière 4 100 kg Poids 3 320 kg (3 070 kg en version arceau) Réservoir à carburant 110 litres (90 litres en version arceau) Pneumatiques avant / arrière 360/70 R24 / 480/70 R34 HB s.a.r.l. - 32, avenue du Général de Gaulle - 77130 MONTEREAU-FAULT-YONNE Tél. : 01.64.70.51.41 - Fax : 01.64.70.51.42 - E-mail : hb.sarl@orange.fr - www.h-b.fr une offre de marque Freinage pneumatique Attelages Ventilateurs à pales réversibles Relevages et prises de force avant Crochet ramasseur De nouveaux moteurs pour les Big X ? Les ensileuses Krone Big X, développant de 500 à plus de 1 000 chevaux, viennent de subir des aménagements au niveau de leur moteur et leur transmission. La Big X 500 est désormais la seule à utiliser un bloc Mercedes à six cylindres. La Big X 700 reçoit un V8 Man de 16,16 litres de cylindrée. Les deux plus grosses, les Big X 850 et 1100, utilisent un V12 Man cubant 24,24 litres à la place des deux moteurs six cylindres Mercedes qui équipaient les anciennes générations. Le constructeur a muni ses trois plus gros modèles d'une transmission hydrostatique Bosch-Rexroth composée d'un moteur hydraulique couplé à un réducteur à planétaires. Pour un meilleur respect du sol et de la culture, Krone équipe ses ensileuses d'un système de régulation du patinage. Il propose également d'adapter les performances du moteur à la culture récoltée. Le chauffeur peut ainsi passer du mode de conduite Ecopower, diminuant de 30 % la puissance au régime nominal, à l'Xpower utilisant la puissance maximale. ? Les automotrices de fauche Big M 420 et Big M 500 reçoivent chacune de nouveaux moteurs Man conformes aux normes antipollution Stage IIIB. Ces motorisations, développant 420 et 510 chevaux, retiennent la solution technique de réduction catalytique sélective (SCR) par adjonction d'AdBlue dans leurs gaz d'échappement. Grâce à ce procédé et à l'injection par rampe commune, le constructeur annonce des machines plus sobres que celles de précédente génération. Les nouvelles Big M bénéficient de cabines redessinées offrant davantage de visibilité et de confort. Elles se complètent en option d'un système de guidage Isobus. La Big M 420 est pour sa part pourvue d'une nouvelle unité de refroidissement garantissant une meilleure propreté de l'air et plus d'accessibilité pour l'entretien courant. 20 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Nouveautés Krone a réuni mi-mai, en Allemagne, la presse européenne afin de présenter au champ ses nouveautés en fenaison. Lors de cet événement organisé non loin du siège de Spelle, les représentants de la firme familiale, notamment Bernard Krone père et fils, ont également dévoilé leurs dernières solutions en électronique embarquée. Ils se sont aussi félicités du bon état de santé de leur firme. Par Sébastien Dillies Krone La fenaison à l'honneur Les Big M plus sobres La famille Swadro s'agrandit ? La famille d'andaineurs Swadro s'enrichit du modèle 809 d'une largeur de travail de 6,80 mètres. Cet appareil à dépose latérale possède deux rotors dotés chacun de treize bras porte-dents dont la hauteur de travail se règle à l'aide d'une manivelle. Dans cette même gamme, la variante Swadro 1400 à quatre rotors se décline désormais en version Top adoptant un essieu routier ajustable en hauteur hydrauliquement. Cette caractéristique permet notamment de respecter une hauteur de transport inférieure à quatre mètres sans replier les bras. Avec cette finition Top, la hauteur de ramassage s'ajuste électriquement depuis le terminal en cabine. Les faucheuses automotrices Big M 420 et Big M 500 reçoivent de nouveaux moteurs conformes aux normes antipollution Stage IIIB. L'andaineur traîné Swadro 1400 Top à quatre rotors rassemble jusqu'à 13,50 mètres de produit par passage. Les ensileuses automotrices Big X logent une transmission hydrostatique Bosch-Rexroth intégrant le contrôle électronique du patinage. La nouvelle cabine à quatre montants offre davantage de confort et de visibilité au chauffeur. La faneuse traînée KWT 2000 à 18 rotors travaille sur une largeur de 19,60 mètres. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 21 Faner toujours plus large ? La faneuse traînée KWT 2000, d'une largeur de 19,60 mètres, possède 18 rotors de 1,53 mètre de diamètre et de 6 bras porte-dents. La machine dispose d'un essieu autosuiveur et ses roues de transport s'effacent complètement au travail. Sa hauteur de ratissage se règle hydrauliquement via le pupitre en cabine. Pilotées par le biais d'un terminal Isobus CCI, les séquences de début et fin de champ, tout comme le passage de la configuration travail à celle de route, ne demandent qu'une impulsion sur un bouton de l'écran. Armée pour débiter ? Krone étoffe son catalogue de remorques autochargeuses avec les nouvelles ZX. D'une capacité DIN de 38 à 53 m³, ces machines s'équipent d'un fond mouvant incliné de 350 mm vers l'avant facilitant, selon le constructeur, la montée du produit. Elles logent un pick-up sans came d'une largeur de 2 200 mm ainsi qu'un rotor de coupe d'une largeur de 1 760 mm pour un diamètre de 860 mm. Le constructeur protège les entraînements de sa machine avec des sécurités à déclenchement. La ZX est dotée d'un dispositif électrique optimisant le chargement en fourrage. Proposé en option, le système de pesée donne, sur l'écran de contrôle Isobus CCI en cabine, la masse instantanée d'ensilage présente dans la remorque. La machine dispose du système d'échange d'informations, baptisé ICan, compatible avec le terminal Isobus des tracteurs. La Fortima remplace définitivement la Variopack La Big Pack passe la vitesse supérieure ? La presse Krone à balle cubique Big Pack reçoit un lot d'évolutions dénommé HighSpeed et améliorant, selon le constructeur, le débit de 20 %. La chambre de précompression, directement touchée par cette modification, voit sa hauteur augmenter de 18 %. La fréquence du piston, pour un régime nominal de 1 000 tr/min à la prise de force, passe de 38 à 45 coups par minute. Des capteurs, placés de chaque côté du canal de compression, mesurent en fonction de la conductivité du produit le taux d'humidité de la balle. Un système de pesée, utilisant quatre pesons, affiche sur le terminal CCI du chauffeur la masse de chaque balle. Dès la campagne 2013, Krone proposera en option, sur ses Big Pack HighSpeed, un rouleau d'alimentation appelé Activ Pick-up. Placé au-dessus du ramasseur et entraîné par la prise de force, il diminuera l'effet bulldozer sur l'andain en aidant le produit à monter dans la machine. Les presses à chambre variable Krone forment des balles rondes de 1 à 1,50 mètre sur la Fortima V 1500, et de 1 à 1,80 mètre sur la Fortima V 1800. ? Les presses à balles rondes à chambre variable Fortima V 1500 et V 1800 Krone succèdent aux VarioPack. Ces machines récemment commercialisées utilisent un pick-up sans came de 2,05 mètres de large. Leur chambre de 1,50 ou 1,80 mètre est alimentée par un rotor de 415 mm de diamètre. Les versions Fortima V 1500 MC et V 1800 MC embarquent le système de coupe MultiCut à 17 couteaux réalisant des brins d'une longueur théorique de 64 mm. Pour faciliter la récolte de fourrages humides, le fabricant a revu l'entraînement du convoyeur à chaînes et à barrettes en le munissant de galets de grand diamètre. La technologie de communication Isobus, maintenant utilisée sur la Fortima, facilite sa conduite en adoptant les terminaux Beta ou CCI. La presse à balles cubiques BigPack High Speed reçoit une chambre de précompression agrandie et son piston évolue à un régime plus élevé. Le système électronique ICan de Krone permet au chauffeur de paramétrer sa machine depuis le terminal Isobus du tracteur. Le moniteur CCI (en arrière-plan) et le joystick offrent des accès directs à d'autres fonctions. La remorque autochargeuse ZX possède un fond mouvant incliné vers l'avant et un pick-up sans came de 2 200 mm de large. Le carrefour de l'innovation du machinisme agricole © Champagne Création - Reims Parc des expositions - Châlons en Champagne Equip'Agro du 31avenodrûedit au 10slunediptembre 2012 Salon de L'agro-équipement Équip'Agro : 180 exposants sur 5 hectares Pôle agro-ressources et développement durable 1500m2 Salon à part entière sur 50 000 m2 d'espace, en plein coeur de la Foire, EQUIP'AGRO a pour vocation de réunir le monde agricole et viticole dans la diversité de ses savoir-faire, mais aussi d'ouvrir largement des portes à d'autres intervenants, comme les industriels, chercheurs, élus, citoyens. Tandis que la Foire de Châlons est née avec le développement du machinisme agricole, EQUIP'AGRO a vu le jour avec la création du pôle de compétitivité industrie et agro-ressources Champagne-Ardenne-Picardie. « La ferme marnaise est un lieu privilégié de rencontres entre l'agriculture et la viticulture marnaise et le monde citadin... » déclare Jacky Charpentier, Président de la Chambre d'Agriculture de la Marne. Avec plus de 100 000 visiteurs chaque année, la question du rôle que joue la ferme ne se pose même pas. Si les animaux constituent l'attraction phare, l'espace ferme est aussi le rendezvous de la profession, OPA et politiques. La ferme marnaise R e t r o u v e z l a l i s t e d e n o s c o n f é r e n c e s s u r : www. f o i r e d e c h a l o n s . c o m professionnels ! Le rendez-vous des Pièces et équipement Nouveautés 24 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Horsch Deux terminaux Isobus Horsch ajoute à son catalogue deux nouveaux terminaux Isobus disposant respectivement d'un écran de 5,7 et 10,4 pouces (version Confort). Ces boîtiers munis de douze touches de commandes et d'une molette de réglage proposent les mêmes fonctionnalités. Conformes à la norme ISO 11783, ils sont compatibles avec tous les semoirs de la firme allemande et, en option, avec des matériels d'autres marques. Ces moniteurs reprennent les fonctions classiques de vitesse d'avancement par radar, densité de semis, gestion de jalonnage... Grâce au port USB, les données de cartographie parcellaire s'exportent vers un PC. L'application supplémentaire Section Control permet de gérer les coupures de tronçons par GPS. S.D. Magsi Quatre bottes carrées d'un coup Le fabricant d'équipements Magsi étoffe sa gamme d'outils de manutention avec sa fourche à balles carrés. Capable d'emporter jusqu'à quatre bottes de 70 cm de hauteur, la pince est munie de quatre doigts de fourche de 45 mm de diamètre et d'un grappin hydraulique à quatre doigts. Polyvalente, elle s'adapte sur différentes marques de chargeurs frontaux, chariots télescopiques et agrochargeuses. Une pince universelle Installé à Sizun (Finistère), Magsi propose une pince polyvalente adaptée à la manutention de balles rondes et carrées de foin, de paille ou d'ensilage. Grâce à ses nouveaux bras spatules commandés par un vérin double effet, cet équipement manipule des balles enrubannées sans percer le film, selon le constructeur. S.D. Agram La ventilation télescopique Le spécialiste du matériel agricole en vente directe, Agram, enrichit son catalogue d'un nouvel équipement de ventilation des céréales. Destinée au stockage à plat, la gaine de ventilation Air-scope s'installe dans tout type de bâtiment. Son originalité réside dans sa conception, qui lorsque le tas de grain diminue, permet de la raccourcir depuis l'extérieur du hangar grâce au câble de remisage attelé à un tracteur. Ce système, en évitant le risque d'écrasement de la gaine, facilite le chargement du grain. D'un diamètre de 300 mm, la gaine dépliée mesure entre 6 et 30 mètres selon les modèles. S.D. Un auxiliaire pour la traite GEA Farm Technologies propose pour ses salles de traite rotative AutoRotor une évolution de son terminal d'aide DPview vouée à améliorer la productivité du personnel trayeur. L'écran tactile indique en temps réel les paramètres des dernières traites, les observations de chaleurs... Il informe également l'utilisateur de la désactivation de la dépose automatique des faisceaux trayeurs, l'interdiction de traire, la traite séparée sur pot trayeur. L'identification de l'animal autorise l'affichage des traites en cours ou terminées. S.D. GEA Farm Technologies Le PCool pour les petites exploitations laitières La marque allemande de matériel agroalimentaire GEA Farm Technologies vient de présenter sa série de tanks à lait, baptisée PCool. Ces cuves, d'une capacité de 320 à 1950 litres, sont conformes aux nouvelles exigences européennes EN 13732. Le fabricant a muni cette gamme d'un système de refroidissement économe en énergie fabriqué avec de nombreuses pièces inoxydables. La cuve isolée avec une mousse polyuréthane haute densité (sans CFC) limite les augmentations de température du liquide. Un écran affiche diverses informations et des messages d'avertissement. Carré La Sarclerse s'ajuste hydrauliquement Le constructeur français Carré facilite l'utilisation de ses herses étrilles Sarclerse en les dotant du réglage hydraulique de l'agressivité des dents. Il monte désormais un vérin sur chaque élément supportant les peignes. Cette évolution concerne les modèles portés de 3 à 4,5 mètres de large ainsi que les variantes repliables de 4,5 à 12 mètres. S.D. Des chariots plus économes L'Allemand Jungheinrich complète avec la série 4 sa gamme de chariots électriques à mât vertical. Cette nouvelle famille compte deux modèles, EFG 425 et EFG 430, présentant des capacités de levage de 2 500 et 3 000 kg. Utilisant des moteurs asynchrones de dernière génération, ces engins consomment, selon le constructeur, 30 % d'énergie en moins que leurs prédécesseurs. Ils sont disponibles en entrée de gamme sous l'appellation Efficiency. Pour une utilisation plus intensive, la version Drive & Lift Plus utilise des moteurs électriques de levée et de translation plus puissants. Les chariots Jungheinrich bénéficient de la sécurité Drive Control diminuant la vitesse d'avancement de la machine dans les virages. Un autre automatisme, le Lift Control, gère la vitesse d'inclinaison du mât en fonction de la hauteur de levée. Jungheinrich Pichon Une hotte pour les fumiers légers La série d'épandeurs Muck Master du constructeur breton Pichon s'équipe en option d'une hotte pour l'épandage de fumiers spéciaux. Cet équipement facilite l'épandage de produits volatils en diminuant leur prise au vent. Ce kit est formé de deux grands carters et de déflecteurs en partie basse. Il dispense de l'utilisation d'une table d'épandage pour des faibles doses (inférieures à 10 tonnes par hectare). Les hérissons de 1 035 millimètres de diamètre émiettent et démêlent le produit avant qu'il ne tombe sur des disques équipés de pâles. Le constructeur garantit un épandage homogène pouvant atteindre vingt mètres en fonction des amendements. Ce système s'utilise aussi comme déflecteur en bord de champ lors d'un épandage classique. Disponible dès à présent, cette option s'adapte sur tous les modèles de la gamme allant de 12 à 24 m³. S.D. L'hydrostatique sur les chariots à la norme Stage IIIB Jungheinrich vient d'apporter deux évolutions majeures à ses gros chariots thermiques à mât vertical VFG 540s et 580s d'une capacité de charge de 4 ou 5 tonnes à 7 mètres. La première modification concerne l'adoption d'une transmission hydrostatique Bosch-Rexroth. La seconde porte sur le montage d'une motorisation Volkswagen diesel ou gaz. Ces moteurs, conformes aux normes antipollution Stage IIIB, embarquent de série un filtre à particules. S.D. Pièces et équipement Nouveautés Firestone Un nouveau né dans la famille Performer Développé en Italie au centre de recherche Europe Firestone, le pneumatique Performer 65 s'adresse aux propriétaires de tracteurs de moyenne puissance. Disponible dès aujourd'hui en treize tailles avec un indice de vitesse D (jusqu'à 70 km/h), cette carcasse radiale adopte la technologie Dual Angle, qui, selon le manufacturier, améliore la traction et limite la compaction. Le Performer 65 garde de son prédécesseur, le R9000 Evo, ses capacités d'autonettoyage ainsi que sa résistance aux coupures. S.D. RSP et EBS au secours des gros rouleurs Développés pour rouler toujours plus vite en toute sûreté avec une remorque autochargeuse, les systèmes d'aide à la conduite de Pöttinger s'inspirent de ceux utilisés pour les poids lourds. Monté sur la gamme Jumbo, le RSP (Roll Stability Program) diminue les effets de roulis dans les virages ou en cas d'évitement, réduisant le risque d'accident. L'EBS (Electronic Braking System) assure une pression plus précise et régulière du freinage en évitant le blocage des roues. Ce dispositif contribue ainsi à la sécurité, à la longévité des mâchoires de freins et à celle des pneumatiques. Il demande un véhicule tracteur équipé d'une prise ISO 7638. En cas de défaut électrique, le boîtier de contrôle s'alimente à partir de l'arrivée de courant des feux de la remorque, évitant ainsi de rester les freins bloqués. Pöttinger Un vérin pour faciliter l'attelage Les faucheuses portées Novacat 402 et 442 du constructeur autrichien Pöttinger s'équipent d'un vérin double effet sur leur tête d'attelage. Monté à l'opposé du lamier, il permet d'atteler rapidement la faucheuse sans modifier la longueur des chandelles des bras de relevage du tracteur. Disponibles en 3,88 et 4,30 mètres, les machines Novacat conservent leur système de suspension oléopneumatique de l'unité de coupe. S.D. Cummins France Des groupes électrogènes pour l'agricole La filiale française du motoriste américain Cummins Power Generation présente deux nouvelles gammes de groupes électrogènes diesel à vocation agricole. Les modèles de la première série, animés par un moteur maison à quatre cylindres de 3,8 litres de cylindrée, fournissent de 40 à 70 kVA. Ceux de la seconde, munis d'un six cylindres cubant 5,9 litres, génèrent 90 à 125 kVA. Leur réservoir de carburant leur offre une autonomie de douze heures de fonctionnement. Le terminal de contrôle Power Command 1.2 alerte en cas de dysfonctionnement Parker Un boîtier multimarque Parker présente son nouveau terminal de contrôle baptisé Isobus VT. Conforme à la norme ISO 11783, ce boîtier apporte une réponse aux utilisateurs soucieux de n'avoir qu'un seul moniteur en cabine pour piloter leurs différentes machines. Il possède des sorties CAN et RS 232 pour être rapidement connecté à tout équipement. Muni de touches rétroéclairées, d'une molette multifonction et de flèches d'accès direct aux fonctions, il se veut simple d'utilisation. S.D. BPW L'essieu des gros rouleurs Prévu pour rouler à 80 km/h, l'essieu agraire BPW adopte un nouveau système de freinage. Équipés d'une came en S, ses tambours de frein utilisent des garnitures plus épaisses de cinq millimètres qu'auparavant. Le fabricant garantit donc une plus grande longévité de ses mâchoires sans obligation d'entretien. La suspension boggie remise à jour Le nouveau train roulant boggie d'une capacité de charge de 26 tonnes de BPW couvre les conditions de PTAC requises pour les remorques à deux essieux. Il bénéficie, pour un meilleur comportement, d'une suspension munie de ressorts renforcés et d'une meilleure répartition des charges. S.D. et permet de démarrer le groupe électrogène à distance. Le constructeur propose, en option, des capots insonorisés et un réservoir de carburant à double paroi. S.D. Planète élevage Du 11 au 14 sept - Rennes LE SALON INTERNATIONAL DE L'ÉLEVAGE Tél. : 02 23 48 28 80 Fax : 02 23 48 28 81 info@space.fr Phidéel - Rennes Plate-forme Recherche & Développement Des réponses concrètes sur l'avenir des élevages Après l'édition 2011 consacrée à la présentation du modèle de l'Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI), le SPACE et les élus des Chambres d'agriculture de Bretagne ont choisi de retenir pour la Plate-forme Recherche & Développement 2012 un thème invitant l'éleveur à poursuivre sa réfl exion sur l'avenir de son exploitation. Réfl échir aux évolutions à venir et adapter son outil de production dans une démarche d'Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI) sont aujourd'hui des objectifs nécessaires à atteindre pour l'éleveur qui souhaite à court ou moyen terme rénover ses bâtiments, en construire de nouveaux ou changer de matériels. La Plate-forme Recherche & Développement a l'ambition d'apporter des réponses concrètes sur les choix d'avenir prenant en compte tout à la fois les nécessités économiques (meilleures performances animales avec un minimum d'intrants, organisation de l'exploitation pour améliorer les conditions de travail de l'éleveur et le bien-être animal, qualité et sécurité) et les exigences environnementales (réduction des consommations énergétiques, intégration de l'exploitation dans son territoire...). Le m ondial de l'élevage fait le plein pour son 25e anniversaire Du mardi 11 au vendredi 14 septembre SPACE Le Job Dating : 15 minutes pour un emploi Face au succès de la première édition en 2011 du JOB DATING, le SPACE et l'APECITA renouvellent cette opération durant les quatre jours du Salon. Cette animation permet une rencontre express (15 minutes environ) entre un recruteur et une personne recherchant un emploi ou une évolution de carrière. Elle permet ainsi aux entreprises de rencontrer un maximum de candidats dans un minimum de temps et se donner la chance de tomber sur la perle rare. Le SPACE sur Smartphone Pour la deuxième année consécutive, les visiteurs et les exposants ont l'occasion de découvrir et d'organiser leur visite du SPACE de manière interactive grâce à une application mobile gratuite disponible Android. L'écran d'accueil de l'application donne un accès à toutes les fonctionnalités nécessaires pour organiser de manière optimale sa visite, avec des informations pratiques pour se rendre au SPACE ou encore connaître les tarifs des entrées, la liste des exposants ainsi que des données de contacts (e-mail et numéro de téléphone), un plan interactif, un mise en avant des exposants sélectionnés dans la catégorie Innov'SPACE, le programme des conférences et des présentations animales, un fi l d'actualités pour suivre les moments forts du Salon, un lien vers la web TV du salon... Application à télécharger sur iPhone http://itunes.apple.com/us/app/space-2012 et Android market://details?id=com.mobizel.space2012 sur iPhone et L'incontournable SPACE, le salon mondial de l'élevage, investit le Parc-Expo de Rennes, en Ille-et-Vilaine, du 11 au 14 septembre. Cette 26e édition rassemble plus de 1200 exposants, dont 300 entreprises internationales. Elle connaît une forte implication des fi rmes de l'agro-nutrition ainsi que des constructeurs de bâtiments d'élevage, d'équipements pour les bovins et de machines agricoles. Pour ses 25 ans, le SPACE rassemble de réels atouts pour franchir encore le cap des 100000 visiteurs. Salon génétique 2012 Publi-rédactionnel 14 races de bovins, 10 races ovines et caprines Référence mondiale en termes de génétique bovine, le SPACE va, durant quatre jours, voir défi ler sur le grand ring 600 bovins de 14 races différentes lors des concours, des présentations de descendances et des ventes aux enchères. Il va aussi accueillir 10 races ovines et caprines. Le Challenge France Prim'Holstein La Prim'Holstein est à l'honneur. Elle fait l'objet du Challenge France Prim'Holstein qui regroupe les 225 meilleurs animaux de la race sélectionnés dans 10 régions françaises. Ses représentants reçoivent Giuseppe Beltramino, un juge international italien, qui offi cie pour la première fois au SPACE. Le programme Prim'Holstein est animé par les prix de sections le mercredi 12 septembre après-midi et les prix de championnat le jeudi 13 après-midi. Dans le cadre de ce Festival Génétique Prim'Holstein, une vente aux enchères de jeunes reproductrices génotypées est programmée le jeudi après-midi. Le festival Limousine le mardi La race Limousine vous donne rendez-vous le mardi 11 avec son festival génétique. Un concours national d'animaux reproducteurs et des présentations de descendances réuniront les 90 meilleurs animaux de la race. En première mondiale pour des animaux de race à viande, une vente aux enchères de jeunes reproductrices génotypées est également prévue. Concours du Mouton Vendéen La race Mouton Vendéen organise son concours spécial le mardi 11 septembre. Journée Génétique Normande La journée Génétique Normande, organisée le mardi 11 septembre, est animée par le concours interrégional, la présentation génétique, la vente aux enchères de jeunes femelles génotypées et, en nouveauté, le show des jeunes présentateurs. Blonde d'Aquitaine et Montbéliarde Les concours des races Blonde d'Aquitaine et Montbéliarde sont programmés le mercredi. Les autres races profi teront du vendredi pour montrer sur le grand ring leurs qualités spécifi ques dans le cadre de concours ou de présentations interrégionaux. 30 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Essai Les tracteurs coréens sont encore rares dans les exploitations agricoles françaises. Le modèle Plus 90 de la firme LS a, par conséquent, suscité la curiosité et essuyé les critiques des différents agriculteurs présents lors de cette session d'essai réunissant, mi-novembre, une dizaine de tracteurs d'environ 80 chevaux au siège de la Cuma du Val-de-Vienne à Chirac (Charente). Grâce à Matériel Agricole, Laurent Hélie et Damien Turmaud ont ainsi pu découvrir techniquement ce tracteur importé par la société Paget installée à Vaulx-Milieu (Isère), et en prendre les commandes. Annoncé pour 88 chevaux de puissance maximale, le LS Plus 90, lancé en 2007, reçoit depuis peu un inverseur sous charge PowerShuttleet un doubleur Hi/Lo portant à 40 le nombre total de rapports avant et arrière (20 sur le modèle standard). Cette transmission a été mise à rude épreuve lors des essais avec, au programme, un passage au banc moteur puis des travaux au chargeur et au transport. Avant d'attaquer les tests, les deux agriculteurs suivent attentivement la présentation du tracteur réalisée par Brice Paillet, le responsable technique de l'importateur français. Le LS se distingue par son pont avant doté de couples coniques à la place des cardans. Pour sa motorisation, il reçoit un quatre cylindres Fiat Powertrain Technologies de 3,2 litres. Ce moteur, évalué au Participer aux essais de Matériel Agricole constitue un bon examen pour le tracteur Plus 90, le plus gros modèle commercialisé par le Coréen LS. Pris en main par Laurent Hélie et Damien Turmaud, deux agriculteurs charentais, l'engin s'est montré beaucoup plus à l'aise dans la cour de la ferme, avec son chargeur frontal, que sur la route, attelé à la remorque Deguillaume. Par Aurélien Groult LS Plus 90 Compact et maniable, le LS évolue facilement dans les bâtiments d'élevage. Attelé à la remorque Deguillaume, le LS Plus 90 s'est distingué de ses principaux concurrents par sa consommation de carburant particulièrement faible : 9,7 l/h en moyenne. L'assise basse du chauffeur préserve la visibilité sur le godet tout au long de la course de levée du chargeur. La cour comme terrain de jeu favori Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 31 Moteur Fiat Powertrain Technologies F5C, quatre cylindres, 3,2 litres Puissance : 88 ch 83 ch - maximale annoncée (Iso TR14396) - maximale mesurée à la prise de force (OCDE) Transmission Doubleur Hi/Lo et inverseur électrohydraulique PowerShuttle 40 av. / 40 ar. Hydraulique Deux pompes à engrenage, débit annoncé de 27 et 45 l/min (60 l/min en option) Fiche technique du LS plus 90 banc de performance de la Chambre d'agriculture de Poitou-Charentes, délivre 83 chevaux de puissance maximale. Cette valeur se révèle conforme à celle annoncée par le fabricant compte tenu des pertes dues à la transmission. Les huiles moteur et de transmission étant montées en température suite au passage au banc, le tracteur est prêt pour les essais. Doubleur et inverseur font bien la paire Pour le premier exercice consistant à curer une stabulation, le LS quitte la Cuma pour rejoindre l'exploitation de Thierry Degait, également située sur la commune de Chirac. « Avec la masse de 480 kg attelée sur le relevage arrière et le chargeur BMH SC 350, le Plus 90 est bien équilibré. La fourche, pourvue d'une suspension par boule d'azote, filtre efficacement les défauts de la route », constate Laurent Hélie. L'agriculteur garde le volant pour débuter le test de manutention. Dès les premiers tours de roue, il apprécie les évolutions apportées à la transmission. « Le doubleur, commandé depuis le levier de vitesses, et l'inverseur sont aujourd'hui indispensables pour les travaux au chargeur », relève-t-il. Le LS Plus 90 est jugé particulièrement maniable par l'agriculteur. Il se faufile assez facilement dans le bâtiment et les manoeuvres semblent relativement aisées. « Ses dimensions assez compactes facilitent son évolution dans la stabulation et dans la cour pour charger la remorque de fumier », confirme Laurent Hélie. L'agriculteur juge cependant que l'embrayage manque de réactivité. Selon lui, le délai de réponse trop important de cet organe ne facilite pas la prise en main. Après avoir chargé une remorque de fumier, le premier essayeur cède sa place à Damien Turmaud, qui poursuit le curage de la stabulation. Le second essayeur remarque rapidement que les leviers du frein à main, des gammes et des rampantes sont mal placés. L'agriculteur, davan- Une masse arrière de 480 kg équipait le tracteur lors des travaux de curage. Les essayeurs Laurent Hélie (à gauche) et Damien Turmaud se rejoignent dans leur jugement du LS. Ils apprécient la souplesse de sa transmission mais regrettent en revanche son manque de confort sur la route. 32 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Essai Le parcours de l'essai Début montée (200 m) Tisseuil (262 m) Début montée La Grelière (240 m) Le Maramet (201 m) Le Maramet (201 m) 0,6 km 2,1 km 0,3 km 0,8 km 2,1 km 2,9 km 2 km 2,1 km Distance parcourue : 12,9 km Fin montée (260 m) L'Aumônerie (231 m) Foulounoux (184 m) École de Chabanais (155 m) tage attentif aux performances du chargeur frontal, déplore la lenteur des mouvements. « Le manque de débit hydraulique du circuit du tracteur pénalise la vitesse d'évolution autant pour monter et descendre les bras que pour benner et caver le godet », regrette-t-il. Selon lui, le bâti du chargeur, en plus d'obstruer l'accès à certains points de maintenance du tracteur, gêne la visibilité. « La barre positionnée entre les deux brancards cache un peu la vue. » Comme le conducteur est installé sur un siège positionné bas, la visibilité sur l'outil est jugée satisfaisante quelle que soit la hauteur de levée. Mais, sur le côté du tracteur, la vue est davantage obstruée. Peu gourmand en carburant Le curage terminé, le tracteur regagne le siège de la Cuma du Val-de-Vienne. La remorque Deguillaume chargée de terre, d'un poids total de 12 tonnes, dont 2,8 tonnes sur l'anneau, l'attend pour les essais sur la route. Benne attelée, le convoi est alors prêt pour réaliser le parcours vallonné de 12,9 km. Le trajet est d'emblée marqué par une côte de 500 mètres de long et 5 % de pente. Le LS la gravit en moyenne en 2 minutes et 27 secondes. Par comparaison avec les autres modèles testés de même puissance, le Plus 90 se montre assez lent à franchir cette première difficulté. Lors de la deuxième côte de 300 mètres de long et environ 7 % de pente, le tracteur arrive au sommet en une minute et 25 secondes de moyenne et confirme son manque de nervosité dans les montées. Les agriculteurs s'avèrent unanimes dans leur jugement lors de ce test sur la route. La transmission fait bonne figure : les vitesses sont bien étagées et le doubleur se révèle souple. « Le principal point faible du LS Plus 90 sur la route avec la remorque à simple essieu est son manque de confort. Sa cabine se révèle surtout bruyante, déplore Damien Turmaud. Le siège à suspension mécanique n'amortit pas bien les défauts de la route au revêtement parfois abîmé. Et malgré le possible réglage de sa hauteur, il est positionné trop bas. » Dans la principale descente du parcours, Laurent Hélie trouve que le tracteur dispose d'un freinage souple et assez efficace. « Mais le LS Plus 90 manque de poids à l'arrière », estime-t-il. Tous les parcours sont bouclés en moyenne en un peu plus de 41 minutes. Lors de ces répétitions, un bidon installé sur le tracteur dévie l'alimentation en carburant du moteur et mesure la consommation pendant le trajet. En moyenne, le tracteur a absorbé 9,7 l/h de GNR. Le LS Plus 90 s'avère l'un des plus économes en carburant de tous les tracteurs essayés de même puissance. Sur la route, le Plus 90 n'est pas apprécié en raison de son manque d'insonorisation et de confort. Selon les essayeurs, le tracteur manque de poids, surtout lorsqu'il est attelé à la remorque Deguillaume à simple essieu d'une masse totale de 12 tonnes. La nouvelle transmission, dotée d'un inverseur sous charge PowerShuttle et d'un doubleur Hi/Lo, a séduit les deux essayeurs lors des tests de curage. je m'associe au lancement de et je profi te du tarif de lancement : 8 numéros (1 an) pour seulement 40 € au lieu de 59 € Nom - prénom : ............................................................................................................................................................................................................................. Société : Adresse : CP : ................... Localité : Email : Activité : éleveur laitier éleveur viande autre : ............................................................................................................................................. GRANDS TROUPEAUX MAGAZINE - BP 95 - 92244 MALAKOF CEDEX OUI ........................................................................................................................................................................................................................................ ....................................................................................................................................................................................................................................... ....................................................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................... Tél. : ......................................................................................... Fax : ......................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................................... UN NOUVEAU MAGAZINE POUR LES LEADERS DE L'ÉLEVAGE s'adresse aux : --> éleveurs laitiers --> éleveurs de vaches allaitantes --> producteurs et distributeurs d'aliments --> organismes professionnels et syndicats --> équipementiers --> généticiens --> laboratoires vétérinaires actualités agenda génétique soins vétérinaires nutrition équipements technologies robotique tableaux de bords petites annonces quotas laitiers gestion économique ressources humaines réglementation européenne OFFRE de lancement 34 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Essai Les mesures effectuées SA PUISSANCE, SON COUPLE, SA CONSOMMATION Commentai res La cabine du LS Plus 90 n'est pas bien insonorisée. La donnée maximale enregistrée atteint 88,4 dB(A) à 2 450 tr.min-1. Dans la plage d'utilisation préconisée du moteur (de 1 550 à 2 150 tr.min-1), le niveau sonore moyen, de 83 dB(A), s'avère élevé. Rappelons que, selon l'échelle du bruit, il double lorsque l'émission augmente de 3 dB(A) et qu'audelà de 85 dB(A), une exposition prolongée devient dangereuse. Ainsi, le port de protections auditives peut s'avérer judicieux. son niveau sonore Le tracteur LS Plus 90 est connecté par la prise de puissance au banc de performance de la Chambre d'agriculture de Poitou-Charentes. Son moteur à quatre cylindres est testé selon le protocole d'évaluation OCDE. Il délivre une puissance maximale mesurée de 83 chevaux (61 kW) atteinte au régime de 2 125 tr.min-1, équivalant à 1 000 tr.min-1 à la prise de puissance. Le couple s'élève alors à 28 daN.m et la consommation spécifique affiche 265 g.kW-1.h-1. Le quatre cylindres délivre son couple maximal, de 35,1 daN.m, à 1 169 tr.min-1. À ce niveau, il atteint une puissance de 57,2 chevaux (42 kW) et une consommation de 273 g.kW-1.h-1. Commentai res Le tracteur LS Plus 90 est annoncé pour une puissance maximale de 88 chevaux Iso TR14396. La différence de protocole d'évaluation du moteur entre cette norme et celle utilisée au banc de performance explique l'écart de cinq chevaux entre la valeur affichée et celle mesurée. La plage de puissance constante estimée du LS Plus 90, de 740 tr.min-1, débute à 1 808 tr.min-1 et se termine à 2 548 tr.min-1. Il est déconseillé de travailler de façon continue au-dessus du régime de puissance maximale car la consommation spécifique augmente rapidement de 8 à 10 % puis grimpe à 300 g.kW-1.h-1 juste avant la coupure du régulateur. Le couple maximal du LS Plus 90 est délivré à très bas régime. Le couple sensiblement constant s'étend sur une courte plage, entre 1 050 et 1 300 tr.min-1 environ. Le conducteur n'a pas intérêt à travailler dans cet intervalle car la consommation spécifique moyenne s'avère supérieure à celle mesurée au régime de puissance maximale. Il devra plutôt veiller, lors des travaux de traction, à maintenir un régime assez élevé. Le moteur du LS Plus 90 affiche une plage d'utilisation à consommation réduite de 600 tr.min-1, oscillant entre 1 550 et 2 150 tr.min-1. Il convient bien aux travaux demandant un régime important, proche de celui de la puissance maximale. Pendant le passage au banc de puissance, le niveau de bruit a été mesuré dans la cabine du LS Plus 90, toutes portes et fenêtres fermées, climatisation et ventilation éteintes. Les valeurs indiquées à différents régimes du tracteur en charge intègrent le bruit extérieur du banc d'essai d'environ 100 dB(A). Sa puiss ance, son couple , sa consommation mes ures mes ures mes ures mes ures mes ures Son niveau sonore mes ures mes ures mes ures mes ures mes ures mes ures mes ures Mémo : plages constantes Dans l'analyse des courbes du moteur, Matériel Agricole estime à 5 % de la valeur maximale le seuil en deçà duquel la puissance ou le couple peuvent être considérés comme constants. L'incidence des normes La norme Iso TR14396 retenue par LS pour qualifier ses moteurs ne prend notamment pas en compte le rendement de la transmission, ni la puissance consommée par les pompes hydrauliques, contrairement au protocole d'évaluation 0 OCDE ici utilisé. Régime moteur (en tr.min-1) 20 40 60 80 puissance kW Plage de puissance constante (5 % d'écart) 1000 1 100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 2400 2500 2600 0 Régime moteur (en tr.min-1) 10 30 40 20 couple daN.m Plage de couple constant (5% d'écart) 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 2400 2500 2600 Plage d'utilisation préconisée par Matériel Agricole 200 Régime moteur (en tr.min-1) 240 220 260 280 300 consommation spécifique g.kW-1.h-1 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 2400 2500 2600 1000 1100 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 2400 2500 2600 60 Régime moteur (en tr.min-1) 70 65 75 85 80 90 Plage d'utilisation préconisée par Matériel Agricole Intensité sonore en cabine dB.A Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 35 Son débit hydraulique Le débit hydraulique maximal du LS Plus 90 essayé, mesuré à l'arrière à partir d'un distributeur auxiliaire, atteint 43 l.min-1 au régime maximal. Le tracteur embarque deux pompes à débit constant. Celle dédiée au circuit principal fournit jusqu'à 45 l.min-1 (60 l.min-1 en option), une valeur conforme à la donnée affichée par le débitmètre. La pression maximale mesurée dans le circuit s'établit à 195 bars (190 bars selon le fabricant). Son débit hydraulique mes ures mes ures Son encombrement Le LS Plus 90 dispose d'un gabarit moyen comparé aux autres tracteurs de la même catégorie. Son empattement court (2,2 mètres) favorise sa maniabilité. Le tracteur bénéficie en effet d'un faible rayon de giration aussi bien pont avant enclenché que débrayé. Sa cabine manque néanmoins de volume. Elle affiche en effet une largeur et une hauteur faibles, respectivement de 131 cm et 141 cm. Son encombrement mes ures mes ures Rayon de giration extérieur - 4,20 m en deux roues motrices - 4,57 m en quatre roues motrices Longueur hors tout (relevage arrière horizontal / support de masse avant) 3,97 m Largeur hors tout 2,2 m Hauteur hors tout 2,61 m Empattement 2,22 m Monte de pneumatiques avant 320/85 R24 Monte de pneumatiques arrière 460/85 R30 Distance horizontale pneu ar. / rotule ar. 27 cm Garde au sol au crochet d'attelage 41 cm Garde au sol sous le pont avant 45 cm Masse totale sans chargeur frontal 3 140 kg - dont sur l'avant 43 % - dont sur l'arrière 57 % Hauteur du marchepied 49 cm Hauteur du plancher de cabine 104 cm Largeur intérieure de cabine (au centre) 131 cm Profondeur intérieure de cabine (au centre) 149 cm Hauteur intérieure de cabine (au centre) 141 cm La série Plus 36 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Essai LS Plus 90 L'importateur Paget distribue en France les tracteurs du Coréen LS. Les trois modèles de la série Plus, développant de 72 à 88 chevaux, s'enrichissent d'une transmission plus évoluée, dotée d'un inverseur sous charge PowerShuttle et d'un doubleur Hi/Lo. Doubleur et inverseur sous charge au programme Un moteur FPT de 3,2 litres o La facilité de dépose du filtre à air placé à l'avant du moteur. o Le réservoir à carburant doté de série d'un bouchon à clé et d'une plaque antiperforation. On a bien aimé o Les radiateurs non escamotables et le bâti du chargeur ne facilitent pas l'accès pour le nettoyage des éléments de refroidissement. o La faible capacité du réservoir à carburant (100 litres). On a moins aimé Le tracteur Plus 90, le plus puissant de la gamme, utilise le moteur Fiat Powertrain Technologies F5C. Ce quatre cylindres de 3,2 litres délivre 88 chevaux Iso TR 14396 de puissance maximale. La présence d'un intercooler associé au turbocompresseur le différencie des deux modèles d'entrée de gamme qui n'en bénéficient pas. Le moteur reçoit également un dispositif de recirculation interne des gaz d'échappement et répond ainsi aux normes antipollution de niveau Stage IIIA. Son injection mécanique pompe le gazole dans un réservoir de 100 litres. L'air est d'abord filtré par un élément multicyclonique puis par la cartouche principale. L'opérateur accède aux éléments filtrants en ouvrant le capot monobloc. Il les trouve à l'avant du compartiment moteur au-dessus de la batterie. Les radiateurs s'avèrent en revanche moins accessibles au moment de leur nettoyage car ils ne s'escamotent pas. Le tamis évitant le colmatage du radiateur moteur ne coulisse pas en raison de la présence du bâti du chargeur. Les filtres à huile moteur et à gazole se déposent depuis le flanc gauche du tracteur. Le bouchon de remplissage, situé pour sa part du côté droit du bloc, intègre la jauge à huile. LS préconise une vidange toutes les 300 heures. 1- Le bâti du chargeur obstrue l'accès à certains composants du moteur. 2- Le réservoir de gazole intègre de série un bouchon à clé et une plaque limitant les risques de perforation. 3- Depuis le flanc droit du tracteur, l'opérateur vidange, remplit et vérifie le niveau d'huile moteur. 4- Les éléments de filtration de l'air sont facilement accessibles depuis l'avant du tracteur. 5- Les filtres à gazole et à huile moteur se situent côte à côte sur le flanc gauche du moteur, devant la cabine. 1 2 3 4 5 Modèle Plus 70 Plus 80 Plus 90 Moteur / Cylindrée / Nombre de cylindres Fiat Powertrain Technologies F5C / 3,2 litres / 4 Puissance maximale (ch Iso TR14396) 72 80 88 Couple maximal (daN.m) 27,5 31 35 Transmission - 20 av. / 20 ar. - 40 av. / 40 ar. avec doubleur et inverseur électrohydraulique PowerShuttle Poids minimum à l'expédition - Arceau : 2 800 kg - cabine : 3 000 kg Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 37 o La conception du pont avant sans cardan simplifiant l'entretien. o La souplesse des commandes de l'inverseur et du doubleur. On a bien aimé o Le levier des gammes et des rampantes placés respectivement à gauche du siège conducteur et au plancher. o Le levier de frein à main situé trop bas. On a moins aimé L'inverseur sous charge et le doubleur dans la transmission PowerShuttle Deux variantes de transmission figurent au catalogue du Coréen LS sur ses tracteurs de la série Plus. La première, de type mécanique synchronisée, intègre quatre vitesses, trois gammes et deux modules de rampantes, totalisant vingt rapports avant et arrière. La seconde adopte en plus un doubleur à passage sous charge portant à 40 le nombre total de vitesses. Elle reçoit également un inverseur électrohydraulique, nommé PowerShuttle, tandis que la première variante de transmission se contente d'une solution mécanique synchronisée. En option, un bouton en cabine sélectionne la progressivité de l'inverseur sous charge : lent ou rapide. Quelle que soit la boîte, l'allure minimale proposée s'établit à 190 m/h. Le conducteur commande la transmission à l'aide de quatre leviers : l'inverseur, la commandedes quatre vitesses pourvue éventuellement du doubleur, le levier de gammes et la commande des rampantes. L'engagement du pont avant et le blocage du différentiel utilisent une commande électrohydraulique, située sur la console latérale droite. La prise de force arrière s'embraye via un contacteur avec arrêt coup-depoing positionné au même endroit. Elle utilise un automatisme d'engagement fonctionnant selon la hauteur du relevage. À gauche du conducteur, un levier sélectionne l'un des trois rapports de prise de force proposés de série : 540, 540 Eco et 1 000 tr/min. Le tracteur propose aussi le régime de prise de force proportionnel à l'avancement. 1- Le levier de vitesses, placé sur la console latérale, intègre les deux boutons de commande du doubleur Hi/Lo. 2- À sa gauche, le conducteur sélectionne l'une des trois gammes, les rampantes (levier au sol) et le régime de prise de force (levier jaune). 3- Le levier d'inverseur sous charge, situé à gauche sous le volant, propose un point neutre. 4- Le pont avant LS, dépourvu de cardans, utilise des couples coniques pour transmettre aux roues le mouvement provenant du différentiel à glissement limité. 5- À droite, à l'arrière de la console latérale, un contacteur à arrêt coup-de-poing embraye la prise de force et deux interrupteurs servent à l'engagement du pont avant et au blocage du différentiel. 5 1 2 4 3 38 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Essai o Le système Auto-lift limitant la course du relevage à partir d'une position présélectionnée. o La présence d'une pompe hydraulique dédiée à la direction. On a bien aimé o L'absence de commandes extérieures depuis les ailes et d'amortisseur d'oscillations sur le relevage arrière. o Les distributeurs auxiliaires dépourvus de pompage continu, de réglage de débit ou de récupérateur d'huile. On a moins aimé o La lisibilité du tableau de bord. o La position et le réglage facile des rétroviseurs. Une cabine haute en couleur On a bien aimé Cinq distributeurs auxiliaires de série o Le manque d'insonorisation de la cabine. o Le siège chauffeur uniquement proposé en version mécanique. On a moins aimé Les trois modèles de la série Plus se déclinent en version arceau ou cabine. Cette dernière, à six montants, accueille son conducteur sur un siège mécanique. Elle est dépourvue d'assise pour un passager. Le chauffeur règle son volant en inclinaison. Il trouve à sa droite, sur la console, une grande partie des commandes. Des leviers figurent Le circuit hydraulique du Plus 90 compte deux pompes à engrenage. La première alimente la direction en fournissant jusqu'à 27 l/min. La seconde débite 45 l/min voire 60 l/min en option. Elle anime notamment les cinq distributeurs auxiliaires à double effet (trois à l'arrière et deux à l'avant). également à sa gauche et au plancher. L'opérateur devrait toutefois assez facilement repérer les différentes commandes à bord grâce à un code couleur identifiant chaque organe du tracteur (transmission, prise de force, hydraulique et relevage). Au tableau de bord, trois cadrans affichent les informations principales : jauge à Ceux de l'arrière se commandentmécaniquement via trois leviers en ligne situés sur la console latérale. Les deux avant, destinés à animer un éventuel chargeur frontal, se contrôlent à l'aide d'un monolevier en croix installé sur la console latérale. La pompe de travail à débit constant carburant, régime et température du moteur. Un petit écran numérique indique l'allure, l'heure et le compteur d'heures du moteur. Le tableau de bord dispose également de voyants affichant la position de l'inverseur et du doubleur Hi/Lo. Le poste de fournit également le relevage arrière à commande mécanique, de 3,2 tonnes de capacité. Celui-ci adopte le système Auto-lift assurant la montée et descente rapide du relevage en bout de champ, à l'aide d'un bouton et d'une gâchette. Les bras inférieurs reçoivent des stabilisateurs se réglant grâce à des axes. En cabine, le conducteur modifie les contrôles de position, d'effort et la vitesse d'évolution des bras à l'aide d'une molette installée conduite du LS reçoit notamment un pare-brise ouvrant, une climatisation et un autoradio. Il adopte un toit opaque ouvrant vers l'arrière. Pour le travail de nuit, la cabine reçoit quatre phares de travail avant et deux projecteurs arrière. sous le siège. Le fabricant propose en option le relevage avant R20 de MX associé à une prise de force tournant à 1 000 tr/min. 1 1 3 3 2 5 2 4 4 1- Le tableau de bord affiche notamment les voyants du moteur, du pont avant, du blocage du différentiel, de l'inverseur et du doubleur Hi/Lo. 2- Le poste de conduite utilise des leviers disposés de part et d'autre du siège conducteur. 3- Le volant se règle en inclinaison mais pas en hauteur. 4- Pour faciliter leur prise en main, les commandes de la console latérale se repèrent grâce à un code 1 - Le relevage arrière de catégorie 2 lève jusqu'à 3,2 tonnes. 2 - Depuis la console latérale, le conducteur monte et descend automatiquement le relevage à sa position présélectionnée grâce au système Auto-lift (bouton et gâchette sur la photo). 3 - Le troisième point intègre le capteur du contrôle d'effort du relevage arrière. 4 - LS fournit de série trois distributeurs auxiliaires arrière à double effet et, en option, une valve de freinage hydraulique de remorque. couleur correspondant à chaque organe du tracteur. 5- Le poste de conduite du Plus 90 accueille un conducteur, mais pas de passager. Tel: 0032 43 77 35 45 - www.joskin.com Drakkar Déchargement rapide, régulier et en toute sécurité Convient à tout type de matière Poids à vide réduit Ne benne pas, ne pousse pas, transporte! La nouvelle remorque polyvalente! o Le multicoupleur hydraulique, monté de série, facilitant l'attelage du chargeur. o Les conduites hydrauliques bien intégrées au bâti du chargeur. Un chargeur d'origine espagnole On a bien aimé o L'absence de repère pour la mise à niveau de l'outil. o Le manque de réglage des béquilles de remisage. On a moins aimé L'importateur français des tracteurs LS, Paget, adapte les chargeurs frontaux de l'Espagnol BMH. Ce fabricant propose une gamme agricole comptant une vingtaine de modèles. Leur capacité de levage varie de 590 kg à 2,8 tonnes et leur hauteur maximale à l'axe d'articulation du godet s'échelonne de 2,52 à 5 mètres. Le modèle SC 350 ici présenté lève 1,6 tonne à 3,64 mètres, selon le constructeur. Il utilise un parallélogramme mécanique. Ses articulations utilisent des bagues en téflon autolubrifiées. Pour éviter 1 2 3 leur déformation et leur grippage, les axes sont bloqués en rotation. Les conduites hydrauliques, passant à l'intérieur des brancards, alimentent les vérins de levage, de bennage et une troisième fonction. En cabine, le conducteur pilote les mouvements à l'aide d'un monolevier installé sur la console latérale. Un accumulateur oléopneumatique, logé dans le tube de liaison, assure la suspension du chargeur. Pour atteler un outil, l'opérateur utilise un système de verrouillage mécanique rapide et des prises hydrauliques push-pull. Lors de l'accrochage du chargeur au tracteur, il verrouille les brancards grâce à deux axes et connecte l'hydraulique via un multicoupleur monté de série. 1- Pour atteler l'outil, le conducteur connecte deux prises push-pull et pivote le levier de verrouillage rapide. 2- Un multicoupleur hydraulique, monté de série, alimente les conduites hydrauliques intégrées aux brancards du chargeur. 3- Pour dételer le chargeur, l'opérateur s'aide des deux béquilles de remisage réglables en hauteur selon trois positions. Le chargeur BMH SC 350 attelé sur le tracteur LS Plus 90 affiche une force d'arrachement maximale mesurée de 1 950 kg. Les mesures du chargeur BMH SC 350* Distance entre l'axe de l'essieu avant et l'axe du godet 1,58 m Distance entre l'axe du bâti et l'axe du godet 2,58 m Hauteur de levage à l'axe du godet 3,60 m Hauteur de levage godet benné 2,52 m Temps de montée À 1 500 tr/min 8,7 s À 2000 tr/min 6,5 s Au régime maximal 4,5 s Temps de bennage À 1 500 tr/min 4,5 s À 2000 tr/min 3,8 s Au régime maximal 2,6 s Temps de cavage À 1 500 tr/min 5,4 s À 2000 tr/min 3,8 s Au régime maximal 2,8 s Force d'arrachement Au ralenti 1 830 kg Au régime maximal 1 950 kg * Valeurs mesurées avec le LS Plus 90 (débit hydraulique de 45 l/min et pression maximale de 190 bars) Sommet de l'élevage - Tél. +33 (0) 4 73 28 95 10 - info@sommet-elevage.fr www.sommet-elevage.fr 2 000 animaux - 1 250 exposants - 80 000 visiteurs Le rendez-vous européen des professionnels de l'élevage 2012 Octobre 3-4-5 Clermont-Ferrand / france @sommet_elevage www.facebook.com/sommet.elevage Un menu plein d'énergie ! POMME DE T ERRE LA Nom-prénom : _____________________________ Société : __________________________________ Adresse : _______________________________________________________________________________ CP : ________________Localité : __________________________________________________________ Tél : ________________________________________Fax : ______________________________________ À retourner à : La Pomme de terre française - BP 95 - 92244 Malakoff cedex (Abonnement sur internet avec paiement sécurisé www.kiosque66.com) Je joins mon chèque de règlement et ... ? je souhaite recevoir une facture ? 1 an 6 n°: 35 (étranger - 44 ) Oui je m'abonne o Une expertise reconnue en équipements POMME DE TERRE LA FRANÇAISE Juillet-Août 2011 FILIÈRE ? QUALIPOM'NORD Franc succès N° 576 -- 7 € -- Issn 0032-4154 ENQUÊTE ? SIGNES DE QUALITÉ Dans la jungle des logos CAHIER PLANT ? ÉGYPTE, ALGÉRIE ET ARABIE Le printemps des variétés françaises DORYPHORE TECHNIQUE 01_LPTF576-Couv.indd 1 6/07/11 11:46:03 POMME DE TERRE LA FRANÇAISE Novembre- Décembre 2011 N° 578 - 7 € - Issn 0032-4154 INDUSTRIE ENQUÊTE FILIÈRE ? GRIMME Interview de Franz Grimme TECHNIQUE ? ÉTHYLÈNE Nouvel inhibiteur de germination naturel CAHIER PLANTS ? OBTENTEURS Portes ouvertes aux Pays-Bas POMME DE TERRE LA FRANÇAISE Mars-Avril 2012 TECHNIQUE ? AGRONOMIC La maîtrise de la plantation CAHIER PLANTS ? JAMBE NOIRE Évolution des souches et risques associés ENQUÊTE ? EXPORT Tour d'horizon des marchés... N° 580 - 7 € - Issn 0032-4154 TECHNIQUE N° 581 - 7 € - Issn 0032-4154 POMME DE TERRE LA FRANÇAISE Mai-Juin 2012 UN MA RCHÉ CROUS TILL ANT ? EAU D'IRRIGATION Optimiser son utilisation en volume restrictif CHIPS E NQUÊTE FILIÈRES ? FÉDÉPOM EN UKRAINE Une mission de découverte CAHIER PLANTS ? BILAN DE CAMPAGNE Volumes en hausse sur le grand export Pour un menu complet et régulier d'informations sur la pomme de terre, abonnez-vous au magazine professionnel de référence. o Le plein d'informations o Une présentation aérée o Des reportages à l'étranger Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 43 Dossier Le plant à suivre Pommes de terre Qu'elles s'appellent Charlotte, élodie ou Amandine, ces variétés de pommes de terre ont chacune leur trait de caractère. L'homme, depuis la nuit des temps, s'est plié avec plus ou moins de bonheur aux exigences de ces dames à la peau dorée ou rosée. Depuis les Incas, ces tubercules nécessitent des outils spécifiques tels que la chaquitaclla. Encore parfois utilisé, cet instrument composé d'un manche de bois et d'un tranchant en pierre a permis le développement du fameux tubercule. Aujourd'hui, l'exigeant marché de celle autrefois appelée « la petite truffe » impose l'emploi d'outils de pointe réduisant les coûts de production et satisfaisant aux contraintes environnementales. C'est dans cette conjoncture que le GPS, la pulvérisation localisée et la conduite biologique de pommes de terre trouvent leur place. Pour ce dossier, Matériel Agricole est allé à la rencontre de trois producteurs et utilisateurs de ces nouvelles technologies. Un dossier de Sébastien Dillies Anthony Duchemin / Tourville-sur-Odon (Calvados) Avec le système de guidage par GPS monté sur le tracteur et la planteuse quatre rangs, Anthony Duchemin va désormais pouvoir atteindre son objectif de butter en huit rangs. 44 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Dossier « Le buttage en grande largeur passe par la précision centimétrique dès la plantation » Anthony Duchemin vient d'équiper sa planteuse à pommes de terre d'un système de guidage par GPS. La machine traînée utilise les signaux d'une balise RTK pour se positionner avec une précision centimétrique. Les manques ou recouvrements entre les passages sont supprimés et les données de géolocalisation sauvegardées pour les interventions ultérieures. conduits à investir dans une assistance à la conduite par GPS, un outil devenu incontournable », note-t-il, en précisant son objectif de butter à terme en huit rangs. Le buttage programmé en huit rangs L'agriculteur a d'abord acheté, l'an dernier, une station RTK mobile et doté son Fendt Vario 930 d'un système Autotrac Universel ATU de John Deere avec volant électrique. Cet équipement, qu'il apprécie pour son côté évolutif, a ainsi permis d'obtenir une précision de l'ordre de quatre à cinq centimètres. Mais la position éloignée de la planteuse traînée par rapport au tracteur, due «Même dans les dévers de 12 %, l'essieu directionnel guidé par GPS réussit à tenir en ligne la planteuse », se réjouit Anthony Duchemin à propos du nouvel équipement de précision centimétrique monté sur sa machine quatre rangs. Le chef d'entreprise, agriculteur et éleveur, installé à Tourville-sur-Odon (Calvados), est féru de nouvelles technologies. C'est néanmoins la production de pommes de terre qui rythme ses journées et notamment, au printemps, la plantation de 320 hectares dans un rayon de 60 kilomètres autour du siège de l'entreprise. « La volonté de diminuer le temps de travail à la plantation et au buttage nous a à l'attelage par colde- cygne passant audessus du cultivateur rotatif, ne permettait pas encore d'atteindre le niveau de précision souhaité par Anthony Duchemin. Pour cette campagne, l'agriculteur semble avoir trouvé la solution en équipant sa planteuse d'une correction automatique de la direction par signaux RTK. « Auparavant, je n'avais que mes rétroviseurs pour estimer la position de la planteuse dans la pente. La corriger ensuite était mission impossible. Maintenant le GPS la dirige seule dans sa voie », apprécie l'utilisateur. La machine Grimme GB 430, attelée derrière le Fendt 930 Vario, reçoit son propre récepteur SF1 John Deere. Celui-ci se cale sur l'antenne RTK du tracteur et dispense de l'utilisation d'un récepteur plus onéreux sur la planteuse. Grâce à ce montage, la précision sur la machine oscille entre un et deux centimètres pour une vitesse de travail de 8 à 9 km/h. « Le gain de temps lors des manoeuvres n'est pas non plus négligeable, surtout avec un matériel traîné, car je travaille désormais en bandes. Le guidage me laisse aussi plus de temps pour peaufiner les différents réglages de la planteuse. » Travaillant dans des terres souvent La précision du guidage facilite la conduite en dévers et évite les recouvrements ou les manques entre les passages. La station RTK mobile, déplacée de champ en champ, offre un rayon d'action d'environ 15 km. Pour équiper son tracteur Fendt de l'autoguidage, l'exploitant a retenu le dispositif Autotrac Universel de John Deere à volant électrique pour son aspect évolutif dans le temps. Les roues de la planteuse dirigées par GPS Avant même le montage du système de guidage automatique, la planteuse traînée Grimme GB 430 à quatre rangs d'Anthony Duchemin disposait déjà de roues directrices à pilotage manuel. Son évolution vers l'autoguidage s'est donc limitée à l'ajout d'une antenne GPS, d'une électrovanne proportionnelle sur son circuit de direction et d'un capteur d'angle d'orientation des roues. Le distributeur hydraulique additionnel, placé en parallèle de la valve de direction d'origine, corrige désormais automatiquement la trajectoire de la machine. Il est actionné par la console Green Star 2630 de John Deere depuis la cabine du tracteur à partir des informations collectées par l'antenne GPS située à l'avant de la planteuse. Toutefois, pour les manoeuvres en bout de champ, l'utilisateur garde la possibilité d'intervenir manuellement sur la direction pour replacer l'outil dans l'alignement du tracteur. Grâce au guidage automatique, l'agriculteur est détaché de la conduite et se concentre sur le suivi du fonctionnement de la planteuse. Le récepteur GPS sur la planteuse, en liaison permanente avec celui du tracteur, sert à piloter les roues directionnelles de la machine. limoneuses, l'agriculteur préfère butter ses rangs de pommes de terre trois à quatre semaines après la plantation pour éviter les effondrements dus aux pluies. Cette technique nécessite donc le passage d'un second tracteur muni d'une fraise butteuse quatre rangs. « Cette intervention s'avère assez coûteuse en temps et en main-d'oeuvre. Le chantier tourne en trois-huit, 24 heures sur 24, pendant cette période », souligne l'exploitant. L'installation du GPS sur la planteuse devrait changer la donne. « La précision entre les différents passages de la machine quatre rangs est telle que nous projetons d'investir l'an prochain dans une fraise butteuse huit rangs. » Les coordonnées GPS récupérées lors de la plantation seront alors réutilisées pour guider le tracteur. De la même façon que sur la planteuse, la fraise pourra recevoir sa propre balise pour agir sur le vérin monté sur son attelage et suivre au mieux les buttes préformées. Ce système adaptable devrait aussi trouver son utilité sur des semoirs ou bineuses en grande culture, avec les mêmes avantages que sur la planteuse à pommes de terre. S.D. Stéphane Desmidt et Guillaume Delacour / Falvy (Somme) Stéphane Desmidt, ici à droite à côté de Bruno Doisy, son chauffeur, estime économiser 70 €/ha avec son kit de pulvérisation liquide embarqué sur la planteuse par rapport au système de traitement par poudre utilisé auparavant. « Nous sommes gagnants en traitant dès la plantation » Stéphane Desmidt et Guillaume Delacour, agriculteurs dans la Somme, viennent d'équiper leur nouvelle planteuse à pommes de terre d'un système de pulvérisation. Destiné à protéger le plant des maladies, ce nouveau concept améliore la qualité et le confort de travail en réduisant les coûts. Dossier 46 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 et en gasoil, s'avère donc inutile. « Pour une bonne levée de la culture, la protection du plant est capitale », souligne l'exploitant. Sensibles aux maladies cryptogamiques, telles que le rhizoctone brun, la dartrose ou la gale argentée, les plants doivent recevoir un traitement fongicide avant leur mise en butte. Efficacité et sécurité accrues Pour pallier cet inconvénient, beaucoup d'agriculteurs utilisent ou utilid'une cape formeuse », explique Stéphane Desmidt. L'intérêt de ce modèle est d'accepter des plants aux formes complexes, parfois fortement germés, à des densités faibles ou parfois très élevées, le tout à une vitesse d'avancement relativement importante. Dans le but de diminuer les coûts de chantier, les deux producteurs ont opté pour le système de buttage définitif. En vogue depuis quelques années, cette technique permet, dès la plantation, de réaliser une butte créant un volume suffisant pour le développement des tubercules. Le passage d'un buttoir, coûteux en main-d'oeuvre Agriculteurs à Falvy, en Picardie, Stéphane Desmidt et Guillaume Delacour ont pris, cette année, un grand virage pour faire évoluer leur technique de plantation de pommes de terre. Produisant sur près de 230 hectares pour le marché de la consommation et de l'industrie, les deux associés, soucieux de leur qualité de production, de leur débit de chantier et de leur santé ont modifié littéralement leur système de plantation. « Nous utilisions auparavant une planteuse portée à godets, mais nous avons investi cette saison dans une machine quatre rangs à courroies munie saient le produit phytosanitaire Oscar (Philagro). Cette poudre est appliquée sur le tubercule à la ferme, ou par des poudreuses mécaniques sur la planteuse. C'est ce second système qu'employaient Stéphane Desmidt et Guillaume Delacour. Cependant, ce produit volatil était inhalé par le personnel travaillant autour de la machine et lui faisait courir des risques pour sa santé. L'homologation fin février d'Amistar (Syngenta) dans la raie de plantation contre La cuve frontale de 800 litres offre au chantier une bonne autonomie. La planteuse traînée butte définitivement les pommes de terre. Les buses placées au-dessus des disques traitent le sol sans toucher la pomme de terre. Amistar revient à 50 €/ha, alors que le pulvérulent Oscar, appliqué en dose moyenne de 8 kg/ha, en fonction de la densité plantée, coûtait environ 120 €/ha. L'économie avoisine ainsi les 70 €/ha. L'investissement, rentabilisé dès la première année, enchante l'agriculteur qui assure « ne jamais vouloir revenir en arrière ». L'utilisateur rhizoctone brun et dartrose a changé la donne. Ce produit phytosanitaire, jusqu'alors interdit en France, était en revanche déjà commercialisé hors de nos frontières. « Nos voisins belges, britanniques ou néerlandais l'utilisent déjà depuis des années, précise Stéphane Desmidt. Et des essais, réalisés dernièrement, semblent montrer une efficacité égale voire supérieure de ce produit de traitement par rapport à la poudre. » De plus, ce mode de traitement s'avère moins contraignant pour l'utilisateur car il est moins volatil. Autant d'arguments qui ont décidé les associés à installer un ensemble de pulvérisation sur leur nouvelle planteuse. Le kit pulvé vite rentabilisé L'achat et la pose du kit de traitement liquide représentent un investissement de 5 000 € HT. Cependant, utilisé à raison de deux litres par hectare, le produit phytosanitaire Le kit de pulvérisation combiné à la planteuse est composé d'une cuve de 800 litres pourvue d'un réservoir de rinçage des mains. L'ensemble est monté sur le relevage avant du tracteur. Une pompe à pistons-membranes est installée directement sur la prise de force arrière de l'engin. Le système utilise une régulation de type DPAE (débit proportionnel à l'avancement à régulation électronique). La dose demandée par hectare se modifie depuis le moniteur de commande en cabine. Un capteur placé sur la roue de la planteuse lui apporte la vitesse réelle d'avancement. L'écran informe le chauffeur de la dose appliquée en instantanée, de la vitesse d'avancement et de la surface totale traitée. Une unité d'électrovannes munie d'un débitmètre divise ensuite le flux de bouillie entre les quatre éléments de plantation. Un pupitre supplémentaire en cabine offre la possibilité de couper, rang par rang, l'alimentation en mélange. Les buses, placées au-dessus des deux disques de recouvrement du plant, pulvérisent la bouillie dans la raie formée par le soc. Le produit ne doit cependant pas toucher la pomme de terre, cela pourrait en effet provoquer un retard de la levée. Le pupitre de commande dose en fonction de la vitesse d'avancement et coupe les jets rang par rang. Le produit ne doit pas toucher le plant pulvérise un volume de 100 litres de bouillie par hectare à une pression d'environ 2,5 bars. Il dispose donc, avec sa cuve frontale de 800 litres, d'une autonomie de huit hectares, soit une demi-journée de travail pour son chantier de plantation. Une cuve d'eau de 1 000 litres laissée en bout de champ permet de faire le plein à la mi-journée. « Ce ravitaillement ne représente pas un réel inconvénient car nous n'effectuons le plein en plaine qu'une fois par jour », explique l'exploitant. Après l'expérience concluante du traitement liquide, Stéphane Desmidt étudie désormais les différents intérêts que l'incorporation d'azote sur la planteuse pourrait lui apporter. S.D. BioTrio / Langeweg (Pays-Bas) 48 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Dossier « L'agriculture biologique performante » L'association d'agriculteurs néerlandais BioTrio cultive 220 hectares en conduite écologique, dont 18 hectares de pommes de terre destinées à la consommation ou à l'industrie. Le respect de la structure du sol, la propreté des champs et la lutte contre le mildiou sont les trois principaux objectifs des associés. Des matériels spécifiques sont donc indispensables pour y parvenir. les outils traînés ou portés de leur propre balise pour une précision centimétrique », explique le producteur. Les engins, parés de chenilles à la place des roues, impressionnent par leur voie de trois mètres de large qui réduit ainsi la compaction, facilite l'accès à ces champs souvent humides et améliore la régularité du lit de plantation. L'agriculteur utilise une planteuse quatre rangs de planches : le tracteur ne roule pas dans l'espace dédié aux plantes. Les traces de roues sont ainsi toujours les mêmes, année après année. « Nous utilisons le guidage du tracteur par GPS depuis 2002 pour parvenir à respecter les tracés. L'agriculture biologique a été le précurseur de l'utilisation de l'autoguidage par satellite. Les signaux RTK nous permettent aujourd'hui d'équiper à 75 cm d'entre-buttes munie d'une cape de buttage pour réaliser ses plantations de pommes de terre. La complexité du désherbage La parcelle de pommes de terre épate d'entrée par sa propreté et la régularité de ses fleurs blanches. La variété Triplo, adaptée au marché du frais et de l'industrie, y est implantée sur neuf hectares. Malgréune année humide propice aux adventices, Kees van Beek affirme : « Ici, aucun herbicide. Plusieurs passages de deux outils suffisent à maintenir le champ propre. En revanche, louper une passe peut avoir de grosses conséquences pour les années suivantes. » L'agriculteur emploie une bineuse épousant la forme des buttes pour réaliser un premier désherbage. Ensuite l'outil porté AVR Ecoridger, avec sa première rangée de socs, racle une fine partie de la butte pour déchausser les mauvaises herbes. La deuxième partie reforme le flanc des buttes. Utilisables même avec des fanes développées, ces matériels sont passés trois à quatre «Regardez ces pommes de terre, et sentez ce sol riche. » Agriculteur biologique et membre du groupement BioTrio à Langeweg, dans les polders des Pays-Bas, Kees van Beek nous emmène dès notre arrivée dans ses champs pour nous prouver l'efficacité de l'agriculture non conventionnelle. « La course aux produits phytosanitaires dont je ne voyais pas la fin m'a convaincu, en 1998, de changer de mode de production, explique-t-il. Ce tournant nous a poussés à adapter nos techniques, matériels et terres à cette nouvelle façon de travailler. » La structure du sol nécessite une attention toute particulière : « Sans un développement important de la vie microbienne, aucune chance de parvenir à des résultats », prévient Sander Bernaerts, conseiller technique de l'entreprise DLV plant. Les champs aux 35 % d'argile sont drainés. Ils sont travaillés sous forme Le buttoir Ecoridger de la marque AVR déchausse les adventices et reforme les buttes, même en présence de fanes. Les pommes de terre biologiques sont plantées avec 75 cm d'entre-rangs sur des planches de trois mètres de large. La variété Triplo, commercialisée sur le marché du frais et de l'industrie, sera récoltée idéalement fin juillet si les attaques de mildiou demeurent faibles. fois jusqu'au recouvrement total du sol par les tiges et les feuilles. Après chaque culture, l'agriculteur laboure ses planches à l'aide d'une charrue hors-raie pour restreindre la poussée des adventices. La maîtrise du mildiou Le mildiou est une maladie cryptogamique qui se caractérise par l'apparition de taches noires et qui, si elle atteint le tubercule, entraîne son pourrissement. Le cuivre, métal lourd d'origine naturel, est autorisé comme seul fongicide préventif dans les systèmes d'agriculture biologique européens. Les Pays- Bas, où les eaux stagnantes sont omniprésentes, l'ont cependant banni. La rotation en sept années constitue un premier rempart face à la maladie. Pour échapper aux périodes propices du champignon, les tubercules sont implantés le plus rapidement possible. « Mis dans des sacs spéciaux de 100 kg dès le mois de janvier, les germes formés nous permettent de gagner Le plus gros tracteur de l'exploitation, utilisé pour les travaux lourds, sert aussi à épandre des lisiers en tirant une rampe d'épandage et un enrouleur de tuyau. environ quinze jours sur le cycle de la culture », explique le producteur. Quand malgré tout le mildiou s'installe, c'est à l'aide d'un brûleur thermique que les associés limitent la progression des zones infestées. La vitesse d'avancement, compriseentre 7 km/h pour un soin, et 4,5 km/h pour un désherbage, varie en fonction de la quantité de spores et de fanes présentes. La récolte, effectuée avec une automotrice quatre rangs à chenilles, nécessite encore des recherches pour trouver une machine plus adaptée, roulant uniquement dans les traces d'entre-planches. Les pommes de terre récoltées, d'un calibre moyen de 40 à 65 mm, offrent des rendements variant de 25 à 50 tonnes par hectares en fonction de la date d'arrachage, souvent imposée par la pression du mildiou. S.D. Le tracteur voit ses roues d'origine remplacées par des chenilles pour une meilleure adhérence et moins de compaction. Sa voie de 3 mètres de large lui permet d'enjamber les planches. Actualités 50 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Du 27 au 30 juillet Foire de Libramont La foire agricole, forestière et agroalimentaire de Libramont (Belgique) se déroule du vendredi 27 au lundi 30 juillet. Elle attend 200 000 visiteurs et 1 500 exposants sur un site de 30 hectares. Tél. : +32(0) 61 23 04 04 - Fax : +32(0) 61 23 04 09 www.foiredelibramont.be Le 30 août Tech&Bio Viticulture Tech&Bio viticulture, rendez-vous des techniques bio et alternatives à l'initiative des chambres d'agriculture, a lieu le 30 août à Montreuil-Bellay( Maine-et-Loire) pour les Pays de la Loire. www.tech-n-bio.com Du 31 août au 10 septembre Foire de Châlons-en-Champagne Châlons-en-Champagne organise sa 66e foire du 31 août au 10 septembre. Cette manifestation propose autour du pôle Equip-agro une grande exposition de machines agricoles. Tél. : 03 26 68 20 44 - www.foiredechalons.com ucia.chalons.en.champagne@wanadoo.fr Du 4 au 6 septembre Innov-Agri L'incontournable salon au champ Innov-Agri retrouve les terres d'Outarville (Loiret) les mardi 4, mercredi 5 et jeudi 6 septembre. L'événement, organisé sur un terrain de 160 hectares, attend 300 exposants et plus de 90 000 visiteurs. L'équipe de Matériel Agricole et celle du site de matériel d'occasion Tracteurpool.fr seront présentes sur le stand E35. http://ia.innovagri.com Du 11 au 14 septembre Space Le célèbre Space, le salon des productions animales, fête cette année ses 25 ans. Il regagne le parc des expositions de Rennes (Ille-et-Vilaine) du mardi 11 au vendredi 14 septembre. L'équipe de Matériel Agricole sera présente à cette manifestation dans le hall 5, sur le stand A6. Les 12 et 13 septembre PotatoEurope Villers-Saint-Christophe, dans l'Aisne, accueille les 12 et 13 septembre PotatoEurope, l'événement européen de tous les acteurs des filières pomme de terre. Cette manifestation propose 22 hectares de démonstration sur lesquels évolueront des matériels d'arrachage, de réception et de mise en stockage. www.potatoeurope.com Agenda Coop & Tech. Six nouvelles bases RTK Le groupement de coopératives Coop & Tech complète, avec ses six nouvelles balises, son réseau RTK dans le Loiret, la Seine-Maritime et la Seine-et-Marne. Créé en 2010, ce groupe de dix coopératives du grand bassin parisien dispose maintenant de 70 émetteurs de marque Trimble. Les signaux radios sont loués à prix coûtant aux agriculteurs membres. Coop & Tech fournira, du 4 au 6 septembre lors du salon Innov- Agri à Outarville (Loiret), la correction RTK à tous les exposants. S.D. Fusion de CNH et de Fiat Industrial Dans un souci de simplification, le conseil d'administration de Fiat Industrial a proposé aux actionnaires de CNH de fusionner leurs deux structures en une seule. Actuellement en effet, Fiat Industrial S.p.A est une société de droit italien, cotée à la bourse italienne et dont les comptes libellés en euros sont conformes aux normes européennes IFRS. Elle est actionnaire de CNH Global NV à hauteur de 88 %, par l'intermédiaire de sa filiale Fiat Netherlands holding NV. CNH, pour sa part, société de droit néerlandais, est cotée à hauteur de 12 % de sa valeur à la bourse de New York. Elle présente des comptes libellés en dollars répondant aux réglementations américaines US GAAP. SergioMarchione, le président de Fiat Industrial, regrette que ce montage compliqueinutilement les relations à l'intérieur du groupe et que la présence de l'actionnariat minoritaire empêche l'entreprise de réagir efficacement aux diverses opportunités stratégiques se présentant de temps à autre. Il propose donc de transformer Fiat Industrial en une nouvelle compagnie actionnaire à 100 % de CNH, Iveco, et de FPT Industrial. Celle-ci serait de droit néerlandais, cotée à la bourse de New York et, de manière secondaire, sur une place européenne. Son actionnariat regrouperait les actuels propriétaires de Fiat Industrial et ceux de CNH. L'opération va demander son lot d'assemblées générales extraordinaires et de dossiers d'approbation à soumettre aux autorités de marchés concernées. Mais elle pourrait être bouclée d'ici la fin de l'année. B.S. Thievin. Une unité de peinture pour ses trente ans À l'occasion de ses trente années d'activité, le fabricant de matériels et d'équipements Thievinrecevait ses 300 distributeurs et fournisseurs pour fêter l'événement. Le constructeur, qui a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros, en a profité pour présenter ses gammes de matériels et inaugurer un hall muni d'une chaîne de peinture de nouvelle génération. S.D. Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 51 Bonnel. Des disques dans la gamme Bonnel va cesser de représenter en France les déchaumeurs fabriqués par Simba. En effet, après avoir acquis ce constructeur anglais, l'Américain Great Plains a décidé de vendre ses produits, et notamment ses gammes de semoirs, par ses propres moyens. Il a d'ores et déjà monté en France une équipe commerciale dirigée par Pierre-Arnaud Noiret, un ancien de Berthoud et d'Agrisem. Bonnel a toutefois précisé qu'il allait présenter dès le mois de juillet une nouvelle gamme d'appareils à disques sous ses propres couleurs. B.S. Lely. Dans le vent En achetant un fabricant allemand d'éoliennes, Lely veut accompagner la tendance des agriculteurs à produire de l'énergie renouvelable. Aircon, installé à Leer, en Frise orientale près de la frontière néerlandaise, produit des machines de petite taille. Leur rotor de 7,3 mètres de diamètre perché sur un mât de 30 mètres fournit une puissance allant jusqu'à 10 kilowatts. B.S. Same Deutz-Fahr. Regroupement des activités à Cognac Le groupe Same Deutz-Fahr va regrouper toutes ses activités françaises à Châteaubernard près de Cognac (Charente) chez Grégoire, le fabricant de machines à vendanger qu'il a acquis en septembre 2011. Avec ses 82 000 m2 de surface, ce site industriel ne devrait pas avoir de mal à faire cohabiter les 50 salariés de Same Deutz-Fahr France SAS, la filiale chargée de distribuer les gammes de tracteurs et de moissonneuses-batteuses actuellement installée à Senlis (Oise), avec leurs 175 collègues chargés du développement et de la fabrication des machines Grégoire. Dans ses activités de distribution, le groupe Same Deutz-Fahr réalise en France un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros. Avec ses fabrications de machines à vendanger, à récolter les olives ou de pulvérisateurs viticoles, Gégoire réalise 50 millions d'euros de chiffre d'affaires. B.S. Deutz. Otto aurait eu 180 ans Tous les 14 juin, les motoristes ne peuvent s'empêcher d'avoir une pensée émue pour Nicolaus August Otto, l'inventeur d'un moteur à combustion interne à quatre temps. Après quelques tentatives infructueuses, cet homme d'affaires allemand est parvenu à en réaliser le premier prototype en s'associant avec Eugen Langen, un ingénieur de Cologne. Tous deux ont fondé en 1862 la société N.A. Otto et Cie, le premier constructeur de moteurs de l'histoire, qui devait en 1867 déménager à Deutz, une commune de la banlieue de Cologne. En 1872, après son association avec Gottlieb Daimler et Wilhelm Maybach, deux industriels à l'origine de Mercedes-Benz et de MTU, l'entreprise devait prendre le nom de la Gasmotoren Fabrik Deutz AG. Cette société, dont descend aujourd'hui le motoriste Deutz AG, fut durant tout le XXe siècle à l'origine de la fabrication de camions, de tracteurs ou de locomotives. Si grand qu'ait été le succès industriel des initiatives de Nicolaus Otto, il ne saurait, bien sûr, faire oublier le génie du Français Alphonse Eugène Beau dit Beau de Rochas. Cet ingénieur, né à Digne le 9 avril 1815, rédigea en 1862, un mémoire d'une cinquantaine de pages sur le moteur à quatre temps et en déposa le brevet. Ce visionnaire travailla également en 1883 sur le principe du moteur à réaction. B.S. Euromaster. Service d'urgence sur les pneus Cet été, les techniciens des centres Euromaster ne vont dormir que d'un oeil. L'enseigne a, en effet, décidé de mettre en place un service de dépannage 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 durant toute la moisson. Les utilisateurs qui voudront en profiter devront appeler l'un des centres d'astreinte locaux. Après un rapide prédiagnostic au téléphone, le dépannage devrait être assuré dans un délai de trois heures. B.S. Actualités 52 Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 Les infrastructures du nouveau centre d'essais et de validation de Claas à Trangé (Sarthe) n'auront pas été longues à sortir de terre. Le 25 mai, neuf mois seulement après le début des travaux, Patrick Claas, membre du comité des actionnaires, a invité le ministre de l'Agriculture, Stéphane le Foll, ainsi qu'un certain nombre de responsables économiques et politiques locaux, à inaugurer le site. Pour le constructeur de tracteurs, l'investissement était aussi utile que nécessaire. En effet, depuis 1957 et jusqu'en 2010, ses équipes, d'abord pour le compte de Renault Agriculture, puis pour celui de Claas, essayaient leurs tracteurs à Us dans le Val-d'Oise. Mais l'infrastructure, traversée par une route et aussi éloignée de l'usine du Mans que du bureau d'études de Vélizy, s'avérait aussi étriquée que peu fonctionnelle. Aussi, lorsqu'en 2010, le bail venant à expiration, il a fallu s'installer provisoirement sur l'usine du Mans avant d'emménager sur un nouveau site dédié, la nostalgie a été vite étouffée. Pour autant, les En installant à Trangé (Sarthe) un site et une équipe dédiés à la validation et aux essais de ses prototypes, Claas veut se donner les moyens de développer ses nouvelles gammes dans les meilleures conditions. salariés d'Us n'ont pas démérité pour mettre au point toutes les générations de tracteurs qui sont passées entre leurs mains. Il y a vingt ans, avec un effectif de dix personnes, le site d'Us parvenait à assurer chaque année 10 000 heures de tests d'endurance et à réaliser 50 000 tours de manège. Mais les gammes s'élargissant, les tracteurs devenant plus complexes et les lancements de plus en plus fréquents, le constructeur avait besoin de moyens de tests plus performants. À l'abri des regards Les essais et les validations font partie d'un ensemble d'opérations se succédant tout au long du développement d'un prototype. Ces démarches permettent de vérifier que les performances, la fiabilité ou le confort sont bien au rendez-vous de l'engin dessiné par le bureau d'études et construit par l'usine. Éventuellement, le lieu peut aussi servir à réaliser ce que les constructeurs appellent le benchmarking ou le référencement, c'est-à-dire l'évaluation des produits de la concurrence. Mais quelles que soient les opérations réalisées, elles doivent être conduites dans la plus grande discrétion et à l'abri de regards trop curieux. Le site ouvert par Claas à Trangé devrait lui permettre de réaliser l'ensemble de ces opérations dans les meilleures conditions. En tout, le centre devrait héberger 35 salariés évaluant 80 tracteurs simultanément et éditant chaque jour une dizaine de pages de rapport d'essais. La première tranche d'un investissement de 9,2 M€ a déjà permis de construire un bâtiment de 1 000 m2 bien équipé en locaux administratifs et en ateliers de préparation ou d'évaluation des prototypes. À l'extérieur, des infrastructures permettent de tester les qualités dynamiques des engins. Un manège hérissé d'obstacles évalue la résistance des tracteurs au cours de tests de fatigue de longue durée. Une piste d'essai éprouve le comportement dynamique de l'engin, son freinage, sa consommation ou la précision de sa direction. Pour mener des études plus pointues ou plus approfondies, les équipes de Trangé ont également signé des partenariats avec une vingtaine d'agriculteurs locaux chez qui ils pourront essayer les tracteurs en conditions réelles. Ils ont aussi pris contact avec le milieu universitaire et éducatif local, notamment l'université du Maine et son laboratoire d'acoustique, les lycées agricoles, l'école des géomètres ou l'institut de l'automobile. Dans une seconde étape de l'investissement, la construction, d'ici dix-huit mois, de nouvelles cellules de mesure permettra d'approfondir les investigations. Un banc de roulage mesurera le rendement des différents sousensembles du tracteur. Il permettra de quantifier et donc de limiter les pertes dans les transmissions ou d'optimiser les temps de réponse des systèmes mécatroniques. Un autre banc, capable de recevoir un tracteur complet sur des vérins vibrants, vérifiera la résistance de sa structure ainsi que son confort. Bernard Serpantié Avec ses cuves de récupération d'eaux de pluie, ses ailes climatiques ou son bassin de traitement des eaux usées, le bâtiment de Trangé (Sarthe) a été construit en respectant les critères de protection de l'environnement les plus actuels. Claas. Un site pour mettre au point les tracteurs Inlassablement, les chauffeurs du centre d'essais poussent les mécaniques dans leurs derniers retranchements. Les obstacles soigneusement calibrés du manège éprouvent le châssis et les essieux des tracteurs. Patrick Claas, membre du comité des actionnaires, (à gauche) et Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture (à droite), ont dévoilé une plaque commémorant l'inauguration. Pièces et équipement Matériel Agricole - N° 179 - Août 2012 53

Réagir à cet article

Les dernières annonces de matériel agricole d'occasion

Sur le même sujet

Désherbage mécanique

Bineuses Grégoire Agri : L’original Desherbrang

Tracteur

La Série 7 de Deutz-Fahr fait peau neuve

Télémétrie

L'API Claas combine FieldView à la télémétrie

Travail du sol
Transport

La Campagne : des portes plus légères et plus robustes

Tracteur

Tracteur Landini 5-085 : Le couteau suisse

Pneumatiques

BKT : la gamme Ridemax s'agrandit

Travail du sol

Maschio Gaspardo : Quick-Fit facilite le changement des lames