Matériel Agricole Numéro 174

Matériel Agricole Numéro 174
Matériel Agricole Numéro 174 Février 2012, Kubota Rachat Rachat de Kverneland Sur le vif 5 , Kverneland Rachat Rachat par Kubota Sur le vif 5 , Claas Moissonneuse-batteuse Record de battage - Lexion 770 Sur le vif 4 , Noremat Broyeur déchiqueteur Valormax T (Tana) Nouveautés 6 , Noremat Broyeur déchiqueteur Valormax N40-120 Nouveautés 6 , Fortschritt Presse moyenne densité K464 Nouveautés 6 , Reck Mixeur à lisier 9 mètres de long Nouveautés 6 , Mercedes-Benz Camion Zetros Nouveautés 7 , Hamm Rouleau compresseur modèle 3412 pour tas d'ensilage Nouveautés 7 , Kuhn Remorque mélangeuse à vis verticale Profile 470 et 670 Nouveautés 8 , Kuhn Faucheuse à tambours Frontale PZ321 F Nouveautés 8 , Kuhn Faucheuse à tambours Combinaison av/ar - PZ960 Nouveautés 8 , Kuhn Désileuse automotrice SPW14 Compact Nouveautés 8 , Agram Epandeurs d'engrais Jet Ferti 18, 24, 32 et 32Mega Nouveautés 8 , Anderson Presse à balles rondes Modèle spécial Biomasse Nouveautés 8 , JF-Stoll Faucheuse Portée GXS 3605 Nouveautés 8 , Matrot Arracheuse à betterave Intégrale Kroma Salon 10 , Matrot Arracheuse à betterave Automotrice Magister Salon 10 , Franquet Arracheuse à betterave Traînée TE6 Salon 12 , Kleine Arracheuse à betterave Intégrale SF 10-2 et Beetliner 18,30 et 40 m3 Salon 12 , Agrifac Arracheuse à betterave Intégrale Big Six Salon 12 , Grimme Arracheuse à betterave Traînée Rootster 604 Salon 13 , Grimme Arracheuse à betterave Intégrale Rexor 620 Salon 13 , Grimme Arracheuse à betterave Intégrale Maxtron 620 Salon 13 , Gilles Arracheuse à betterave Portée AD-49 + débardeuse RB640 Da ou DL Salon 13 , Moreau Arracheuse à betterave Intégrale Xerris Salon 14 , Moreau Arracheuse à betterave Automotrice Lexxis Salon 14 , Holmer Arracheuse à betterave Intégrale Terra Dos T3 Salon 14 , Ropa Arracheuse à betterave Intégrale Euro Tiger V8-4 Salon 16 , Vervaet Arracheuse à betterave Intégrale Beat Eater 617 Salon 16 , Vervaet Arracheuse à betterave Intégrale Beat Eater 625 Salon 16 , Mitas Pneumatique Agriterra 03 600/65 R30,5 Nouveautés 18 , BKT Pneumatique Test Agrimax Fortis Nouveautés 18 , Fliegl Remorque Assistance électrique à la traction Nouveautés 18 , Firestone Pneumatique DT23 - IF 850/75 R42 Nouveautés 19 , Continental Pneumatique SVT CHO - 800/70 R32 Nouveautés 19 , Firestone Pneumatique Application iPhone pour le gonflage Nouveautés 19 , Fendt Tracteur 209 Vario Essai 20 , Fendt Chargeur frontal 3x65 Essai 29 , Agicut Broyeur à axes verticaux Starcut 500 Plate-forme 34 , Desvoys Broyeur à axes verticaux Semi-porté BSP 600 Plate-forme 36 , Gyrax Broyeur à axes verticaux G5400 Plate-forme 38 , Payen Direct Broyeur à axes verticaux PB 6000 Plate-forme 40 , Rousseau Broyeur à axes verticaux BGL 620 Plate-forme 42 , Schulte Broyeur à axes verticaux FX 520 Plate-forme 44 , Suire Broyeur à axes verticaux Turbogyr 6400 TR 5 Pro 8 roues Plate-forme 46 , Woods Broyeur à axes verticaux BW 240 HD Plate-forme 48 , Fendt Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 52 , Massey Ferguson Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 54 , Valtra Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 55 , Argo France Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 56 , Landini Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 56 , McCormick Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 56 , Claas Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 58 , Case IH Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 59 , New Holland Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 60 , John Deere Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 61 , Kubota Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 62 , Same Deutz-Fahr Tracteur Immatriculations 2011 Dossier 63 , Agco Rachat Achat de Santal Equipamentos Actualités 64 , Alliance Pneumatique Résultats 2011 Actualités 65 , Claas Entreprise Résultats 2011 Actualités 65 , Claas Entreprise Centre essai dans la Sarthe Actualités 65 , Claas Entreprise Filiale en Chine Actualités 65 , JCB Entreprise Musée de Rocester (Royaume-Uni) Actualités 66 ,     le magazine 100 % machinisme N° 174 - février 2012 issn 1267-7000 - 5,50 euros Les immatriculations de tracteurs en 2011 Dossier exclusif Salon Betteravenir L'intégrale attitude Fendt 209 Vario Un petit nerveux Plate-forme Le broyage grand format C'est reparti ! Essai Groupama 100% avec les P R O S Groupama 100% avec les P R O S Groupama 100% avec les P R O S Groupama SA - Société Anonyme au capital de 1 186 513 186 € - Siège social : 8-10 rue d'Astorg 75008 Paris - 343 115 135 RCS Paris - Caisse régionale d'Assurance Mutuelle Agricole Groupama. Entreprises régies par le Code des assurances. Document et visuels non contractuels - Crédits photo : Masterfi le - Getty Images - Corbis - Illustration : Odeka/Agence : l'Un&l'Autre - Being - Janvier 2012. DES RÉPONSES À TOUTES VOS ATTENTES* Groupama vous aide à organiser la couverture des risques liés à votre métier : votre protection, celle de votre exploitation, de vos cultures et de votre matériel agricole. Groupama contribue à vous apporter la sécurité et la tranquillité dont vous avez besoin pour vous consacrer à la bonne marche et au développement de votre exploitation. * Pour plus d'informations concernant nos offres, rendez-vous sur www.groupama-agri.fr NOUS AVONS DES RÉPONSES À TOUTES VOS ATTENTES Assurance Agricole www..ggrroouuppaamaa--aaggrrii..ffrr Pour vous abonner rendez-vous P. 43 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 3 4 Sur le vif Claas : une Lexion 770 pulvérise le record de battage Opération paille : succès de la solidarité Kubota, CNH, Chery : Kverneland a fait monter les enchères 6 Nouveautés Noremat : des broyeurs de gros gabarit Reck : un mixeur à lisier longue portée Mercedes-Benz : le Zetros version agricole Hamm : l'ensilage au rouleau compresseur Kuhn : des bols de petit gabarit Anderson : une presse à biomasse JF-Stoll : une faucheuse bien suspendue 10 Salon Betteravenir L'intégrale attitude 18 Nouveautés pièces et équipement BKT : des pneumatiques comparables Fliegl : une remorque à assistance électrique Firestone : le plus gros pneu agraire du monde Continental : la basse pression dans le gabarit 20 Essai Accédez directement au site www.materielagricole.info Vos identifiants pour février 2012 Mot de passe mat869 Login DRTJM 64 Actualités Agco : des machines pour la canne à sucre Marché 2012 : les experts sont optimistes Claas : records de ventes Alliance Tire Group : montée en volume JCB : ne m'appelez pas musée Retrouvez l'agenda en page 64 76 Tracteurpool.fr Les annonces de matériels agricoles d'occasion 82 Offres d'emploi Sommaire 72 L'information dans les réseaux et parcours 74 Concession Groupe Liderfarm (Sud-Ouest) : un libre-service puissant Plate-forme 31 Les broyeurs à axes verticaux Dossier exclusif 50 Le classement des marques au palmarès des immatriculations 2011 Le point technique sur huit broyeurs à axes verticaux travaillant entre 5 et 6,36 mètres de large. Comme chaque année, les grands patrons des tractoristes, interviewés en exclusivité, commentent leurs parts de marché estimées par Matériel Agricole. Concentré de la technologie Fendt, le 209 Vario allie plusieurs atouts pour faire sa place dans les cours de fermes d'élevage : gabarit compact, moteur nerveux, bonne visibilité... Fendt 209 Vario Un petit nerveux Sur le vif 4 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 L'estimation des parts de marché des tractoristes constitue, chaque année, un moment fort pour la rédaction de Matériel Agricole. Cette information comble l'absence de données officielles par marque. Elle est le reflet des investissements en matériels des agriculteurs. La livraison d'un tracteur neuf reste un événement dans la vie de leurs exploitations agricoles. Son arrivée traduit leur foi en l'avenir. Dès le volume total d'immatriculations connu, l'équipe de journalistes part à la rencontre des grands patrons pour leur demander de commenter l'année écoulée, d'analyser leur performance et de dévoiler quelques lignes de leur stratégie. Ces échanges nous permettent de vous proposer un dossier complet sur les immatriculations que vous retrouverez en page 50 de cette édition, une somme d'informations exclusives, attendues par l'ensemble des acteurs de la filière. Pour les évaluations de 2011, les marques s'accordent à dire que la courbe des ventes de tracteurs a fait les montagnes russes tout au long de l'année. Alors qu'il avait bien démarré, le marché s'est effondré au printemps sous l'effet de la sécheresse avant de reprendre de belles couleurs en fin d'année en raison des prix élevés des matières premières agricoles. Au final, les ventes de tracteurs en 2011 ont retrouvé les bons niveaux des années fastes, en progression de plus 20 % en comparaison à la « petite » année 2010. Et le sourire affiché par les dirigeants des filiales montre bien l'optimisme de ces acteurs de la filière. Cette ambiance tranche étrangement avec la morosité économique actuelle. L'agriculture n'a pas perdu son triple A. Aurélien Groult édito Février 2012 Dans ce numéro : un Encart régionalisé 4 pages SUL KY Ah ah agriculture ! Technologies. Agriculture virtuelle ? Il était possible de prendre, de manière virtuelle, les commandes de tracteurs Deutz-Fahr et de machines Krone, Pöttinger, Vogel & Noot ou Horsch avec le jeu Farming Simulator 2011. Il sera désormais tout aussi aisé de s'imaginer aux manettes d'engins Challenger, Fendt, Valtra ou Massey Ferguson avec le jeu concurrent Agriculture Simulator 2012. Et, pour les amateurs de vies parallèles exotiques, d'autres logiciels proposent de prendre les commandes d'une grue (Crane Simulator), d'un train (Rail Simulator) d'un chariot de manutention (Forklift Simulator) et même d'une benne à ordures (Garbage Simulator). Le tout sans odeur, ni rémunération. Le 1er septembre, dans le Lincolnshire (Royaume-Uni) une moissonneusebatteuse Claas Lexion 770 équipée d'une coupe de 12 mètres a pulvérisé le record de battage en récoltant 675,84 tonnes de grain en huit heures. Claas. Record battu ! Paille. Succès de la solidarité ? Les syndicats agricoles FNSEA et JA ont fait leurs comptes. L'OpérationPaille de l'été dernier a permis de mobiliser plus d'un million de tonnes de paille et de fourrage. La gratuité des péages, les dérogations de transport durant les week-ends et l'organisation de convois ferroviaires ont participé à la réussite de l'opération. Les andains étaient négociés entre 20 et 25 euros la tonne. est une revue mensuelle éditée par CIP 8, rue Jules-César, 75012 Paris site : www.comcip.com AGRIICOLE Principaux associés : D. Bailly, G. de Lagarde, Y. Mangart, L. Seconda Commission paritaire : 0911 T 88530 Dépôt légal : 1er trimestre 2012 Directeur de publication : Guy de LAGARDE Abonnements : Tél. : 01 40 92 70 56 - Fax : 01 40 92 70 59 Rédac tion : e-mail sur le principe de : l.seconda@comcip.com Tél. : 01 53 33 82 33 - Fax : 01 53 33 82 21 Directeur délégué : Luc SECON DA Rédacteur en chef : David LAISNE Y Rédacteur en chef adjoint : Aurélien GROULT Rédacteurs : Matthieu Schubnel, Bernard SERP ANTIé a par ticipé à ce numéro : Dominique berger Secrétaire de rédaction : Jean-Baptiste CAPELLE Création graphique : Éric TOUTOUS Publicité : Tél. : 01 53 33 82 30 - Fax : 01 53 33 82 21 Christophe LEC ACHÉ (c.lecache@comcip.com) Prisca Boeuf (p.boeuf@comcip.com) Rubrique OFFRES D'EM PLOI : Valérie Quivogne : 06 70 36 38 97 valerie@quivogne.net Administra tion : Tél. : 01 53 33 82 20 Fax : 01 53 33 82 21 Patricia L AVOIE Impr ession : BLG TOUL ZI de la Croix-de-Metz, 54200 TOUL Tél. : 03 83 65 20 50 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 5 L'offre publique d'achat du groupe Kverneland, annoncée par Kubota le 16 décembre, n'a pas attendu longtemps pour se trouver des challengers. À peine le Japonais avait-il proposé de racheter l'intégralité des actions du constructeur norvégien au prix de 8,50 couronnes norvégiennes l'unité que, le lundi 19, CNH, puis le conglomérat chinois Chery Heavy Industries, enchérissaient d'une couronne. L'offre globale passait ainsi d'un montant de 169 M€ à 188 M€. Mais, le 21 décembre, l'actionnaire principal de Kverneland, Umoe AS, tuait le match en acceptant de vendre à Kubota la totalité de ses parts, c'est-à-dire 31,8 % du capital, « de manière irrévocable et inconditionnelle », à un nouveau prix unitaire de 10,50 couronnes. Même si les actionnaires peuvent réfléchir jusqu'au 20 janvier pour vendre leurs actions, il semble que constructeur japonais dispose désormais d'un sérieux avantage pour emporter l'affaire. Ni Chery, ni CNH n'ont surenchéri et les représentants de Kverneland ont très vite choisi leur camp. Dans un communiqué, Ingvald Loyning, le P.-d.g. du groupe, se réjouit : « Nous sommes heureux que Kubota ait identifié les grands atouts de notre entreprise et qu'il souhaite continuer à les développer avec nous. » Michel Tramier, le directeur général de Kverneland France, ajoute : « Nous tenons à confirmer que cela constitue une très bonne nouvelle pour l'ensemble des équipes de notre groupe. Elles ont initié ces deux dernières années un redressement spectaculaire de sa rentabilité, des investissements, une prise de position remarquée sur les marchés nouveaux et une restructuration exemplaire de ses usines et filiales de distribution. » Il se félicite, par ailleurs, pour les partenaires des réseaux Kverneland et Vicon de l'arrivée d'un industriel « sérieux, ambitieux et puissant ». De son côté, pour rassurer les actionnaires les plus hésitants, Kubota a affirmé « ses intentions de laisser Kverneland poursuivre ses activités existantes, de ne pas introduire de changements majeurs dans les affaires de l'entreprise, ni d'en déménager le siège, encore moins d'affecter les activités de chacun des membres du groupe ou de licencier un quelconque employé, autrement que dans le cours ordinaire des activités ». Des produits, des usines, des marques, un réseau Pour élaborer leur offre, les trois prétendants auront certainement évalué avec précision les quatre atouts du groupe norvégien et la manière dont ils étaient chacun capables de les valoriser. Kverneland est, tout d'abord, riche d'une gamme complète de matériels agricoles modernes. Ensuite, son outil industriel implanté en Europe et en Chine a fait l'objet de restructurations et d'investissements récents. Il bénéficie par ailleurs d'un portefeuille de marques, Kverneland, Vicon, Rau, Taarup, Accord, respectées sur les marchés européens. Enfin, son réseau commercial lui a permis de réaliser un chiffre d'affaires de 236 M€ sur les neuf premiers mois de 2011. Un accélérateur de croissance Pour Chery Heavy Industries, Kverneland pouvait jouer un rôle d'accélérateur dans la maîtrise de technologies modernes et dans sa conquête du marché chinois, puis international. Il fait partie de ces industriels chinois actuellement en forte croissance. Il propose des équipements maritimes lourds, des matériels de TP et miniers ainsi que des machines agricoles, notamment des tracteurs et des moissonneusesbatteuses. Pour CNH, l'arrivée des produits Kverneland lui aurait permis de franchir une nouvelle étape dans sa stratégie de full liner. Elle lui est particulièrement nécessaire pour se développer sur ses réseaux les plus concentrés, notamment en Amérique du Nord. Il y avait déjà conclu avec Kverneland un accord de fourniture de matériels de fenaison. Pour Kubota, l'achat de Kverneland apparaît plutôt comme l'ébauche d'une nouvelle stratégie. Son président, Yasuo Masumoto, avait annoncé en février 2011 son intention de doubler ses ventes d'ici cinq ans et de passer d'un chiffre d'affaires de 930 milliards de yens (8 Md€) à 2 000 milliards de yens (17 Md€). L'accès à l'agriculture européenne Ce groupe japonais déploie une large palette d'activités en moteurs, en matériels de construction et d'espaces verts ou en conduites d'eau. Le machinisme agricole lui apparaît essentiel dans son développement car il le juge nécessaire à la satisfaction des besoins alimentaires d'une population mondiale en pleine croissance. Le Japonais, freiné actuellement dans son développement par sa gamme trop orientée vers la culture du riz, a ainsi annoncé être prêt à mettre sur la table plusieurs centaines de milliards de yens pour acquérir d'autres entreprises, parmi lesquelles des constructeurs européens de machines agricoles. B.S. Kubota, CNH, Chery Kverneland a fait monter les enchères En ce passage à la nouvelle année, le monde de la machine agricole n'a pas connu de trêve des confiseurs. La prise de contrôle du groupe Kverneland a fait, en effet, l'objet d'une âpre dispute entre Kubota, CNH et le Chinois Chery Heavy Industries. 6 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Nouveautés Noremat Des broyeurs de gros gabarit La société Noremat a récemment enrichi son catalogue de broyeurs industriels lents avec l'arrivée des Valormax T issus d'un accord avec la marque Tana. Ces appareils sont adaptés au broyage de déchets verts, de bois de démolition, de traverses de chemin de fer, de branches et de souches, ainsi que de papiers, de plastiques, de pneumatiques, d'ordures ménagères, de câbles... Ils disposent d'un rotor mesurant 87 ou 92 cm de diamètre et trois mètres de long. Cet organe, entraîné par un moteur Caterpillar de 540 chevaux, tourne à 30 tr/min. Il est équipé de 22 ou 33 couteaux et combiné à 23 contre-couteaux. La gamme Valormax T comprend les modèles T220 et T440 montés soit sur une semi-remorque, soit sur des chenilles, soit à poste fixe. Ces broyeurs intègrent le système de gestion électronique TCS protégeant des surcharges, des surchauffes et d'éventuels dégâts causés par des matériaux non broyables. Leur maintenance et leur dépannage sont optimisés grâce à la consultation à distance des données du boîtier de commande via une connexion Internet sans fil. Un Valormax pour les déchets verts Avec le broyeur Valormax N40-120, Noremat s'adresse aux collectivités locales, aux agriculteurs et aux paysagistes souhaitant gérer leurs déchets verts. Cet appareil s'attelle sur un tracteur d'au moins 120 chevaux et absorbe entre 10 et 12 t/h selon la densité du produit. Il est équipé d'un système d'alimentation composé d'un tapis métallique et d'un rouleau ameneur denté, animés par le circuit hydraulique du tracteur. Le broyage est réalisé par un rotor de 73 cm de diamètre pesant 650 kg et tournant à 1 930 tr/min. Cet organe compte 28 marteaux mobiles et fonctionne de concert avec un peigne amovible. D.L. Reck Un mixeur longue portée ? Le mixeur Hercule de Reck, constructeur allemand de matériels d'élevage, est conçu pour homogénéiser le lisier dans les grandes fosses. Cet outil, monté sur une tourelle hydraulique balayant sur un angle de 170 degrés, possède en effet un bras d'une longueur de neuf mètres. Au travail, il repose sur des béquilles de stabilisation à réglage hydraulique et demande une puissance minimale de 100 chevaux, mais accepte jusqu'à 300 chevaux. Ce matériel, comme les racleurs à lisier et les cylindres répartiteurs d'ensilage de la firme Reck, est distribué en France par Agriest. L.S. Fortschritt La nostalgie de l'Est ? Un constructeur allemand a décidé de reprendre la fabrication de machines agricoles sous la marque Fortschritt, notamment des presses et des outils de travail du sol. Dans la partie est de l'Allemagne, les marques de l'ancienne RDA font l'objet d'une grande nostalgie. Fortschritt était celle du combinat spécialisé qui, après la Seconde Guerre mondiale, avait regroupé toutes les fabrications de machines agricoles du secteur est de l'Allemagne, occupé par l'Union Soviétique. Durant plus de quarante ans, ses tracteurs, ses semoirs, ses moissonneuses-batteuses, ses ensileuses, ses presses et ses outils de travail du sol allaient faire les beaux jours des fermes d'État de la RDA. Ils ont même su se faire apprécier sur des marchés internationaux, principalement dans les pays frères de l'Est, mais aussi à l'Ouest. Ses moissonneuses-batteuses, ses ensileuses et ses faucheuses automotrices proposées à des tarifs défiant toute concurrence étaient bien connues en France. Après la chute du mur de Berlin, le combinat a été privatisé et dispersé, à l'exception de certaines usines, telles BBG ou Bernburg, qui ont retrouvé une nouvelle vie grâce à un repreneur. Les gammes désuètes et l'obsolescence de l'outil industriel ont conduit au démantèlement quasi intégral. Aujourd'hui, même s'ils n'appréciaient guère la dictature communiste qui régnait dans leur pays, les habitants de l'ex-Allemagne de l'Est partagent la nostalgie de leurs entreprises. Ils étaient parvenus à les développer et à en diffuser les produits en dépit des pénuries, des conditions de travail difficiles ou de la décourageante absurdité du dirigisme économique d'alors. Les nouvelles presses moyenne densité Fortschritt K464 sont fabriquées dans l'usine même de Stolpen, d'où sont sorties jusque dans les années quatre-vingt, les modèles K454, un best-seller diffusé à plus de 100 000 exemplaires. La K464 réalise des petites balles de section 40 x 50 cm et jusqu'à 1,20 mètre de long. Elle n'est pas importée en France. B.S. PRODUITS POUR LES PROFESSIONNELS : UTILISEZ LES PRODUITS PHYTOPHARMACEUTIQUES AVEC PRÉCAUTION AVANT TOUTE UTILISATION, LISEZ L'ÉTIQUETTE ET LES INFORMATIONS CONCERNANT LE PRODUIT. ® Marques déposées BASF. Opus® New : Autorisation de vente n°2100182 - 83 g/l d'époxiconazole. Attention, H319 - H315 - H332 - H351 - H361fd - H400 - H410. Dangereux - Avant toute utilisation, lire attentivement l'étiquette et respecter strictement les usages, doses, conditions et précautions d'emploi. Décembre 2011. Crédits photos : Getty. Encore + efficace... ...sans casser sa tirelire ! Opus® New www.agro.basf.fr 8 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Nouveautés Agram Quatre distributeurs à double disque ? Le spécialiste de la vente de matériels agricoles en direct, Agram, dévoile une nouvelle gamme d'épandeurs d'engrais à double disque composée de quatre modèles. Le Jet Ferti 18 emporte 1 000 litres de fertilisant et travaille sur une largeur allant de 6 à 18 mètres. Le Jet Ferti 24 reçoit une trémie de 1 500 litres et épand sur 12 à 24 mètres. Les variantes Jet Ferti 32 et Jet Ferti 32Mega disposent d'une cuve de 2 000 et 3 000 litres. Leur largeur d'épandage s'étend de 12 à 32 mètres. Ces deux appareils haut de gamme se déclinent en version DPAE à débit proportionnel à l'avancement. Dans cette configuration optionnelle, ils reçoivent des trappes de dosage pilotées électriquement par le boîtier DPA500 en cabine. Ce terminal permet notamment de moduler la dose d'engrais individuellement, par côté. Agram propose également la version PC à pesée électronique en continu autorisant l'étalonnage depuis la cabine et le réglage automatique du débit. Pour les apports en bordure de parcelle, les Jet Ferti adoptent le déflecteur Limitator. D.L. Anderson Une presse à biomasse ? Le constructeur québécois Anderson a peut-être trouvé une solution mécanique pour récolter la biomasse issue de plantations de taillis à très courte rotation, de miscanthus ou encore pour entretenir les passages de lignes électriques. Il a combiné un broyeur forestier et une presse à balles rondes pour créer une machine baptisée Biobaler. Celle-ci, attelée à un tracteur d'au moins 200 chevaux, réalise en un seul passage la coupe du produit et son conditionnement en bottes de 1,25 mètre de diamètre et d'un mètre de large. Après la récolte, certains produits tels que les branchages vont sécher naturellement en bottes et pourront être brûlés dans des chaudières spécialement conçues sans broyage supplémentaire. La presse n'est pas encore importée en France. Mais son constructeur a entrepris de la présenter dans différents pays européens. B.S. Kuhn Des bols de petit gabarit Avec ses dernières remorques mélangeuses à une seule vis verticale, Kuhn entend bien répondre aux élevages de taille moyenne, aux producteurs ovins et caprins, ainsi qu'aux agriculteurs disposant de bâtiments exigus. Les deux bols compacts, dénommés Profile 470 et 670, voient leur capacité limitée à 4 et 6 m3. Ils présentent respectivement une largeur de 2,21 et 2,24 mètres, ainsi qu'une hauteur maximale de 2,09 et 2,34 mètres. L'entraînement de la vis de mélange demande un tracteur de 40 chevaux sur la Profile 470 et 45 chevaux sur le modèle 670. Ces deux remorques embarquent de série un système de pesée électronique. Elles distribuent le fourrage à droite ou à gauche via une trappe déversant sur une goulotte réglable en hauteur et en profondeur. Un tapis inclinable, disponible en trois longueurs, est proposé pour remplir les auges. Ces machines accèdent également en option à la distribution bilatérale réalisant deux cordons en un seul passage. Sur les modèles à une seule trappe, il est possible d'intervertir l'essieu et le timon pour passer d'une configuration vidange à droite à une solution de déversement à gauche, et inversement. D.L. JF-Stoll Une faucheuse bien suspendue ? L'amortissement hydraulique de la suspension pendulaire de la nouvelle faucheuse portée GXS 3605 de JF-Stoll devrait en simplifier le réglage. L'utilisateur peut, en effet, faire varier la pression au sol depuis la cabine de son tracteur. L'équipement sert aussi de sécurité contre les pierres. La coupe s'efface alors automatiquement vers l'arrière dès qu'elle rencontre un obstacle. La faucheuse GXS 3605 offre une largeur de travail de 3,55 mètres. B.S. Roulement de tambours Les faucheuses à tambours plaisent en général davantage aux éleveurs allemands qu'aux français. Kuhn a donc logiquement réservé le lancement de ses nouveaux modèles aux visiteurs de l'Agritechnica. Le modèle frontal PZ321 F vient compléter l'offre du constructeur. Il admet des régimes de 740 et 1 000 tr/min et intègre un cadre d'attelage entièrement redessiné. Le constructeur a également choisi de présenter un ensemble de fauche à trois éléments composé d'une unité frontale et de deux machines arrière. L'équipement PZ 960 autorise ainsi des largeurs de coupe de 8,40, 8,65 ou 8,95 mètres. L'automotrice de désilage Kuhn SPW14 Compact fera son apparition en France cette année. L.S. Le meilleur choix pour vos besoins croissants PNEUS AGRICOLES bkt-tires.com AGRIMAX Bien plus qu'une réponse technologique aux besoins spécifiques de l'agriculture moderne: un projet novateur visant à améliorer les performances en matière d'efficacité opérationnelle, sécurité et confort. Toute la valeur de la recherche BKT est concentrée dans Agrimax. Dans la structure, plus résistante pour que les performances restent intactes plus longtemps. Dans le mélange, pour en allonger la durée de vie et réduire les coûts de service. Dans le dessin de la bande de roulement, conçu pour apporter des standards inédits de confort et de conduite, même sur route. Pneus pour l'agriculture BKT: des solutions novatrices, pour une gamme comptant parmi les plus complètes et compétitives du marché. 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La première, animée par un moteur Mercedes de 11,95 litres développant 350 chevaux, récolte six rangs espacés de 45 ou 50 cm (réglage de l'écartement manuel). Elle adopte une effeuilleuse monorotor complétée d'un éparpilleur avant ou arrière. Le bâti arracheur est disponible en deux variantes : Megadisc à disques de 580 mm de diamètre et Varisoc à socs. Sur la Magister, le circuit de nettoyage compte six turbines mesurant de 1,42 à 1,50 mètre de diamètre. La seconde machine, la Kroma, loge un moteur Deutz de 15,8 litres de 490 chevaux. Ce huit cylindres en V évolue au travail à 1 350 tr/min pour limiter la consommation de carburant. L'intégrale Matrot embarque le bâti arracheur à socs Coulissoc récoltant six rangs. Le réglage de l'écartement à 45 ou 50 cm et celui de la profondeur de travail de cet équipement s'effectuent depuis la cabine. Pour le nettoyage, le constructeur retient une table composée de cinq rouleaux et de quatre demirouleaux. Ces organes sont suivis de trois turbines mesurant 1600, 1 530 et 1 420 mm de diamètre. La vitesse et le sens de rotation des éléments du circuit de nettoyage se contrôlent électriquement en cabine. Pour stocker les betteraves, la Kroma dispose d'une trémie de 26 m3 munie d'une vis de répartition à double sens et d'une chaîne de fond à tension hydraulique automatique. Le déchargement est confié à un transbordeur de 1,80 mètre de large déversant jusqu'à 4,10 mètres de haut. Fiche technique Kroma Moteur V8 Deutz de 490 ch Largeur de travail 6 rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur À socs Capacité de la trémie 26 m3 Pneumatiques avant 800/65 R 32 Pneumatiques arrière 1050/50 R 32 L'intégrale Kroma bénéfice de trois modes de conduite : marche en crabe, deux et quatre roues directrices. L'arracheuse automotrice Magister évolue au travail avec le moteur tournant au régime de 1 300 tr/min. Fiche technique Magister Moteur Six cylindres Mercedes de 350 ch Largeur de travail 6 rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur À disques ou à socs Capacité de la trémie 7 m3 Pneumatiques avant 300/95 R 46 (12.4 R 36 en option) Pneumatiques arrière 710/75 R 34 (620/70 R 34) RECORD DU MONDE PULVÉRISÉ ! LEXION 770, la moissonneuse-batteuse la plus performante du monde est sans doute aussi la plus rentable. www.claasrecorddumonde.fr Machine : LEXION 770 TERRA TRAC Barre de coupe VARIO 12 mètres Temps de travail : 8 heures Tonnage récolté : 675,84 t Type de récolte : blé Tonnage récolté/heure : 844 qx/h Surface moissonnée : 69,66 ha Consommation carburant : 11,2 l/ha - 10% de consommation + 22% de débit Record établi le 1er septembre 2011 de 9h46 à 17h46. À Swaby, Alford, Lincolnshire - Royaume-Uni. Données issues de CLAAS TELEMATICS. par rapport au précédent record. 12 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Betteravenir Salon Franquet ? Franquet, constructeur installé à Guignicourt dans l'Aisne, propose un ensemble d'arrachage en six rangs animé par un tracteur agricole de 150 chevaux. L'équipement, d'une capacité de récolte annuelle de 150 hectares, se compose d'une effeuilleuse montée sur le relevage avant et d'une arracheuse traînée. Celle-ci, dénommée TE6, récolte six rangs et s'ajuste manuellement en écartement de 45 ou 50 cm. Son circuit de nettoyage se compose de quatre turbines et d'un convoyeur à deux tapis à vitesse asynchrone brossant les betteraves. Cette arracheuse dispose d'une trémie de 1,5 m3 et d'un tapis de transbordement déversant jusqu'à quatre mètres de haut. Kleine ? L'automotrice intégrale SF 10-2 de l'allemand Franz Kleine est animée par un moteur Volvo Penta développant 374 chevaux et fonctionnant entre 1 400 et 1 700 tr/min. En option, ce six cylindres de 12 litres laisse place à une variante de 390 chevaux du même motoriste. Cette machine adopte une transmission à quatre roues motrices. Elle dispose d'un bâti arracheur à socs oscillants à interrangs réglables hydrauliquement depuis la cabine. Sur cette intégrale, le nettoyage est réalisé par une table à rouleaux suivie de huit turbines. Sa trémie de 15 m3 est vidangée en une minute, selon le constructeur, par un tapis transbordeur d'une largeur de 1,40 mètre réglable en hauteur entre 2 et 4,20 mètres. à l'Agritechnica, Kleine a dévoilé sa dernière génération d'arracheuses intégrales dénommées Beetliner. Ces machines récoltant six rangs se déclinent en capacités de trémie de 18, 30 et 40 m3. Elles logent une motorisation Mercedes à technologie SCR (injection d'AdBlue) répondant à la norme antipollution stage IIIB et développant 428, 490 ou 500 chevaux selon la capacité. Ces intégrales bénéficient d'une nouvelle unité de scalpage et d'un bâti arracheur réglable hydrauliquement en option de 45 à 50 cm d'interrang. Leur circuit de nettoyage se compose de neuf rouleaux nettoyeurs et de cinq turbines. La trémie se décharge via un tapis de 1,40 mètre de large déversant jusqu'à 4,50 mètres de haut. Agrifac ? Les intégrales Quatro et Big Six de la firme néerlandaise Agrifac partagent les mêmes dispositifs d'effeuillage et d'arrachage. La Quatro repose sur quatre roues motrices et directrices. Elle loge un six cylindres Deutz de 408 chevaux et reçoit cinq turbines de nettoyage. La Big Six, à six roues, équipée d'un moteur Deutz V8 de 600 chevaux, compte six turbines. Sur ces machines, le constructeur adapte trois variantes d'effeuilleuse : standard avec éjection latérale, intégrale avec dépose des verts entre les rangs et Combiplus conciliant les deux précédentes solutions de traitement des feuilles. Pour l'arrachage, deux bâtis sont disponibles. Le premier, baptisé ExcenterPlus, utilise des socs à mouvement excentrique. Le second, dénommé RotoliftPlus, se compose de roues Oppel. La trémie de 40 m3 de la Big Six, comme celle de 18 m3 de la Quatro, prend place au centre de l'automotrice. Elles se vidangent en environ une minute sur les deux machines. L'arracheuse traînée Franquet dispose d'un essieu directeur pour corriger sa trajectoire dans les dévers. Fiche technique TE6 Largeur de travail 6 rangs Type de bâti arracheur à socs Capacité de la trémie 1,5 m3 Fiche technique SF 10-2 Moteur Six cylindres Volvo Penta de 374 ch (390 ch en option) Largeur de travail 6 rangs à 45 cm, 50 cm ou ajustable à 45 et 50 cm Type de bâti arracheur à socs Capacité de la trémie 15 m3 Pneumatiques avant 710/70 R38 Pneumatiques arrière 750/45-30,5 L'intégrale Kleine SF 10-2 est équipée d'un système de guidage automatique agissant indépendamment sur les essieux avant et arrière. Sur l'intégrale Big Six d'Agrifac, comme sur la Quatro, la gestion électronique garantit un régime constant des organes d'effeuillage, d'arrachage, de nettoyage et de convoyage, indépendamment des variations du régime du moteur thermique. Fiche technique Big Six Moteur V8 Deutz de 600 ch Largeur de travail Six rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur à soc ou à roues Oppel Capacité de la trémie 40 m3 Pneumatiques avant 710/75 R34 Pneumatiques arrière 700/50 R26,5 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 13 Grimme ? La société allemande Grimme a mis en avant à Betteravenir trois matériels de récolte : les intégrales Rexor 620 et Maxtron 620 ainsi que l'arracheuse traînée Rootster 604. Ces machines bénéficient du système d'effeuillage dit Inline, qui dépose les verts entre les rangs. Elles utilisent le même principe de bâti arracheur à roues Oppel animées hydrauliquement. Sur les automotrices, cet équipement se règle hydrauliquement en écartement de 45 à 50 cm ou de 48 à 50 cm. La Maxtron 620 est la plus impressionnante des trois engins Grimme présentés. Cette intégrale, animée par un moteur Gilles ? Le constructeur Gilles, installé en Belgique, est notamment spécialisé dans les chantiers décomposés de récolte de betteraves. Il présentait sur un tracteur un ensemble constitué d'une effeuilleuse montée sur le relevage avant et d'une arracheuse portée à l'arrière. L'unité d'arrachage, dénommée AD-49, utilise des disques de 580 mm de diamètre ou des socs et dispose de trois turbines. Elle confectionne un andain de racines dont la position s'ajuste hydrauliquement. Pour reprendre les betteraves au sol, la firme propose la débardeuse automotrice RB 640 déclinée en deux configurations : DA à déchargement arrière et DL à vidange latérale jusqu'à 4,20 mètres de haut. Cet engin, animé par un moteur Mercedes de 455 chevaux, dispose de trois essieux montés sur un châssis articulé. Il reçoit un système de reprise et de nettoyage constitué de turbines. Sa trémie de 35 m3 se vidange, selon la firme, en 17 secondes pour la variante à déchargement arrière et en 40 secondes pour le modèle à déversement latéral. L'arracheuse portée AD-49 de Gilles est disponible en version à disques ou à socs oscillants. La débardeuse Gilles à châssis articulé pèse à vide 22 tonnes, et jusqu'à 44 tonnes en charge. Fiche technique Rootster 604 Largeur de travail 6 rangs de 45 à 50 cm Type de bâti arracheur à roues Oppel Capacité de la trémie 6 m3 Pneumatiques 540/65 R30 Mercedes de 490 chevaux, repose en effet sur deux chenilles à l'avant et sur de grosses roues jumelles et directrices à l'arrière. Elle se distingue par son système de nettoyage composé de treize rouleaux à spires. Cette machine, dotée d'une trémie de 33 m3, reçoit un tapis de déchargement d'une largeur de 1,80 mètre déversant à 4,30 mètres de haut. L'autre intégrale Grimme, la Rexor 620, développant 490 chevaux, partage sa motorisation Mercedes à six cylindres en ligne avec la Maxtron 620. Elle dispose de quatre roues motrices et directrices autorisant la marche en crabe. Cette intégrale intègre un circuit de nettoyage en deux parties. La première est formée par une table à six rouleaux. Les betteraves traversant cette unité sont ensuite acheminées par un convoyeur vers les trois turbines de la seconde partie du circuit de nettoyage. En option, Grimme remplace ces soleils par huit rouleaux à spires. L'intégrale Rexor 620 est aussi dotée d'une trémie de 33 m3 déchargée par un tapis d'une largeur de 1,80 mètre déversant à une hauteur de quatre mètres. L'arracheuse traînée Rootster 604 s'utilise seule ou en combinaison avec une effeuilleuse attelée sur le relevage avant du tracteur. Cette machine munie d'un timon directionnel se complète en option de roues directrices et de la correction automatique du dévers. Elle loge un système de nettoyage composé de deux unités. La première reçoit une table à cinq rouleaux suivie d'une chaîne de tamisage. Les betteraves arrivent ensuite sur la seconde unité constituée au choix par huit rouleaux ou trois turbines. Cette récolteuse traînée supporte une trémie de 6 m3 vidangée par un tapis d'un mètre de large déversant jusqu'à 3,80 mètres. Elle demande pour son animation en solo un tracteur d'au moins 150 chevaux avec les roues Oppel animées par le sol, voire 185 chevaux avec les mêmes organes d'arrachage entraînées hydrauliquement en option. Fiche technique Maxtron 620 Moteur 6 cylindres Mercedes de 490 ch Largeur de travail Six rangs à 45, 48 ou 50 cm Type de bâti arracheur à roues Oppel Capacité de la trémie 33 m3 Chenilles avant 890 mm de large et 2 m de long Pneumatiques arrière 900/60 R32 Fiche technique Rexor 620 Moteur 6 cylindres Mercedes de 490 ch Largeur de travail Six rangs à 45, 48 ou 50 cm Type de bâti arracheur à roues Oppel Capacité de la trémie 33 m3 Pneumatiques avant 800/75 R32 Pneumatiques arrière 1050/50 R32 Avec ses chenilles avant et ses roues arrière jumelles et pivotantes, la Maxtron 620 se révèle particulièrement maniable. L'effeuilleuse combinée à l'arracheuse traînée Rootster 604 intègre en option le système Root Runner de guidage automatique du tracteur. Avec la Rexor 620 comme avec la Maxtron 620, le système de gestion Automotive permet de travailler au régime moteur de 1 250 tr/min pour limiter la consommation de carburant. La Lexxis reçoit un pont avant débrayable sur la route. 14 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Betteravenir Salon Moreau ? Le français Moreau proposait en démonstration l'intégrale Xerris et l'automotrice Lexxis. La Xerris se distingue par son châssis Twist à articulation centrale dans les deux dimensions intégrant une suspension active. Celle-ci maintient en permanence une pression égale des quatre roues sur le sol et sécurise ainsi le comportement de la machine dans les pentes et les dévers. Cette intégrale est motorisée par un V8 Mercedes de 570 chevaux régulé à 1 300 tr/min au travail. Elle bénéficie du système Cobra escamotant l'effeuilleuse vers le Holmer ? Firme allemande, Holmer propose l'automotrice intégrale Terra Dos T3. Cette machine récoltant six rangs, propulsée par un moteur Man de 480 chevaux, loge une trémie de 28 m3. Elle repose sur deux ponts moteurs et directeurs avec blocage du différentiel. Cette intégrale reçoit trois solutions de bâti arracheur à socs. Le premier, dénommé KR, travaille au choix avec un écartement de 45 ou 50 cm. Le second, baptisé VR, change, selon le constructeur, d'interrang de 45 à 50 cm, et inversement, en dix secondes. Le troisième, le modèle HR, se caractérise par le fonctionnement indépendant des rangs. Ce bâti adopte des éléments d'arrachage montés sur des parallélogrammes qui suiventindividuellement les irrégularités du sol. Un vérin affecté à chaque rang contrôle la profondeur et joue le rôle de sécurité contre les pierres. Sur l'intégrale Holmer, le circuit de nettoyage compte dix rouleaux à vis sans fin (six longs et quatre courts), un tapis nettoyeur et trois turbines. Pour le transbordement des betteraves, la Terra Dos T3 reçoit un convoyeur de 1,85 mètre de large déversant à une hauteur maximale de 3,90 mètres. Le constructeur annonce moins de 40 secondes pour vider la trémie. haut pour interchanger le bâti arracheur en moins de quinze minutes. Cette récolteuse embarque au choix un système d'arrachage à six rangs, à disques ou à socs. Le premier, dénommé Eurodisc, reçoit des disques de 580 mm de diamètre et se règle manuellement à 45 et 50 cm d'interrang. Le second se compose de socs vibrant au rythme de 800 coups par minute. L'original montage d'une septième unité d'arrachage escamotable à disque facilite les ouvertures de champ en libérant une voie plus large. La Xerris est dotée d'un circuit de nettoyage comptant sept turbines. Sur la Terra Dos T3, la hauteur des scalpeurs s'ajuste hydrauliquement depuis la cabine. Elle dispose d'une trémie de 35 m3 vidangée en 40 secondes par un convoyeur de 1,70 mètre de large et déversant à une hauteur allant de 2,40 à 4,20 mètres. L'automotrice Lexxis, animée par un moteur Volvo Penta de 348 chevaux, accède aux bâtis arracheurs à disques et à socs vibrants (450 coups par minute). Elle est munie de six turbines de nettoyage et d'une trémie d'attente de 7 m3. Le transbordement des betteraves est assuré par un tapis d'un mètre de large vidant à une hauteur comprise entre 3 et 4,20 mètres. Fiche technique Lexxis Moteur 6 cylindres Volvo Penta de 348 ch Largeur de travail Six rangs à 45 ou 50 cm d'écartement Type de bâti arracheur à socs ou à disques Capacité de la trémie 7 m3 Pneumatiques avant 290/90 R38 Pneumatiques arrière 710/75 R34 (320/85 R38 en option) L'intégrale Xerris reçoit un kit d'assistance hydraulique sur le pont arrière conçu pour récolter dans les pentes allant jusqu'à 30 %. Fiche technique Xerris Moteur V8 Mercedes de 570 ch Largeur de travail Six rangs à 45 ou 50 cm d'écartement Type de bâti arracheur à socs ou à disques Capacité de la trémie 32 m3 Pneumatiques avant 800/70 R38 Pneumatiques arrière 1050/50 R32 Fiche technique Terra Dos T3 Moteur Man de 480 ch Largeur de travail 6 rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur à socs Capacité de la trémie 28 m3 Pneumatiques avant 800/65 R32 ou 900/55 R32 Pneumatiques arrière 73 x 44.00 ou 1050/50 R32 AS1507.1 F JohnDeere.com * Nous vous offrons les composants "JDLink", ainsi qu'un abonnement d'1 an à "JDLink Ultimate", pour tout achat de l'un des nouveaux tracteurs 7R. Les tracteurs série 7R en offrent toujours plus aux entrepreneurs et aux exploitants agricoles. Plus de polyvalence : compatibilité avec une multitude d'outils ; relevage et prise de force avant intégrés en option ; puissants relevages arrière ; 3 régimes de prise de force ; nombreuses options hydrauliques ; commandes et coupleurs des distributeurs hydrauliques à code couleur ; excellente maniabilité au champ et robuste châssis structurel. Plus de performances "GreenEffi ciency" : technologie mono-fl uide ; moteurs PowerTech PSX et PVX 6,8 L ou 9,0 L de 230 à 310 ch (au régime nominal avec Surpuissance Active, selon 97/68/CE) conforme Stade III B ; motricité maximale et performances supérieures pour les entrepreneurs et la grande culture. Plus de confort et de maîtrise : conception légère et robuste ; choix de transmissions ; système ActiveCommand" exclusif ; cabine "CommandView" II spacieuse et silencieuse ; visibilité panoramique ; commandes de l'accoudoir "CommandARM" entièrement revues ; siège à suspension active ou nouvelle suspension de cabine hydraulique (HCS+) ; kit "cuir" ; pont à suspension "TLS Plus" et contenance accrue du réservoir de carburant. Plus de technologies intelligentes : programme "PowerGard Maintenance" ; solutions technologiques de pointe, telles que le système télématique "JDLink" pour la surveillance de la productivité des équipements et l'outil de diagnostic "ServiceADVISOR Remote" qui simplifi e l'entretien, et coûts d'exploitation minimes. Alors si vous en voulez plus, contactez votre concessionnaire John Deere dès aujourd'hui. Rendez-vous au champ et sur la route ! Nouvelle série 7R révolution "JDLink Ultimate" sans frais !* É d JDLin" k entre es. co tils structure GreenEffififififififififififififififififififififififififi techn 3 nt Plus t. rd pointe t re. re sur route "ActiveComma Élu u tra c t a teurs Fiche technique Beat Eater 625 Moteur 6 cylindres Daf de 510 ch Largeur de travail Six rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur à socs Capacité de la trémie 40 m3 Pneumatiques avant 800/70 R38 Pneumatiques arrière 800/65 R32 16 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Betteravenir Salon Vervaet ? Le fabricant néerlandais Vervaet propose les arracheuses automotrices intégrales Beet Eater 617 et 625. La première machine repose sur quatre roues motrices et directrices. Elle est motorisée par un six cylindres Daf de 12,9 litres délivrant 465 chevaux et évoluant au travail entre 1 200 et 1 400 tr/min. Cette machine supporte un bâti arracheur à socs et à largeur réglable hydrau- Ropa ? L'arracheuse automotrice intégrale Euro Tiger V8-4 de la marque allemande Ropa adopte, par rapport au modèle V8-3, un moteur Mercedes de 598 chevaux conforme à la norme antipollution Stage IIIB. Ce V8 intègre pour cela la technologie SCR de retraitement des gaz d'échappement par adjonction d'AdBlue dans un catalyseur. Il fonctionne à l'arrachage au régime de 1 250 tr/min pour limiter la consommation de carburant. Cette machine de dernière génération bénéficie de nombreuses autres évolutions : renforcement des composants de la transmission hydrostatique, dispositif de gestion de la profondeur d'arrachage par troisième point avec capteur de position, allongement du tapis de vidange, cabine à la suspension et à l'isolation retravaillées, nouveau terminal de commande et calculateur électronique 2,8 fois plus rapide. L'intégrale Ropa reposant sur trois ponts moteurs chausse désormais à l'avant des pneumatiques Michelin 800/70 R32 à technologie Ultraflex gonflés à 1,4 bar contre deux bars auparavant. Elle emporte soit un module d'effeuillage à éjection latérale, soit la variante mixte Allround déposant les verts entre les rangs Fiche technique Beat Eater 617 Moteur 6 cylindres Daf de 465 ch Largeur de travail Six rangs à 45 ou 50 cm Type de bâti arracheur À socs Capacité de la trémie 25 m3 Pneumatiques avant 800/70 R38 Pneumatiques arrière 800/65 R32 ou les projetant sur le côté. L'Euro-Tiger V8-4 conserve le scalpeur Micro-Topper détectant individuellement la hauteur des betteraves pour un scalpage uniforme. Pour l'arrachage, Ropa monte un bâti à socs oscillants disponible en version à écartement fixe en six, huit et neuf rangs. Il propose également un modèle six rangs à interrang variable de 45 et 50 cm. Le circuit de nettoyage utilise six rouleaux, situés en prolongement du bâti arracheur, suivis d'un tapis transportant les racines vers trois turbines. Les betteraves sont ensuite transférées dans la trémie de 40 m3 vidangée par un convoyeur de 2,10 mètres de large déversant jusqu'à quatre mètres de haut. Fiche technique Euro Tiger V8-4 Moteur V8 Mercedes de 598 ch Largeur de travail 6, 8 et 9 rangs Type de bâti arracheur à socs Capacité de la trémie 40 m3 Pneumatiques avant 800/70 R32 Pneumatiques arrière (essieu 1) 1050/50 R32 Pneumatiques arrière (essieu 2) 1000/50 R25 Dévoilée officiellement à l'Agritechnica, l'EuroTiger V8-4 bénéficie d'une transmission hydrostatique renforcée et d'une motorisation conforme à la norme antipollution Stage IIIB (solution SCR avec adjonction d'AdBlue). Commune avec la Beat Eater 625, l'effeuilleuse Combi 2 de l'intégrale Beat Eater 617 dépose les verts latéralement ou les écrase avant de les déposer entre les rangs. L'intégrale Beet Eater 625 bénéficie d'un système de nivellement hydraulique du châssis pour évoluer dans les dévers. liquement en option à 45 et 50 cm. Son circuit de nettoyage se compose de huit turbines. En option et pour travailler en terres très argileuses, le constructeur remplace la huitième turbine par une table à rouleaux. Cette intégrale accueille une trémie de 25 m3 vidangée en 35 secondes par un tapis déchargeant à une hauteur allant de 2,50 à 4 mètres. La seconde machine, la Beet Eater 625, s'identifie par l'utilisation de deux ponts avant moteurs et directeurs ainsi que par son essieu arrière pivotant composé de roues jumelles. Elle loge un moteur Daf délivrant 510 chevaux et fonctionnant à la récolte entre 1 200 et 1 400 tr/min. Cette automotrice partage ses systèmes d'arrachage et de nettoyage avec la Beet Eater 617. Elle possède une trémie de 40 m3 vidée en 50 secondes par le tapis déversant entre 2,50 et 4 mètres de haut. Valtra Série T : de 140 à 220 chevaux en version HiTech, Versu et Direct o 3 transmissions o 4 débits hydrauliques de 73L/min à 160 L/min o Jusqu'à 9 distributeurs hydrauliques o Guidage et autoguidage o 2 suspensions de cabine disponibles o 9 coloris au choix o Pont avant à suspension pneumatique Avec la nouvelle génération de Série T, j'ai le choix, je décide. Valtra est une marque déposée d'AGCO Corp. www.valtra.fr Crédits photos :Getty Images. Pièces et équipement Nouveautés Mitas Des pneus pour les tonnes à lisier lourdes Mitas a étendu sa gamme de pneumatiques radiaux pour remorques avec un modèle spécialement dédié à des matériels lourds tels que les tonnes à lisier. Son Agriterra 03 est disponible en 600/65 R30.5. Il présente un diamètre de 1,60 mètre et un indice de vitesse D, c'est-à-dire de 65 km/h. À cette vitesse interdite en France, il autorise le soutien d'une charge maximale de 7 100 kg avec 4 bars de pression. B.S. Fliegl Une remorque à assistance électrique Le système d'assistance électrique pour remorques présenté par Fliegl à l'Agritechnica préfigure des solutions techniques à venir si les générateurs électriques se généralisent à bord des tracteurs. Le constructeur bavarois propose en effet de substituer les systèmes d'assistance à la motricité fonctionnant sur prise de force ou sur l'hydraulique du tracteur par un moteur électrique. Selon Fliegl, ce système présenterait une efficacité supérieure. Pour l'instant, le système n'est compatible qu'avec les tracteurs John Deere pourvus de générateurs électriques. B.S. BKT Des pneumatiques comparables BKT a demandé à un laboratoire privé de Treviglio (Italie) de comparer son pneumatique Agrimax Fortis pour tracteurs de forte puissance avec deux de ses concurrents, l'un est présenté comme un leader technologique. Bonne nouvelle, selon les résultats communiqués par le manufacturier indien, les deux dimensions testées, des 800/70 R38 et 650/85 R38, soutiennent bien la comparaison. En manoeuvrabilité, les résultats sont très proches. En traction, le BKT prend un léger avantage. En flottation, c'està- dire en taille d'empreinte au sol, il se situe entre ses deux concurrents. Enfin, en résistance au roulement, le BKT serait crédité de coefficients légèrement inférieurs et donc allégerait la consommation en carburant. B.S. réglage optimal de la répartition et du débit Convoquez notre station de réglages sur 50 tests d'épandages réalisés pour vous chaque jour dans la station Amazone, la plus moderne au monde. Le choix parmi 52 épandeurs centrifuges dont 15 à pesée automatique. A voir chez votre concessionnaire AMAZONE. Continental La basse pression dans le gabarit À son tour, la marque Continental a développé une technologie de pneumatiques de gabarit raisonnable pouvant être gonflés à pression modérée. Le modèle SVT CHO à destination des automoteurs de récolte est disponible en format 800/70 R32. Il peut supporter, avec une pression de gonflage de 1,6 bar, un poids de 10 710 kg là où le modèle conventionnel équivalent réclamerait 2,3 bars. Les risques de compaction en conditions humides sont réduits d'autant et, en raison de sa largeur raisonnable, l'automoteur le plus lourd peut rester dans un gabarit de moins de 3,50 mètres, conforme aux réglementations routières. Ces pneumatiques répondent aux normes CHO (Cyclic Harvest Operations ou opérations de récolte cycliques) que l'ETRTO, l'organisation européenne de standardisation des pneumatiques et des jantes, a défini pour reconnaître ces nouvelles générations de pneumatiques agraires capables d'accepter une pression identique lorsqu'ils sont soumis à une alternance de fortes ou de faibles charges. Claas a d'ores et déjà indiqué qu'il allait référencer le SVT CHO pour ses automoteurs de récolte. B.S. La pression sans fil Ceci est une révolution ! Firestone a développé une application pour téléphone portable iPhone permettant aux agriculteurs de calculer la pression de gonflage de leurs engins en fonction de la charge, de la vitesse, de la dimension ou du modèle de pneumatique. B.S. Firestone Le plus gros pneumatique agraire du monde Avec son nouveau DT23 en dimension IF 850/75 R42, Firestone peut se targuer de fabriquer le plus gros pneumatique agraire du monde. Il présente un diamè t r e de 2,32 mètres et pèse 510 kg. Il est prévu pour équiper les tracteurs de nouvelle génération dont la puissance pourra dépasser les 500 chevaux. Ses flancs flexibles conformes au standard IF (flexion améliorée) lui offrent une capacité de charge de 9,5 tonnes à 50 km/h sous une pression de gonflage de 1,6 bar. B.S. le Champ... Toujours plus précis... Découvrez les mises à jour quotidiennes des meilleurs réglages, en vous connectant sur le site www.amaconnect.fr ou directement sur votre smartphone au milieu du champ pour le meilleur usage de votre engrais. l' épandage pas seulement l' épandeur ... épandez en toute sérénité. www.concessionnairesamazone.fr AmAconnect.FR Sur internet Sur Papier Sur Smartphone 20 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Essai «Un tracteur compact ! » Tels sont les premiers mots d'AntoineBrissart, le responsable produit tracteur de Fendt, pour caractériser le 209 Vario mis à l'essai. Et ce qualificatif caractérise bien, de prime abord, le plus petit tracteur de la gamme du constructeur bavarois. Les deux agriculteurs invités à l'essayer, Denis Landrieau et Fabrice Dufournaud, le constatent également. L'engin est court, ramassé et assez bas. Il a malgré tout un look plutôt agréable avec sa cabine largement vitrée aux phares ronds. Ce mercredi 9 novembre après-midi, à la Cuma du Val-de-Vienne, située à Chirac (Charente), où se déroulent les essais, les deux agriculteurs suivent la présentation technique par le constructeur. Ils notent par exemple la présence d'un moteur à trois cylindres signé Agco Sisu Power, d'une transmission à variation continue Vario et d'une cabine à plancher plat. Ils sont assez surpris de retrouver cette technologie à bord d'un tracteur aussi compact. Après cette entrée en matière déjà riche en découvertes pour les agriculteurs, le 209 Vario passe au banc moteur. Il délivre une puissance maximale de 83,9 chevaux, une valeur conforme à celle annoncée par le constructeur (90 chevaux ECE R24) en tenant compte de la puissance absorbée notamment par la transmission. Moteur et transmission chauds, le tracteur est prêt alors pour le test sur la route. Denis Landrieau est le premier à s'installer à bord du 209 Vario. Pour réaliser l'essai, il lui attelle une remorque Deguillaume à simple essieu chargée de terre, d'un poids total de 14,8 tonnes. Afin de mesurer la consommation de carburant, Didier Langlois, le technicien du banc moteur de la Chambre d'agriculture de Poitou- Charentes, installe sur le tracteur un bidon dans lequel il dévie son alimentation en carburant. Puis le premier essayeur s'élance sur le parcours de 12,9 km qui réalise une boucle autour de la Cuma du Val-de-Vienne. Denis Landrieau utilise déjà sur son exploitation un tracteur à transmission à variation continue d'une autre marque. Il choisit de gérer l'allure du Fendt via la pédale d'avancement, comme il en a l'habitude sur son tracteur. Il décide d'activer la fonction TMS, régulant automatiquement le régime moteur, via un bouton situé sur la console latérale. Le Fendt 209 Vario ici essayé se caractérise par son gabarit compact qui l'avantage dans la cour de ferme. Son empattement court se révèle moins favorable sur la route malgré un moteur à trois cylindres et une transmission efficaces qui ont séduit les deux essayeurs : Denis Landrieau et Fabrice Dufournaud. Texte et photos : Aurélien Groult Fendt 209 Vario Un petit nerveux Le parcours de l'essai Début montée (200 m) Tisseuil (262 m) Début montée La Grelière (240 m) Le Maramet (201 m) Le Maramet (201 m) 0,6 km 2,1 km 0,3 km 0,8 km 2,1 km 2,9 km 2 km 2,1 km Distance parcourue : 12,9 km Fin montée (260 m) L'Aumônerie (231 m) Foulounoux (184 m) École de Chabanais (155 m) Au chargeur comme sur la route, la commande précise via la pédale et la souplesse de la transmission ont séduit les essayeurs. Fiche technique Moteur Agco Sisu Power, trois cylindres, 3,3 litres Puissance - maximale annoncée (ECE R24) 90 ch - maximale mesurée à la prise de force (OCDE) 83,9 ch Transmission à variation continue Vario Hydraulique à détection de charge, deux pompes à engrenage, débit annoncé de 41 et 35 l/min Dès la sortie de la Cuma, le convoi marque un arrêt avant de gravir une première côte de 500 mètres dont la pente avoisine 5 %. Pied au plancher, l'agriculteur la franchit en deux minutes et quatre secondes sans descendre sous la barre des 12 km/h. Le moteur, tout au long de cette difficulté, stabilise son régime aux alentours de 1 700 tr/min. Cette valeur correspond exactement au point de la courbe délivrée par le banc où le moteur affiche, au même régime, son couple et sa puissance maximum. À ce niveau, le tracteur est donc à son optimum. Dès les premiers tours de roue, l'essayeur confirme l'étonnante santé du moteur : « Ce trois cylindres paraît aussi nerveux qu'un quatre. » En fonction des difficultés de la route, donc de la charge demandée, son régime oscille toujours entre 1 600 et 1 800 tr/min. Le TMS fait bien son travail « Le système TMS, gérant automatiquement le régime moteur, fait bien son travail. Tout en facilitant la conduite, il se montre efficace pour adapter le régime à l'effort et au meilleur du fonctionnement du bloc », apprécie l'agriculteur. Au sujet de la transmission, il juge la conduite en mode pédale précise. Il est moins séduit par la prise en main des automatismes de boîte, à l'instar du régulateur de vitesse qui nécessite deux manoeuvres pour être activé, ou du changement des modes de conduite (avancement via la pédale ou le levier). « Certes le fonctionnement de la transmission est assez simple. Mais on s'y perd un peu entre les boutons de la console latérale et les fonctions du tableau de bord. Bien maîtriser la boîte demande un certain temps de prise en main. » Avant de franchir la deuxième difficulté, affichant la pente la plus importante du parcours (7 %), le tracteur marque un nouvel arrêt. Arrivé en haut en une minute et quinze secondes, il ne ralentit pas en dessous de 10,5 km/h. Il a surtout conservé, comme lors de la première côte, un régime toujours supérieur à 1 700 tr/min. Le convoi s'élance ensuite dans une longue descente passant par le lieu-dit l'Aumônerie. Attelé à la remorque Deguillaume d'un poids total de 14,8 tonnes, le trois cylindres du 209 Vario s'est montré nerveux. Les essayeurs Denis Landrieau et Fabrice Dufournaud ont été séduits par le Fendt, plus à l'aise dans la cour de ferme avec le chargeur frontal que sur la route avec la remorque Deguillaume. 22 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Essai Certes le tracteur manque de freinmoteur dans cette portion. « Mais, le freinage, qui enclenche le pont avant, s'avère efficace tout en étant souple. Malgré le gabarit compact du tracteur, et la benne chargée, le Fendt se montre stable et tient bien la route même dans les virages », apprécie Denis Landrieau. Après un passage dans la ville de Chabanais, le convoi rejoint la Cuma qu'il a quittée 42 minutes et 50 secondes auparavant. La pesée du bidon révèle une consommation totale de 7 litres, soit une moyenne horaire de 9,8 litres. Une boîte simple de prime abord Fabrice Dufournaud réalise à son tour le trajet. Il choisit lui aussi de piloter le Fendt via la pédale d'avancement et de laisser active la fonction TMS. Dès la sortie de la cour de la Cuma, le convoi gravit la première montée de 500 mètres, dans le même temps que son prédécesseur. Au plus bas, la vitesse atteint 11,5 km/h et le régime moteur 1 650 tr/min. Dans les côtes, l'essayeur préfère reprendre la main en actionnant le levier d'avancement et en gérant manuellement le régime moteur via la pédale. D'emblée, il juge cette pédale d'accélérateur, située sous celle des freins, mal placée. En revanche, le levier d'avancement, positionné sur la console latérale, s'avère pour sa part facilement accessible. « La boîte se prend assez rapidement en main. Au premier abord, elle se révèle simple d'utilisation », estime l'essayeur. Après un peu plus de treize minutes de trajet, le convoi entame, à proximité du lieu-dit La Grelière, la deuxième difficulté, plus abrupte que la première. Fabrice Dufournaud repasse la transmission en mode manuel et gère l'avancement via le levier. Il arrive en haut de la côte en une seconde de moins que son prédécesseur, à un régime moteur toujours supérieur à 1 900 tr/min. L'agriculteur a un peu moins l'habitude de ce type de transmission que son collègue. « Dans la descente, le tracteur ne retient pas bien la charge. Le moteur s'emballe et donne presque l'impression d'être au point mort », signale-t-il. Après quelques kilomètres au volant du Fendt et à la sortie d'une portion de route au revêtement dégradé, l'essayeur juge le confort assez médiocre à bord du tracteur. L'absence de pont avant suspendu (proposé en option) sur le modèle de notre essai et de suspen- La fonction Stop & Go facilite les manoeuvres d'approche de la remorque. Elle impose néanmoins de laisser son doigt sur l'inverseur, dépourvu de point neutre. Le 209 Vario fait preuve d'un comportement sain sur la route malgré son revêtement parfois dégradé. Les essayeurs ont apprécié la visibilité offerte par le toit ouvrant vitré. Le Fendt, pourvu d'une masse de 850 kg à l'arrière, s'est révélé stable au chargeur. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 23 sion de chargeur ne plaide pas en sa faveur. La présence d'un seul essieu sur la remorque ne favorise pas non plus le confort à bord. Malgré un léger bruit de transmission, surtout en dessous de 12 km/h, l'agriculteur trouve la cabine silencieuse lors de cet essai routier. En termes de visibilité, Fabrice Dufournaud apprécie la vue bien dégagée vers l'avant comme celle dans les rétroviseurs, suffisamment larges et bien placés. Après 36 minutes et 20 secondes, il rejoint la cours de la Cuma du Val-de-Vienne. La pesée du bidon de carburant révèle une consommation de 7 litres, dans la moyenne des tracteurs de même catégorie, soit 11,5 l/h. Le troisième parcours, réalisé en 34 minutes et 30 secondes, affiche une consommation légèrement supérieure aux deux premiers essais : 12,8 l/h. À l'aise dans la cour de ferme Le lendemain matin, le 209 Vario est préparé pour l'essai au chargeur. Pour cela, Fabrice Dufournaud attelle d'abord la masse de 850 kg sur le relevage arrière. Puis il s'approche pour accrocher le godet multifonction. « La visibilité pour mettre en place l'outil n'est pas satisfaisante. De plus, les coupleurs hydrauliques de la troisième fonction, installés sur la poutre transversale, se trouvent trop loin du godet », regrette l'agriculteur. Godet et masse arrière en place, les agriculteurs quittent la Cuma pour rejoindre l'exploitation de Damien Guitton, située à trois kilomètres, sur la commune de Tisseuil. Là-bas, une fumière ouverte attend d'être curée. Fabrice Dufournaud reste aux commandes du tracteur. Avant l'essai, il active le pont avant et le couplage des pompes hydrauliques pour bénéficier du débit maximal disponible (76 l/min annoncé par Fendt). Il remplit ensuite une remorque d'environ 12 tonnes de charge utile. Parmi les points forts du 209 Vario au chargeur, l'exploitant apprécie la visibilité : « La grande surface vitrée et la présence d'un toit ouvrant transparent s'avèrent bénéfiques. La vue sur l'outil, au sol ou en hauteur, est satisfaisante. » Le tracteur dispose de la fonction Stop & Go qui l'arrête quand le conducteur laisse son doigt sur l'inverseur. Selon l'agriculteur, cette fonction facilite la conduite, notamment à l'approche de la remorque. « Mais comme l'inverseur est dépourvu de neutre, le conducteur doit laisser son doigt sur la gâchette pour débrayer la transmission et arrêter le tracteur. Cette manoeuvre se révèle un peu fastidieuse à la longue. » Benne chargée de fumier, Damien Guitton, qui accueille notre essai, part la vider dans une parcelle. À son retour, Denis Landrieau teste le 209 Vario au chargeur. Lui aussi apprécie la visibilité offerte par la grande surface vitrée du tracteur. Il fait surtout remarquer la maniabilité. « Le 209 tourne court et bénéficie d'une direction souple, même godet chargé », signale l'essayeur. Malgré son empattement court, le Fendt se montre stable avec sa masse de 850 kg sur le relevage arrière. Parmi les points faibles, l'agriculteur, comme son homologue essayeur, regrette la position du levier commandant le chargeur. « Le levier en croix, situé bas, butte contre le siège lors du cavage ! » Au bilan de ses deux demi-journées d'essais, le 209 Vario semble dans son élément dans la cour de ferme, grâce à sa maniabilité et à sa généreuse surface vitrée. Sur la route, son moteur nerveux et sa transmission efficace font oublier un La maniabilité figure parmi manque de confort. les principaux atouts du 209 Vario. 24 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Essai Les mesures effectuées SA PUISSANCE, SON COUPLE, SA CONSOMMATION Son débit hydraulique Mesuré à l'arrière à partir d'un distributeur auxiliaire, le débit hydraulique maximal du Fendt 209 Vario essayé atteint 40 l.min-1. Cette donnée se révèle conforme à la valeur annoncée par le constructeur (41 l.min-1). Un interrupteur en cabine active le couplage d'une seconde pompe optionnelle. La mesure du débit à la sortie d'un distributeur arrière atteint alors 69 l.min-1 (76 l.min-1 annoncé par Fendt). La pression maximale mesurée dans le circuit s'établit à 208 bars. Son encombrement Tracteur au gabarit compact, le Fendt 209 Vario est court, étroit et bas. Ses dimensions devraient l'avantager pour entrer dans les bâtiments exigus. Malgré sa petite taille, sa cabine s'avère spacieuse. Elle est l'une des plus larges et des plus hautes (à l'intérieur) de sa catégorie. Elle se révèle également accessible du fait d'un plancher particulièrement proche du sol. L'empattement du 209 Vario (2,29 mètres) reste néanmoins élevé. Pendant le passage au banc de puissance, le niveau de bruit a été mesuré dans la cabine du Fendt 209 Vario, toutes portes et fenêtres fermées, climatisation et ventilation éteintes. Les valeurs indiquées à différents régimes du tracteur en charge intègrent le bruit extérieur du banc d'essais d'environ 100 dB(A). Commentai res Le niveau de bruit mesuré révèle une assez bonne qualité d'insonorisation de l'habitacle du Fendt 209 Vario. Certes, la donnée maximale enregistrée atteint 76,2 dB(A) à 2 100 tr.min-1. Toutefois, dans la plage d'utilisation préconisée du tracteur, le niveau sonore moyen, de 73,9 dB(A), s'avère relativement bas. Il s'établit à 75,3 dB(A) au régime de couple et de puissance maximum. son niveau sonore Le tracteur Fendt 209 Vario est testé au banc de la Chambre d'agriculture de Poitou- Charentes qui mesure les moteurs à la prise de puissance selon le protocole d'évaluation OCDE. Son trois cylindres, signé Agco Sisu Power, développe 83,9 chevaux (61,7 kW) de puissance maximale au régime de 1 711 tr.min-1, équivalent à 901 tr.min-1 à la prise de puissance. Particularité, ce moteur délivre, à ce même régime, son couple maximal de 34,7 daN.m. Il affiche à ce niveau une consommation spécifique de 249 g.kW-1.h-1. Commentai res La puissance maximale annoncée du 209 Vario s'établit à 90 chevaux ECE R24. Cette norme, différente de celle imposée par le test, ne tient compte ni du rendement de la transmission, ni de la puissance consommée par les pompes hydrauliques. Cette différence d'évaluation explique l'écart entre la donnée mesurée au banc moteur et celle annoncée par le constructeur. Dans ses essais, Matériel Agricole estime à 5 % de la valeur maximale le seuil en deçà duquel la puissance ou le couple peuvent être considérés comme constants. La plage de puissance constante du Fendt, très courte, s'étend entre les régimes de 1 700 et 1 900 tr.min-1 environ. Pour sa part, l'intervalle de couple constant débute aux alentours de 1 400 tr.min-1 et se termine à 1 700 tr.min-1, soit une plage d'utilisation de 300 tr.min-1 dans laquelle le rendement du moteur est optimal. Le moteur du 209 Vario s'avère original. Il délivre en effet sa puissance et son couple maximaux au même régime : 1 700 tr.min-1. Même si sa plage d'utilisation, relativement courte, s'étale de 1 400 à 1 900 tr.min-1, ce trois cylindres est conçu pour travailler autour de ce régime. Cette originalité ne représente pas une contrainte sur ce tracteur puisque la transmission à variation continue que ce moteur anime se charge d'adapter avec précision la puissance installée au couple résistant, en ajustant la vitesse d'avancement. Ce trois cylindres affiche par ailleurs une faible consommation spécifique, de moins de 260 g.kW-1.h-1 dans le segment d'utilisation. Au-dessus de 1 900 tr.min-1 et jusqu'au régime de coupure du régulateur (2 200 tr.min-1), la consommation s'envole. Cette plage de régime est donc déconseillée. Rayon de giration extérieur 4,32 m Longueur hors tout (relevage arrière horizontal / support de masse avant) 3,93 m Largeur hors tout 2,14 m Hauteur hors tout 2,50 m Empattement 2,29 m Monte de pneumatiques avant 440/65 R24 Monte de pneumatiques arrière 480/70 R34 Distance horizontale pneu ar. / rotule ar. 25 cm Garde au sol au crochet d'attelage 39 cm Garde au sol sous le pont avant 43 cm Masse totale avec chargeur frontal sans outil * 5 240 kg % sur l'avant 65 % % sur l'arrière 35 % Hauteur du marchepied 52 cm Hauteur du plancher de cabine 94 cm Largeur intérieure de cabine (au centre) 152 cm Profondeur intérieure de cabine (au centre) 137 cm Hauteur intérieure de cabine (au centre) 152 cm * sans masse arrière 70 Régime moteur (en tr.min-1) 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 80 75 85 90 Plage d'utilisation préconisée par Matériel Agricole Intensité sonore en cabine dB(A) Régime moteur (en tr.min-1) 0 20 40 60 80 puissance kW Plage de puissance constante (5 % d'écart) 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 0 Régime moteur (en tr.min-1) 10 20 30 40 Plage de couple constant (5 % d'écart) couple daN.m 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 Plage d'utilisation préconisée par Matériel Agricole 1200 1300 1400 1500 1600 1700 1800 1900 2000 2100 2200 2300 200 Régime moteur (en tr.min-1) 240 220 260 280 300 consommation spécifique g.kW-1.h-1 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 25 o Les deux radiateurs positionnés longitudinalement semblent faciles à nettoyer. o La préfiltration cyclonique de l'air d'admission. o L'huile moteur devrait se vidanger aisément. On a bien aimé o Le réservoir à carburant, situé au niveau de la calandre, n'est pas des plus facile à ravitailler et se trouve exposé à d'éventuels chocs. o Le bâti du chargeur ne facilite pas l'accès aux filtres à air et à huile moteur. o L'accès et l'ergonomie des accélérateurs à main et au pied. On a moins aimé La série 200 Va rio Modèle 207 208 209 210 211 Cylindrée / Nombre de cylindres 3,3 litres / 3 Puissance maximale (ch ECE R24) 70 80 90 100 110 Couple maximal (daN.m) à 1 600 tr/min 29,5 33,7 37,3 40,8 45,8 Transmission Variation continue Poids à vide annoncé 3 750 kg 3 790 kg 3 870 kg 3 870 kg 3 930 kg 1- Un capot et deux panneaux latéraux pivotants libèrent l'accès aux composants du moteur. 2- Au niveau de la calandre, l'opérateur remplit le réservoir à carburant, de 76 litres, communiquant avec celui de 50 litres situé sous le marchepied droit. 3- Le pack de refroidissement comprend l'intercooler et le radiateur pour l'huile de transmission, placés longitudinalement de chaque côté du moteur. 4- La dépose du filtre à air, caché derrière le bâti du chargeur, ne se révèle pas facile. Voici deux ans, Fendt réalisait une petite prouesse technique en casant sa transmission Vario dans des tracteurs aussi compacts que ceux de la série 200. Il signait alors la présence exclusive de cette boîte au coeur de toute sa gamme de tracteurs. Le plus petit des Fendt se caractérise par son trois cylindres signé Agco Sisu Power, sa cabine spacieuse au plancher plat et son équipement relativement complet entretenant l'image haut de gamme de la marque bavaroise. Dans la gamme Fendt, seuls les tracteurs de la série 200 Vario adoptent les blocs du motoriste Agco Sisu Power, appartenant au groupe Agco, comme le tractoriste allemand. Ils reçoivent le trois cylindres turbo de 3,3 litres développant 90 chevaux ECE R24 de puissance maximale sur le 209. Pour respecter la norme antipollution de niveau IIIA, Fendt mise sur la recirculation externe, via une vanne EGR, et le refroidissement des gaz d'échappement. L'injection haute pression par rampe commune s'approvisionne dans deux réservoirs : l'un, de 76 litres, situé au niveau de la calandre et l'autre, placé sous le marchepied gauche, contenant 50 litres. La présence du réservoir monopolisant la calandre, l'aspiration de l'air s'opère par le dessus et les côtés du capot. L'opérateur soulève ce dernier et pivote deux panneaux latéraux pour accéder aux éléments du moteur. Sur le flanc gauche, il accède au préfiltre cyclonique puis au filtre à air. Le système de refroidissement, situé derrière le réservoir, comprend l'intercooler et le radiateur de la transmission, positionnés longitudinalement de chaque côté. Puis l'opérateur trouve le radiateur moteur. Le condenseur de climatisation se situe, pour sa part, sous le toit de cabine, à l'arrière. Pour le refroidissement de l'huile hydraulique, séparée de celle Le trois cylindres 3,3 litres d'Agco Sisu Power Fendt 209 Vario Compact et complet de transmission, Fendt a positionné un original système échangeur sur le flanc droit du moteur. 2 4 1 3 26 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Essai Le pont avant intègre en option une suspension avec correction d'assiette disposant d'un débattement de 80 mm. La cabine à six montants du Fendt 209 Vario s'avère large et haute. Elle accueille donc assez confortablement deux personnes malgré sa faible profondeur. Le conducteur s'assoit sur un siège à suspension mécanique (pneumatique en option). Le passager dispose lui aussi d'un siège, proposé de série. La cabine se caractérise par son plancher proche du sol et désormais plat, malgré la récente intégration de la transmission Vario. Pour faciliter davantage l'installation à bord, le volant se règle en hauteur et en inclinaison. Le conducteur trouve toutes les commandes facilement accessibles sur la console latérale et le montant droits de la cabine. Depuis le tableau de bord, il actionne les phares. Il peut basculer les feux de croisement de la calandre, cachés par exemple par l'outil frontal, avec ceux du toit. Au total, le tracteur compte dix phares, feux de croisement compris. Le tableau de bord à affichage digital indique en permanence les régimes (moteur et prise de force), les allures instantanée et programmée. C'est depuis l'afficheur multifonction du tableau de bord, qu'il commande à partir de la console latérale, que le chauffeur mémorise un régime moteur ou une allure constante (en plus des boutons sur la console), Les tracteurs de la série 200 intègrent exclusivement une transmission à variation continue Vario, le modèle ML 75. Celle-ci emmène le Fendt, sans palier, de 20 mètres par heure à 40 km/h (25 km/h en marche arrière) quel que soit le régime moteur. Le constructeur bavarois monte en option le dispositif électronique TMS régulant automatiquement le régime moteur en fonction de la charge demandée. Le conducteur pilote cette transmission Vario et Stop & Go font la paire La cabine riche en équipements 1 1- La cabine, facile d'accès en raison de son plancher plat et bas, s'avère assez spacieuse. 2- Toutes les commandes principales, y compris celles du tableau de bord, sont regroupées sur la console latérale droite. 3- Le tableau de bord, bien visible, adopte un affichage digital et un ordinateur (écran central). 4- La visibilité sur l'avant du tracteur est bien dégagée, notamment grâce au toit ouvrant vitré. 5- Le filtre à air de cabine est intégré sous le toit côté droit. soit via la pédale d'avancement, soit via un levier baptisé Variostick et positionné sur la console latérale. 1- Sous le levier d'avancement Variostick, un bouton (lettre C) rappelle l'une des deux vitesses constantes mémorisées, l'autre sélectionne la plage d'utilisation de la transmission. 2- Depuis la console latérale, le conducteur active certaines fonctions de la transmission (boutons orange) et gère l'utilisation des prises de force (molette et boutons jaunes). 3- Depuis l'aile arrière, l'opérateur embraye la prise de force (appui long) portant automatiquement le moteur à un régime préprogrammé. 4- Grâce à la fonction Stop & Go, le conducteur arrête le tracteur lorsqu'il maintient enfoncé la palette de l'inverseur, situé sous le volant à gauche. 3 5 2 4 1 2 3 4 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 27 o Les possibilités offertes par la transmission Vario (fonction TMS, conduite à la pédale/ au levier...). On a bien aimé o Devoir appuyer sur deux boutons pour mettre en marche le régulateur de vitesse Tempomat. On a moins aimé o L'inverseur doté de la fonction Stop & Go facilite les manoeuvres d'approche. o Les automatismes de prise de force associés au régime moteur et à la hauteur du relevage arrière. o Le bouton activant le TMS modifie également le mode de conduite, à la pédale ou via le levier. o Certaines fonctions de la transmission ne sont pas des plus intuitives. o L'équipement complet en éclairage et le basculement possible des feux de croisement de la calandre au toit de cabine. On a bien aimé Il a le choix entre deux plages d'utilisation, l'une pour la route, l'autre pour les champs, par exemple. Il peut également mémoriser deux allures constantes, grâce au dispositif Tempomat. Depuis le tableau de bord, le chauffeur règle notamment la progressivité de la transmission (sur l'une des plages d'utilisation). Pour inverser le sens de marche, il actionne une palette positionnée sur un levier à gauche sous le volant. En maintenant cette palette enfoncée, il débraye la transmission, grâce à la fonction optionnelle Stop & Go associée au TMS. L'inverseur est dépourvu de point neutre. La prise de force du Fendt compte, de série, trois régimes de rotation (540, 540 Eco et 1 000 tr/min) et devient proportionnelle à l'avancement en option. Elle s'active ou se coupe automatiquement en fonction de la hauteur du relevage arrière à paramétrer dans le tableau de bord. Le 200 Vario reçoit, sur demande, une prise de puissance avant tournant à 540 ou 1 000 tr/min. visualise les consommations instantanées ou moyennes, modifie la progressivité de la transmission ou active les automatismes de la prise de force. La climatisation manuelle (automatique en option), le toit ouvrant vitré, l'autoradio, les essuie et laveglaces, les rétroviseurs larges et télescopiques font partie des équipements de série. Pour davantage de confort, Fendt propose une cabine à suspension mécanique optionnelle n'augmentant pas la hauteur hors tout du tracteur. o L'ergonomie des commandes, toutes bien regroupées sur la console latérale et le montant droits. o Les nombreux équipements de confort, montés de série. o L'ordinateur, intégré au tableau de bord, ne se montre pas facile à prendre en main. o La difficile mise en place et la faible taille du siège passager, divisé en trois parties. On a moins aimé o Le levier de commande des clignotants, des feux de croisement et du klaxon s'avère éloigné. o L'huile du circuit hydraulique séparée de celle de transmission. o La richesse des équipements proposés de série sur le relevage arrière. o Le rangement, à l'arrière, pour les rotules. On a bien aimé o Les leviers de commande des distributeurs hydrauliques peu accessibles situés au plancher à droite du siège conducteur. o Une partie des réglages du relevage arrière placés sur le montant droit de la cabine. o L'absence de récupérateur d'huile au niveau des distributeurs arrière. On a moins aimé 28 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Essai Le Fendt 209 Vario de notre essai dispose de deux pompes à engrenage (option) pour alimenter son circuit hydraulique. L'une, destinée à la direction, débite 35 l/min. L'autre, de 41 l/min, fournit l'asservissement, les distributeurs auxiliaires et le(s) relevage(s). Depuis la console latérale, un bouton actionne le couplage de ces deux pompes, afin de cumuler leur débit et de bénéficier d'une meilleure réactivité au chargeur par exemple. Dans ce cas, l'alimentation de la direction et du freinage reste Bien pourvu en hydraulique et relevage 2 4 5 1 3 1- Le circuit hydraulique compte jusqu'à quatre distributeurs auxiliaires zéro fuite. Ils s'accompagnent d'une prise pour le retour d'huile directement au réservoir. 2- Depuis la console latérale, le conducteur actionne le relevage arrière électronique, règle son contrôle d'effort et active le terrage rapide ou forcé. 3- Le relevage arrière électronique, bien équipé, intègre des stabilisateurs automatiques ainsi qu'un compensateur d'oscillations. 4- Le montant droit de la cabine adopte des molettes de réglage du contrôle d'effort du relevage arrière, de sa vitesse d'évolution et de sa butée haute. 5- En cabine, le chauffeur règle le débit de chaque distributeur auxiliaire. prioritaire. En standard, Fendt monte une seule pompe à engrenage débitant 48 l/min. Le circuit hydraulique s'alimente dans un réservoir séparé de la transmission, évitant ainsi la pollution des deux huiles. Il fournit le relevage arrière électronique, de 4,2 tonnes de capacité, intégrant des stabilisateurs automatiques signés Fendt. Ceux-ci adoptent un ressort maintenant leur position centrale par rapport au tracteur. Ils se verrouillent manuellement via un levier ou automatiquement à la montée du relevage. Celui-ci reçoit également, de série, un compensateur d'oscillations, comme le relevage avant, de 2,5 tonnes de capacité, monté en option. Fendt livre deux distributeurs auxiliaires à commande mécanique, de série, et jusqu'à quatre en option. Ceux-ci sont de type load sensing à centre fermé et zéro fuite. S'ils ne sont pas sollicités, l'huile ne passe pas à travers, ce qui limite le laminage. Et ils intègrent un clapet prévenant les chutes de pression. Pour un équipement frontal, à l'instar d'un relevage avant ou d'un chargeur, l'un d'eux alimente des distributeurs placés à droite sous la cabine. D'usine, le constructeur donne la priorité à un distributeur. Tous intègrent un réglage du débit, un double effet et une position flottante. Le chargeur Cargo se caractérise par sa cinématique en Z utilisant des bielles de parallélogramme situées sous les bras. o La cinématique en Z avec les bielles du parallélogramme positionnées sous les bras dégage la visibilité. o Les graisseurs bien intégrés au bâti. On a bien aimé o L'absence de suspension de chargeur. o L'absence de verrouillage hydraulique de l'outil. On a moins aimé 34 route de Prouvais - 02190 GUIGNICOURT Tél. 03 23 79 74 66 - E-mail : info@franquet.com www.franquet.com FRANQUET : LE SPÉCIALISTE RECONNU DE LA PRÉPARATION DES LITS DE SEMENCE. C U L T I V O N S E N S E M B L E V O S R E N D E M E N T S COMBIGERM CULTICHAMP COMBIGERM + CHASSIS CROSKILLETTES Matériel Agricole Le Cargo 3X65, intégré d'usine, est le plus petit chargeur de la gamme Fendt, comptant sept modèles allant de 3,75 à 4,50 mètres de hauteur de levage. Sa largeur entre potences, de 1,04 mètre, lui permet de s'adapter à tous les tracteurs de la gamme Fendt. Ce chargeur adopte un parallélogramme mécanique avec une cinématique en Z. Les flexibles hydrauliques intègrent les brancards. Ils alimentent notamment les électrovannes des troisième ou quatrième fonctions, intégrées, de série, dans la poutre transversale. Ici, les raccords hydrauliques, de type push-pull, accèdent en option à un multicoupleur pour faciliter l'attelage de l'outil. Pour accrocher ou dételer le chargeur, le système Cargo Lock, composé d'un levier placé de chaque côté des brancards, le verrouillemanuellement aux potences. Des béquilles, intégrées sous les bras et réglables en hauteur sans outil, facilitent l'opération. Le Cargo 3X65 Le plus petit des chargeurs Fendt 1 2 Les mesures du chargeur 3X65* Distance entre l'axe de l'essieu avant et l'axe du godet 1,73 m Distance entre l'axe du bâti et l'axe du godet 2,55 m Hauteur de levage à l'axe du godet 3,50 m Hauteur de levage godet benné 2,80 m Temps de montée À 1 500 tr/min 4,6 s À 2 000 tr/min 4,8 s Au régime maximal 4,7 s Force d'arrachement Au ralenti 1 950 kg Au régime maximal 2 110 kg * valeurs mesurées avec le Fendt 209 Vario (débit hydraulique de 41 l/min et pression maximale de 200 bars) reçoit de base un multicoupleur pour connecter les lignes hydrauliques et électriques. À proximité, un levier verrouille la position flottante du distributeur dédié au cavage, celle-ci restant active pour la montée/descente du chargeur. 1- De série, un multicoupleur connecte simultanément les lignes hydrauliques et électriques. 2- Fendt propose exclusivement un verrouillage manuel de l'outil. PUBLI-REPORTAGE Pressage-enrubannage : un développement accompagné par la technologie KRONE En plein coeur d'une région de polyculture, Antoine De Quick, alors jeune entrepreneur de travaux agricoles, décide de se lancer en 2004 dans des prestations d'enrubannage. L'activité grandissante a fait évoluer son parc de machines et l'a incité à investir dans des presses-enrubanneuses performantes. ETA DE Quick (AisnE) Entrepreneur dans l'Aisne, Antoine de Quick gère une entreprise de travaux agricoles (ETA) dans la région naturelle de la Thiérache. Implanté en zone d'élevage, il intervient sur toutes surfaces de parcelles (de 50 ares à 40 hectares), bien souvent en pentes. Les nombreux petits chantiers entraînent beaucoup de déplacements et nécessitent une machine maniable et compacte. CONFIANCE AUX PRODUITS KRONE Le cahier des charges pour l'achat d'une machine était sa polyvalence : elle devait pouvoir presser autant dans le sec que dans l'humide. En 2004 puis 2005, Antoine investit successivement dans deux Combi- Pack pour atteindre les 12 000 balles par an. « Les machines sont rapidement mises à l'épreuve », commente Antoine de Quick. La qualité du travail fournie par l'entreprise et ses presses enrubanneuses Combi-Pack est reconnue. LE TEMPS DU CHANGEMENT Fin 2010, Antoine renouvelle une machine par la nouvelle presse-enrubanneuse KRONE CombiComprima CV 150 XC. Ses qualités sont immédiatement appréciées : le silence de fonctionnement du pick-up sans cames et du fond de pressage NovoGrip, le très bon suivi de terrain du pick-up pendulaire, le boîtier de commande ergonomique, le liage filet. « La fiabilité du liage est quelque chose que j'apprécie. Si l'on fait attention, à la fin du rouleau, plus besoin de repasser le filet dans la machine, un simple noeud entre les deux rouleaux et c'est reparti ». Outre ces qualités, la densité de serrage est vite appréciée. « Au travail avec le CV 150 XC KRONE, on atteint une densité de balles d'enrubannage impressionnante même à 50 bars de pression. Dans de la paille, les balles d'1m45 pèsent 300 kg. On n'en espérait pas tant ! ». Au travail, dans des conditions vallonnées, Antoine De Quick devant sa CombiComprima CV 150 X-Cut grâce aux pneumatiques 500/55-20, la machine reste stable. « Les balles sont très régulières et non éjectées de la machine. En pente, la balle reste sur place ! » insiste l'entrepreneur. Antoine de Quick estime que le débit a été multiplié par deux avec sa nouvelle presseenrubanneuse. Elle totalise ainsi 8 000 balles après une saison. 30 à 40 balles sont réalisées par heure et le temps de transfert court entre la chambre de pressage et la table d'enrubannage est fortement apprécié. « Cela n'a plus rien à voir avec nos anciens Combi-Pack », commente-t-il. Le cycle de pressage-enrubannage complet est d'une minute dix en diamètre de 1,40 m. En mode pressage, le mode «regroupeur» permet de rassembler deux balles. À L'AISE DANS TOUTES LES CONDITIONS « La KRONE peut presser vert et la CombiComprima est un véritable matériel d'entreprise » Tout type de matière peut être pressé à tout moment. L'apport nutritif de l'enrubannage est très élevé. Il faut donc respecter la matière et la conserver de façon optimale. La chambre de pressage permet de réaliser des couches fines de fourrage, le coeur de la balle est lui aussi bien serré. Le liage filet rapide assure une bonne couverture et peu de pertes. Du fait de la pression importante dans la chambre, l'ETA De Quick lie avec deux tours de filet en enrubannage. Six couches de film sont ensuite apposées sur la balle. « En cas de déchirure de film, l'erreur est détectée en cabine, mais la balle est tout de même enrubannée correctement car le système compense. Il y a juste à descendre pour remettre le film dans le pince-film », précise Antoine de Quick. Ce système surveille en permanence la déchirure du film et compense dans le cas d'une coupure. Entre les différents conducteurs, la prise en main du boîtier s'est avérée facile. « Bien que ce soit une machine complexe, presser et enrubanner s'avèrent être faciles. Il faut toutefois garder un oeil sur l'écran de la caméra ». ? Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 31 Plate-forme Une plate-forme suivie par Matthieu Schubnel et Aurélien Groult, avec la participation de Nassim Hamiti, ingénieur agroéquipement BCMA-Trame. Les broyeurs à axes verticaux Le marché français des broyeurs à axes verticaux compte une dizaine d'acteurs. Selon nos estimations, ces constructeurs commercialisent environ 300 appareils chaque année dans l'Hexagone. Les ventes des modèles traînés de moins de cinq mètres s'essoufflent, au profit des variantes plus larges. La clientèle se compose essentiellement d'agriculteurs utilisant leur matériel en Cuma ou individuellement. Dans une moindre mesure, le marché des broyeurs concerne les entrepreneurs de travaux agricoles et certaines niches, telles que les sociétés aéroportuaires ou de courses de chevaux. Dans cette plate-forme, Matériel Agricole décortique huit broyeurs traînés à axes verticaux d'une largeur de 5 à 6,36 mètres. Agicut Desvoys Gyrax Payen Direct Rousseau Schulte Suire Woods Les huit broyeurs à la loupe Starcut 500 Broyeur semi-porté 600 G 5400 Multirotor traîné PB 6000 BGL 620 FX 520 Turbogyr 6400 TR 5 Pro 8 roues BW 240 HD Largeur de travail (m) 5,00 6,00 5,40 6,00 6,20 6,10 6,36 6,10 Longueur hors tout mesurée (m) 5,71 4,50 6,10 5,57 4,70 6,68 5,66 5,39 Masse mesurée (kg) 2 780 4 010 3 910 3 490 2 850 3 720 3 430 3 140 Agicut Starcut 500 P. 34 Rousseau BGL 620 P. 42 Gyrax G 5400 Multirotor traîné P. 38 Suire Turbogyr 6400 TR 5 Pro 8 roues P. 46 Desvoys Broyeur semi-porté 600 P. 36 Schulte FX 520 P. 44 Payen Direct PB 6000 P. 40 Woods BW 240 HD P. 48 Sommaire Repères Plate-forme 32 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 La réglementation appliquée aux broyeurs semi-portés Par Nassim Hamiti, ingénieur agroéquipement BCMA-Trame Les constructeurs doivent assurer la sécurité des utilisateurs de machines. La directive européenne 2006/42/CE ou « directive machines » les contraint à respecter cet engagement en s'appuyant notamment sur des normes spécifiques aux grandes faucheuses. Sur ces matériels, dont le diamètre de coupe par élément est supérieur à un mètre, les fabricants apposent la plaque CE suivant le principe d'autocertification. Ils doivent également fournir à l'acheteur un certificat de conformité. Ce document officiel se différencie de l'attestation de réception fournie par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). Adapter le niveau d'équipement au gabarit Les broyeurs à axe verticaux de grande largeur ont tous un poids à vide de plus de 1,5 tonne. Pour être autorisés à circuler sur la voie publique, ils doivent donc être réceptionnés par une Dreal (ex-Drire). Ces organismes déterminent la vitesse maximale autorisée sur la route en fonction de la charge admise par essieu. La plupart des constructeurs ont désormais recours aux essieux homologués à 25 km/h. Cette vitesse, que le chauffeur du tracteur est tenu de respecter, doit être indiquée sur un disque blanc à l'arrière de la machine. Pour rester dans le gabarit routier, les constructeurs ont conçu la plupart de ces machines avec une largeur au transport inférieure à 2,55 mètres. L'opérateur doit néanmoins s'assurer de l'absence de dépassement des parties repliables. À défaut, le convoi est soumis à la signalisation complémentaire des engins agricoles du groupe A, dont la largeur est comprise entre 2,55 et 3,50 mètres. Il doit alors présenter un gyrophare supplémentaire, des feux de croisement allumés de jour comme de nuit et quatre feux d'encombrement ou panneaux rétro-réfléchissants aux extrémités. D'autre part, les Miar (Machines et instruments agricoles remorqués) dépassant un poids à vide de 3,5 tonnes intègrent obligatoirement des freins d'urgence. La Dreal sollicitée appose une plaque sur la machine mentionnant son nom et la date de réception. Lors de l'achat, l'acquéreur doit toutefois demander l'attestation de réception au vendeur. Avant de signer, il requiert également l'inscription sur le bon de commande du modèle et du type de machine, du poids à vide accessoires compris et du type de freinage, si le broyeur en est équipé. Le neuf immatriculé dès 2013 À partir du 1er janvier 2013, l'attestation de réception délivrée par la Dreal sera obligatoire pour toutes les machines agricoles neuves tractées dont le poids total en charge dépasse 1,5 tonne. Son obtention conditionnera la délivrance d'un certificat d'immatriculation. Cette obligation ne sera pas rétroactive sur les véhicules d'occasion. Le Bureau de coordination du machinisme agricole (BCMA) recommande toutefois d'acheter dès aujourd'hui un matériel traîné réceptionné pour circuler sur la route. Les broyeurs à axes verticaux de grande largeur se caractérisent par leur débit de chantier élevé. Ces matériels, dont la qualité de broyage et de répartition s'est améliorée ces dernières années, requièrent une puissance d'entraînement moindre que leurs cousins à axe horizontal, à largeur de travail comparable. Avec leur configuration traînée ou semi-portée, ils ne nécessitent qu'une faible puissance de relevage. Ces appareils se composent d'un élément central et de deux parties latérales, dont le débattement vertical positif et négatif assure un meilleur suivi du terrain que leurs homologues à axe horizontal. Le repliage hydraulique de leur châssis de grande largeur facilite également leur mise en position transport et leur déplacement sur la route. pères Repères Repères Repères Repères Repères Le broyage grand format Si la plupart des broyeurs traînés s'accrochent à la barre oscillante, certains d'entre eux sont supportés par les bras inférieurs du relevage. Les patins latéraux limitent l'entrée des lames de rotors dans le sol en cas d'irrégularités de terrain. Les roues avant, améliorant le suivi du terrain, ne sont proposées que par certains constructeurs. Le montage sur balancier des roues arrière favorise la stabilité du broyeur, donc sa régularité de hauteur de coupe. Sur de nombreux appareils, l'opérateur règle la hauteur de coupe en limitant la descente de l'outil vers le sol au moyen de cales sur les vérins de levage. Tous les broyeurs bénéficient de limiteurs de couple à friction protégeant chaque boîtier d'une surcharge. L'inclinaison longitudinale se règle à l'aide d'un parallélogramme sur la majorité des broyeurs à axes verticaux. Quelle est la meilleure solution triazole contre les monstrueuses maladies de la feuille ? Le fongicide reconnu pour son efficacité sur septorioses et rouilles. www.agro.basf.fr Cultivons l'innovation autrement ® Marque déposée BASF. Osiris® Win. Autorisation de vente : n°2090092. Composition : 37,5 g/L d'époxiconazole + 27,5 g/L de metconazole. Attention, H317, H351, H361fd, H400, H411. - Port de gants et de vêtements de protection pendant toutes les opérations de mélange chargement et de traitement. Dangereux. Respecter les précautions d'emploi, lire attentivement l'étiquette avant toute utilisation. Janvier 2012. Crédits photo : Studio Alban Perret, Getty Images. Plate-forme Gamme Agicut, jeune société créée par Quivogne en 2009, distribue l'intégralité de la gamme de produits de l'anglais Spearhead, firme du groupe Alamo. L'offre compte deux séries de broyeurs à axes verticaux, tous fabriqués à Evesham (Royaume-Uni). Les Multicut, en entrée de gamme, travaillent de 1,60 à 8,20 mètres de largeur. Les Starcut, présentés ici, sont des évolutions des Multicut. Le Starcut 300, broyant sur trois mètres, reçoit un châssis porté fixe. Les cinq suivants sont traînés et repliables. Ils affichent une envergure de 5, 6,10, 7,30, 9,10 et 12,10 mètres. Attelage Le Starcut s'attelle au tracteur, soit sur la barre oscillante, soit sur la chape. Il reçoit en effet un timon pivotant en position haute ou basse en quinze minutes, selon le constructeur. Agicut déconseille néanmoins 34 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Caractéristiques du Starcut 500 Largeur de travail mesurée 5,06 mètres Largeur au transport mesurée 2,75 mètres Réglage de la hauteur de coupe De 0 à 380 mm Nombre de rotors 3 Nombre de lames par rotor 6 Puissance minimale conseillée 130 ch Puissance maximale admise 275 ch Poids mesuré 2 780 kg Prix du modèle présenté* 29180 € HT * avec option kit 6 lames MP6 Agicut Starcut 500 5 mètres - Garantie 1 an 1- Agicut propose l'attelage bas sur la barre oscillante ou haut sur la chape, en pivotant le timon, une opération nécessitant 15 minutes selon le constructeur. 2- Le plancher plat du Starcut 500 facilite son nettoyage et prévient les départs de feu en évitant l'accumulation de matière. 3- À l'avant, l'angle formé par la caisse facilite l'engouffrement de la matière. 4- Des cales pivotantes, bridées sur chaque vérin de levage, servent au réglage de la hauteur de coupe, de 0 à 380 mm. 5- Le réglage centralisé du parallélisme du broyeur s'opère en modifiant la longueur du troisième point, l'appareil devant reposer sur ses deux béquilles lors de cette opération. 6- Chaque paire de pneus est montée sur un balancier pour favoriser le suivi du terrain. 7- En sortie du boîtier diviseur, les trois sécurités à friction protègent les organes de coupe. 8- De conception, le Starcut adopte de petites lames, ce sont des pièces d'usure censées être peu coûteuses. 1 4 7 2 5 8 3 6 o La caisse à double paroi pourvue d'un plancher plat et intégrant les câbles et flexibles. o La présence de six lames par rotor (option). o Le faible nombre de graisseurs (28). On a bien aimé o L'absence de choix de monte de pneumatiques. o L'absence de suspension de châssis. o Le long temps de dépliage dû au limiteur de débit (85 secondes). On a moins aimé l'attelage haut, qui diminue le rayon de braquage et expose le cardan aux chocs. Pour le remisage, le broyeur adopte deux béquilles coulissantes. Il nécessite un distributeur à simple effet alimentant le dépliage et le repliage ainsi qu'un double effet animant les vérins de levage. Châssis Le châssis à double paroi du Starcut bénéficie d'une conception cloisonnée rigidifiant la structure. Cette solution facilite le passage, donc la protection, des flexibles hydrauliques et des câbles électriques à l'intérieur du châssis. Pour intervenir sur ces pièces, le constructeur a installé plusieurs trappes de visite au niveau de la paroi supérieure. Celle-ci s'avère lisse, ce qui facilite son nettoyage et prévient les départs de feu en évitant l'accumulation des résidus. À l'avant, l'angle formé par la caisse favorise l'absorption de la récolte. Pour limiter les projections, le Starcut intègre des chaînes à l'avant comme à l'arrière, voire des bavettes en caoutchouc optionnelles. Il compte huit roues, de 80/10.0-12, toutes montées par paires sur un balancier pour favoriser le suivi du terrain et le confort de conduite. Dix cales pivotantes bridées sur chaque vérin de balancier servent au réglage de la hauteur de coupe. Une tige filetée placée au pied des vérins autorise un réglage plus fin de la hauteur de fauche, notamment pour ajuster indépendamment celle des ailes. Par l'intermédiaire de deux tirants et d'un troisième point, l'opérateur règle l'horizontalité du broyeur. Cette opération exige de poser l'appareil sur ses deux béquilles. Les éléments latéraux flottants s'inclinentde - 7,5 degrés à + 25 degrés. Ils intègrent, à leurs extrémités, des patins interchangeables. L'éclairage et la signalisation, montés en standard, sont homologués. À l'arrière des Starcut 500 et 700, un attelage en chape optionnel autorise l'accrochage d'un déchaumeur, par exemple, pour combiner deux opérations en un seul passage. Transmission Le Starcut, entraîné à un régime de 1 000 tr/min, reçoit un cardan principal muni d'une roue libre. Celui-ci alimente un boîtier diviseur de 275 chevaux. En sortie, chaque arbre intègre une sécurité à friction à quatre disques. Trois cardans animent ensuite chaque boîtier de rotor acceptant une puissance maximale de 116 chevaux. Les boîtiers, comme les cardans, sont fournis par l'équipementier allemand Walterscheid. Rotors et lames Le Starcut 500 compte trois rotors. Chaque organe, de 1,74 mètre de diamètre, reçoit trois lames (six en option) de 28 cm de long. En choisissant de monter des petits couteaux, Agicut indique limiter le prix de cette pièce d'usure. La variante à six lames, ici présentée, travaille sur deux plans de coupe : l'un pour l'aspiration, l'autre pour l'affinage. Les lames d'affinage plates interchangeables ne se superposent pas à celles aspirantes munies d'ailettes. Les couteaux, libres en rotation sur 360 degrés, s'effacent facilement en cas d'obstacle en raison de leurs supports légèrement biaisés. Le porte-lames est protégé des chocs par un disque. Les couteaux sont fixés au support par des boulons, dont les têtes encastrées sont préservées d'un arrondissement. Selon Agicut, le fond de rotor lisse limite les phénomènes d'andainage. Son décrochement sert de contre-couteaux. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 35 36 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Gamme Le constructeur Desvoys, installé à Landivy (Mayenne), dispose d'une gamme étoffée de broyeurs à axes horizontaux. Avant de commercialiser de tels modèles, il a d'abord fabriqué des gyrobroyeurs, jusqu'à 1,80 mètre de large. La famille des axes verticaux semi-portés repliables, dévoilée voici environ six ans, se contente de deux modèles - 480 et 600 - de 4,80 et 6 mètres de largeur de travail. Attelage Le broyeur à axes verticaux Desvoys se caractérise par son cadre d'attelage monté sur un pivot entouré de deux plaques de téflon. Il s'attelle ainsi sur les bras inférieurs de relevage. Au point de rotation du châssis, l'angle de braquage est limité à 45 degrés via deux butées mécaniques. Le broyeur nécessite un distributeur auxiliaire à double effet pour le dépliage et le repliage des ailes ainsi qu'un simple effet Desvoys Broyeur semi-porté 600 6 mètres - Garantie 1 an Plate-forme 1 5 4 8 2 6 3 7 1- L'attelage sur les bras inférieurs de relevage facilite l'accrochage de l'outil. 2- Les quatre bielles animant le pendule sont montées sur des rotules pour amortir les mouvements de l'unité de coupe, selon Desvoys. 3- Au centre du châssis, un vérin à simple effet assure la levée et l'abaissement du groupe de broyage. 4- Depuis l'arrière du châssis, l'opérateur règle la hauteur de fauche en modifiant la position de la butée mécanique du vérin de levage. 5- Les roues de jauge des éléments latéraux pivotent sur 360 degrés, coulissent latéralement et sont bridées sur quatre silentblocs. 6- Le boîtier principal diviseur, à trois sorties, accepte une puissance de 240 chevaux. 7- En plus de la lame d'aspiration montée en standard (à droite sur le cliché), Desvoys superpose, en option, un couteau plat d'affinage non interchangeable. 8- Le dessous de la caisse intègre des contre-couteaux soudés, des déflecteurs facilitant la répartition des résidus et des parois cloisonnant les rotors. Caractéristiques du semi-porté 600 Largeur de travail 6 mètres Largeur au transport mesurée 2,55 mètres Réglage de la hauteur de coupe De 20 à 400 mm Nombre de rotors 5 Nombre de lames par rotor 4 Puissance minimale conseillée 110 ch Puissance maximale admise 180 ch Poids mesuré 4 010 kg Prix du modèle présenté* 27 700 € HT * avec option quatre lames et éclairage dédié au réglage de la hauteur de travail. Deux béquilles servent à son remisage. Châssis Le châssis porteur original du Desvoys supporte l'unité de coupe grâce à un système pendulaire. Un vérin à simple effet anime ce pendule via des bielles pour faire varier la hauteur de coupe ou escamoter le broyeur en mode transport. L'opérateur ajuste l'inclinaison de l'appareil en modifiant la hauteur des bras de relevage. Le châssis est boulonné à l'arrière sur l'essieu et muni de deux roues de 400/60-15,5. Le changement de la hauteur de coupe de l'élément central s'opère via une butée mécanique à douze points de réglage. Un silentbloc, positionné entre le vérin et cette butée, amortit l'unité de fauche. Au travail, les ailes évoluent en position flottante. Chacune dispose d'un réglage indépendant de la hauteur de coupe, de 20 à 400 mm, par l'intermédiaire d'une roue, de 26x12-12. Suspendue par quatre silentblocs, celle-ci pivote sur 360 degrés. L'inclinaison des éléments latéraux varie de - 10 à + 20 degrés. Quatre autres silentblocs amortissent la liaison entre les ailes et l'élément central. Un boulon permet de brider les ailes à l'horizontale par exemple. Les éléments latéraux, une fois repliés, se verrouillent pour le transport grâce à deux axes et un robinet. L'espace entre ceux-ci et la partie centrale favorise l'évacuation des résidus. En option, le constructeur monte un compteur de surface dans l'une des roues latérales, ou horaire sur l'arbre d'entrée du boîtier principal. Transmission Le cardan principal, homocinétique, tourne précisément sous le point de pivot du cadre d'attelage. Il anime, au régime de 1 000 tr/min, un boîtier diviseur supportant 240 chevaux et muni d'une roue libre. Celui-ci fait tourner cinq boîtiers - un central et quatre latéraux - de 90 chevaux de o La conception simple du châssis porteur et du système pendulaire de l'unité de broyage. o L'espace entre l'élément central et les ailes (en position repliée) facilite le nettoyage du caisson. o La faible longueur hors tout favorisant la maniabilité. On a bien aimé o Le réglage par des boulons de la hauteur de coupe des éléments latéraux nécessitant une clé. o Son poids, parmi les plus élevés (4 010 kg). o Le long temps de repliage (30 secondes). On a moins aimé puissance admissible. Au total, le broyeur compte six cardans fournis par Walterscheid. Il dispose de cinq sécurités à friction : trois en sortie de boîtier diviseur et deux à l'entrée des boîtiers extérieurs. Rotors et lames L'unité de coupe du broyeur Desvoys compte cinq rotors identiques, de 1,24 mètre de diamètre, tournant au régime de 1 421 tr/min. Ceux-ci reçoivent, de série, deux lames de 40 cm de long, contre-coudées, vrillées et munies d'un aileron. En option, le constructeur superpose deux autres lames d'affinage contrecoudées et droites, comme sur le modèle présenté. Il les conseille pour le broyage plus fin d'une jachère, par exemple. Chaque paire de couteau est fixée au porte-lames par un boulon muni d'une rondelle moulée évitant l'usure de sa tête. Lors de sa rotation, elle croise deux contre-couteaux soudés à la caisse. Pour favoriser la bonne répartition des résidus au sol, Desvoys monte systématiquement des déflecteurs également soudés au caisson. Chaque rotor est cloisonné. Aux extrémités, les patins d'usure métalliques sont boulonnés à la caisse. À l'avant, un rideau de chaîne limite les projections de matière vers le tracteur. À l'arrière, chaque élément adopte un volet réglable en hauteur ou libre. Plate-forme Gyrax G 5400 Multirotor traîné 5,40 mètres - Garantie 1 an 1- L'attelage boule éprouvé convient bien à tous les types de terrain et facilite les manoeuvres. 2- L'attelage flèche, variante proposée depuis peu par Gyrax, comble les adeptes du piton et de la barre oscillante 3- Chacun des trois rotors loge six lames. 4- Les trois lames inférieures coupent les végétaux et se changent deux fois plus fréquemment que les couteaux supérieurs. 5- À l'arrière, chaque support de roues intègre une suspension à ressort et un vérin de levage. 6- Deux roues folles avant équipent sur demande le broyeur G 5400 traîné. 7- La largeur de l'outil au transport atteint 2,86 mètres. 8- Un moniteur fournit au chauffeur les informations nécessaires pour préserver la longévité du broyeur. Gamme Gyrax, constructeur français installé dans la Vienne, propose une offre fournie en matériels de broyage et d'élevage. L'industriel, qui commercialise des broyeurs semi-portés à axes verticaux depuis une vingtaine d'années, affiche trois modèles à son catalogue. Les G 4500, G5400 et G7000 traînés, fabriqués dans l'usine de Champigny-le-Sec, disposent de largeurs de travail de 4,36, 5,26 et 6,90 mètres. La machine G 5400 présentée dans cette plate-forme est la plus vendue par le fabricant. Tous les matériels de la gamme sont réceptionnés par une Dreal et bénéficient de l'homologation routière, obligatoire à compter de 2013. Attelage Deux types d'attelage sont proposés par Gyrax : boule ou flèche. Le premier, de loin le plus vendu, est formé d'un cadre trois points accueillant une rotule de liaison de 1 4 7 2 5 8 3 6 38 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Caractéristiques du G 5400 Largeur de travail mesurée 5,26 mètres Largeur au transport mesurée 2,86 mètres Réglage de la hauteur de coupe De 40 à 180 mm Nombre de rotors 3 Nombre de lames par rotor 6 Puissance minimale conseillée 120 ch Puissance maximale admise 250 ch Poids mesuré 3 910 kg Prix du modèle présenté* 26 047 € HT o Le moniteur en cabine contrôlant notamment le régime des rotors. o Le choix parmi les attelages disponibles (boule ou flèche). o Les temps rapides de dépliage (17 secondes) et de repliage (10 secondes). On a bien aimé o Le poids élevé de l'outil animé (3 910 kg) compte tenu de sa largeur de travail. o Les réglages peu pratiques de l'horizontalité et de la hauteur de travail. o Le nombre de graisseurs (64). dix centimètres de diamètre dans sa On a moins aimé partie supérieure. Le broyeur s'avère ainsi maniable et évolue aisément sur des terrains accidentés, selon Gyrax. Grâce à ses quatre positions d'attelage, il s'adapte à tous les bras de relevage. En 2010, le fabricant a lancé un second dispositif à flèche pour répondre à la demande de certains clients. Le broyeur s'attelle dans ce cas au piton ou à la barre oscillante. L'opérateur règle hydrauliquement la hauteur du timon grâce à deux vérins à double effet. Le dételage ne nécessite de béquille dans aucune des deux configurations. Châssis La caisse du broyeur G 5400 est dessinée pour faciliter l'entrée des végétaux. Quatre roues arrière supportent le châssis. L'acquéreur dispose d'un large choix de montes en pneumatiques à profil agricole, routier ou basse pression. Sur demande, Gyrax propose un montage des roues par paires sur des balanciers. Il fournit également deux roues folles optionnelles à l'avant, d'un diamètre de 460 ou 600 mm. Les ailes suivent le terrain et s'inclinent entre - 5 et + 35 degrés. Sur les broyeurs dotés d'un attelage flèche, un seul distributeur à double effet alimente les vérins de repliage et ceux dédiés au réglage de celle-là. L'opérateur commande manuellement la vanne hydraulique six voies fixée à la base du timon pour sélectionner la fonction voulue. Quel que soit l'attelage choisi, il règle la hauteur de coupe entre 40 et 180 mm, grâce à deux autres vérins à simple effet installés sur la flèche. Le même circuit hydraulique modifie l'inclinaison des quatre supports de roues arrière. Leurs butées présentent huit réglages possibles. Sur demande, chaque support intègre une suspension mécanique à lames de ressort en acier Hardox d'une amplitude de 2 cm. Pour le transport, l'outil doit se replier en position basse. Il affiche alors une largeur hors tout de 2,86 mètres. Transmission Le G 5400 pourvu de l'attelage flèche intègre un arbre primaire de transmission à grand angle de type T9 signé Bondioli, conçu pour transmettre 200 chevaux. Son homologue doté d'un attelage boule ne nécessite pas de cardan homocinétique, le point de pivot de la rotule et le milieu du cardan se situant sur un même axe vertical. Quel que soit l'attelage, le boîtier diviseur supporte 250 chevaux. Les trois autres cadrans, délivrés par le même fournisseur, transmettent le mouvement aux boîtiers renvoi d'angle. Chacun est couplé à un limiteur de couple à friction taré pour passer 110 chevaux. Gyrax propose de série un boîtier électronique original surveillant le fonctionnement de ses broyeurs. À partir de capteurs installés sur l'appareil, le moniteur fourni par Agrotronix affiche en permanence le régime de rotation de chaque rotor, l'angle de braquage, les temps ou les surfaces partielles ou totales travaillées. Rotors et lames Les trois rotors du G 5400 affichent chacun un diamètre de coupe de 1,80 mètre. Tous tournent au régime de 1 000 tr/min et comportent six lames boulonnées sur des bielles intermédiaires. Les trois couteaux inférieurs, réversibles, adoptent une forme vrillée pour diriger l'herbe dans le caisson. Les autres lames, placées en quinconce et moins sollicitées, disposent d'une ailette favorisant l'aspiration et le broyage. Depuis deux ans, Gyrax propose de série un kit de broyage fin boulonné, ainsi que des contre-couteaux crantés optionnels pour les parcelles de maïs. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 39 * version attelage flèche avec options suspension mécanique, deux roues avant réglables 200/60x14.5 et quatre roues routières arrière 235/75x17.5 40 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Gamme Payen Direct, filiale du groupe Payen, distribue en direct des broyeurs à axes verticaux sous sa propre marque. Créée en 2002, cette jeune société fait fabriquer ses appareils par un constructeur hongrois, basé à Debrecen. Elle propose deux modèles dans sa gamme de broyeurs, le 4600 et le 6000, mesurant respectivement 4,60 et 6 mètres d'envergure. Ces broyeurs, lancés en 2008, reposent sur la technologie des anciens modèles de l'Américain Schulte dont les brevets sont entrés cette année-là dans le domaine public. Attelage Le PB 6000 s'attelle sur la barre oscillante du tracteur. Il nécessite, pour son animation hydraulique, deux distributeurs à double effet : l'un pour la hauteur de coupe, l'autre pour le dépliage/repliage des ailes. Il adopte une béquille escamotable et dotée d'un support réglable en inclinaison. Payen Direct PB 6000 6 mètres - Garantie 3 ans ou 750 heures Plate-forme 1 5 4 8 2 6 3 7 1- La tringle (pièce en V) animant le parallélogramme du timon limite le dégagement et peut se révéler gênante en présence de gros volumes de débris végétaux. 2- Le châssis à simple paroi du PB 6000 adopte des chevrons assurant la rigidité de l'ensemble. 3- Les roues de jauge et de transport sont toutes montées sur un balancier et amorties par des silentblocs. 4- Le vérin de l'élément central adopte une butée mécanique réglant de manière centralisée, grâce à un double filetage, la hauteur de coupe. 5- Un compteur horaire monté en sortie du boîtier principal facilite le suivi de l'entretien et de l'utilisation en commun du broyeur. 6- À l'entrée des boîtiers secondaires, une sécurité à friction protège les transmissions. 7- Chaque rotor utilise quatre lames montées sur deux plans de coupe, l'un pour l'aspiration, l'autre pour l'affinage. 8- Pour une meilleure qualité de broyage, les quatre lames de chaque rotor croisent deux contre-couteaux munis d'un boulon de sécurité. Caractéristiques du PB 6000 Largeur de travail 6 mètres Largeur au transport mesurée 2,72 mètres Réglage de la hauteur de coupe De 10 à 120 mm Nombre de rotors 3 Nombre de lames par rotor 4 Puissance minimale conseillée 140 ch Puissance maximale admise 230 ch Poids mesuré 3 490 kg Prix du modèle présenté 19 900 € HT Châssis Le broyeur Payen Direct bénéficie de la conception par parallélogramme initiée par Schulte. Des longerons assurent la rigidité de l'ensemble. La caisse adopte une simple paroi. Deux longs tirants réglables, reliant le timon aux roues arrière, assurent le réglage de l'horizontalité du broyeur. Trois vérins animent le levage et la descente de l'unité de coupe. Ils sont montés en série sur le principe maître-esclave permettant, selon le constructeur, un bon alignement des roues au sol quelle que soit la course des vérins. Depuis l'arrière du broyeur, l'opérateur règle alors de manière centralisée la hauteur de coupe en ajustant la butée mécanique du vérin de l'élément central grâce à un filetage double télescopique. Sous la tête de vérin, trois silentblocs assurentla suspension de l'ensemble au travail comme au transport. L'élément central compte quatre roues basse pression de 10.0/75-15.3. Chaque aile en reçoit deux autres, de mêmes caractéristiques. Ces huit roues sont montées par paires sur un balancier, pour favoriser le confort et la stabilité du broyeur. Celles des ailes sont amorties par un silentbloc, situé entre le support de balancier et le vérin de levage. Pour suivre les dénivellations du sol, les éléments latéraux s'inclinent de - 25 degrés à + 40 degrés. Ils adoptent à leurs extrémités un patin réglable en hauteur. Toutes les articulations du broyeur sont montées en chape. Elles reçoivent des axes graissés, bagués et bloqués en rotation. L'éclairage routier fait partie des équipements de série. Transmission Le cardan principal, de type homocinétique et pourvu d'une roue libre, entraîne le boîtier principal au régime de 1 000 tr/min. Celui-ci autorise 230 chevaux de puissance maximale. Il anime trois cardans connectés à trois boîtiers secondaires, de 150 chevaux de puissance admissible. Trois sécurités à friction, positionnées à l'entrée des boîtiers de rotors, protègent o Le système hydraulique de levage de l'unité de coupe par des vérins maître-esclave. o Les huit roues basse pression montées sur balancier et suspendues par des silentblocs. o La garantie standard de trois ans ou 750 heures. On a bien aimé o Le système parallélogramme impose une tringlerie placée sous le timon qui limite le dégagement. o Le manque de finition pour les passages des flexibles hydrauliques et des câbles électriques. o La faible voie des roues porteuses extérieures limite la stabilité (1,65 mètre). On a moins aimé les transmissions. Les quatre cardans sont fournis par Walterscheid alors que les boîtiers sont signés Bondioli. Pour une utilisation en Cuma par exemple ou pour faciliter le suivi de l'entretien, le broyeur Payen Direct reçoit, de série, un compteur horaire monté en sortie du boîtier principal. Rotors et lames Le broyeur PB 6000 compte trois rotors. Sur ce modèle, l'élément central fauche sur 1,83 mètre alors que les deux latéraux affichent 2,23 mètres de diamètre. Chaque rotor compte quatre lames mesurant toujours 65 cm de long, montées par paires et superposées sur deux plans de coupe : l'un pour l'aspiration, l'autre pour l'affinage. Seules les lames d'affinage, dépourvues d'aileron, sont réversibles et réaffûtables. Les couteaux, comme les porte-lames, disposent d'un montage conique et sont retenus par une clavette et une goupille. Animés à 920 tr/min, ils croisent deux contre-couteaux fixes (par rotor). Ces pièces, montées sur un boulon de sécurité, accroissent la qualité de broyage. Pour garantir une bonne répartition des résidus, le profil du fond de rotor est lisse, les éléments de coupe sont cloisonnés et la tôle de sortie reçoit des déflecteurs réglables. Pour limiter les projections vers l'avant, des chaînes et des bavettes caoutchouc sont montées de série. 42 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Plate-forme Rousseau BGL 620 6,20 mètres - Garantie 2 ans 1- Le cardan primaire du BGL 620, fourni par Bondioli, est de type homocinétique. 2- Le boîtier diviseur de tous les modèles de la gamme est conçu pour transmettre une puissance de 250 chevaux. Les éléments secondaires supportent, eux, 111 chevaux. 3- Le broyeur BGL 620 fait partie des modèles les plus courts du marché (4,70 mètres mesurés). 4- Les lames des broyeurs BGL sont toutes pourvues d'ailettes d'aspiration. 5- Pour régler l'horizontalité du broyeur, l'opérateur ajuste le parallélogramme grâce à deux tirants. 6- La hauteur de coupe se règle à l'arrière du broyeur en modifiant la butée basse du vérin de levage. 7- Les roues arrière de l'élément central sont montées sur un balancier. 8- Avec une voie de 2,05 mètres au niveau des roues de transport extérieures, le broyeur BGL 620 apparaît comme l'un des plus stables de sa catégorie. Gamme La société rhodanienne Rousseau, filiale du groupe texan Alamo depuis 2005, propose exclusivement des épareuses, des faucheuses d'accotement et des broyeurs portés ou traînés. Les modèles de grande largeur à axes verticaux 460, 620 et 820 de la gamme BGL reprennent, dans leur dénomination, les initiales de la catégorie de produit ainsi que la largeur de coupe en centimètres. Ils sont fabriqués dans l'usine Spearhead d'Evesham (Royaume-Uni). La gamme, lancée en 2005, a bénéficié d'une refonte complète en 2008. Le plus petit modèle travaillant sur 4,20 mètres n'est plus commercialisé depuis 2009. Attelage Le BGL 620 s'attelle sur la barre oscillante. Peu exigeant sur le plan de l'hydraulique, il requiert deux distributeurs à simple effet, l'un destiné 1 4 7 2 5 8 3 6 Caractéristiques du Rousseau BGL 620 Largeur de travail 6,20 mètres Largeur au transport mesurée 3,10 mètres Réglage de la hauteur de coupe De 26 à 400 mm Nombre de rotors 5 Nombre de lames par rotor 3 Puissance minimale conseillée 120 ch Puissance maximale admise 250 ch Poids mesuré 2 850 kg Prix du modèle présenté 25 000 € HT o Le poids limité pour un appareil à cinq rotors (2 850 kg selon notre mesure). o La simplicité de conception. o La garantie de deux ans délivrée en standard. On a bien aimé o La structure du châssis, les flexibles et les câbles apparents, rendant le nettoyage fastidieux. o Le petit diamètre et le profil industriel de l'unique monte de pneumatique disponible (600x9-10 PR). o La largeur au transport de 3,08 mètres. On a moins aimé au réglage de la hauteur de coupe de l'outil, l'autre à son repliage. Cette conception contraint l'utilisateur à choisir un emplacement plat pour assurer le démarrage du dépliage des ailes. À l'aide de deux axes, l'opérateur fixe la béquille amovible sur le timon, ou la range sur le broyeur une fois la machine attelée. Châssis Des longerons apparents composent le châssis, simple de conception. Grâce au parallélogramme intégré, le chauffeur règle l'inclinaison de l'appareil à l'aide de deux tirants. Il ajuste la hauteur de coupe au niveau du vérin de levage à simple effet situé à l'arrière du broyeur, en s'aidant si nécessaire de la jauge graduée. En sélectionnant un réglage de butée basse parmi quatorze possibles, l'outil travaille entre 26 et 400 mm. Rousseau ne propose pas de roue de jauge à l'avant. Mais depuis 2008, il monte de série huit roues de dimensions 600x9-10 PR supportant le châssis au travail. Deux paires de demi-essieux soutiennent la partie centrale. Leur montage sur des balanciers leur permet de mieux suivre les dénivellations du terrain. Les deux ailes reçoivent chacune deux roues montées sur un silentbloc. L'accumulateur oléopneumatique relié au vérin central complète l'amortissement. Rousseau préconise de travailler en posant légèrement les deux patins latéraux au sol. Ces pièces d'usure, désormais démontables plus facilement, sont commercialisées à 150 euros environ le jeu. Les deux ailes du broyeur suivent les irrégularités du terrain en évoluant sur une course angulaire de - 25 à + 25 degrés. Pour un déplacement en toute sécurité, elles se verrouillent en position transport à l'aide de deux axes. Dans cette configuration, la largeur hors tout atteint 3,10 mètres d'après notre mesure, réalisée lors de la plate-forme. Transmission Les broyeurs de la gamme semiportée BGL reçoivent tous un boîtier principal supportant 250 chevaux. Si le plus petit modèle (BGL 460) adopte au choix un entraînement à 540 ou 1 000 tr/min, les deux autres n'acceptent que le régime le plus rapide. Le cardan primaire homocinétique, signé Bondioli, anime le double joint de cardan central et les quatre autres arbres de marque Walterscheidtransmettant le mouvement de la prise de force vers les rotors. Les boîtiers secondaires sont conçus pour accepter une puissance de 111 chevaux. Un limiteur de couple à friction, placé à l'entrée de chacun d'entre eux, protège la transmission d'une éventuelle surcharge. Rotors et lames Le diamètre d'action des trois rotors centraux atteint 160 cm tandis que les deux périphériques travaillent sur 93 cm. Chacun d'entre eux comprend trois lames en acier forgé pourvues chacune d'une ailette d'aspiration. Vendues 45 euros l'unité, elles sont fixées par un boulon sur chaque porte-lames. Pour limiter les projections, les broyeurs semi-portés BGL adoptent en standard un rideau de chaînes à l'avant comme à l'arrière. S'il le souhaite, l'acquéreur remplace ou combine ce dispositif avec une bavette caoutchouc. Deux cerclages soudés en périphérie de chaque rotor assurent la bonne répartition des résidus végétaux. Une coupelle sous chaque unité de coupe protège le broyeur de l'usure. Le coût unitaire de son remplacement atteint 100 euros. 44 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Gamme Le fabricant canadien Schulte, (prononcer [cheulti]), filiale du groupe texan Alamo, est bien implanté notamment sur les marchés nordaméricain et français des broyeurs à axes verticaux. Il propose une gamme de quatre modèles, produits dans l'usine de Saskatoon (province du Saskatchewan) et importés par la société Payen dans l'Hexagone. Les appareils FX 315, FX 520, 5026 et FX 742 travaillent sur des largeurs de 4,57 à 12,80 mètres. La dénomination choisie par le constructeur renseigne d'une part sur le nombre de rotors, d'autre part sur la largeur de travail en pieds. Le modèle FX 520 présenté ici dispose donc de cinq rotors et travaille sur 6,10 mètres. Il remplace depuis 2006 le modèle 3020, proposé aujourd'hui sous la marque Payen Direct et l'appellation PB 6000 (voir la fiche correspondante en page 40). L'importateur annonce avoir anticipé les normes d'homologation applicables en 2013 et fournit dès Schulte FX 520 6,10 mètres - Garantie 3 ans Plate-forme 1 5 4 8 2 6 3 7 1- Le broyeur FX 520 se caractérise par son attelage haut plébiscité par la clientèle. 2- Sous les capots de protection, le boîtier diviseur transmet le mouvement vers les cinq rotors. 3- Deux paires de lames, réversibles et distantes de 14 cm, équipent chaque rotor. 4- L'écart entre les lames et les contre-lames avoisine les 6 cm 5- Un décrochement au milieu de la tôle inférieure du broyeur renforce l'aspiration des végétaux, selon le constructeur. 6- La butée basse du vérin de levage principal détermine la hauteur de travail et se règle grâce à un double filetage télescopique. 7- Avant chaque déplacement, l'opérateur verrouille les mouvements du broyeur à l'aide de pièces mécaniques repérables facilement. 8- Schulte fournit de série un kit nécessaire à la future homologation de 2013, se composant de panneaux, de feux complémentaires et d'une bâche de protection recouvrant les lames lors des déplacements. Caractéristiques du SCHULTE FX 520 Largeur de travail mesurée 6,10 mètres Largeur au transport mesurée 2,86 mètres Réglage de hauteur de coupe De 51 à 445 mm Nombre de rotors 5 Nombre de lames par rotor 4 Puissance minimale conseillée 160 ch Puissance maximale admise 260 ch Poids mesuré 3 720 kg Prix du modèle présenté NC aujourd'hui, sur demande, l'attestation de réception Dreal. Attelage Le broyeur FX 520 s'attelle sur la chape du tracteur grâce à un timon réglable à anneau tournant. La configuration pour barre oscillante est également disponible mais peu demandée. Sur le plan des connexions hydrauliques, ce matériel requiert un distributeur à double effet destiné au réglage de la hauteur de travail, ainsi qu'un simple effet pour le repliage. La béquille amovible se fixe sur l'aile gauche du broyeur. Châssis Le châssis porteur, composé de plusieurs longerons, est assemblé par des soudures continues limitant l'infiltration d'eau. Sur ce broyeur de type FX, le bâti adopte une double paroi. La tôle supérieure de 6 mm améliore l'esthétique de la machine et facilite son nettoyage. Deux paires de roues de dimensions 205/90D15 montées sur des demi-essieux supportent l'appareil. En complément, une roue arrière bridée (deux en option) soutient chaque aile au travail qui suit le terrain en s'inclinant de - 20 à + 40 degrés. L'opérateur lève le broyeur grâce à trois vérins à double effet répartis à l'arrière. La hauteur de coupe se règle de 51 à 445 mm en modifiant la butée basse du vérin central, grâce à un double filetage télescopique. À l'avant, des patins d'usure amovibles fixent si nécessaire la hauteur minimale de coupe à 15 cm. Schulte conseille de travailler en inclinant la machine légèrement vers l'arrière. Un silentbloc en caoutchouc par essieu assure l'amortissement. Deux ressorts réglables montés à l'arrière du parallélogramme complètent l'atténuation des mouvements au champ. Transmission Pour animer la transmission homocinétique du FX 520, le constructeur préconise une puissance minimale de 160 chevaux au régime de 1 000 tr/min. Le boîtier diviseur, fixé o La garantie de trois ans. o L'attestation de réception Dréal exigible en 2013 fournie de série. o Le surdimensionnement des boîtiers secondaires (210 chevaux). On a bien aimé o La longueur hors tout élevée (6,68 mètres). o L'absence de bavette caoutchouc à l'arrière. o Le prix, non communiqué mais a priori bien supérieur à ceux de la concurrence. On a moins aimé sur une platine, répartit la puissance vers les rotors grâce à des cardans fournis par l'américain Westler. Le constructeur garantit son usage jusqu'à 260 chevaux. Les boîtiers secondaires à renvoi d'angle acceptent une puissance de 210 chevaux. Tous sont d'origine Bondioli. Le fonctionnement du broyeur est sécurisé par un boulon de cisaillement au niveau du cardan primaire et sur les contrecouteaux. Cinq limiteurs de couple à friction assurent une protection complémentaire. Rotors et lames Les cinq rotors du FX 520 se composent chacun de quatre lames contre-coudées et réversibles, ainsi que d'un porte-lame rectangulaire de 60 kg, améliorant leur effacement en cas d'obstacle. Les deux couteaux inférieurs assurent la coupe des végétaux. Les deux supérieurs favorisent l'aspiration et l'affinage. Ils sont fixés par paires au porte-lame grâce à un boulon, à un écrou et à une goupille fendue. Des contrelames périphériques, distantes de 5 cm des deux lames, réduisent la taille du broyat. Un rideau de chaînes équipe la machine à l'avant comme à l'arrière. Ce dispositif antiprojection est complété par une bavette caoutchouc frontale et des cerclages boulonnés sous le châssis, améliorant par ailleurs la répartition. Si nécessaire, l'opérateur augmente le volume de matière échangée entre le rotor principal et les autres en retirant une pièce amovible. Plate-forme Suire Turbogyr 6400 TR 5 Pro 8 roues 6,40 mètres - Garantie 1 an 1- L'opérateur règle la hauteur du timon et l'horizontalité du broyeur hydrauliquement à l'aide d'une pompe manuelle embarquée. 2- À proximité de chaque boîtier secondaire, un limiteur de couple à friction protège la transmission des surcharges. 3- Chacun des cinq rotors du broyeur Turbogyr 6400 TR 5 Pro possède trois lames. 4- Un anneau de 20 mm de hauteur protège la tôle supérieure en cas de déviation des lames par un obstacle. 5- Chaque lame, fixée au rotor par une vis protégée et un écrou bloqué, se change à l'aide d'une seule clé. 6- Les roues de jauge sont désormais montées de série à l'avant de tous les broyeurs Turbogyr 6400. 7- Les deux ailes se replient à 105 degrés pour augmenter la stabilité du broyeur. 8- À l'extrémité de chaque vérin de levage, un trou oblong en L verrouille mécaniquement et automatiquement les ailes au transport. Gamme Suire, filiale du groupe Eurotechnics Agri, propose une gamme de quatre broyeurs semi-portés à axes verticaux dénommée Turbogyr Pro. L'offre se compose des modèles 4800, 5400 et 6400 travaillant respectivement sur 4,76, 5,36 et 6,36 mètres de large. Ces matériels à trois lames par rotor, dont les premiers furent lancés en 2008, remplacent les modèles Alphagyr à deux lames. Ils sont construits dans l'usine de Saint-Aubin-du- Plain (Deux-Sèvres). La variante Standard, dépouillée, disparaît cette année du tarif. La finition Pro se caractérise par ses équipements haut de gamme montés d'origine tels que les roues avant réglables, les amortisseurs d'essieux et le dispositif de réglage hydraulique de l'horizontalité Paralift. Courant 2012, le fabricant devrait mettre sur le marché son modèle de huit mètres, 1 4 7 2 5 8 3 6 46 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Caractéristiques du Turbogyr 6400 TR 5 Largeur de travail mesurée 6,36 mètres Largeur au transport mesurée 2,36 mètres Réglage de hauteur de coupe De 50 à 150 mm Nombre de rotors 5 Nombre de lames par rotor 3 Puissance minimale conseillée 150 ch Puissance maximale admise 260 ch Poids mesuré 3 430 kg Prix du modèle présenté* 27 037 € HT * avec option combinaison bavette et rideau de chaînes. o Le dispositif breveté Paralift de réglage de l'horizontalité du broyeur et de la hauteur du timon. o Le verrouillage automatique des ailes au repliage. o La largeur hors tout, limitée au transport (2,36 mètres). On a bien aimé o La faible garde au sol du timon. o Le nombre de graisseurs (66). o Les jeux de cales multiples nécessaires au réglage de la hauteur de coupe. On a moins aimé présenté lors du dernier Sima. Il prévoit également de décliner les Turbogyr en versions portées. Attelage Les broyeurs Turbogyr Pro s'attellent à la barre oscillante. Moins de 10 % de la clientèle Suire choisit l'option d'accouplement sur chape. Le dispositif breveté Paralift, facilitant l'attelage, se compose d'une pompe hydraulique manuelle alimentant un vérin situé à l'arrière du broyeur qui agit sur la hauteur du timon lors de l'accrochage. L'outil ne nécessite donc pas de béquille. Il requiert en revanche un distributeur à simple effet pour le réglage de la hauteur de travail, et une fonction à double effet pour le dépliage/repliage. Châssis Les trois éléments du châssis, formés de longerons de 100 mm de côté, sont recouverts d'un capot de finition. Pour s'adapter aux dénivelés du terrain, les deux ailes flottantes s'inclinentde - 14 à + 15 degrés par rapport à l'horizontale. Chacune est munie d'une roue de jauge folle de 470 mm de diamètre, montées à l'avant. Le ressort amortisseur du support maintient en pression la roue au sol et facilite le réglage par l'opérateur. À l'arrière, quatre roues principales et deux ou quatre périphériques, de dimensions 10.0/75-15,3 supportent le broyeur. L'acquéreur accède, en option, aux pneumatiques routiers (215/75R17,5) ou renforcés. La configuration balancier devrait apparaître au catalogue en 2012. L'outil bénéficie d'une suspension composée d'un silentbloc sur chaque essieu et d'un accumulateur oléopneumatique intégré au circuit de levage. Le dispositif breveté Paralift, en plus de faciliter l'attelage, aide au réglage de l'inclinaison du broyeur. L'utilisateur anime une longue tringle par l'intermédiaire d'un vérin et d'une pompe hydraulique manuelle utilisée pour le réglage de la hauteur du timon. La hauteur de coupe, entre 50 et 150 mm, s'ajuste en modifiant la butée mécanique du parallélogramme. L'opérateur se sert à cette fin d'un jeu de cales basculantes de 20 mm d'épaisseur, placé sur chacun des trois vérins de levage. Transmission Le broyeur 6400 TR 5 intègre six boîtiers Bondioli (garantis deux ans) et cinq cardans Walterscheid. L'arbre primaire relie le tracteur au boîtier diviseur acceptant 260 chevaux. De type grand angle, il est doté d'un joint double homocinétique et d'une roue libre. Les boîtiers du rotor central et des périphériques sont conçus pour transmettre, respectivement, 190 et 120 chevaux maximum. Tous les cardans adoptent une sécurité à friction protégée par un bol à démontage rapide. Rotors et lames Suire soude un disque de cover-crop à l'horizontale sous chacun de ses rotors pour limiter leur usure. Chaque ensemble en rotation dispose de trois lames, dont l'extrémité forme un aileron prononcé favorisant l'aspiration. L'élément central du broyeur 6400 TR 5 tourne au régime de 1 000 tr/min. Avec ses lames de 67 cm de long, il fauche sur un diamètre de 1,90 mètre. Les quatre rotors périphériques travaillent chacun sur 1,20 mètre de large au régime de 1 430 tr/min. Ils adoptent des couteaux plus petits (49 cm). Toutes les lames, solidaires du rotor, s'escamotent en cas d'obstacle. À l'avant, Suire monte une bavette caoutchouc, un rideau de chaînes (option) ou une combinaison des deux dispositifs. À l'arrière, le broyeur ne présente pas de dispositif antiprojection. Le constructeur justifie ce choix en évoquant la forme descendante du caisson, qui freine la course des particules. Il propose par ailleurs des contre-couteaux via un kit maïs (190 €HT) ou colza et tournesol (440 € HT) pour affiner le broyage des résidus culturaux. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 47 LINAK France 13 Rue de la Claie - ZI d'Angers Beaucouzé BP 80238 - 49072 Beaucouzé Cedex Tél. 02 41 36 34 34 / Fax. 02 41 36 35 00 www.linak.fr/techline OPTEZ POUR L'éLECTRIQUE ET VOYEZ LA DIFFéRENCE De nombreuses possibilités de réglage et d'ajustement pour vos applications UNE TECHNOLOGIE ADOPTéE PAR LES PLUS GRANDS NOMS DU SECTEUR: o Jusqu'à 1 tonne d'effort par vérin o Précision du mouvement o Résistance: engrais chimiques / poussière o Forte capacité d'auto-blocage o Résistance au nettoyage haute pression o Léger et compact o Intégration simple 48 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Gamme La société américaine Woods, créée il y a 150 ans, figure parmi les précurseurs dans la fabrication de broyeurs à axes verticaux. D'abord importés en France par la Société Picarde de Mécanique, à partir de 1995, ces appareils sont désormais distribués par ACM, situé à Bienvillers-au-bois (Pas-de-Calais). Woods fabrique aujourd'hui 2 000 à 2 500 machines par an. Sa gamme compte quatre modèles semi-portés repliables se différenciant par leur châssis, leur puissance de boîtier et leur largeur de travail. Les modèles 1800 et 180 mesurent 4,80 mètres de large alors que les variantes 2400 X et 240 HD, lancées il y a six mois, affichent 6,10 mètres d'envergure. Attelage Le broyeur BW 240 HD dispose d'un anneau tournant ou d'une chape et s'attelle sur la barre oscillante. Son animation hydraulique demande deux distributeurs auxiliaires à simple Woods BW 240 HD 6,10 mètres - Garantie 1 an (3 ans pour les boîtiers) Plate-forme 1 5 4 8 2 6 3 7 1- Le broyeur BW 240 HD s'accroche au tracteur sur la barre oscillante par l'intermédiaire d'un attelage chape dans chape, typique d'un équipement américain. 2- Deux longs tirants, accessibles facilement depuis l'arrière de l'appareil, servent au réglage de l'horizontalité de l'unité de coupe. 3- La caisse monocoque lisse et légèrement inclinée facilite le nettoyage et prévient d'éventuels départs de feu. 4- L'opérateur règle de manière centralisée la hauteur de coupe en positionnant des bagues amovibles de différentes épaisseurs au niveau de la tige de l'unique vérin de levage. 5- Les roues de jauge, montées par paires, reçoivent un ressort amortissant les mouvements du châssis. 6- Woods fabrique ses propres boîtiers, à l'instar du démultiplicateur qui accepte jusqu'à 235 chevaux. 7- Le couteau est retenu au porte-lame par un axe bridé et une plaque, elle-même maintenue par un boulon (brevet Woods). 8- Simple de conception, l'unité de fauche du broyeur Woods adopte deux lames par rotor (quatre en option). Caractéristiques du BW 240 HD Largeur de travail mesurée 6,12 mètres Largeur au transport mesurée 3,08 mètres Réglage de hauteur de coupe De 51 à 381 mm Nombre de rotors 3 Nombre de lames par rotor 2 Puissance minimale conseillée 130 ch Puissance maximale admise 235 ch Poids mesuré 3 140 kg Prix du modèle présenté* 33 122 € HT * en version 8 roues effet, l'un pour son repliage ou son dépliage, l'autre pour le relevage de l'unité de coupe. Le broyeur Woods intègre une béquille amovible pour le remisage. La rampe d'éclairage et quatre panneaux de gabarit routier sont montés de série. Châssis Le BW 240 HD adopte un châssis monocoque lisse et incliné. Cette conception facilite le nettoyage et prévient ainsi les départs de feu en n'accumulant pas la matière. Il bénéficie d'une conception par parallélogramme. Deux longs tirants réglables, reliant l'attelage à l'essieu arrière, assurent l'horizontalité de l'unité de fauche. L'élément central reçoit quatre roues montées par paires sur un pivot muni d'un ressort de suspension. Les ailes adoptent chacune une, voire deux roues (sur les versions à huit roues). Les pneumatiques d'avion rechapés affichent des dimensions H29x9.0-15. L'opérateur règle la hauteur de coupe de manière centralisée en positionnant des bagues de différentes tailles (jusqu'à cinq) sur l'unique vérin de levage situé sur l'élément central. Des tirants réglables transmettent aux ailes le mouvement d'inclinaison des supports d'essieux, assurant le contrôle de la hauteur de coupe des rotors latéraux. Ceux-ci s'inclinent de - 22 degrés à + 45 degrés pour suivre les dénivellations du sol. Des patins interchangeables à l'avant de l'élément central et aux extrémités des ailes protègent le châssis en cas d'obstacle. L'opérateur verrouille les parties latérales du broyeur en position transport avec deux axes. Transmission L'Américain Woods fabrique ses boîtiers et les garantit trois ans. Il s'approvisionne chez Walterscheid pour les cardans. L'arbre primaire, de type grand angle, est entraîné en 1 000 tr/min (voire 540 tr/min). Le boîtier principal admet une puissance maximale de 235 chevaux. Il alimente trois boîtiers secondaires, de 190 chevaux. À leur entrée, des o Le profil lisse et incliné de la caisse facilite le nettoyage. o Le système breveté de fixation des couteaux sur le porte-lame. o La simplicité de conception. On a bien aimé o L'unique monte de pneumatiques d'avion rechapés. o La largeur au transport, avoisinant 3,10 mètres. o L'accès peu pratique aux boîtiers et aux sécurités, dû aux carters de protection boulonnés. On a moins aimé sécurités à friction - munies de quatre disques, d'une rondelle Belleville et de quatre boulons de tarage - protègent les transmissions d'éventuelles contraintes. Rotors et lames Le broyeur BW 240 HD compte trois rotors de 2,14 mètres de diamètre. Chaque unité de coupe intègre deux couteaux de 70 cm de long. La lame aspirante contre-coudée adopte une ailette et n'est pas interchangeable avec un autre couteau. Libre en rotation sur 360 degrés, elle dispose d'un système breveté de fixation sur le porte-lame facilitant son démontage. Elle est en effet maintenue par un axe de 4 cm de diamètre, retenu par une plaque de fixation boulonnée au porte-lame et bloquée au travail par la force centrifuge. En option, l'acquéreur peut demander le montage de deux lames supplémentaires sur le rotor, moyennant 293 € HT. Les quatre couteaux ainsi montés, de mêmes caractéristiques, évoluent sur le même plan de coupe. Le portelame, pour sa part, est soudé et protégé par un disque. Les unités de coupe se recouvrent de 15 cm. Ce large chevauchement, associé à une vitesse périphérique des lames élevée, permet, selon le constructeur, de se passer de l'utilisation d'un contre-couteau. Des cloisons entre les éléments de fauche limitent le phénomène d'andainage. À l'avant comme à l'arrière, Woods monte, de série, des chaînes limitant les projections. Immatriculations de tracteurs en 2011 C'est reparti ! 50 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Dossier exclusif 2011* 2010 2011-2010 Part de marché 2011 sur un volume de tracteurs comparables (1) de 29 980 unités Part de marché 2010 sur un volume de tracteurs comparables de 23 862 unités Nombre de tracteurs comparables immatriculés en 2010 sur un volume de 23 862 unités Évolution de la part de marché de 2011 par rapport à 2010 John Deere 20,2 % 20,8 % 4 963 - 0,6 New Holland 16,9 % 16,9 % 4 033 = Claas 13,6 % 11,7 % 2 792 + 1,9 Massey Ferguson 10,3 % 9,2 % 2 195 + 1,1 Case IH 9,1 % 9,6 % 2 291 - 0,5 Fendt 8,6 % 8,1 % 1 933 + 0,5 Deutz-Fahr 5,7 % 6,5 % 1 551 - 0,8 Valtra 5,5 % 5,7 % 1 360 - 0,2 Kubota 3,4 % 3,3 % 787 + 0,1 Same 2 % 2,4 % 572 - 0,4 McCormick 1,8 % 1,9 % 453 - 0,1 Landini 1,5 % 1,3 % 310 + 0,2 Autres 1,4 % 2,6 % 622 * Estimations Matériel Agricole (1) Le volume des tracteurs comparables additionne les variantes standard 2 et 4 RM ainsi que les spécialisés (vignes et vergers) 2 et 4 RM. Source Axema 2011 marque la reprise des immatriculations de tracteurs agricoles. Avec 38 133 unités, le volume total retrouve le niveau de 2007, 2005 et 2003. L'addition des modèles comparables, c'est-à-dire les tracteurs standard et spécialisés (29 980 tracteurs), connaît une croissance de 25,6 % et se compose en général de produits plus puissants et plus sophistiqués. Hormis les zones de production de viande, touchées par la sécheresse, les autres régions affichent toutes des progressions sensibles. Par l'ensemble de la rédaction Les parts de marché Immatriculations 2011 Volume total : + 21,8 % Volume comparable : + 25,6 % Évolution des immatriculations totales de tracteurs agricoles neufs dont tracteurs comparables (standard + spécialisés) 33 643 29 996 27 388 29 092 33 981 30 650 38 133 29 980 1987 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 2000 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 2011 39 679 42 492 39 707 37 232 23 620 23 064 29 455 27 634 32 235 37 571 36 610 38 037 41 349 37 965 35 641 38 192 38 245 40 279 37 505 35 080 37 610 43 661 39 757 31 312 23 862 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 51 Les dix premiers départements regroupant 22 % des immatriculations 2010 nationales 2011 Une grande partie des régions de France a enregistré des volumes d'immatriculations en hausse. Les régions de production de viande, très touchées par la sécheresse printanière, n'ont malheureusement pas connu la même progression. Dans les secteurs viticoles, les ventes de tracteurs se sont bien portées avec des produits plus puissants et mieux équipés. Catégorie Volume 2011 (unités) Variation 2011-2010 Standard 2 RM 444 + 53,6 % Standard 4 RM 27 307 + 25,0 % Vignes et vergers 2 RM 102 - 17,7 % Vignes et vergers 4 RM 2 027 + 26,1 % Enjambeurs vignerons 444 + 15,3 % Télescopiques 2 724 + 24,3 % Espaces verts 4 370 + 2,4 % Articulés 57 - 25 % Autres 658 + 24,2 % > + 30 % de + 20 à + 30 % < 0 % de +10 à + 20 % de 0 à +10 % Immatriculations 2011 par rapport à 2010 Immatriculations selon les puissances et catégories Toutes les catégories de tracteurs sont en hausse, sauf les modèles articulés et les spécialisés à deux roues motrices. De plus en plus puissants, ces engins pour vignes et vergers se vendent davantage en quatre roues motrices. Toutes les catégories de puissance progressent, surtout au-dessus de 100 chevaux. Les modèles standard de 150 à 179 chevaux enregistrent une hausse des immatriculations de 56,2 %, tout comme les tracteurs de 220 chevaux et plus (+ 55 %). En dessous de 100 chevaux, ce sont surtout les tracteurs de 60 à 79 chevaux qui ont connu une demande soutenue (+ 15 %). Les immatriculations de chariots élévateurs à bras télescopiques (+ 24 %) profitent également de la reprise du marché. 38 133 unités Évolution des immatriculations par rapport à 2010 Puissance en chevaux Din Volume 2011 (unités) Répartition (%) Variation 2011-2010 Moins de 60 5 729 15 + 7,2 % De 60 à 79 2 540 6,7 + 15 % De 80 à 99 5 978 15,7 + 6,3 % De 100 à 119 6 930 18,2 + 21,5 % De 120 à 149 7 061 18,5 + 29 % De 150 à 179 5 708 15 + 56,2 % De 180 à 219 2 636 6,9 + 14,6 % 220 et plus 1 551 4,1 + 55,1 % Immatriculations selon les puissances Immatriculations selon les catégories > + 30 % de + 20 à + 30 % < 0 % de +10 à + 20 % de 0 à +10 % 2010 2011 Les 10 premiers départements regroupant 22 % des immatriculations nationales 857676 569 528 879 653 687 694 617 474 753 640 793 686 892 643 503 337 575 383 549 403 505 364 467 358 458 336 438 325 383 256 463 337 561 380 290 227 377 343 487 339 378 320 780 585 452 346 143 160 102 136 9 71 591 480 973 684 878 636 586 445 358 260 757 555 446 336 481 346 321 248 324 249 464 391 452 394 316 305 472 396 31 43 305 216 440 343 470 422 268 217 424 331 335 300 290 241 473 438 434 406 154 215 418 324 342 286 361 339 309 321 47 64 27 31 279 310 457 473 328 295 537 513 263 220 292 220 254 229 116 89 115 113 420 285 399 366 495 339 628 580 183 147 678 565 420 329 518 456 325 268 451 423 120 374 115 380 227 225 30 35 139 284 134 236 188 202 283 239 279 249 330 246 152 133 272 311 349 293 881 697 41 32 24 20 22 9 26 30 301 327 2010 2011 Les 10 premiers départements regroupant 22 % des immatriculations nationales 254 229 116 89 115 113 420 285 339 183 147 678 565 188 202 239 246 41 32 24 20 22 9 26 30 La technologie de leur transmission Vario a permis aux tracteurs Fendt de s'installer en bonne place sur le marché de la forte puissance. Mais le constructeur sait aussi apprécier le succès de ses engins plus modestes. o Le tracteur Fendt le plus vendu en 2011 : Fendt 820 Vario 163 chevaux de puissance moyenne Fabien Pottier, le directeur commercial de Fendt, se prépare à présenter l'ensileuse Katana à partir de l'automne 2012. Fendt Fabien Pottier, le directeur commercial de Fendt, est plutôt satisfait de sa campagne 2011. Si, au début de l'année, les exploitations de grandes cultures, traditionnellement bonnes clientes des tracteurs de la marque, mais découragées par la sécheresse printanière, avaient montré un certain attentisme dans leurs prises de commandes, elles sont vite revenues lorsque la météorologie s'est montrée plus clémente. Le constructeur bavarois est ainsi parvenu à accompagner un marché globalement soutenu. Selon nos estimations, il a réussi à faire progresser sa pénétration d'un demi-point, à 8,6 %. Côté nouveautés, l'année 2011 a été marquée par l'arrivée des nouveaux six cylindres 720, 722 et 724, de 200 à 240 chevaux ainsi que des séries 900 équipées de motorisations Stage IIIB. Comme beaucoup de ses concurrents, Fendt a dû jongler, cette campagne, avec l'effet des changements de normes antiémission. Mais la commercialisation simultanée de deux générations de tracteurs, l'une équipée de motorisations répondant au Stage IIIA et la nouvelle, équipée de systèmes SCR compatibles avec Stage IIIB, lui a été bénéfique. « Des clients voulant limiter leurs investissements ou qui s'inquiétaient des nouveaux moteurs avec additifs AdBlue pouvaient opter pour la première solution. D'autres ont préféré d'emblée bénéficier de ces technologies. Ils pouvaient aussi, grâce aux évolutions des gammes, profiter d'une cabine plus moderne et d'un nouveau terminal de commande Vario », explique Fabien Pottier. Près de 15 % des tracteurs livrés cette campagne intégraient ces nouveautés. Mais si cette année, la présence d'une forme d'entrée de gamme a pu s'avérer profitable au constructeur bavarois, celui-ci n'entend pas, pour autant, déroger à son principe de se placer sur une proposition haut de gamme et de ne commercialiser que des tracteurs équipés de transmissions Vario. Ce serait pour lui comme tuer la poule aux oeufs d'or. La marque a, en effet, fêté récemment le 20 000e tracteur livré en France pourvu d'une telle boîte. Vario, sinon rien Ce choix technique lui permet de réaliser de très bonnes performances sur le marché des fortes puissances et de s'être forgé une bonne clientèle chez les entrepreneurs de travaux agricoles. Le modèle le plus vendu est le 820, un tracteur de 200 chevaux et la puissance moyenne de ses tracteurs livrés en France, 163 chevaux, est très nettement au-dessus du marché. Le constructeur estime que sa part de marché sur les plus de 200 chevaux dépasse les 23 %. Des engins tels que le Fendt 939 flirtant avec les 400 chevaux devraient permettre à la marque de proposer des engins encore plus puissants satisfaisant une clientèle d'entreprises ou de grandes exploitations. Pour autant, le constructeur veille à ne pas s'enfermer dans ces catégories exclusives. Il a en effet besoin d'engins plus modestes, à l'instar des tracteurs quatre cylindres 300, de 95 à 125 chevaux, ou de ses trois cylindres 200, de 70 à 110 chevaux, pour satisfaire et entretenir son fond traditionnel de clientèle des régions de polyculture-élevage et viticoles. La variation continue en vignes Les modèles étroits de la série 200 ont d'ailleurs permis à la marque de réaliser une performance tout à fait honorable cette année. Sa part de marché dans la catégorie des tracteurs pour vignes et vergers pourrait en effet avoisiner les 21 %. « Par rapport à la concurrence, nous bénéficions du caractère unique de ce tracteur spécialisé. Dans sa catégorie, il est le seul doté d'une transmission à variation continue, d'un plancher plat, d'une suspension de pont avant et d'une ergonomie de commandes aussi avancée », se réjouit Fabien Pottier. Mais, si en grandes cultures ou en polyculture-élevage les tracteurs Vario sont désormais bien connus, le monde viticole doit encore les découvrir. Alors, les services commerciaux de Fendt et les concessionnaires multiplient les démonstrations et les invitations à les prendre en main. La marque aborde la campagne 2012 avec optimiste. L'usine bavaroise de Marktoberdorf, actuellement en plein travaux, devrait offrir un potentiel de production, de 20 000 tracteurs par an après septembre. Cette année, elle a battu son record de production, à 15 400 unités. L'ensileuse Katana, de son côté, va réaliser ses premières démonstrations et participer à ses premiers salons en France à l'automne, pour la campagne de maïs. Une vingtaine de machines seront cette année en évaluation et mise au point en Allemagne. B.S. Répartition des ventes de tracteurs en 2011 Série 200 spécialisés 14 % 4 % 12 % 16 % 24 % 23 % 7 % Série 200 standard Série 300 Série 400 Série 700 Série 800 Série 900 Répartition des ventes de moissonneuses-batteuses en 2011 5 secoueurs 6 secoueurs 8 secoueurs et hybride 25 % 55 % 20 % 52 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Immatriculations Jean-Michel Jonette, le directeur commercial de Massey Ferguson, est plutôt satisfait de sa campagne 2011. Elle lui a permis de grappiller plus d'un point de part de marché des immatriculations et de passer de 9,2 % à 10,3 %. o Tracteurs les plus vendus en 2011 : MF 5435 (18 %), MF 6480 (13 %), MF 6465 (9 %) 54 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Immatriculations Le retour De gauche à droite Guillaume Dill, responsable produit tracteur élevage et chariot télescopique, Jean-Michel Jonette, directeur commercial, Mathieu Verbecke, responsable produit tracteurs grande puissance de Massey Ferguson, mettent de grands espoirs commerciaux dans la nouvelle gamme de tracteurs légers et spécialisés MF 3600. Massey Ferguson «Dans un marché extrêmement fort, nous avons continué sur la lancée de 2010, puis progressé régulièrement toute l'année », témoigne Jean-Michel Jonette, le directeur commercial de Massey Ferguson. Pour les équipes de l'usine de Beauvais (Oise) où sont fabriqués les tracteurs de la marque comme pour celles de sa division commerciale, l'année a généré deux grandes difficultés : la remontée brutale de la demande après une période de crise et le passage à de nouvelles normes de motorisation. « Comme pour tout le monde, nos délais de livraison se sont allongés. Nous avions démarré l'année avec un certain report de commandes et nous la terminons avec un carnet encore plus important. Nous sommes persuadés que 2012 et 2013 devraient également rester soutenues. » Durant la campagne, les équipes commerciales et techniques ont accompagné le changement des normes antiémission. Les deux gammes se sont croisées un temps. Mais, la forte demande a très vite tari la disponibilité en motorisations Stage IIIA et le constructeur a introduit ses nouvelles gammes Stage IIIB plus rapidement que prévu. Une meilleure image en grandes cultures Côté produits, le constructeur s'est félicité de la bonne demande pour ses séries 5400, des quatre cylindres Perkins à transmissions Dyna 4 de 82 à 145 chevaux, en régions de polyculture-élevage. Mais grâce à ses gammes de plus forte puissance, il a aussi su répondre aux demandes des zones de grandes cultures qui, cette campagne, ont particulièrement soutenu le marché. « Notre image de marque s'est bien améliorée dans ces régions. L'arrivée de tracteurs tels que les MF 8600 jusqu'à 370 chevaux ou, plus récemment les MF 7600 de 185 à 235 chevaux et transmissions Dyna VT ou Dyna 6 l'ont très nettement tirée vers le haut. » La campagne commerciale de 2011 a été rythmée par les grands événements de l'année. Le Sima a permis au constructeur d'engranger un certain nombre de commandes, notamment sur des 5400, mais surtout de bien démarrer la carrière commerciale des nouvelles générations de chargeurs télescopiques. Ces engins, fabriqués dans l'usine Bobcat de Pontchâteau (Loire-Atlantique), ont déjà enregistré plus de 135 commandes, soit 78 % de mieux que la campagne précédente. Plus récemment, le Sitevi a été l'occasion de présenter la série 3600 Xtra. Le constructeur fonde de grands espoirs sur ces tracteurs légers à motorisation trois cylindres Sisu de 69 à 102 chevaux. Leurs versions standard leur permettent de se placer en entrée de gamme ou pour répondre aux besoins de l'agriculture de montagne. Jean-Michel Jonette attribue également le succès de l'année à son réseau. « Nous avons progressé parce que nous sommes proches de nos concessionnaires. Ils apprécient de constater que l'image de Massey Ferguson remonte et que cela paie. Nous avons pu déclencher des actions commerciales en fin d'année un peu plus tôt que d'habitude. Nous pouvons encore mieux faire. Dans la période qui vient, nous allons aider les concessionnaires à travailler leurs secteurs et à mieux labelliser leurs établissements. » B.S. Récolte. Une équipe Agco unique Agco France, a décidé de réorganiser les services commercial et technique de ses moissonneusesbatteuses et de ses presses à balles carrées déclinées sous les couleurs Massey Ferguson, Fendt ou Laverda. Plutôt que des équipes dédiées à chacune des marques, le groupe a préféré rassembler ces compétences dans une division unique dirigée par Fabrice Rondeau et déployer des responsables techniques et commerciaux régionaux. Ceux-ci fourniront un appui aux concessionnaires des trois réseaux. Toutefois, les marques devraient conserver leurs spécificités de différenciation des modèles. Répartition des ventes de tracteurs Massey Ferguson en 2011 MF 1500 MF 3600 MF 4400 MF 5400 MF 6400 MF 7400 MF 8600 Visioporteurs 0,3 % 6,1 % 0,4 % 33,7 % 41 % 13,5 % 1,9 % 3,1 % Répartition des ventes Massey Ferguson de moissonneuses-batteuses en 2011 5 secoueurs 6 secoueurs 8 secoueurs Non conventionnelle 30 % 54 % 8 % 8 % Même si la place de Valtra dans le palmarès des immatriculations range toujours cette marque finlandaise appartenant au groupe Agco loin des grands ténors du marché des tracteurs, ses 5,5 % de taux de pénétration en 2011 satisfont pleinement David Rein, son responsable des ventes. Valtra o Le tracteur Valtra le plus vendu en 2011 : le N101 Répartition des ventes de tracteurs Valtra en 2011 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 55 Une marque encore jeune De gauche à droite David Rein, le responsable des ventes de Valtra, promet au moins un lancement par an jusqu'en 2015, il est ici accompagné de Manuel Henriquès, responsable logistique, Sylvain Mislanghe, responsable communication, Éric Ruette, responsable technique, et Alexandre Chantrelle, responsable produit. Soixante ans de tracteurs finlandais 2011 a été l'année du soixantième anniversaire des fabrications Valtra. C'est en effet en 1951, que Valtion Metallitehaat, une entreprise d'état finlandaise a décidé de troquer ses activités de production d'armes contre celle de tracteurs. Son premier modèle était le Valmet 15 de 15 chevaux. Tout au long des années soixante et soixante-dix, la marque s'est développée dans les pays scandinaves. En 1979, ses productions ont été fusionnées avec celles des tracteurs suédois Bolinder-Mu?nktell Volvo pour donner naissance aux premiers BM Valmet. En 2001, la marque change de patronyme pour devenir Valtra. En 2007, elle est rachetée par le groupe Agco, le propriétaire de Massey Ferguson et de Fendt. «Valtra reste une marque jeune en France. Avec nos 130 concessionnaires, nous ne couvrons que 84 % du territoire. Nous sommes toujours en phase de conquête et avons encore du potentiel de développement sur de belles zones à couvrir. En 2011, nous avons facturé davantage qu'en 2010 et nous abordons 2012 avec un bon report de commandes », se félicite David Rein, le responsable des ventes de Valtra. Durant la campagne, le constructeur est parvenu à assurer la transition vers les normes antiémission dans une certaine douceur. Les nouveaux modèles à technologie de dépollution SCR se sont juxtaposés avec les précédents suffisamment longtemps pour que la clientèle puisse choisir et que le réseau ne soit pas pris au dépourvu. La gamme de quatre cylindres N, à partir de 88 chevaux, représente le véritable best-seller de Valtra. Le constructeur finlandais a été le premier, grâce à cette série, à remettre en question l'hégémonie des motorisations à six cylindres dans les catégories supérieures à 120 chevaux. Il continue à en augmenter le niveau d'équipements. Aujourd'hui, avec leur troisième génération, les N culminent à 160 chevaux et sont déclinés dans trois types de transmissions : Direct à variation continue, Versu à cinq rapports sous charge et quatre gammes ou Hitech 36/36 à tripleur. À l'instar de l'ensemble de la gamme, ils sont disponibles dans un très large choix d'options ou de couleurs, selon le concept de tracteur à la carte. « Les séries N sont idéaux dans les exploitations de polyculture élevage. Ce sont des tracteurs de tête capables de tout faire, argumente David Rein. Ils se montrent également à l'aise en exploitation forestière, l'une des grandes spécialités de la marque. Correctement lestés, ils représentent également une bonne alternative aux six cylindres en grandes cultures. Mais nous avons encore du travail de démonstration à faire pour convaincre les utilisateurs. » La petite puissance renouvelée En attendant, la marque leur propose ses six cylindres des séries T de 139 à 211 chevaux ou encore des S de 270 à 370 chevaux. David Rein se montre particulièrement fier des modèles S de forte puissance, à transmission à variation continue, dont la fabrication a été confiée à l'usine picarde du groupe Agco. « Ce tracteur présente la particularité d'être disponible avec un poste inversé. Il faut s'en occuper et le montrer en démonstration. Mais nous avons déjà observé une bonne progression des ventes. Nous les avons, en effet, quadruplées sur l'année. » L'autre avantage de ces tracteurs, tout comme les technologies des transmissions Versu ou Direct, développées en Finlande, est de tirer l'image de Valtra vers le haut. En revanche, les tracteurs de faible puissance ne comptent traditionnellement pas parmi les points forts de la marque. Par manque de débouchés, les accords de production de modèles spécialisés par Carraro ont, depuis quelques années, été mis entre parenthèses. Toutefois, le renouvellement de la série A de 74 à 101 chevaux et l'arrivée d'un inverseur hydraulique sous charge devrait désormais permettre à la marque de proposer un modèle bien en phase avec les demandes de la clientèle. B.S. Série A Série N Série T Série S 6 % 65 % 27 % 2 % o Le tracteur McCormick le plus vendu en 2011 : le MC 110 (102 ch) o Le tracteur Landini le plus vendu en 2011 : le Rex F 90 (82 ch) Spécialisés Compacts C-L CX + CX-L T-Max X60 MC MTX G-Max XTX TTX Autres 14 % 5 % 6 % 6 % 8 % 8 % 15 % 8 % 10 % 7 % 5 % 8 % Andrea Piras, directeur commercial délégué d'Argo France. Contre toute attente, la filiale française d'Argo a maintenu sa position sur le marché des tracteurs standard et spécialisés en 2011. Dans un contexte haussier, des volumes fournis chez Landini mais également chez McCormick ont contribué à la réalisation de cette performance. 56 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Immatriculations Argo conserve ses parts de marché en France Argo France «Une année satisfaisante tant sur le plan des parts de marchés qu'au niveau des volumes », lance Andrea Piras, directeur commercial délégué d'Argo France, en évoquant 2011. Le pari ambitieux de la filiale du groupe italien dans l'Hexagone, ciblant 5 % des ventes totales de tracteurs standard et spécialisés sur l'année écoulée, n'est certes pas réussi. Mais la structure a fait mentir les sombres rumeurs persistant dans les couloirs de la profession. Argo France a, selon nos estimations, réalisé une performance honorable en maintenant sa part de marché (3,3 % contre 3,2 % en 2010). Les tracteurs McCormick perdent légèrement du terrain (1,8 % contre 1,9 % en 2010). Mais la part de marché de Landini progresse à 1,5 %, alors qu'elle ne représentait que 1,3 % en 2010. Les immatriculations de tracteurs en provenance d'Argo France affichent une hausse de 26 % avec 991 unités, un ratio proche de la tendance moyenne du marché. Mais la progression diffère selon la couleur du produit. Le nombre de machines McCormick immatriculées en 2011 a gagné 18 % par rapport à 2010 et s'élève à 547 unités. Les ventes Landini affichent, elles, une belle progression de 37 % sur un an. La transmission continue dès 130 chevaux À l'image de la filiale française, le groupe industriel Argo bénéficie pleinement de la reprise de 2011 en vendant 17 000 tracteurs, soit bien davantage que les 13 000 écoulés en 2010. « L'entreprise a généré un chiffre d'affaires global supérieur à 500 M€ », déclare Andrea Piras. Depuis la cession intégrale de Laverda au groupe Agco en 2010, l'Italien a recentré son activité sur les tracteurs. « Argo a engagé le développement, en collaboration avec le constructeur ZF, de tracteurs dotés d'une transmission à variation continue, dès 130 chevaux. Il continuera cependant à proposer la boîte semi-powershift fournie par l'usine de Saint-Dizier. Les variantes XTX, TTX et série 7 seront intégrés dans la nouvelle gamme X70. Elles adopteront un moteur Stage IIIB doté d'un dispositif de dépollution SCR. Les ventes du modèle X60, arrivé récemment pour remplacer l'ancienne série CX, devraient se développer. » En ce qui concerne la marque Landini, la série PowerFarm est toujours au tarif 2012 en version inverseur synchronisé, mais est secondée par la nouvelle série 5H plus évoluée sur le plan technique. La série Alpine sera, elle, progressivement remplacée par la série 4 à partir de 2013. Convaincre les distributeurs sceptiques Argo France a contribué à hauteur de 51 M€ au chiffre d'affaires du groupe. La filiale a vendu des machines pour 32,5 M€ et des pièces détachées pour 18 M€. Le site de Saint-Dizier accueille en effet le pôle distribution des pièces d'origine McCormick pour 120 pays. « Notre structure renforce son équilibre. Pour 2011, le profit avant impôt atteint 2 M€, soit le double de celui généré l'an dernier. » Dans ce contexte, la filiale vient de finaliser le rachat de plus de 4 000 m² de locaux couverts dans la zone artisanale de Saint-Dizier. « Nous avons choisi de rester dans cette ville pour conserver le savoir-faire de nos employés », insiste le responsable. Les soixante salariés, appuyés par des intérimaires, devraient quitter les bureaux vétustes de l'usine de transmissions courant 2012, pour s'installer dans leurs nouveaux quartiers. Sur le terrain, Argo France s'est investi notamment via des recrutements de concessionnaires dans les départements les plus actifs. « Nous devons nous recentrer sur les secteurs géographiques porteurs. La restructuration engagée par certains concurrents sur leur réseau constitue bien sûr une opportunité, déclare Andrea Piras. Nous poursuivons notre recrutement en 2012 pour convaincre les sceptiques. » Les journées concessionnaires organisées à Tours fin janvier seront l'occasion pour la filiale d'établir un bilan de l'année écoulée. Pour distribuer les modèles compacts de 20 à 40 chevaux, produits par le Sud- Coréen Daedong et vendus sous les deux couleurs, Argo établit parfois des partenariats spécifiques avec certains concessionnaires. Pour l'instant, une petite centaine d'unités a été commandée. La distribution de Valpadana, la troisième marque du groupe, n'est pas gérée par Argo France. « Elle pourrait tout à fait intégrer un jour les activités de notre filiale », déclare Andrea Piras. M.S. La répartition des ventes McCormick en 2011 37 % 9 % 9 % 10 % 17 % 4 % 4 % 4 % 3 % 3 % Spécialisés Compacts Mistral Technofarm 5-H Powerfarm Powermondial Landpower Série 7 Autres La répartition des ventes Landini en 2011 *soyez fort, soyez KUHN be strong, be KUHN* élevages l cultures l paysages Le semis, c'est 50% de la récolte. KUHN a conçu les combinés de semis COMBILINER VENTA pour des performances maximum au semis : réduction du poste semences, polyvalence d'utilisation en labour ou en TCS, précision et maîtrise de la profondeur de semis (semoir en appui sur le rouleau), facilité des systèmes de réglage de distribution et de profondeur de semis et fiabilité éprouvée. Intégrés dans la démarche SEEDLINER, les combinés de semis KUHN répondent à vos exigences de rentabilité et de réussite. www.kuhn-seedliner.com COMBILINER VENTA La combinaison sur mesure Innovation élément semeur SEEDFLEX 1 Double disques fortement décalés pour plus de capacité de pénétration et moindre bouleversement du sol à vitesse élevée. 2 Rangées de semis décalées de 35 cm pour un meilleur passage en terres fortes et/ou avec débris végétaux. 3 Parallélogramme pour une profondeur de semis maîtrisée, à vitesse élevée. 4 Roue de contrôle de profondeur et de rappui de la ligne de semis pour un bon contact graine/sol. 1 4 3 2 Flashez ce code avec votre smartphone pour voir la vidéo 1437-PROD-QR-CI-COMB-VENTA-MA0212-FR Claas a tourné la page des difficultés qui lui ont valu une véritable déconvenue en 2010 en ventes de tracteur. Malgré les soubresauts du marché en 2011, le constructeur allemand a renoué avec le succès en reprenant des parts de marché, jusqu'à un niveau comparable à celui de 2009. Claas o Le tracteur Claas le plus vendu en 2011 : l'Arion 640 (suivi de près par l'Arion 410) o La moissonneuse-batteuse Claas la plus vendue en 2011 : la Lexion 740 (suivi de près par la Lexion 650) La répartition des ventes de tracteurs Claas en 2011 58 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Immatriculations Retour au calme De gauche à droite Jean-Noël Louis, directeur marketing, Thierry Panadero, président, et Sébastien Deborde, responsable manifestations et presse. Un approvisionnement régulier de l'outil de production, des stocks écoulés, des exigences de qualité atteintes : Claas a résolu les problèmes connus en 2010. « Nous avons travaillé plus sereinement l'an passé, se félicite Jean-Noël Louis, le directeur marketing de Claas. Ce qui nous a permis de bien faire progresser nos volumes de vente de tracteurs. » Le constructeur allemand aurait, en effet, enregistré dans l'Hexagone une part de marché de 13,6 %, selon nos estimations, soit autant qu'en 2009 et quasiment deux points de plus qu'en 2010. Les délais de livraison se sont raisonnablement rétablis à deux, voire trois mois, alors qu'ils ont pu atteindre un an en 2010. « Et la gamme de produits est aujourd'hui mâture. Les Axion 800, Arion 500 et 400, ainsi que l'Elios donnent satisfaction aux clients comme aux concessionnaires », argumente le directeur marketing. Comme le constructeur a vendu des tracteurs munis de moteurs aux normes antipollution Stage IIIA, il a aussi bénéficié de l'avantage compétitif de ses modèles vis-à-vis d'une concurrence ayant déjà opté pour de nouvelles motorisations (Stage IIIB). Claas s'approvisionne auprès de quatre motoristes pour animer ses tracteurs : Caterpillar, FPT (Fiat Powertrain Technologies), DPS (Deere Power System) et Perkins. « Nous bénéficions d'une souplesse que les tractoristes ayant leur propre moteur n'ont pas. Nous pouvons en effet faire notre choix entre les différentes solutions de dépollution et sélectionner le moteur convenant le mieux à notre offre produit », estime Thierry Panadero, le nouveau président de la filiale française. Place à l'Axion Aujourd'hui, Claas manque sans doute d'une offre en transmission à variation continue sur les tracteurs de moins de 180 chevaux. Et au-dessus de 300 chevaux, il propose le Xerion, à quatre roues égales. Mais l'année 2012 s'annonce riche en lancements de produits, notamment dans l'offre en tracteurs à six cylindres. Avec l'Axion 900, dévoilé au Sima, le constructeur entrera, à l'automne, dans le segment des tracteurs standard de grosse puissance (de 320 à 410 chevaux). « Ce projet concrétise près de dix ans de travail mené par Claas sur les tracteurs », confie Sébastien Deborde, le responsable manifestations et presse. Vitrine technologique de la marque, l'Axion 900 intègre des équipements dont devraient bénéficier les prochaines productions de gamme inférieure. Le premier à en profiter sera l'Arion, le tracteur le plus vendu par le constructeur, qui devrait être lancé au cours de cette année. Cette nouvelle mouture adoptera une motorisation répondant aux normes antipollution Stage IIIB. « En 2012, le constructeur continuera à faire appel à différents fournisseurs de blocs, pour l'ensemble de sa gamme d'automoteurs, de 60 à 800 chevaux », certifie Thierry Panadero. Progression en moissonneuses-batteuses Sur le segment des moissonneuses-batteuses, Claas aurait gagné deux points sur un marché qui a progressé de 17 % en un an. « Cette pénétration s'explique par l'étendue de la gamme et un réseau exclusif bien formé. Nous nous appuyons sur des concessionnaires qui ont largement investi en formation, dont le budget représente 7,5 % de la masse salariale », indique le président. Avec ses concessionnaires et CRA (Claas Réseau Agricole), le fabricant mise en effet sur la formation, mais également sur la disponibilité des pièces et sur la proximité avec le client. Claas reconnaît avoir toutefois des difficultés à bien expliquer et positionner les produits, malgré les efforts accomplis en formation. Il confie être par exemple un peu déçu par les ventes de sa machine d'entrée de gamme, l'Avero APS, lancée en début d'année 2011, et qui, pourvue de quatre secoueurs, se destine aux petits parcellaires. Concernant les autres produits de la marque, les chargeurs télescopiques Claas sont désormais distribués par 75 % du réseau. La rupture, en décembre 2010, du contrat de distribution signé entre JCB et les CRA a permis une bonne progression des ventes de Scorpion, toujours fabriqués par l'Allemand Kramer. En presses à balles carrées, l'année 2011 a vu le lancement du modèle Quadrant 3300, au catalogue depuis septembre. Cette variante, en venant combler le vide dans l'offre avec son format de 120 x 90 cm, a été très bien accueillie par les concessionnaires. « Il y a désormais un produit disponible dans la gamme Claas adapté à la demande de chaque client », estime Jean-Noël Louis, le directeur marketing. A.G. Nexos Axos et Elios Arion Axion Xerion 9 % 21 % 54 % 15 % 1 % La répartition des ventes de moissonneuses-batteuses Claas en 2011 Avero et Tucano Lexion 600 Lexion 700 40 % 34 % 26 % Chez Case IH, les ventes de tracteurs, depuis 2000, n'ont jamais été aussi élevées que l'an dernier. Pourtant, ces bons chiffres ne se reflètent pas dans le palmarès des immatriculations car de nombreuses commandes passées fin 2011 seront livrées en ce début d'année. Case IH o Le tracteur Case IH le plus vendu en 2011 : le Puma 140 o La moissonneuse-batteuse Case IH la plus vendue en 2011 : l'Axial-Flow 5088 et sa remplaçante la 5130 La répartition des ventes de tracteurs Case IH en 2011 Spécialisés* JX, JXU et CS Maxxum Puma Magnum 9 % 17 % 30 % 41 % 3 % *Spécialisés : Farmall C, Quantum VNF et Quantum C Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 59 Des ventes records De gauche à droite Fabrice Aubin, responsable développement réseau, Ludovic Pelletier, directeur commercial, Pierre- Laurent Feriti, responsable de la communication, et Jean-Baptiste Caussade, responsable marketing. Selon nos estimations concernant les immatriculations de tracteurs, Case IH enregistrerait en 2011 une part de marché de 9,1 %, en recul de 0,5 % par rapport à l'année précédente. Un résultat en dessous des attentes du constructeur qui, rencontré en janvier 2011, annonçait tout mettre en oeuvre pour passer la barre des 10 %. « Le palmarès des immatriculations, un peu frustrant, ne reflète pas la réalité, précise LudovicPelletier, directeur commercial de Case IH. Depuis 2000, nous n'avons jamais vendu autant de tracteurs qu'en 2011. En s'appuyant sur les bons de commandes signés à fin décembre, l'objectif visé est atteint. » L'envolée du marché a été sous-estimée. Par conséquent, les usines ont eu du mal à fournir et les délais de livraison se sont considérablement allongés. Ce retard dans la production a concerné l'ensemble des modèles, et surtout les Maxxum et les Puma, les deux familles de tracteurs qui constituent respectivement 30 et 41 % de l'activité de la marque. La gamme Puma, la plus large, comprend des modèles développant de 130 à 228 chevaux. Ils sont proposés, selon le niveau de puissance, avec une transmission à six rapports sous charge, une solution full powershift, la variante CVX à variation continue. « Celle-ci équipe 60 % des Puma de plus de 160 chevaux et 30 % des modèles de 130 à 160 chevaux », précise Jean-Baptiste Caussade, responsable marketing. Le résultat des Puma montre que l'application des normes moteur Stage IIIB, avec l'adoption du procédé antipollution par réduction catalytique sélective SCR avec adjonction d'AdBlue, a été particulièrement bien accueillie par les clients. La technologie SCR bien accueillie « Les avantages des motorisations de dernière génération en termes de performance et de sobriété ont été vite compris, confie Ludovic Pelletier. Cela peut surprendre, mais nous avons d'ailleurs eu du mal à vendre les derniers Puma Stage IIIA. » Pour présenter la technologie antiémission polluante et ses atouts, la firme a organisé en mai et juin la caravane Efficient Power Tour. Lors de ces journées dédiées aux utilisateurs, le message principal consistait à prouver que le surcoût à l'achat du tracteur dû à la motorisation, de 6 à 11 % selon le modèle, s'amortit rapidement par le gain de consommation de carburant. « Pour appuyer nos arguments, nous avons la chance de monter exclusivement des moteurs fabriqués par le groupe Fiat Industrial, dont dépend CNH, via l'entité Fiat Powertrain technologies (FPT). Celle-ci utilise le principe SCR depuis 2004 pour équiper les camions Iveco. Ainsi, de 100 à 600 chevaux, nos machines retiennent le même procédé antipollution », note Pierre-Laurent Feriti, responsable de la communication. Le système SCR se retrouve aussi sur les autres engins Case IH de plus de 100 chevaux : Maxxum, Magnum et Axial-Flow de la série 30. « L'arrivée des nouveaux moteurs a significativement fait progresser les ventes de moissonneuses-batteuses, souligne le directeur commercial. La proposition en entrée de gamme d'une machine de 300 chevaux est un réel atout, car la 5088 et sa remplaçante, la 5130, occupent la première place des ventes d'Axial-Flow. » La marque est aussi capable de proposer des engins puissants à l'image des impressionnants Quadtrack et Steiger dotés également de motorisations SCR. Les premiers, des chenillards articulés pesant 26 tonnes, développent de 450 à 600 chevaux et sont en cours de réception en tant que Maga (machine agricole automotrice). Les seconds, des articulés à roues, sont attendus en puissance allant de 350 à 500 chevaux avec une homologation comme tracteur agricole. Un chantier important pour les moins de 100 chevaux Cette année, les équipes de Case IH s'attaquent au chantier des tracteurs de moins de 100 chevaux. « Complémentaires aux Quantum, les récents Farmall, désormais déclinés en variantes A, C et U, plaisent aux clients par leur design et leur cabine bien finie, note Ludovic Pelletier. Grâce à l'arrivée de cette famille, notre catalogue de petites et moyennes puissances s'étend du modèle spécialisé au plus sophistiqué en passant par des variantes simples. » Sur ces tracteurs, le dispositif antipollution pour satisfaire à la norme Stage IIIB diffère des plus de 100 chevaux, mais le slogan Efficient Power demeure. Leur moteur FPT intègre une vanne EGR de recirculation des gaz d'échappement et s'accompagne d'un catalyseur d'oxydation diesel (DOC), ainsi que d'un filtre à particules (FAP). Pour vanter les mérites de cette technologie, les arguments sont prêts et le constructeur ne manquera pas de les avancer lors des opérations de communication. D.L. New Holland a fait des nouvelles normes des moteurs son cheval de bataille en 2011. La stratégie s'est révélée payante. Les clients ont été réceptifs aux arguments en faveur de la solution antipollution retenue et la part de la marque en immatriculations reste inchangée. New Holland o Le tracteur New Holland le plus vendu en 2011 : le T6020 (112 ch, Stage IIIA) suivi du T7.200 (165 ch Stage IIIB). o La moissonneuse-batteuse New Holland la plus vendue en 2011 : la CX8070 suivie de la CR9080 La répartition des ventes de tracteurs New Holland en 2011 La répartition des ventes de moissonneuses-batteuses New Holland en 2011 60 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Immatriculations La stratégie du coût de revient De gauche à droite Loïc Morel, directeur marketing et communication, Olivier Le Flohic, responsable de la communication, N et Alain Faugas, directeur commercial. ew Holland a bien négocié le passage aux nouvelles normes antipollution Stage IIIB de ses tracteurs de plus de 100 chevaux. Selon nos estimations, la marque reste en effet, avec 16,9 % de part de marché, à un niveau équivalent à celui de 2010. « Les nombreux bons de commandes signés à fin décembre ne se répercutent pas pleinement sur les immatriculations, note Alain Faugas, directeur commercial. Nous sommes exposés à de longs délais de livraison qui vont se traduire par d'importants reports sur 2012. » Le bon résultat de la firme italienne dans l'Hexagone est à mettre au crédit du travail du réseau de concessionnaires, mais aussi de la campagne de communication EcoBlue autour des gammes de tracteurs T7 (125 à 269 chevaux) et T8 (257 à 389 chevaux). « Notre stratégie a été d'aborder le produit par le coût d'utilisation », souligne le directeur commercial. En organisant des journées techniques à travers la France, d'avril à novembre, la marque s'est employée à démontrer aux clients les atouts de la solution de réduction catalytique sélective (SCR) retenue pour se conformer aux normes moteurs en vigueur. Démontrer les atouts du système antipollution « Cette technologie de traitement des gaz d'échappement avec adjonction d'AdBlue accroît certes le prix du tracteur de 5 à 8 % par rapport aux modèles Stage IIIA. Mais le surcoût à l'achat s'amortit rapidement », affirme Loïc Morel, directeur marketing et communication, rappelant l'effet pédagogique de l'atelier baptisé « Saint-Thomas» lors des villages EcoBlue. En s'appuyant sur la référence à ce saint, qui ne croit que ce qu'il voit, les équipes New Holland passaient au banc et faisaient travailler côte à côte deux tracteurs de puissance comparable dotés de motorisations répondant aux normes Stage IIIA (T7000) et Stage IIIB (T7). « Avec cette comparaison, les professionnels ont pu apprécier la nette amélioration en termes de comportement du moteur. Ils ont aussi constaté la réelle baisse de la consommation de carburant », argumente Olivier Le Flohic, responsable de la communication. Pour faire accepter la hausse de tarif, le constructeur annonce un retour sur investissement au bout d'environ trois ans pour une utilisation annuelle de 500 heures. Il s'appuie, pour l'ensemble de ses automoteurs, sur les compétences du motoriste Fiat Powertrain Technologies (FPT) appartenant, comme New Holland, au groupe Fiat Industrial. « Nous avons du recul sur la technologie SCR, car elle a été adoptée dès 2004 par FPT sur les camions routiers Iveco, précise Loïc Morel. Elle équipe désormais les tracteurs T6 (110 à 175 chevaux), T7, T8 et T9 (354 à 557 chevaux) et va, en 2012, investir l'ensemble des moissonneuses-batteuses de la firme. » Cette année, le programme des équipes de marketing et de communication s'inscrit dans la continuité des actions autour des gammes EcoBlue. Les villages EcoBlue de retour La firme, aidée de son réseau de concessionnaires, organise à nouveau, à compter de fin février et jusqu'à décembre, ses villages techniques à travers la France. L'objectif reste le même : promouvoir les avantages de la solution antipollution SCR, en insistant notamment sur la nouvelle série de tracteurs T6. « Ces modèles, destinés aux exploitations de polyculture-élevage, réalisent davantage d'heures que les T7 et T8 plutôt orientés vers la grande culture. Le retour sur investissement lié au surcoût de la technologie SCR s'annonce alors plus rapide », estime Loïc Morel. Dans le domaine de la récolte, New Holland enregistre pour les moissonneuses-batteuses une avant-saison 2011 meilleure que la précédente. Pour ces automoteurs, la marque revendique, comme pour les tracteurs, la deuxième place au classement des constructeurs. Avec 620 unités commercialisées, toutes familles de moissonneusesbatteuses confondues, elle note une progression des ventes des machines non conventionnelles CR. Les CR9080 et CR9070 occupent d'ailleurs les deuxième et troisième places, derrière la CX8070, au palmarès New Holland. La firme s'annonce leader en machines à vendanger et en big-baler, tandis qu'en presses à balles rondes, elle se montre satisfaite de ses 13 à 14 % de part de marché. Avec l'ensileuse FR, New Holland se heurte à des leaders bien implantés et occupe la troisième place du podium. D.L. Collectivités et espaces verts (Boomer, T3000 et TD3.50) Spécialisés (T4000 V/N/F, TD4000 F et TK4000) Polyculture élevage (T4000, T4, T5000, TD5000, T6000 et T6) Grandes cultures (T7000, T7, T8 et T9) 2 % 49 % 12 % 37 % 3 % TC5000 27 % 34 % 36 % CX5000 et 6000 CX8000 CR En 2011, John Deere a encore immatriculé en France un tracteur sur cinq. Après un score 2010 de 20,8 % de part de marché, la marque obtient en 2011, selon les estimations de Matériel Agricole, un niveau de 20,2 %. John Deere o Le tracteur John Deere le plus vendu en France en 2011 : le 6230 (12 % des ventes) o Les moissonneuses-batteuses John Deere les plus vendues en 2011 : W 540 (5 secoureurs, 255 chevaux) T 660 (6 secoueurs, 350 chevaux) La répartition des ventes de tracteurs John Deere en 2011 La répartition des ventes de moissonneuses-batteuses John Deere en 2011 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 61 Un tracteur immatriculé sur cinq Rémi Hanot, directeur général (à gauche), et Sébastien Vallas, directeur marketing, tirent un bilan global positif de cette année 2011. «Après un début d'année un peu fébrile, le marché s'est redressé en fin d'été, se remémore Rémi Hanot, directeur général de John Deere France. L'inquiétude liée à la sécheresse s'est estompée avec la remontée des cours de céréales. Par chance, la sortie de nos nouveaux produits s'est bien calée avec cette reprise. » Pour John Deere, l'année 2011 aura en effet connu bon nombre de lancements avec la présentation du 8R et de la presse 900 à balles rondes sans porte arrière, tous deux dévoilés en début d'année lors du Sima. Fin juin, la marque a organisé un lancement au Portugal pour ses séries 7R et 6R, les nouveaux tracteurs répondant à la norme antipollution Stage IIIB grâce à la combinaison de la vanne EGR et du filtre à particules. « Nous avons choisi cette solution afin d'éviter aux utilisateurs de gérer l'approvisionnement de leur moteur en solution d'urée, explique Rémi Hanot. L'accueil du terrain pour cette technique s'avère aujourd'hui très positif. » Une introduction progressive des tracteurs Stage IIIB Toutefois, et contrairement à la précédente étape de la norme, John Deere a abordé le passage entre Stage IIIA et Stage IIIB en conservant ses anciennes gammes (6030 et 7030 Premium). Le motoriste a continué de fabriquer des blocs Stage IIIA pour assurer une transition progressive. Les nouvelles séries ont donc peu compté dans les immatriculations 2011, outre des 8R et quelques unités de 7R. L'entrée sur le marché des gros modèles 6R s'opère maintenant, alors que celle des plus petits s'effectuera au printemps. La gamme 6R fabriquée en Allemagne se présente en effet selon deux catégories : de 105 à 150 chevaux, puis de 170 à 210 chevaux. Sébastien Vallas, directeur du marketing, note la demande grandissante en très gros tracteurs. En plus des 8R disponibles avec chenilles en version T, les 9R (T) sont entrés au catalogue français. Parmi les quelques unités déjà commandées, pour une livraison prévue en 2012, le plus puissant de la gamme affiche un prix tarif de 411 000 euros. À l'autre extrémité de l'offre, la série 5000, qui entre dans la catégorie des moins de 100 chevaux, apporte satisfaction aux dirigeants de la compagnie. John Deere la propose en quatre versions : les 5M et 5R construits en Allemagne, les 5G fabriqués en Italie et les 5E provenant d'Inde. « Nous allons compléter ces derniers avec une motorisation à quatre cylindres et une cabine », indique Sébastien Vallas. À titre de comparaison avec le tracteur le plus cher de la marque, le plus petit de la série 5E (55 chevaux) est annoncé à 15 000 euros. John Deere propose une nouvelle gamme de chargeurs frontaux ainsi que toute une panoplie de matériels de récolte. Des bons résultats en moissonneuses et pulvérisation La nouvelle presse 900 fait la fierté de la marque avec une technologie et un concept attirant les clients à la recherche de performances. Désormais, John Deere propose aussi de la haute densité au travers de l'accord signé avec Kuhn, dans lequel la compagnie se réserve le droit de faire évoluer le design. En ensilage, la clientèle, avide de nouveautés, attend des évolutions sur la gamme des automotrices. « Notre performance a un peu chuté sur ce marché durant la dernière campagne », commente Rémi Hanot. À l'inverse, John Deere marque des points en moissonneusesbatteuses. L'évolution de la série S à rotor axial et l'arrivée d'une nouvelle cabine sur les séries T et W ne sont pas étrangères à cette évolution. « La demande porte sur des machines capables de récolter toujours plus de surface dans une journée, ajoute Sébastien Vallas, que ce soit chez les particuliers ou les entrepreneurs. » Le constructeur sait que la performance de la marque passe par le réseau de distribution et que pour être compétitif sur un marché comme celui de la moissonneuse-batteuse, il faut des spécialistes formés et disposant d'un bon stock de pièce. L'introduction de John Deere en pulvérisation a été longue, mais l'engagement du réseau porte aujourd'hui ses fruits. « La marque devient un acteur sérieux sur ce marché, commente Rémi Hanot, avec une offre haut de gamme, que ce soit au travers des modèles traînés, dont le nouveau R962i de 6 200 litres, ou encore avec l'automoteur. » De même, à propos d'AMS, la branche agriculture de précision la marque, la participation du réseau est essentielle. « Notre objectif est d'apporter des moyens techniques à l'agriculture, résume Sébastien Vallas. Ces solutions doivent ensuite arriver jusqu'aux exploitations pour y être présentées, vendues et entretenues. » Face à l'évolution des technologies, à la fluctuation des revenus des agriculteurs, aux demandes pointues des clients, John Deere considère que les structures de distribution doivent évoluer en conséquence. Dans son programme « La concession de demain », la firme avance le chiffre d'affaires annuel total critique de 25 millions d'euros... L.S. 16 % 64 % 10 % 10 % Série 5000 Série 6000 Série 7000 7R + 8R + 9 R 26 % Série W 36 % Série T 24 % Série S 14 % Série C L'année 2011 n'aura pas été synonyme de grands changements pour Kubota. Dans un marché des tracteurs comparables en hausse de 26 %, la marque japonaise immatricule 200 unités de plus et maintient ainsi, selon nos estimations, sa part de marché à 3,4 %. Kubota o Le tracteur Kubota le plus vendu en 2011 : le M 9540 DTHQ (97 ch) juste devant le M8540 DTHQ (87 ch) La répartition des ventes de tracteurs Kubota Immatriculations L'ambition affichée De gauche à droite Dai Watanabe, le nouveau président de Kubota Europe, et Hervé-Gérard Biard, directeur de la division tracteurs Kubota Europe. 62 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Avec une offre limitée à des modèles de moins de 134 chevaux, Kubota approche, en 2011, la barre des mille tracteurs immatriculés en France. La marque ne bénéficie pas de toute l'embellie du marché car ce sont surtout les ventes de gros modèles qui ont progressé en 2011 (ceux de la tranche des plus de 150 chevaux enregistrent une hausse de 42 %). Dans la catégorie des moins de 149 chevaux où opère Kubota, la croissance se limite à 16 %. En isolant ses propres marchés comparables, ceux où la marque est présente avec ses produits de la série M, Hervé-Gérard Biard, directeur de la division tracteurs Kubota Europe, revendique une part de 5,5 % en modèles standard et de 12 % en spécialisés. Ces derniers engins, destinés aux viticulteurs, fruitiers et maraîchers, représentent un axe de développement fort de la marque. Avec un réseau bien implanté dans les régions viticoles, Kubota gagne des points grâce à ses modèles spécialisés. Afin de correspondre à la demande, un tracteur plus puissant entrera sur le marché début 2013. Pour les tracteurs standard, la partie semble plus difficile tant que la marque japonaise ne proposera pas une gamme plus longue. Chez un concessionnaire, Kubota arrive souvent en seconde offre pour compenser la faiblesse d'un concurrent en petites et moyennes puissances. Des objectifs clairement définis Le rachat de Kverneland montre combien le constructeur japonais veut avancer dans la fourniture de matériels agricoles. Très discret sur sa méthode, Kubota ne cache pas pour autant ses objectifs : arriver à 10 % de part de marché en Europe le plus tôt possible. Aussi étrange que cela puisse paraître pour nous, européens, l'acquisition de Kverneland représente pour Kubota, la possibilité de fournir des outils destinés aux sols secs. Habitué aux cultures humides, le constructeur voulait donc compléter son offre pour mieux répondre aux attentes des agriculteurs européens. Pour les tracteurs, la stratégie est également en marche. Tous les articles parus dans Matériel Agricole sont, par exemple, systématiquement traduits en japonais et envoyés au siège. Kubota veut comprendre pour s'adapter aux exigences de l'agriculture française. Les travaux réalisés sur la toute dernière gamme, présentée à l'occasion du dernier salon Agritechnica (110 et 135 X), montrent déjà les efforts entrepris par la marque : suspension du pont avant, cabine spacieuse, capacité de relevage supérieure de 22 %. Progressivement, les produits vont donc s'adapter à nos attentes. La création d'une usine aux États- Unis pour la fabrication de tracteurs montre que le constructeur peut aussi délocaliser sa production. Ce schéma pourrait être copié en Europe au travers d'une usine capable de fabriquer des tracteurs au goût de nos agriculteurs. Car au-delà de 135 chevaux, que fera Kubota ? Dans cette tranche de puissance, il faut aujourd'hui une transmission à variation continue, une cabine suspendue, un circuit hydraulique load sensing, une technologie Isobus... Les composants existent, reste à les assembler. Renforcer les réseaux Pour atteindre les objectifs fixés par sa hiérarchie, Hervé-Gérard Biard et son équipe poursuivent leur travail auprès du réseau, afin de l'étoffer et de le rendre plus performant. Une première étape consiste à avoir désormais une force de vente commune pour les deux métiers (espaces verts et agricole). Responsables de secteurs plus petits, les huit inspecteurs commerciaux visitent plus souvent leurs concessionnaires. Ils sont au nombre de 265 sur le territoire français dont 95 représentent la série M. Parmi ces derniers, 55 ne vendent que des tracteurs agricoles alors que 40 distribuent aussi les matériels d'espaces verts. La marque vise à augmenter le nombre de distributeurs ainsi que le nombre de tracteurs vendus par concession. Des moyens sont engagés dans ce sens avec, par exemple, la mise en place de solutions de financement. L'accompagnement technique repose désormais sur une équipe de cinq inspecteurs. Il passe par la construction d'un centre de formation et le recrutement d'un formateur. L.S. 77 % 23 % Série M standard Série M spécialisés o Le tracteur Deutz-Fahr le plus vendu en 2011 : l'Agrofarm 420 (suivi de près par l'Agrotron TTV 610) o Le tracteur Same le plus vendu en 2011 : le Silver 100 (suivi de près par l'Argon 75) o Les tracteurs Lamborghini les plus vendus en 2011 : les R3.T et TB (suivi de près par le R1) o La moissonneuse-batteuse Deutz-Fahr la plus vendue en 2011 : 6090 HTS (6 secoueurs, 316 chevaux) La répartition des ventes de tracteurs du groupe Same Deutz-Fahr en 2011 Espaces verts Low cost (Tiger/Agrolux) Spécialisés (VSF) Standards de moins de 120 ch Standards de plus de 120 ch Modèles à transmission à variation continue (TTV) 6 % 13 % 10 % 30 % 29 % 12 % La répartition des ventes de moissonneuses-batteuses Deutz-Fahr en 2011 38 % 62 % Cinq secoueurs Six secoueurs En 2010, le groupe Same Deutz-Fahr perdait un point de part de marché en raison de la baisse des ventes de tracteurs Same, quand les autres marques de la firme italienne enregistraient des volumes stables. L'an dernier, Deutz-Fahr a subi le même sort. L'objectif de rentabilité de la filiale est cependant atteint. Same Deutz-Fahr Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 63 L'année de la consolidation De gauche à droite Nicolas Tourret, responsable marketing, Patrice Casail, directeur des ventes tracteurs, Patrick Verheecke, président de la filiale française, Marwan Bassil, directeur de l'administration des ventes, et Gilles Dufossé, directeur des ventes récolte. Malgré un score en baisse, Patrick Verheecke, le jeune président de la filiale française de Same Deutz-Fahr, semble serein. Il félicite ses équipes d'avoir atteint l'objectif de rentabilité fixé en début d'année 2011. Toutefois, selon nos estimations, le groupe italien enregistre sur le sol français une part de marché globale de 8,2 %, en recul de 1,2 % par rapport à l'an dernier. La marque Deutz-Fahr affiche la baisse la plus significative avec une part de 5,7 %, Same perd un demi-point, à 2 %, et Lamborghini conserve son rang en obtenant 0,5 %. Marwan Bassil, directeur de l'administration des ventes, commente cette baisse : « Le marché allemand a explosé en début d'année 2011 et a monopolisé une grosse part de la production des usines. Les tracteurs commandés au mois de mars en France n'ont été livrés qu'en fin d'année. » L'allongement des délais n'a pas fait perdre significativement des ventes, mais il a reporté une part de la facturation en 2012. En ce début d'année, l'équipe Same Deutz-Fahr retrouve le sourire car le carnet de commandes est bien rempli. La transmission à variation continue se généralise Le positionnement de la gamme dans le segment des tracteurs de grosse puissance a sans doute également pénalisé la filiale. « Au-dessus de 220 chevaux, nous ne proposions jusqu'alors pas de tracteurs pourvus d'une transmission à variation continue. Notre offre ne répondait donc pas pleinement au marché », reconnaît Nicolas Tourret, responsable marketing. Or cette catégorie de tracteurs enregistre l'une des plus fortes progressions des ventes en 2011. Mais l'Agrotron TTV 7250 de 263 chevaux et le concept de tracteur de grosse puissance 440hp, tous deux dévoilés à l'Agritechnica, montrent bien la volonté du groupe de s'attaquer à ce segment de marché. Déjà, en 2011, les vendeurs ont pu compter sur une offre élargie en tracteurs dotés de la transmission à variation continue, avec les Agrotron TTV 400 et 600, bien accueillis par le réseau et les clients. Après leur présentation au Sima, Same Deutz-Fahr a réuni à cinq reprises ses partenaires, dans le cadre du TTV Tour. Ces événements s'inscrivent dans une politique de différenciation des marques récemment entamée par le groupe. Dans un avenir proche, la filiale compte reconquérir les 10 % de parts de marché, un niveau déjà atteint par le passé et également enregistré dans les pays limitrophes à la France. « Pour cela, nous inciterons davantage le réseau à investir dans la marque. Nous comptons sur nos nouvelles gammes Deutz Agrotron TTV 7000, M 6000 et sur les nouvelles motorisations, notamment en Same », commente Patrice Casail, le directeur des ventes tracteurs. « Notre groupe en plein développement bénéficie également de nouvelles ressources. Il vient en effet d'acquérir le fabricant de machines à vendanger Gregoire et de signer une joint-venture avec le constructeur de tracteurs chinois Changlin », argumente Patrick Verheecke. La récolte progresse bien Du côté des moissonneuses-batteuses, la 6040 dévoilée en début d'année n'a pas détrôné la 6090 HTS en termes de volume. Mais cette machine à secoueurs d'entrée de gamme, disponible avec ou sans séparateur rotatif, a significativement participé à la progression de 27 % des ventes du constructeur sur le territoire. « Ce produit d'appel a connu un véritable succès dans un segment de marché sur lequel nous n'étions pas présents auparavant. Il a mené la vie dure à l'usine, qui a quasiment doublé son rythme de production pour faire face à une forte demande, notamment en Europe de l'Est », signale Gilles Dufossé, le directeur des ventes récolte. Sur le segment des machines non conventionnelles, les équipes Deutz-Fahr attendent avec impatience la mise sur le marché de la 7545 RTS, en phase de mise au point avec quatre machines en présérie présentes sur le territoire en 2011 (une expérience sans doute reconduite en 2012). « Aujourd'hui, Deutz-Fahr refuse de mettre sur le marché des produits qui n'ont pas atteint le niveau de qualité souhaité », précise Gilles Dufossé. A.G. Actualités 64 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Les 2, 7 et 9 février : MécaVigne Organisées par les Cuma, les trois journées au champ MécaVigne sont centrées sur le même thème : marges de progrès et gain de temps dans les travaux d'hiver. La première se tient le 2 février aux Lèves-et-Thoumeyragues( Gironde), la deuxième le 7 février à proximité de Cazaubon (Gers) et Parlebosc (Landes), la troisième le 9 février à Fronton (Haute-Garonne). Tél. : 05 61 73 76 58 - cumamp@free.fr Les 10, 11 et 12 février : Foire de Barcelonne-du-Gers La ville de Barcelonne-du-Gers accueille du 10 au 12 février sa 39e foire au matériel agricole d'occasion. Cette manifestation regroupe une centaine de concessionnaires des régions Midi-Pyrénées et Aquitaine, auxquels se joignent près de 200 exposants particuliers. Tél. : 05 62 09 49 06 - contact@foiredebarcelonne.com Du 25 février au 4 mars : Salon international de l'agriculture Le célèbre Salon international de l'agriculture rejoint, du 25 février au 4 mars, le parc des expositions de Paris-Porte de Versailles. Il accueille le public tous les jours de 9 heures à 19 heures et propose une nocturne jusqu'à 23 heures le vendredi 2 mars. www.salon-agriculture.com Du 2 au 4 mars : Foire à l'occasion de Retiers La ville de Retiers, en Ille-et-Vilaine, organise du 2 au 4 mars sa réputée foire aux matériels agricoles d'occasion. Cette manifestation est animée par les concessionnaires de la région. Tél. : 02 99 43 52 47 Les 3 et 4 mars : Agri-occase (Belgique) Ciney, en Belgique, organise sa traditionnelle foire aux matériels d'occasion les 3 et 4 mars. Cet événement rassemble des matériels agricoles, horticoles et de génie civil, ainsi que des pièces détachées. www.cineyexpo.be Du 16 au 21 avril : Intermat Salon international des matériels de travaux publics, Intermat s'installe au parc des expositions de Paris Nord-Villepinte du 16 au 21 avril. Cet événement accueille notamment de nombreux constructeurs d'engins de manutention et la plupart des motoristes. Tél. : 01 76 77 11 93 - www.intermat.fr Les 23 et 24 mai : Salon de l'herbe Les mercredi 23 et jeudi 24 mai, le Salon de l'herbe retrouve les terres bretonnes de Nouvoitou (Ille-et-Vilaine). L'événement, qui attend 30 000 visiteurs, comprend 22 hectares de ray-grass anglais tardif dédiés aux démonstrations de récolte. Il propose également un hectare de vitrines végétales. www.salonherbe.com Agenda Économie. Un simulateur de coût Le BCMA (Bureau de coordination du machinisme agricole) a mis en ligne le SimCoGuide, un outil permettant de simuler des coûts de revient de matériels. Il s'appuie sur une base de données de 5 000 machines et propose d'évaluer 650 matériels différents. B.S. Rendez-vous sur : www.simcoguide.pardessuslahaie.net Marché 2012 : les experts sont optimistes Agco. Des machines pour la canne à sucre Le groupe Agco a annoncé l'acquisition pour 31 M$ de 60 % des parts de Santal Equipamentos. Ce constructeur brésilien installé depuis cinquante ans à Ribeirão Preto, en pleine région productrice de canne à sucre, produit toute une gamme de machines liées à cette culture, notamment des récolteuses, des planteuses ou des transbordeurs. L'entreprise, qui a inauguré en 2011 une nouvelle ligne de montage d'automoteurs, compte 350 salariés. B.S. La détérioration de l'économie mondiale ne passera pas par le machinisme agricole ! Les experts économiques des différentes industries nationales des machines agricoles, réunis à New Delhi (Inde) en marge du salon Eima Agrimach, se sont accordés pour entrevoir un avenir globalement optimiste. Selon eux, la demande devrait au moins se maintenir, en 2012, au niveau soutenu de 2011. La production mondiale, évaluée à 72 Md€, pourrait même encore s'apprécier de 8 % en 2012. Les pays émergents devraient conserver leur dynamisme cette année. L'Inde espère 20 % de tracteurs en plus et le Brésil 10 %. La Chine, qui a atteint un chiffre d'affaires de 15 Md$ en 2010, devrait poursuivre sa croissance à deux chiffres. En Europe, le marché du machinisme agricole évalué à 24 Md€ en 2011 et en progression de 15 %, flirte avec son record de 2008. L'année 2012 s'annonce soutenue même si, à l'exemple de l'Allemagne, certains marchés nationaux, qui ont atteint leur sommet en 2011, ne peuvent, selon les experts, que se replier. B.S. La mise en route de sa deuxième usine en Inde, dédiée à la production de pneumatiques non routiers à carcasse diagonale, a permis au manufacturier Alliance Tire Group de voir son chiffre d'affaires nettement progresser. Il escompte près de 500 M$ pour 2011, soit 30 % de mieux qu'en 2010. Il dispose désormais d'une capacité de production annuelle de 90 000 tonnes, soit un million de pneus non routiers. L'Europe, en absorbant 46 % de ses ventes, reste son premier marché devant les États-Unis (39 %). Avec ses trois marques, Alliance, Galaxy et Primex, le manufacturier décline une large gamme de 360 profils et 2 600 références. Les applications agricoles restent toutefois son domaine de prédilection puisqu'elles représentent 59 % de ses ventes. Le marché français, l'un des trois plus importants du groupe contribue à la croissance. François Girard, son directeur commercial, et son équipe de trois personnes n'ont pas ménagé leurs efforts pour développer leurs ventes, tant en première monte qu'en remplacement. Ils ont notamment multiplié leurs participations aux foires, salons régionaux et nationaux ou organisé des stages de formation à destination des vendeurs de ses partenaires. Avec un chiffre d'affaires qui a gagné 39 % entre 2010 et 2011, pour atteindre près de 29 M€, la marque occupe, dans notre pays, la première place en pneus porteurs radiaux chez les constructeurs de remorques, ainsi qu'en montes étroites pour pulvérisateurs. Sa logistique s'appuie sur les infrastructures des quatre grossistes Socah, Saphore, Sonamia et Copadex, ainsi que sur la distribution en remplacement dans les réseaux spécialisés, notamment, Euromaster, Eurogom, Point S, Vulco, Métifiot, Profil +... B.S. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 65 Claas Records de ventes La très nette reprise des marchés agricoles a été bénéfique à Claas. Le constructeur enregistre le plus important chiffre d'affaires de son histoire. La fabrication de machines agricoles continue à représenter l'essentiel des activités de la firme allemande puisque, cette année, elle a additionné 3,07 Md€, soit 93 % de son chiffre d'affaires. Dans la répartition, les ventes de tracteurs restent en deçà de celles des automoteurs de récolte. Toutefois, le constructeur indique continuer à renforcer ses positions sur les différents marchés européens. Sa croissance de 20 % en tracteurs est supérieure aux 13 % de l'évolution globale du marché. Par ailleurs, ses divisions des technologies de production et de l'ingénierie industrielle ont été boostées par le redémarrage des investissements dans les secteurs automobiles et aéronautiques. Le chiffre d'affaires de la première a bondi de 69,7 %, à 194,7 Me, et celui de la seconde de 42,7 %, à 1,9 Me. B.S. Alliance Tire Group Montée en volume François Girard, le directeur commercial pour le marché français d'Alliance Tire Group. Exercice 2011 Chiffre d'affaires 3,30 Md€ (+ 33,5 %) Bénéfice net 181,8 M€ (+ 130,3 M€) Effectif 9 060 salariés (+ 92) Une filiale en Chine Claas va ouvrir début 2012 une filiale en Chine. L'installation du siège à Chao Yang, dans le quartier d'affaires de Pékin, va représenter une nouvelle étape dans la conquête de ce gigantesque marché par le constructeur allemand. Il y était déjà présent avec ses ensileuses et en tant que partenaire d'une ferme de démonstration sino-germanique installée au nord du pays. Nouveau centre d'essais dans la Sarthe Le projet de la nouvelle infrastructure d'essais et de validation des tracteurs de Claas est en train de se préciser. Sur le site de 15 hectares situé à Trangé, dans la Sarthe, à 8 kilomètres de l'usine du Mans, un bâtiment moderne conçu selon les principes écologiques les plus actuels abritera des bureaux, des salles de réunion, un réfectoire, des ateliers et des cellules d'essais. Il est dimensionné pour un effectif initial de 32 personnes. À côté, les tracteurs en conception pourront évoluer sur diverses pistes et terrains ainsi que sur un manège. Le projet devrait représenter un investissement de 10 M€ sur trois ans. 66 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 JCB. Ne m'appelez pas musée Lorsqu'il s'agit de raconter l'histoire de sa famille et de ses fabrications à sa clientèle, le choix des mots et des images est important. Pour parfaitement les maîtriser, JCB a investi dans un impressionnant espace d'exposition sur son siège de Rocester (Royaume-Uni). Antony Bamford, le président de JCB n'a pas lésiné et cela se voit. L'exposition permanente sur l'histoire de cette marque britannique, récemment inaugurée à Rocester (Royaume-Uni), a représenté en effet un investissement de 5 millions de livres (environ 4,3 M€). Les 2 500 m2 de sa surface recèlent quelques trésors bien mis en valeur, mais le constructeur refuse de la qualifier de musée. Il s'agit plutôt d'une installation racontant l'histoire de la famille Bamford et de son entreprise. Elle est utilisée en illustration au discours marketing tenu aux innombrables clients, prospects, représentants, agents commerciaux et journalistes invités à visiter le site tout au long de l'année. « L'exposition constitue un puissant outil de vente à l'intention de nos clients, et tout spécialement ceux des marchés émergents. Une connaissance plus étendue de notre héritage et de nos origines leur permettra de mieux comprendre notre entreprise et pourquoi nous sommes les mieux placés pour répondre à leurs besoins futurs en matière de machines », énonce Antony Bamford. Quel que soit le nom qui lui est donné, l'exposition ne manque ni d'intérêt, ni de sel. Ainsi, la première section décrivant le lien ancien de la famille Bamford avec la construction de machines agricoles rappelle ironiquement la note laconique adressée par Henry Bamford, le directeur des outils Bamfords Ltd, pour congédier son neveu et futur fondateur de JCB, Joseph Cyril Bamford : « Nous n'aurons désormais plus besoin de vos services. » L'exposition commencedonc véritablement avec la première remorque à benne basculante construite en 1945 à partir de surplus de matériel militaire. Elle se poursuit par le chargeur frontal à bras latéral pour tracteur qui a véritablement marqué le début de l'histoire de la marque dans la manutention. La visite continue logiquement par des évocations des tractopelles, des chargeurs télescopiques et des engins de travaux publics. Aux côtés de matériels produits par le Britannique, l'exposition accorde une grande place à son marketing. Les flottes d'avions, d'hélicoptères ou de limousines immatriculés JCB permettant de conduire la clientèle locale ou internationale jusqu'à l'usine de Rocester sont abondamment décrits. Les décors et la mise en scène des pièces exposées ont été conçus avec soin. En principe, en fin de visite, le visiteur est convaincu qu'il doit défendre ou acheter des produits JCB. Une boutique lui propose donc toutes sortes de produits dérivés aux couleurs de la marque : vêtements, bottes, miniatures, gadgets... Bernard Serpantié Cette pelle mécanique JS200 grandeur nature a été réalisée en tiges d'acier de 8 mm de diamètre. Elle est le fruit de l'artiste plasticien londonien Benedict Radcliffe. Actualités L'aventure relativement récente de JCB dans la fabrication de moteurs tient une place importante dans l'exposition. L'engin Dieselmax, détenteur du record de vitesse avec un moteur diesel, en est la vedette. Le chargeur Si-Draulic marque le début de l'histoire de JCB en manutention. La fragilité des tracteurs sur lesquels étaient montés ses outils de manutention a amené JCB à concevoir, dans un premier temps, un fauxchâssis pour tracteur capable de supporter une pelle rétro et un chargeur frontal. Dans un second temps, il a conçu un tractopelle spécifique. Pièces et équipement Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 67 Investissez dans la performance ! NOUVELLES DÉBROUSSAILLEUSES McCONNEL ZAE du Cèdre Briard 77320 Beton Bazoches tél : 01 60 58 53 36 www.payen-import.fr Commande proportionnelle EDS pour travailler jusqu'à 18 km/h La plus puissante du marché 85 ch de puissance hydraulique Une portée horizontale allant de 3,10 m à 8 m Citerne à fi oul eau - Engrais Poche souple engrais - Eau - Effl uents Réserve à incendie - Locaux phyto Bungalow-bureau - Sanitaire - Traitement phyto. - Bac de rétention - Elément béton Pompe - Défense à incendie - etc... 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Il prend ainsi en charge l'élaboration et la mise en place de la stratégie marketing pour tous les produits de la marque : tracteurs, moissonneuses- batteuses et presses. Ces nouvelles fonctions l'amènent à encadrer une équipe de six personnes. Depuis son arrivée dans l'entreprise en septembre 2008, il occupait le poste de responsable marketing produit tracteurs. Durant ces trois ans et demi, il s'est chargé d'apporter des idées nouvelles dans le management de l'offre produit pour les modèles de plus de 100 chevaux. À cette fonction, il couvrait plusieurs activités comme la définition des standards français, la formation et l'information permanente du réseau de concessionnaires, le suivi des essais réalisés par la presse, la gestion de la promotion produit en collaboration avec le responsable communication, les prévisions de ventes et la veille concurrentielle. D.L. Aprodema Michel Morel, président L'Association professionnelle de développement de l'enseignement du machinisme agricole et des agroéquipements (Aprodema) a élu un nouveau président lors de son assemblée générale début décembre. Michel Morel, déjà très engagé dans cette association, a été élu en remplacement de Jean-Pierre Bernheim qui ne souhaitait pas voir son mandat renouvelé. Le bureau de l'Aprodema se compose désormais de Michel Morel, Jean-Marie Martel, Philippe Lagache et Adrien Raimond. L.S. John Deere Pierre Guyot, président de John Deere France Depuis le 1er janvier, Pierre Guyot est le président de John Deere France. Diplômé de l'école Centrale de Lille, il a obtenu un CES d'économie et de gestion des entreprises à l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs. Après différents postes dans les départements achats et fabrication chez Peugeot (PSA) en Grande-Bretagne, puis en France à l'usine de Poissy (Yvelines), il a rejoint l'entreprise de fabrication des moteurs Deere à Saran (Loiret) en 1998, comme directeur de l'unité d'assemblage. En 2002, il a été nommé directeur des opérations à l'usine John Deere d'Arc-les-Gray (Haute-Saône). En octobre 2004, il est devenu directeur des achats pour l'Europe et l'Amérique du Sud de la division agricole à l'European Office de Mannheim (Allemagne) et en octobre 2007, il a pris la direction générale de l'unité moteurs d'Orléans-Saran. La compagnie John Deere compte trois directeurs généraux en France : Rémi Hanot pour le site d'Ormes, Bruno Rodique pour l'usine d'Arc-les-Gray et Pierre Guyot pour l'unité de Saran. Ce dernier occupe également la fonction de président, auparavant confiée à Phil Parisien qui a fait valoir ses droits à la retraite. L.S. Samson Agro Lars Henriksen, directeur exécutif Samson Agro vient de nommer Lars Henriksen comme directeur exécutif. Détenant une expérience de plusieurs années dans le secteur de l'agriculture, Lars Henriksen travaillait précédemment dans le domaine des faucheuses d'herbe et des mélangeuses. Le nouveau directeur exécutif entre chez Samson Agro à un moment où beaucoup d'adaptations structurelles ont été réalisées et alors qu'une série de nouveaux produits destinés aux marchés internationaux, comme les nouvelles tonnes à lisier PGV 20 et les épandeurs SPE/B, a été présentée au salon Agritechnica en novembre. L.S. Hardi-Evrard Christophe Parent, directeur général Fin novembre, ChristopheParent a pris la direction générale de Hardi-Evrard, en remplacement de Daniel Tragus, vice-président du groupe Hardi, qui assurait provisoirement la direction de l'entreprise. Âgé de 47 ans et ingénieur de formation, Christophe Parent bénéficie d'une expérience dans la direction d'entreprises industrielles, acquise notamment dans les secteurs automobile et ferroviaire. Il arrive dans une société en plein renouvellement de ses produits (onze lancements en 2011) et dans laquelle son expérience industrielle va permettre de servir, en qualité et en délai, les clients concessionnaires et agriculteurs. L.S. Groupe DSP Romain Vidal, inspecteur technico-commercial Nord-Est Depuis octobre 2011, Romain Vidal couvre le secteur Nord-Est pour le groupe DSP regroupant les marques Carroy et Reixit pour le matériel de valorisation du bois, de la nutrition animale (ovins, porcins, équins et volailles) et des broyeurs pour l'entretien des espaces verts et accotements routiers. Romain Vidal est titulaire d'un BTS Agroéquipement, suivi d'un contrat de qualification professionnel en alternance comme Négociateur en matériel agricole et espaces verts. L.S. Rabaud Le couple d'entrepreneurs décoré Le 16 décembre, Claude et Angèle Rabaud, fondateurs de la société éponyme, se sont vus remettre respectivement les insignes de chevalier de la Légion d'Honneur et de chevalier de l'Ordre national du Mérite. Ce couple d'agriculteurs, parti de rien, a réussi au fil des ans à développer une entreprise qui emploie aujourd'hui 179 personnes et réalise 27,5 millions d'euros de chiffre d'affaires. Au démarrage, dans les années 1980, Angèle Rabaud avait l'habitude de faire le déjeuner pour les salariés tout en gérant la comptabilité de l'entreprise de façon économe. Claude Rabaud préférait, lui, bricoler dans son atelier des machines pour faciliter le quotidien des agriculteurs. Ainsi sont nés un chariot pour nourrir les cochons, une désileuse, une fendeuse, un nettoyeur de caillebotis... L.S. Angèle et Claude Rabaud entourés de leurs fils Éric et Jérôme. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 73 Côtes-d'Armor Les Éts Gicquel-Feat inaugurent le site de Trélivan Agrilisa, un magasin rural sur Internet Le groupe Socopa vient de lancer www.agrilisa.com, un site Internet de vente directe de produits et services pour agriculteurs et particuliers habitant dans les zones rurales. Ce distributeur exploite, par ailleurs, cinq libres-services Espace Emeraude dans l'Aveyron. Il y commercialise des produits depuis 25 ans et revendique une clientèle de 2 500 agriculteurs s'approvisionnant en engrais, semences, matériels d'élevage, aliments pour bétail... Il propose aussi dans ses magasins tout le nécessaire pour le bricoleur ou encore le jardinier. Avec son site Internet, Agrilisa est désormais ouvert en permanence à la clientèle, avec une livraison possible sur l'ensemble du territoire français. L.S. France Eure Depussay va ouvrir une nouvelle base à Rugles Dans le cadre de son développement, et pour fournir un service toujours plus proche au monde agricole, les Éts Depussay ouvriront en février une nouvelle base à Rugles (Eure). Le bâtiment de 2 000 m2 va abriter un atelier, un magasin et un libre-service. Pour le moment, deux personnes vont travailler dans cette base qui sera en relation avec les autres sites environnants. L.S. Ille-et-Vilaine L'équipe Leroy au Stade rennais Le 18 novembre, le groupe Leroy a officialisé son partenariat avec McCormick sur les départements de l'Ille-et-Vilaine, la Manche, l'Orne et le Calvados. Les employés de l'entreprise se sont retrouvés aux côtés des salariés d'Argo France sur les bancs des spectateurs du Stade rennais. Le groupe Leroy s'appuie sur huit sites, 84 collaborateurs et trois pôles d'activité : le matériel agricole, la location et la motoculture. L.S. Agriest, un grossiste pour l'élevage Avec un effectif de 58 personnes, Agriest compte parmi les plus importants grossistes en équipements et pièces agricoles. Propriété de Promodis, Agriest a intégré en 2010 de nouveaux locaux à Scey-sur-Saône (Haute-Saône). Une plateforme logistique moderne de 15 000 m² accueille désormais plus de 5 000 m² de bâtiments et 700 m² de bureaux. Historiquement spécialisé dans le lisier, les pièces de remorques, les équipements pneumatiques et les éléments d'évacuateur à fumier, il recense près de 40 000 références. Agriest présente la particularité de disposer d'ateliers capables de répondre aux demandes personnalisées des clients (adaptation, reproduction de pièces, montage de roues...). Il recense environ 400 appels entrants par jour et représente différentes marques telles que AMB en essieux, Reck en mixeurs à lisier, Kraiburg en tapis pour animaux. L.S. Réseaux En décembre, les Éts Gicquel-Feat, concessionnaire John Deere dans les Côtesd'Armor, inauguraient leur nouvelle base de Trélivan, située en bordure de la route nationale 12 sur l'axe Dinan-Lamballe. Cette nouvelle implantation renforce la présence de l'entreprise sur le secteur est du département. Dotée d'un bâtiment moderne, la base héberge un magasin libre-service de plus de 700 m² et un atelier agricole de 830 m². L'ensemble du bâtiment représente une surface de 2 154 m² sur un terrain de 15 500 m². Une équipe de quinze personnes travaille dans ce site accueillant à l'architecture futuriste. « Le monde agricole évolue et nous devons nous adapter aux nouveaux standards en termes d'accessibilité, de sécurité, d'environnement et d'image, soulignait Jean-Marc Gicquel dans son discours inaugural. Cette "mise aux normes" nous permettra une meilleure réactivité. » Créée en 1968 à Lamballe, la concession Gicquel-Feat représente John Deere depuis 1985. Elle réalise un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros et emploie 43 personnes. En plus de sa marque principale, elle distribue Caterpillar, Pöttinger, Kverneland, Amazone, Monosem, Gyrax, Pichon, Alo, Trioliet, Chevance, Bélair... L.S. Concession 74 Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 Comai, l'entreprise fondée par Bernard Baudonnet à Castelsarrasin, dans le Tarnet- Garonne, est devenue en vingt ans le socle du groupe de distribution Liderfarm, qui défend notamment sa propre marque à travers quatre sociétés et six bases. Au fronton du magasin Brico Pro de Castelsarrasin, dans le Tarn-et-Garonne, deux noms sont inscrits en grosses lettres aux côtés de celui de l'enseigne à l'étoile blanche : Comai et Liderfarm. Pas de tracteur en première ligne. Derrière la façade, un libre-service impressionnant de 3 000 m2 et un vaste parc d'exposition de matériels. Cette dualité - libre-service/bricolage et machine agricole - se décline dans les quatre sociétés du groupe Liderfarm, créé par la famille Baudonnet : Comai SA présente aussi à Tonneins (Lot-et-Garonne) et Lavaur (Tarn), Soulé à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), Comagri à Agen-Boé (Lotet- Garonne) et Agrotech à Pavie (Gers). Ce groupe de distribution de matériel agricole est atypique : dans cinq des six bases, le chiffre d'affaires du magasin est égal voire supérieur à celui des matériels (50 à 66 %, excepté au magasin de Pavie, où il se limite à 30 %). Les activités ainsi regroupées lui procurent davantage d'autonomie vis-à-vis de ses différents fournisseurs. Dans les années soixante-dix, Bernard Baudonnet, concessionnaire Deutz-Fahr, avait déjà pris un virage « magasin » dans la roue du groupement Espace Émeraude. Suivent vingt ans d'agrandissements de bâtiments, de croissance interne et externe, ainsi que l'intégration des trois enfants dans l'entreprise. Un souci d'indépendance L'un d'entre eux, Philippe, en est aujourd'hui le directeur commercial avec toujours le même cap : la recherche de l'autonomie. En 2009, le marché a effectué un plongeon de 30 %. La stratégie patiemment construite par le groupe familial a permis de limiter le recul à 5 % du chiffre d'affaires. « L'entrée dans un groupement et le développement de l'activité magasin nous ont aidés à nous affranchir des sautes d'humeur du marché du matériel », conclut-il. Toujours par souci d'indépendance, la famille a changé d'enseigne en 2005. « L'évolution d'Espace Émeraude ne nous correspondait plus, nous ne voulions pas devenir des franchisés, explique Philippe Baudonnet. Avec l'enseigne Brico Pro, nous retrouvons avec la Cofaq un groupement où chaque adhérent reste décideur. » L'identification intérieure des magasins Brico Pro est plus ou moins marquée selon les Six magasins XXL et un magasin virtuel La famille Baudonnet a, dès le départ, choisi de consacrer beaucoup d'espace aux magasins (de 900 m2 pour le plus petit à 3 000 m2 pour le plus grand). « Le double avantage de la grande surface est de concentrer des gammes complètes en un seul endroit sans multiplier les sites et de gérer plus facilement le remplacement des salariés », explique Philippe Baudonnet, directeur commercial du groupe. Environ un tiers de la superficie des magasins est consacré à l'agricole : pièces d'usure, irrigation, consommables. Le reste se répartit entre l'espace vert, le bricolage et le loisir. La clientèle d'agriculteurs engendre 60 % du chiffre d'affaires. Ce printemps verra l'ouverture d'un septième magasin. Ce petit dernier sera virtuel et permettra au groupe de s'affranchir des frontières géographiques. La transformation du site Internet actuel en site marchand est en cours, le temps de référencer les quelque 35 000 produits vendus par le groupe Liderfarm. sites. Car, pour Philippe Baudonnet, il est tout aussi important de mettre en avant et de conserver l'identité des entreprises reprises quand leur image est forte, comme cela a été le cas à Lannemezan, avec Soulé, ou dans le Gers, avec Agrotech. Autre signe particulier, le groupe représente, selon ses secteurs, des marques de tracteurs différentes : Claas sur la moitié du Lot-et-Garonne (reprise de l'ancien CRA à Boé) à travers Comagri, Iseki chez Soulé, et, dernièrement, Landini et Valpadana chez Comai et Soulé dans le Tarn-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées. « Avec leurs postes réversibles, la gamme de ces tracteurs italiens répond bien aux attentes des arboriculteurs », commente Philippe Baudonnet qui distribuait déjà la marque Kioti. Une marque de distributeur Philippe Baudonnet résume ainsi l'état d'esprit familial : « Notre priorité est d'apporter au client le produit adapté à ses besoins, au bon prix, sans oublier le service. Pour respecter cet engagement, il faut des gammes longues et diversifiées, ainsi qu'un bon stock de pièces. » Quelques pas dans l'aire d'exposition et dans le magasin montrent la diversité des matériels et pièces proposées, soit 35 000 références. Pour vendre ses produits au meilleur prix, le concessionnaire est parti d'un constat : certaines marques distribuent sous Groupe Liderfarm. Un libre-service puissant Philippe Baudonnet veut préserver l'indépendance de l'entreprise familiale. Comai SA à Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) et Soulé à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) sont deux des quatre sociétés du groupe Liderfarm. Matériel Agricole - N° 174 - Février 2012 75 leurs couleurs des matériels conçus par d'autres constructeurs faisant eux-mêmes appel à des sous-traitants. Le cumul des marges renchérit le produit final. Il a donc décidé de revenir à la source en allant à la recherche de fournisseurs, parcourant ainsi l'Europe de l'Est, l'Asie, l'Espagne, l'Italie, le Moyen-Orient, l'Afrique ou les États-Unis... Depuis douze ans, toute une gamme de matériels au logo Liderfarm côtoie ses homologues d'autres marques. Le responsable fait désormais fabriquer ses propres gyrobroyeurs, fendeuses, remorques, godets... Et le concept se décline désormais dans le magasin avec des consommables identifiés Profarm comme les bidons d'huile, les batteries... « La difficulté est de trouver des partenaires acceptant de travailler sous la marque de distributeur », relève-t-il. Philippe Baudonnet constate aujourd'hui que la notoriété de ses propres produits gagne du terrain, au-delà du grand Sud-Ouest. Castel-Sarrazin Boé Pavie Lannemezan Lavaur Tonneins 82- TARN-ET-GARONNE 32- GERS 81- TARN 65- HAUTES-PYRÉNÉES 47- LOT-ET-GARONNE Un site Internet marchand va être mis en ligne pour élargir encore la zone de chalandise (voir encadré). Du multiservice À ceux qui opposent grandes surfaces et service, Philippe Baudonnet ne manque pas de répondre avec des arguments solides : « Magasins et ateliers sont ouverts six jours sur sept, toute l'année et sur une large plage horaire, de 8 h 30 à 12 heures et 14 heures à 19 heures. » Il insiste sur le fait que tout ce qui est vendu chez lui peut y être réparé, une perceuse allemande comme son équivalent chinois. Sur le plan technique, les équipes n'ont rien à envier à celles d'une concession plus classique : les onze mécaniciens de Castelsarrasin, comme les sept d'Agen-Boé, suivent les programmes de formation de leur réseau de tractoriste respectif. Attaché à la polyvalence de ses salariés, le concessionnaire fait aussi jouer la synergie du groupe pour mutualiser les compétences, par exemple sur la pulvérisation ou l'irrigation. Sur le plan commercial, c'est souventle client qui fait le premier pas : « Mes commerciaux sont les trois quarts du temps dans nos murs », indique Philippe Baudonnet, dont la clientèle se partage également entre agriculteurs ou éleveurs et artisans d'un côté, et particuliers de l'autre. Il a misé sur l'attractivité de ses magasins multiservices, sans tomber dans le produit de très grande consommation. Mais des chaussettes à la peinture, du vélo électrique au quad et jusqu'aux matériels d'espaces verts ou agricoles, les occasions de s'arrêter dans l'une des boutiques sont nombreuses. Les agriculteurs ne s'y trompent pas. Ils viennent chez Liderfarm en connaissance de cause : la plupart des produits sont vendus sans reprise, mais quel que soit le montant de l'achat, l'accueil et l'écoute restent les mêmes. Ainsi, chaque jour, les six magasins Brico Pro accueillent ensemble de 700 à 1 400 clients. Dominique Berger o Effectif : 82 salariés o Chiffre d'affaires cumulé : 19,8 M€ Implantations Un tiers du magasin libre-service est consacré aux pièces agricoles. Bricolage, loisirs et espaces verts sont les autres piliers de l'activité. Les ateliers réparent tout ce qui est vendu par le groupe. Liderfarm, la marque propre au groupe se décline sur toute une gamme de matériels depuis douze ans. M. Jean-Marie PICHARD Téléphone : 02 37 32 10 01 Portable : 06 11 40 48 61 jeanmarie.pichard@depussay.com 15 rue Chanzy 28140 TERMINIERS Buffet offert ! Toute l'équipe Depussay vous invite aux portes ouvertes sur le site de Terminiers, les 16, 17 et 18 février 2012 www.tracteurpool.fr/depussay Près de 1 250 matériels disponibles à la vente dont 202 tracteurs 90 moissonneuses-batteuses Vous aussi, vous souhaitez faire apparaître vos machines ici ? 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