Distribution et réparation Le Sedima et le SMJ se rapprochent

Le Sedima et le SMJ se rapprochent

Le Sedima et le SMJ, syndicats professionnels représentant les entreprises de service, de distribution, de réparation et de location du machinisme agricole et des matériels de parcs et jardins, ont annoncé leur rapprochement. Au 1er janvier 2015, le SMJ deviendra partie intégrante du Sedima. La continuité sera assurée sans rupture.

Sur Salonvert, les présidents du SMJ et du Sedima et les secrétaires généraux des deux organisations : de droite à gauche, Raphaël Lucchesi et Anne Fradier, le président et la secrétaire générale du Sedima, Patrick Collard et Stéphane Sers, le président et le secrétaire général du SMJ.
Le Sedima et le SMJ, les deux organisations professionnelles représentant les entreprises de distribution du machinisme agricole et des matériels de parcs et jardins, fusionnent.  Au premier janvier 2015, il ne restera plus qu'un seul syndicat, le Sedima, dont la branche espaces verts, un de ses métiers spécialisés, sera renforcée avec l'apport des adhérents du SMJ. Stéphane Sers, l'actuel secrétaire général du SMJ, rejoindra le Sedima et aura pour mission d'assurer la continuité des services dédiés à la profession des distributeurs des matériels de parcs et jardins et espaces verts. Patrick Collard, actuel président du SMJ, entrera aussi au Sedima en tant que membre du bureau exécutif. Pour Patrick Collard, élu en 2008 à la tête du SMJ et réélu en 2012, ce rapprochement va permettre au métier de spécialiste en matériels d'espaces verts de bénéficier d'une organisation forte et bien structurée et de nouveaux services sans mettre en péril son identité : « Nous avions l'obligation de grandir et le Sedima répond à notre besoin. » Le président du Sedima, Raphaël Lucchesi, estime pour sa part que le travail mené depuis plus deux ans avec la commission espaces verts de son syndicat et le SMJ a permis de créer les conditions favorables à ce rapprochement. Depuis son élection en février 2013, il milite pour rassembler les métiers spécialisés au sein du Sedima, tels ceux de l'élevage, de la viti-viniculture et des jardins et espaces verts avec des commissions spécifiques travaillant sur leurs activités. Davantage de services Concrètement, le chef d'une entreprise spécialisée dans les matériels de parcs et jardins adhérant au SMJ verra son adhésion automatiquement transférée au Sedima le 1er janvier 2015. Il bénéficiera des nombreux services : documentations et notes techniques, contrats de travail mis à jour, messages d'alerte automatique sur toutes les nouveautés juridiques et l'actualité du Sedima , mise à jour des travaux des commissions, études économiques... En matière de communication, en plus de l'accès au site intranet, il recevra à un rythme mensuel un bulletin et le journal du syndicat, le Sedimag. « Les chefs d'entreprise seront épaulés par nos services », souligne Anne Fradier, secrétaire général du Sedima. Raphaël Lucchesi explique aussi que le syndicat existe en région avec une représentation et qu'il participe à des travaux au sein de l'association européenne dont il est membre (Climmar) qui regroupe les syndicats de distributeurs de machines agricoles des principaux pays. Elle permet de partager les expériences, d'échanger les données et de réaliser des enquêtes à l'échelle de l'Europe. Concrètement le Sedima ne bougera pas pendant deux ans les règles d'adhésion spécifiques dont disposait le SMJ, puis un nouveau barème sera mis en place. « Nous avons deux ans pour que les revendeurs en matériels de parcs et jardins découvrent nos services et que ceux qui ne sont pas adhérents puissent nous rejoindre. » La représentativité augmente avec les deux organisations Le Sedima, fort de 687 adhérents pour 1 200 points de distribution, disposait déjà dans ses effectifs d'entreprises mixtes agricole-espaces verts. Lors des enquêtes régulièrement menées par l'organisation, environ 300 d'entre elles déclarent une activité parcs et jardins et espaces verts. la création d'une commission spécifique pour ce métier s'imposait donc. Elle est forte de neuf membres et présidée par Christian Bouleau, directeur général de Sicadima (Loire-Atlantique). Au sein du bureau exécutif du syndicat, les espaces verts sont aussi bien représentés avec deux chefs d'entreprise, Martine Chabanne, dirigeante de la société Charles Chapuis (Haute-Loire) et François Alabeurthe (Nièvre, Yonne). Avec ses 190 adhérents et 317 établissements, le SMJ va permettre au Sedima d'approcher les 900 adhésions. Ceci constitue une opportunité pour attirer d'autres professionnels encore non adhérents. « Notre priorité pour les espaces verts, est de mener une réflexion sur l'évolution du marché et les besoins des chefs d'entreprises. Des choix stratégiques se feront ensuite en synergie au sein de l'instance syndicale », précise Anne Fradier. Les distributeurs de matériels espaces verts vont pouvoir bénéficier de l'organisation du syndicat avec quatorze permanents dont Stéphane Sers. Des conseillers suivent les évolutions en droit du travail, social, juridique, fiscal, les règlementations en hygiène et sécurité, les normes... Un responsable « études économiques » pilote les enquêtes statistiques et ratios. Un autre est plus particulièrement chargé de la formation, des relations avec l'Éducation nationale et de la cote Simo. De nombreux services et conseils spécialisés sont ainsi offerts aux adhérents, ce qu'il était impossible de réaliser au SMJ avec un seul permanent. Des départements spécialisés L'arrivée du SMJ au sein du Sedima n'est pas le fruit du hasard. Depuis des décennies, les deux structures se côtoient et avancent ensemble sur de nombreux dossiers, notamment, lors des négociations dans le cadre de la Loi de modernisation de l'économie et de la reconnaissance des spécificités des métiers afin d'obtenir des dérogations sur les délais de paiement. Les deux organisations sont aussi engagées dans l'ASDM, association créée en2002 afin de promouvoir les métiers de la distribution et de la maintenance des matériels agricoles, de TP et manutention et d'espaces verts et de développer les formations. Les syndicats sont aussi membres de l'Aprodema (Association de promotion des agroéquipements) en partenariat notamment avec l'Axema et les EDT (Entrepreneurs des territoires). Le Sedima, créé en 1919, a vu au fil des ans, l'activité parcs et jardins et espaces verts se matérialiser et devenir un circuit de distribution spécialisé à part entière. C'est ce qui avait conduit à la création du SMJ en 1977 sous l'impulsion d'adhérents et d'élus du Sedima. À l'époque, il s'agissait de mettre en place une entité séparée. Au fil du temps, le milieu des parcs et jardins a connu un vrai développement et l'ensemble du marché a évolué selon une logique de spécialisation. « Des concessionnaires de tracteurs et machines agricoles en sont venus à abandonner les espaces verts comme certains ont aussi arrêté le matériel d'élevage, notamment au moment de l'entrée en vigueur des 35 heures, pour se recentrer sur leur cœur de métier », rappellent Raphaël Lucchesi et Anne Fradier. Patrick Collard précise pour sa part que le métier de spécialiste en matériels de parcs et jardins a rassemblé des entreprises venant d'horizons divers, de la forge, de l'agricole, du cycle, pour parvenir au final à créer une identité et à irriguer le territoire avec un véritable réseau de structures de vente et de service représentant des marques dédiées.

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