Massey Ferguson Antarctica 2Retour au camp de base

Retour au camp de base
Durant son périple, le MF 5610 a accumulé 760 heures au compteur.
Les montres des employés de la base antarctique russe de Novolazarevskaya marquaient 15 heures 20 lorsque, le 20 décembre, ils ont enfin vu revenir l'expédition conduite par Manon Ossevoort, partie 28 jours plus tôt. Avec leurs trois véhicules, un tracteur Massey Ferguson 5610 et deux pick-up Toyota, ils ont parcouru plus de 5 000 kilomètres au cours d'un périple qui les a conduits jusqu'au Pôle Sud. Au retour comme à l'aller, les membres de l'équipe ont avancé à un rythme soutenu.
Lorsque la nuit ne tombe jamais et qu'il faut avancer, les étapes sont parfois longues.
Leur objectif était de ne pas manquer l'avion leur permettant de fêter Noël en famille. Ils voulaient aussi rapatrier suffisamment tôt le tracteur vers l'Europe pour lui permettre de trôner sur le stand Massey Ferguson au Sima. Durant l'une de leurs plus longues étapes, le 16 décembre, ils ont couvert 308 kilomètres en 28 heures. Guidés par leurs systèmes GPS, ils ont repris le même itinéraire qu'à l'aller.
A l'aide du GPS, les véhicules de l'expédition ont repris les traces de leur voyage aller.
Ils se sont juste accordé un détour de 10 kilomètres, le 14 décembre pour récupérer du matériel laissé par une autre expédition. Les accords internationaux interdisent en effet d'abandonner quoi que ce soit sur le Continent Blanc. Ils ont encore dû affronter les conditions météorologiques très changeantes du continent antarctique. En l'espace de quelques minutes, un temps clair et ensoleillé laisse la place à un épais brouillard givrant. L'humeur s'en ressent. Manon Ossevoort témoigne : « Nous passons très vite d'un état d'euphorie et d'excitation à la frustration ou au découragement. » La traversée des montagnes antarctiques à des altitudes allant jusqu'à 3 314 mètres s'est révélée délicate. À une telle hauteur, le souffle est court et le terrain difficile. La ceinture de sécurité à cinq points d'ancrage adaptée sur le siège du tracteur n'est pas du luxe. En tout, le moteur du tracteur a accumulé 760 heures de fonctionnement et n'a réclamé pour sa maintenance que des interventions mineures. La plus délicate fut, sans doute, le remplacement, par le Français Nicolas Bachelet, de la courroie de ventilateur usée par les conditions difficiles. L'opération qui ne réclame guère plus d'une demi-heure dans des conditions normales, a nécessité de prendre des mesures pour conserver la chaleur du moteur et ainsi éviter que le technicien ne se gèle les mains. Les membres de l'équipe ont donc dressé une tente spéciale autour du tracteur. Ils y ont placé l'un des pick-up de l'expédition pour réchauffer l'espace et pour lui permettre d'alimenter une couverture de réchauffage du moteur. Après un rapide contrôle, le tracteur a repris sa mission. La panne était à mettre au crédit de l'usure normale d'un composant standard au regard du nombre d'heures de travail effectuées dans des conditions difficiles.  
Le MF 5610 conduit par Manon Ossevoort et Nicolas Bachelet est le premier tracteur à pneus à avoir rejoint le Pôle Sud.

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