Equipement Entreprises HS11

Equipement Entreprises HS11
[gview file="https://www.materielagricole.info/wp-content/uploads/2015/04/HS-ETA-11-MAI2012.pdf"] équipement entreprise Hors-série N° 11 - mai 2012 issN 1267-7000 - 5,50 e Les géants aux doigts de velours AndAineurs à quAtre rotors Des tracteurs sous les avions InnovatIons Claas Liner 4000 Krone swadro 1400 standard Kuhn Ga 15031 Pöttinger top 1252 C s Lines Fella ts 4000 lely Hibiscus 1515 CD Profi Kverneland taarup 95150 C dossier Les Inventeurs Ils imaginent, ils expérimentent... Des moteurs encore plus propres Intermat 2012 Le meilleur choix pour vos besoins croissants PNEUS AGRICOLES bkt-tires.com AGRIMAX Bien plus qu'une réponse technologique aux besoins spécifiques de l'agriculture moderne: un projet novateur visant à améliorer les performances en matière d'efficacité opérationnelle, sécurité et confort. Toute la valeur de la recherche BKT est concentrée dans Agrimax. Dans la structure, plus résistante pour que les performances restent intactes plus longtemps. Dans le mélange, pour en allonger la durée de vie et réduire les coûts de service. Dans le dessin de la bande de roulement, conçu pour apporter des standards inédits de confort et de conduite, même sur route. Pneus pour l'agriculture BKT: des solutions novatrices, pour une gamme comptant parmi les plus complètes et compétitives du marché. Importateur pour France: Zone d'activitè Pôle Sud - Basse Goulaine - 65 Rue de l'Atlantique - 44124 Vertou Cedex, France Tel: +33 2 51 79 11 11 ; accueil@sonamia.fr ; www.sonamia.com Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 3 Le meilleur du chantier Principaux associés : D. BailIy, G. de Lagarde, Y. Mangart, L. Seconda Commission paritaire : 0911 T 88530 Dépôt légal : 2e trimestre 2012 Directeur de publication : Guy de LAGARDE ABONNEMENTS : Tél. : 01 40 92 70 56 - Fax : 01 40 92 70 59 RÉDACTION : Tél.: 01 53 33 82 33 - Fax : 01 53 33 82 21 Directeur délégué : Luc SECONDA Rédacteur en chef : Bernard SERPANTIE (b.serpantie@comcip.com) Rédacteurs : Vincent BERhAuLT, Sylvain DESEAu, Aurélien GROuLT, David LAISNEY, Matthieu SChuBNEL Secrétaire de rédaction : Jean-Baptiste CAPELLE Création graphique : Éric TOuTOuS PUBLICITÉ : Tél. : 01 53 33 82 30-Fax : 01 53 33 82 21 Christophe LECAChÉ (c.lecache@comcip.com) ADMINISTRATION ET fABRICATION : Tél. : 01 53 33 82 20 Fax : 01 53 33 82 21 Patricia LAVOIE IMPRESSION : BLG TOuL, ZI de la Croix-de-Metz, 54200 TOuL Tél. : 03 83 65 20 50 Matériel Agricole est une revue éditée par CIP - 15 rue érard - 75012 Paris - www.comcip.com éditorial Pour cette édition hors-série Équipement Entreprise de Matériel Agricole nous sommes allés de nouveau découvrir le meilleur des matériels de haute performance. Nos interlocuteurs nous ont parlé avec emphase des machines qu'ils fabriquent avec passion des chantiers qu'ils organisent. Pourtant, dans leur extrême pudeur, aucun d'entre eux n'a mentionné la tristesse des départs au petit matin, la monotonie des journées de travail sans fin, l'ennui des transferts routiers, le stress des incidents mécaniques. Sans doute, ne nous les ont-ils pas évoqués car ils voulaient aussi garder pour eux le meilleur d'une journée de chantier agricole : l'après, ce tout petit instant de bonheur, lorsque l'eau fraîche du lavabo évacue les souillures de la journée, lorsque le savon d'atelier à l'odeur si particulière se mélange voluptueusement avec le cambouis d'entre les cals, un petit moment personnel juste avant le rafraîchissement pris avec les collègues de retour de chantier, avant une parenthèse d'anarchie entre débriefing et défouloir. Les plaisanteries vont fuser, les maladroits vont se faire chambrer, les jeunes vont conseiller leurs anciens. En bref, ce sera le bonheur. Matériel agricole équipeMent entreprise Hors-série n° 11 - mai 2012 Équipement entreprise n Par Bernard SerPantié, rédacteur en chef P. 4 Villeton : des tracteurs sous les avions P. 7 Renault Trucks : plus lourd, plus maniable Thiérart : la polyvalence pour le strip till P. 8 Intermat 2012 : des moteurs encore plus propres P. 30 Thomas Desrentes Travaux à grande vitesse P. 35 Olivier Chanteux Le triomphe de la charge utile P. 38 Maurice Deslandes L'entrepreneur constructeur P. 42 Agri compost 70 Tant de sous-produits à valoriser P. 46 John Maxwell Un farmer multiproducteur andaineurs 4 rotors : les géants aux doigts de velours P. 12 Plate-forme d'observation P. 14 Claas Liner 4000 P. 16 Krone Swadro 1400 standard P. 18 Kuhn GA 15031 P. 20 Pöttinger Top 1252 C S Lines P. 22 Fella TS 4000 P. 24 Lely Hibiscus 1515 CD Profi P. 26 Kverneland Taarup 95150 C RePèRes P. 48 Terres exploitées à façon : dans quelles conditions proposer vos services ? P. 29 les inventeurs 4 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 Les importantes chutes de neige ou la persistance de grands froids paralysant des aéroports sont des souvenirs que les voyageurs préfèrent effacer. Alors, pour éviter que cela n'arrive, les gestionnaires des aéroports parisiens mobilisent de grands moyens, parmi lesquels des tracteurs agricoles. Des trActeurs sous Les Avions viLLeton - Aéroport De pAris-chArLes-De-GAuLLe Lorsqu'il faut permettre à près de 58,2 millions de voyageurs par an d'arriver à destination, un aéroport tel que celui de Paris-Charles-de-Gaulle, le deuxième plus important d'Europe , ne tolère guère que les caprices de la nature entravent sa bonne marche. Même s'il neige, les avions en l'air doivent pouvoir continuer à atterrir et ceux au sol sont encouragés à décoller pour leur laisser la place. Pour cela, les services d'Aéroports de Paris ont mis en place des plans de bataille sophistiqués mobilisant les moyens humains et mécaniques nécessaires. L'enjeu économique est d'importance. Les suppressions de vols se traduisent, pour les compagnies aériennes, par une inflation de leurs pertes d'exploitation, des dédommagements ou des compensations commerciales. Durant toute la période hivernale, entre le 15 octobre et le 15 avril, Michel Landel, le responsable logistique de la viabilité hivernale de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et son adjoint responsable d'exploitation du pôle viabilité hivernale, Francis Dubus, sont donc sur le pied de guerre. Sans arrêt, ils scrutent les cieux et les bulletins météorologiques. Périodiquement, ils font réaliser des mesures de glissance pour s'assurer que le tarmac reste conforme aux normes Le déneigement des zones de stationnement des avions est en général assuré par des tracteurs car ils se révèlent plus maniables que des camions. n Par Bernard SerPantié Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 5 requises pour l'atterrissage des avions. « Le mieux est de ne pas attendre que la neige tombe et de traiter en préventif », explique Francis Dubus. Alors, dès que le mercure commence à descendre vertigineusement, ses équipes épandent à l'aide de camions spécialement équipés du formiate de potassium sous forme liquide ou solide. 650 hectares de voirie à nettoyer Si la neige persiste à tomber et qu'elle s'accroche au sol, ils mettent en route les grands moyens pour maintenir la viabilité de 650 hectares de revêtements aéroportuaires dispersés sur une plate-forme de 3 250 hectares. L'effervescence monte dans le centre de commandement dédié dominant les pistes. Les yeux rivés sur leurs écrans de contrôle, les responsables convoquent leurs personnels d'astreinte, et, en liaison permanente avec la navigation aérienne, ils coordonnent les mouvements de leurs troupes. Le parc affecté à cette tâche compte 125 engins de toute nature, principalement des camions et des tracteurs. Durant toute la période, ce service de viabilité hivernale peut mobiliser 373 hommes et femmes affectés le reste du temps à toutes sortes d'emplois techniques ou administratifs. Ils sont for- Les 14 tracteurs nouveLLement acquis par L'aéroport de paris ne devraient être utiLisés que L'hiver pour des opérations de déneigement. NOS SOLUTIONS À VOS BESOINS www.secodi.fr CENTRE DE FORMATION AGRÉÉ - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Moteurs et accessoires Préconisation et vente Service Diagnostic et intervention Pièces détachées et échanges moteurs Vente et support MA201204 - Réalisation kelcom.fr T O U J O U R S P L U S D ' I N F O S : 6 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 Villeton - Aéroport ChArles-de-GAulle Les rigueurs de l'hiver 2010-2011 auront occasionné quelques chaleurs aux responsables de la viabilité hivernale des aéroports de Paris. Mais, même s'ils ont eu davantage à déplorer des pénuries de liquide de dégivrage pour avions que des difficultés matérielles à déblayer les pistes, ils ont quand même décidé de renforcer leurs systèmes de déneigement. Au total, le gestionnaire, Aéroports de Paris, a investi, avant la saison 2011-2012, 60 M€ en chasse-neiges et en moyens de dégivrage sur ses différentes plates-formes. Dans ce plan, Roissy a été doté d'une enveloppe de 22 M€ qui lui a permis d'acquérir, entre autres, un nouveau parc de 14 tracteurs John Deere 6430 de 125 chevaux attelés à des lames de déneigement triaxales et à des balayeuses hydrauliques fabriquées par le constructeur isérois Villeton. La couleur jaune des tracteurs représente leur seule différence par rapport à des modèles destinés à l'agriculture. Dans leurs critères, les responsables de la viabilité de l'aéroport voulaient surtout des matériels maniables, relativement rustiques pour pouvoir démarrer par tous les temps, suffisamment sophistiqués pour les atteler aux outils de déneigement. À l'avant, la lame triaxale de 3,60 mètres de large est portée directement sur le relevage Laforge de série. Dans la cabine, un joystick permet au chauffeur de commander l'orientation des volets latéraux, et ainsi de les positionner en biais de manière soit à déposer la neige en cordon à droite ou à gauche, soit à former un U permettant de pousser la neige en tas à l'écart du parking. Le racleur caoutchouc de la lame protège le revêtement et les signalisations dessinées au sol. À l'arrière, le tracteur est attelé à une balayeuse rotative de 3,80 mètres de large et de 800 millimètres de diamètre chargée de finir le nettoyage. més au maniement des engins, à la connaissance de la plate-forme ou encore à la phraséologie particulière aux échanges radio aéronautiques. Périodiquement, en préparation d'éventuelles chutes de neige ils partent manoeuvrer pour apprendre à se coordonner ou à se familiariser avec un environnement de travail compliqué où le trafic aérien ne cesse jamais. Les deux pistes longues de 4 200 mètres, les deux courtes de 2 700 mètres, les 100 kilomètres de voies de circulation, les 300 postes de sta tionnement ou les 80 kilomètres de routes de service méritent tous un traitement particulier. Trente minutes pour déneiger Comme il est de mise dans un environnement aéronautique, l'improvisation n'a pas sa place et les campagnes de déneigement obéissent à des plans de bataille soigneusement préparés. Les plus spectaculaires sont sans doute les trains de dénei gement des pistes organisés autour des camions équipés de lames. Une demi-heure et un seul aller-retour suffisent à une noria de six machines pour dégager les pistes longues et seulement 20 minutes pour les pistes courtes. Pendant que « les dégagements à grande vitesse », ces voies dans lesquelles s'engouffrent les avions une fois qu'ils ont atterri, sont déblayées par des engins analogues, les aires de stationnement ont droit à un traitement particulier. En effet, en raison de leur encombrement en aéronefs, engins d'avitaillement, et passerelles d'accès de toutes sortes, ces zones affectionnent des engins maniables tels que des tracteurs agricoles ou des quads. n 14 nouveAux trActeurs pour chArLes-De-GAuLLe Le personnel affecté à la conduite des engins de déneigement fait partie des différents services techniques et administratifs d'Aéroport de Paris. Il est réquisitionné en cas de chutes de neige. l l l Plutôt que d'entraîner directement le rotor de balayage par l'arbre de prise de force, le balai est mis en rotation par deux moteurs hydrostatiques eux-mêmes alimentés par une pompe hydraulique montée sur la prise de force du tracteur. Les services techniques de l'aéroport ont préféré cette solution. Ils étaient lassés par les usures prématurées d'arbres de transmission et les casses de cardans, notamment en relevant la machine dans les manoeuvres. Un 8x4 pour les conditions extrêmes 5Le hors-série Équipement Entreprise de Matériel Agricole est l'occasion idéale pour évoquer les engins aux mécaniques hors normes. Celui-là, nous n'avons pas pu nous empêcher de le présenter, même s'il n'est pas près de rejoindre nos campagnes. Le constructeur lyonnais Renault Trucks le baptise Xtrem en rapport aux conditions pour lesquelles il est spécifiquement conçu. Cette déclinaison du porteur Kerax, désormais disponible en 8x4, se destine en effet aux métiers de la mine et des carrières. Il utilise pour cela un châssis consolidé par des longerons doublés, une suspension à quatre lames paraboliques et un pont renforcé affichant 36 tonnes de capacité de charge. Le Kerax 8x4 Xtrem retient deux variantes de motorisation à six cylindres : le DXi 11, développant de 430 à 460 chevaux, et le DXi 13 affichant 480 ou 520 chevaux de puissance. n A.G. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 7 5Le fabricant ardennais Thierart, connu pour son récupérateur de menues-pailles, se lance dans les outils de travail du sol. Il vient en effet de développer en collaboration avec un agriculteur, Frédéric Zimmerman, un matériel polyvalent pour le strip till. L'engin, baptisé Fox'till, repose sur un châssis semi-porté composé de deux poutres sur lesquelles les éléments sont bridés. Cette conception autorise l'écartement en continu des rangs de 25 à 90 cm et l'escamotage d'une des deux poutres transversales. Selon le fabricant, une personne seule déplace les rangs montés sur des galets et passe par exemple de 45 cm pour les betteraves à 80 cm pour le maïs en à peine une demi-heure. Sur le châssis, des repères gradués facilitent ce réglage. L'élément reçoit à l'avant un disque ouvreur et des chasse-débris rotatifs ajustables en hauteur et en inclinaison. Une dent, réglable en profondeur et pourvue d'un boulon de sécurité, incorpore l'engrais, sous forme liquide ou solide. Elle est contrôlée par une roue plombeuse. Puis deux disques crénelés légèrement bombés ferment le sillon. Deux roues tasseuses mon- Thierart La polyvalence pour le strip till tées à l'arrière, réglables en hauteur et en inclinaison, rappuient la bande de terre. En option, le fabricant monte des traceurs hydrauliques et une trémie à engrais munie d'une distribution pneumatique centralisée par DPA et d'une tête de répartition. L'engin de douze rangs, bientôt disponible en six éléments, pèse 3,7 tonnes et, selon le fabricant, demande une puissance minimale de 160 chevaux. Il se replie à 2,80 mètres au transport. n A.G. Plus lourd, plus maniable 5Le porteur Premium Lander Tridem 8x4*4 dévoilé par Renault Trucks a toutes les chances de fréquenter les cours de ferme. Cet engin convient au transport de matériaux ou d'équipements parfois lourds et encombrants sur des zones difficiles d'accès. Il se caractérise par son quatrième essieu arrière directeur et relevable, capable de supporter une charge de 10 tonnes. Son rayon de braquage progresse ainsi de 10 à 15 % selon son em pat tement par rapport à un 8x4 standard. L'usure des pneus et la consommation de carburant peuvent, ainsi, être réduites sur la route. Conçu sur un châssis léger de 6x4, le Premium Lander Tridem 8x4*4 a été développé en partenariat avec les manufacturiers Goodyear et Michelin pour le développement de pneumatiques spécifiques en 385/65 s'adaptant sur les essieux arrière et avant. n A.G. Renault Trucks 8 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 Intermat 2012 Des moteurs encore À l'occasion du salon Intermat, qui s'est déroulé du 16 au 21 avril 2012, au parc des expositions de Villepinte, plusieurs motoristes ont dévoilé leurs solutions répondant aux réglementations antiémissions américaines tier 4 final et européennes stage IV. réduction catalytique sélective (scr), filtres à particules, recirculation des gaz d'échappement, catalyseur d'oxydation... constituent des solutions pour atteindre les niveaux exigés par les futures normes. n Par Luc Seconda DeutZ AG Des nouveautés pour Tier 4 5À l'occasion du salon Intermat, Deutz AG présentait pour la première fois des moteurs répondant aux normes européennes Stage IV et américaines Tier 4. Sur chacun des six modèles proposés, le motoriste utilise son système Dvert, un programme de solutions intégrées, composées de techniques relatives aux moteurs et aux gaz d'échappement. Ce système modulaire complète les moteurs, sachant que presque tous les éléments peuvent être combinés entre eux pour atteindre à la fois les performances escomptées et respecter les normes d'émission. La réduction des particules solubles passe par l'utilisation d'un catalyseur d'oxydation diesel (DOC). La diminution des suies émises s'opère à l'aide de filtres à particules diesel (DPF) et celle des NOx s'effectue par réduction catalytique sélective (SCR). Trois quatre cylindres de 30 à 115 kW tcD 2.9 l4 > Le moteur TCD 2.9 L4 ultracompact couvre une gamme de performances allant de 30 à 55,4 kW. Disponible en option sous forme de moteur à aspiration naturelle ou à suralimentation, avec ou sans refroidissement de l'air de suralimentation, ce quatre cylindres reçoit un recyclage externe des gaz d'échappement refroidis et une injection à haute pression par rampe commune. tcD 3.6 l4 > Le moteur industriel TCD 3.6 L4 couvre une plage de puissance allant de 55,4 à 97 kW. Ce quatre cylindres extrêmement compact fait son entrée dans une catégorie de performances qui, jusqu'à présent, n'était ouverte qu'à des moteurs de cylindrée nettement plus élevée. tcD 4.1 l4 > Le TCD 4.1 L4, développant entre 80 à 115 kW, dispose d'un système de retraitement des gaz d'échappement avec un filtre à particules fermé pour moteur diesel. Il est équipé de la régénération par clapet ou par combustion. Deux six cylindres de 6,1 et 7,8 litres tcD 6.1 l6 > Le TCD 6.1 L6 propose des puissances de 100 à 180 kW. Ce moteur offre 6 cylindres en ligne avec turbocompresseur et refroidissement de l'air de suralimentation ainsi qu'un système d'injection directe par rampe commune commandé par électronique. tcD 7.8 l6 > Le moteur TCD 7.8 L6 obtient une performance de 160 à 250 kW. Ce six cylindres représente le plus puissant moteur de la catégorie de performance moyenne. Équipé d'une technologie de suralimentation avec refroidissement de l'air, d'un recyclage externe des gaz d'échappement refroidis ainsi que d'une injection directe par rampe commune, ce moteur qui atteint un couple de 1 400 Nm répond à des sollicitations élevées. tcD 12.0 V6 > Le modèle TCD 12.0 V6 couvre la plage de performance allant de 240 à 390 kW. Une suralimentation Wastegate contrôlée électroniquement assure une performance optimale de l'appareil. tableau récapitulatif des solutions tier 4 sur les moteurs Deutz Ligne de produits Deutz standard - Niveau Tier 4 Modèles Puissance (kW) Changements par rapport à Tier 4 Interim EGR externe refroidi Catalyseur d'oxydation (DOC) Filtre à particules (DPF) Réduction catalytique sélective (SCR) Système de gestion thermique Stage IIIB D 2.9 L4 30 à 36,4 + DOC Série Série TD 2.9 L4 45 à 55,4 + DOC Série Série TCD 2.9 L4 50 à 55,4 + DOC Série Série Option Option TD 3.6 L4 50 à 55,4 + DOC Série Série Option Option Stage IV TCD 3.6 L4 70 à 97 + SCR Série Série Option Série Option TCD 4.1 L4 80 à 115 + SCR Série Série Série Série Série TCD 4.1 L4 80 à 115 +EGR/DPF Série Série Série Série Série TCD 6.1 L6 120 à 180 + SCR Série Série Série Série Série TCD 6.1 L6 149 à 203 +EGR/DPF Série Série Série Série Série TCD 7.8 L6 160 à 250 + SCR Série Série Série Série Série TCD 7.8 L6 186 à 276 +EGR/DPF Série Série Série Série Série TCD 12.0 V6 240 à 390 +EGR/DPF Série Série Série Série Série TCD16.0 V8 350 à 520 +EGR/DPF Série Série Série Série Série plus propres perKIns Recyclage des gaz d'échappement et filtre à particules 5Les systèmes mis en place pour répondre aux demandes du Tier4 Interim et Final entraînent des modifications d'espace importantes autour du moteur. Perkins estime que les systèmes retenus pour la réduction des émissions polluantes occupent approximativement 40 % de volume supplémentaires. Dans le prolongement de ses gammes précédentes, le motoriste a donc créé une nouvelle gamme de moteurs offrant un rapport en combrement/ puissance amélioré. La chasse aux NOx s'opère chez Perkins par le recyclage d'une partie des gaz d'échappement en les réinjectant dans le cylindre après les avoir refroidis (EGR refroidi). Les gaz d'échappement passent dans un catalyseur d'oxydation diesel (COD) qui oxyde les gaz dangereux (monoxyde de carbone (CO) et hydrocarbures (HC)) et prépare le NO2 afin de l'utiliser pour le processus d'oxydation et de carbonisation dans le filtre à particules (FAP). Ce dernier recueille les suies résiduelles et les oxyde à basse température. Afin de répondre aux nouvelles normes, Perkins a mis en place une nouvelle génération de son module de commande électronique (ECM) et a redéfini le circuit de carburant à rampe commune avec une très haute pression d'injection (2 000 bars). Le motoriste utilise un turbocompresseur à deux étages, composé en quelque sorte de deux turbocompresseurs montés en série. Sur le moteur 1206 (photo), Perkins utilise un système de régénération à haute température. Le 1206F, un six cylindres prêt pour Tier 4 final. 10 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 Intermat 2012 JOHN DEERE La technologie du moteur Final Tier 4/Phase IV dévoilée 5Lors du salon Intermat, John Deere Power Systems a présenté son moteur diesel PowerTec PSS 9.0L Final Tier 4/ Phase IV utilisant le système de contrôle intégré des émissions. Les réglementations américaine Final Tier 4 et européenne Phase IV, destinées aux moteurs diesels non routiers de 56 kW (75 chevaux) et plus, seront appliquées par étapes à partir de 2014 et en 2015. Reprenant les seuils de particules diesels (PM) fixés par les normes Interim Tier 4 et Phase IIIB, elles imposent une réduction d'environ 80 % des émissions d'oxydes d'azote (NOx). Pour répondre aux évolutions des réglementations, John Deere a développé le système de contrôle intégré des émissions. Il prévoit, pour les moteurs de 56 kW (75 chevaux) et plus, un catalyseur d'oxydation pour moteurs diesel (DOC), un filtre à particules diesel (DPF) et un système de réduction catalytique sélective à adjonction d'AdBlue (SCR) spécialement mis au point pour répondre aux exigences des applications non routières. Le dispositif de post- traitement DOC/DPF réduit les particules tandis que l'EGR refroidi et le système optimisé SCR réduisent les oxydes d'azote. « Le SCR est un module technologique approprié essentiel dans le cadre des normes Final Tier 4/Phase IV », explique John Piasecki, directeur international du marketing, des ventes et de l'assistance de John Deere Power Systems. Selon le motoriste, la consommation de fluide de posttraitement (DEF) des moteurs John Deere Tier 4 et Phase IV représentera 1 à 3 % de la consommation de gazole selon l'application. Une utilisation moindre de fluide de post-traitement (DEF) signifie donc une réduction de la dimension du réservoir de ce fluide, limitant l'impact de sa présence sur l'application, allonge les intervalles d'entretien du filtre et nécessite moins d'interventions de la part de l'opérateur. Les normes Interim Tier 4 et Phase IIIB pour les moteurs de 56 kW (75 chevaux) seront appliquées dès 2012. Dans cette gamme de puissance, John Deere proposera des modèles utilisant un système de contrôle intégré des émissions, constitués d'un dispositif post-traitement sans EGR refroidi ou SCR. Pour le Final Tier 4/Phase IV, John Deere proposera ses modèles PowerTech à 2,9, 4,5, 6,8, 9 et 13,5 litres dont la puissance sur l'ensemble de la gamme sera supérieure, pour certains cas, aux offres précédentes. Type Dénomination * Cylindrée Puissance PowerTech EWX 2,9 37 kW-55 kW (50 ch-74 ch) PowerTech EWX 4,5 55 kW (74 ch) PowerTech PWS 4,5 63 kW-104 kW (85 ch-140 ch) PowerTech PSS 4,5 93 kW-129 kW (125 ch-173 ch) PowerTech PVS 6,8 104 kW-187 kW (140 ch-250 ch) PowerTech PSS 6,8 168 kW-224 kW (225 ch-300 ch) PowerTech PSS 9,0 187 kW-317 kW (250 ch-425 ch) PowerTech PSS 13,5 298 kW-448 kW (400 ch-600 ch) Une nouvelle nomenclature pour les moteurs Tier4/Phase IV Parmi la gamme de moteurs John Deere Final Tier 4/Phase IV se trouvent les modèles et puissances suivants : PlaTe-Forme TechnologIque Du moTeur e = culasse 2 soupapes, gestion électronique intégrale, système d'injection haute pression à rampe commune et échangeur air-air. P = culasse 4 soupapes, recirculation des gaz d'échappement refroidis, gestion électronique intégrale, injection haute pression et refroidissement de l'air. TurbocomPresseur W = turbocompresseur à soupape de décharge (Wastegate). s = turbocompresseur en série. V = turbocompresseur à géométrie variable. PosT-TraITemenT X = Dispositif de post-traitement. s = Dispositif de post-traitement et système de réduction catalytique sélective. *les trois lettres indiquent respectivement la plate-forme technologique du moteur, le turbocompresseur et le post-traitement des gaz d'échappement. une utilisation moindre du fluide de post-traitement (DeF) permet une réduction de la dimension de son réservoir. Première présentation du PowerTech Pss 9.0l Final Tier 4/Phase IV à l'occasion d'Intermat 2012. SCANIA Pas de filtre à particules pour les nouveaux moteurs 5Le motoriste Scania annonce que ses moteurs industriels répondront aux normes antipollution Stage IV et Tier 4 final sans filtre à particules. Ils utiliseront seulement les technologies EGR et SCR. Avec les normes européenne Stage IV et nord-américaine Tier 4 applicables aux utilisations tout-terrain en 2014, les niveaux de NOx chuteront à 0,4 gramme par kWh. Grâce à son expérience acquise dans les systèmes EGR (Exhaust Gas Recircu lation) et SCR (Selective Catalytic Reduction) utilisés à bord des camions, bus et cars, Scania indique pouvoir faire abstraction du filtre à particules sur ses moteurs industriels. De ce fait, les moteurs Scania conserveront la même « empreinte », ce qui représente un réel avantage pour les constructeurs en termes de localisation du bloc-moteur sur leurs engins. Gamme de moteurs industriels Scania aux normes Stage IV (UE) et Tier 4 final (US) Modèle Type Cylindrée Puissance DC09 5 cylindres en ligne 9,3 litres 202 kW (275 ch) 5 cylindres en ligne 9,3 litres 257 kW (350 ch) 5 cylindres en ligne 9,3 litres 294 kW (400 ch) DC13 6 cylindres en ligne 12,7 litres 257 kW (350 ch) 6 cylindres en ligne 12,7 litres 294 kW (400 ch) 6 cylindres en ligne 12,7 litres 331 kW (450 ch) 6 cylindres en ligne 12,7 litres 368 kW (500 ch) 6 cylindres en ligne 12,7 litres 405 kW (550 ch) DC16 V8 16,4 litres 405 kW (550 ch) V8 16,4 litres 478 kW (650 ch) V8 16,4 litres 566 kW (770 ch) ce moteur 6 cylindres en ligne développe entre 405 et 478 kW. le dispositif de réduction catalytique sélective. 12 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation Les andaineurs de grandes dimensions sont des exemples parfaits des prouesses attendues de la part des machines agricoles de hautes performances. Elles doivent, en effet, assurer des débits de chantier extrêmes tout en prenant le soin le plus méticuleux des récoltes. Et qu'ils soient dotés d'un, de deux, de trois, de quatre, voire de six rotors, qu'ils ratissent 3 ou 19 mètres de largeur, les andaineurs doivent s'efforcer de restituer la même qualité de travail que Grand-Père avec son râteau de bois. La matière doit être reprise efficacement sans gratter le sol ni risquer de ramener de la terre ou des cailloux. La paille ou le foin ne doivent pas être brisés. Cette douceur attendue dans le travail est d'autant plus délicate à promettre par les constructeurs que les envergures augmentent. Alors, les bureaux d'études peaufinent les architectures arachnéennes des engins, multiplient les dispositifs d'amortissement et fignolent le suivi du terrain. Et les utilisateurs constatent les performances de ces matériels. Après les andaineurs à deux toupies qui ont investi les campagnes ces dernières années, c'est maintenant aux modèles à quatre rotors de faire leur apparition. Ces machines impressionnantes sont déjà courantes en Allemagne, où les agriculteurs multiplient les coupes d'herbe. Elles leur permettent de confectionner des andains suffisants pour combler l'appétit des presses les plus grosses et des ensileuses les plus puissantes. En France, elles sont encore rares mais rencontrent un intérêt grandissant auprès des entrepreneurs récoltant la paille. Avec leur largeur atteignant 15 mètres pour les plus grands, ces engins sont principalement utilisés pour regrouper les andains laissés par les moissonneuses- batteuses. Ainsi, les presses à haute densité mieux alimentées réalisent de belles balles. Le tracteur dédié au pressage parcourt moins de kilomètres et assure son chantier plus rapidement en consommant moins. AndAineurs à quAtre rotors Les géants aux doigts de velours Une plate-forme sUivie par DaviD laisney et matthieU schUbnel Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 13 Claas Liner 4000 12,20 à 15 mètres Krone Swadro 1400 standard 11 à 13,50 mètres Kuhn GA 15031 9,40 à 14,70 mètres Pöttinger Top 1252 C S Lines 8 à 12,50 mètres Fella TS 4000 10 à 12,50 mètres Lely Hibiscus 1515 CD Profi 11 à 14,80 mètres Kverneland Taarup 95150 C 9,50 à 15 mètres sommaire P. 24 P. 26 P. 14 P. 16 P. 18 P. 20 P. 22 Le meilleure ensilage d?herbe Téldirect. 06 15 02 34 67, www.reck-agrartec.com - Made in Germany - Nouveauté J U M B O II Généralités Claas compte à son catalogue deux andaineurs à quatre rotors : le Liner 3500 travaillant sur une largeur de 9,9 à 12,5 mètres et le Liner 4000 ramassant sur une envergure ajustable entre 12,2 et 15 mètres. Ces appareils adoptent une transmission mécanique intégrale. Le Liner 4000, étudié ici, bénéficie en standard d'un système de communication Isobus. Il se caractérise par l'utilisation d'un essieu relevable hydrauliquement suspendu par boule d'azote et de rotors avant montés sur des bras compas. Cette conception permet notamment de respecter une hauteur au transport inférieure à quatre mètres sans démonter les bras porte-dents. L'andaineur Claas s'accroche sur les bras inférieurs de relevage et dispose d'une tête d'attelage en U reliée au châssis par une double articulation. Il demande un distributeur hydraulique à double effet ou un simple effet avec retour libre. Une option sur le module d'électrovannes prévoit le pilotage du circuit load sensing du tracteur. Cinématique L'andaineur Claas, animé mécaniquement, utilise des boîtiers renvoi d'angle à bain d'huile et des cardans à intervalle de graissage de 250 heures (toutes les 50 heures pour l'arbre primaire raccordé au tracteur). Il dispose d'une roue libre sur l'entraînement principal et reçoit un limiteur à cames au niveau de l'entrée de chaque boîtier de rotor. Si le régime normalisé de prise de force est de 540 tr/min, le constructeur recommande toutefois d'évoluer entre 380 et 480 tr/min, afin d'optimiser la qualité du travail mais aussi de réduire la consommation de carburant. Boîtiers et rotors Les rotors avant du Liner 4000 sont reliés au châssis par des bras compas prolongés par des poutres télescopiques contrôlant la largeur de travail. Ceux à l'arrière sont, eux, montés sur des tubes télescopiques gérant la taille de l'andain. Toutes les toupies mesurent 3,80 mètres de diamètre et évoluent au régime de 60 tr/min à 540 tr/min à la prise de force. Elles comptent 14 o Mmaattéérriieell a agGrriciCoollee é -q nu°ip 1e6M0e -n nto evnetmrBeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation Claas Liner 4000 largeur de travail : 12,20 à 15 mètres - largeur de l'andain : 1,50 à 2,60 m Tarif HT chacune quatorze bras munis de quatre dents doubles, dont les spires entourent le tube. Leurs bras porte-dents sont démontables et reliés à leur arbre support par un manchon à vingt cannelures évitant la prise de jeu. Ce procédé s'accompagne d'un système de verrouillage, dénommé Profix, dispensant de l'utilisation de goupilles de maintien. Les bras porte-dents se caractérisent également par l'intégration d'une zone de déformation protégeant le rotor en cas de collision. Identiques sur les rotors avant et arrière, les boîtiers renvoi d'angle et les chemins de cames sont remplis de 4,2 litres d'huile sans préconisation de vidange. suivi du terrain Chaque rotor est relié à son bras support par une double articulation autorisant un suivi transversal et longitudinal des irrégularités du terrain. Il est également suspendu en partie avant afin que les dents ne pénètrent pas le sol lors du relevage des toupies. Son poids au sol est par ailleurs contrôlé par deux gros ressorts au niveau du bras avant et par un seul sur la poutre arrière. En standard, chaque rotor du Liner 4000 repose sur un essieu réglable muni de quatre roues de type ballon. En option, les toupies arrière adoptent, pour un meilleur suivi du terrain, une solution à six pneumatiques avec deux paires montées en tandem. Sur cet andaineur, la hauteur de ramassage se règle de base individuellement à l'aide d'une manivelle. En option, elle s'ajuste hydrauliquement, de manière individuelle ou centralisée, via un vérin hydraulique sur chaque rotor. La valeur paramétrée est directement visible sous le rotor via une échelle graduée. l >> le respect d'une hauteur de quatre mètres au transport sans démontage des bras porte-dents. >> le montage des bras porte-dents sur des arbres cannelés et leur amorce de pliage pour protéger le boîtier d'entraînement en cas de rencontre d'un obstacle. on a aimé >> la largeur de travail n'est pas indiquée sur le terminal en cabine. >> l'essieu à six roues proposé en option sur les rotors arrière pour optimiser le suivi du terrain n'est pas disponible sur les toupies avant. on a moins aimé o Poids annoncé : 5 850 kg o Largeur au transport : 3 mètres o Hauteur au transport avec bras en place : 3,99 mètres o Hauteur au transport avec bras démontés : 3,57 mètres o Besoins en distributeurs hydrauliques : un double effet ou un simple effet avec retour libre o Pneumatiques des toupies : 16 x 6,50 - 8 o Pneumatiques du train routier : 620/40 r22,5 o Régime PDF : 540 tr/min o Régime des rotors (vitesse périphérique) : 60 tr/min (11,93 m/s) au régime de prise de force de 540 tr/min o Réception Dreal : en cours liner 4000 caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland Reliés à leur support par un manchon à 20 cannelures, les bras porte-dents présentent une zone de déformation protégeant le rotor en cas de collision. à partir de 56 000 e Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 15 1 - Le Liner 4000 demande un distributeur hydraulique à double effet ou un simple effet avec retour libre. 2 - La transmission mécanique des rotors avant utilise un boîtier intermédiaire à renvoi d'angle. Celui-ci est orienté par une bielle assurant l'alignement optimal des arbres à cardans. 3 - Les bras compas supportant les toupies avant sont prolongés par des poutres télescopiques contrôlant la largeur de travail. 4 - Les toupies arrière sont montées sur un bras télescopique déployé par un vérin hydraulique logé à l'intérieur du tube. 5 - Les toupies reçoivent chacune un boîtier renvoi d'angle et un chemin de cames sans entretien. 6 - Les quatre rotors reposent de série sur quatre pneumatiques. 7 - La toile à andain, située à l'arrière, s'escamote hydrauliquement lors du relevage des rotors. 8 - L'essieu articulé hydrauliquement et les bras compas supportant les toupies avant procurent une hauteur repliée de 3,99 mètres. Le Liner 4000, bénéficiant de série d'un système électronique Isobus, se pilote soit à l'aide du terminal Claas Communicator, soit à partir d'un moniteur compatible, intégré au tracteur ou amovible. Le boîtier à écran monochrome du constructeur représente graphiquement l'andaineur et propose différents menus pour piloter l'ensemble des fonctions : montée/descente de l'essieu, dépliage, repliage, position pour les fourrières, réglage de la largeur de travail, ajustement en option de la hauteur de ramassage... Il mémorise aussi plusieurs tailles d'andains et de temporiser, pour les manoeuvres en bout de champ, l'intervalle entre le relevage des rotors avant et arrière. S'il indique sur son écran la largeur de l'andain, il n'informe pas de l'envergure de travail. 1 4 2 5 3 6 7 8 Claas liner 4000 le boîtier À partir de 59 990 e Généralités Krone décline son andaineur à quatre rotors Swadro 1400 en finitions standard et Top. Dans les deux configurations, la machine travaille sur une largeur allant de 11 à 13,50 mètres et réalise un andain central. Elle bénéficie en série du mode de communication Isobus et du réglage électrique de la hauteur de travail. La version standard, présentée ici, se distingue par l'adoption d'un essieu rigide et de bras repliables. La hauteur minimale au transport de 3,85 mètres s'obtient en rabattant manuellement trois bras par rotor. La variante Top, plus chère de 8 000 € HT, adopte un essieu à relevage hydraulique et des bras porte-dents fixes. Elle ne demande aucune intervention pour respecter une hauteur de quatre mètres sur la route, hormis l'abaissement du châssis. Les Swadro 1400 s'accrochent sur les bras inférieurs de relevage. Leur tête d'attelage est montée sur rotule pour éviter la transmission des à-coups entre le tracteur et la machine. En option, le constructeur propose un timon doté d'un attelage à boule, dont la hauteur s'ajuste hydrauliquement. Cinématique La chaîne cinématique de l'andaineur Swadro 1400 se compose exclusivement d'arbres à cardans et de boîtiers renvoi d'angle. Elle intègre, au niveau de chaque rotor, une roue libre et une sécurité nonstop à cames. L'appareil Krone se caractérise, pour la transmission du mouvement aux toupies avant, par l'utilisation de boîtiers renvoi d'angle intermédiaires montés sur coulisse et déplacés par une bielle. Cette architecture permet de conserver un angle de travail optimal aux cardans, quelle que soit la largeur de ramassage sélectionnée. Boîtiers et rotors L'andaineur Krone se distingue par l'utilisation de rotors avant plus grands présentant une vitesse périphérique supérieure à celle des toupies arrière. Selon le constructeur, cette disposition évite la formation d'andains torsadés plus durs à absorber par les machines 16 o Mmaattéérriieell a agGrriciCoollee é -q nu°ip 1e6M0e -n nto evnetmrBeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation Krone Swadro 1400 standard largeur de travail : 11 à 13,50 mètres - largeur de l'andain : 1,40 à 2 mètres Tarif HT de récolte. Les toupies avant mesurent en effet 3,60 mètres de diamètre et tournent au régime de 63 tr/min. Elles travaillent sur une largeur de 11 à 13,50 mètres. Les toupies arrière, de 3,30 mètres de diamètre, évoluent à 57 tr/min. Elles servent à ajuster la taille de l'andain entre 1,40 et 2,20 mètres. Chaque rotor est animé par un boîtier à bain de graisse liquide sans entretien. Il compte 13 bras munis de quatre doubles dents dont les spires entourent le tube. Les barres portedents, montées sur des paliers en aluminium, sont maintenues chacune par deux boulons et s'extraient individuellement en cas de détérioration. Leur mouvement est contrôlé par un chemin de cames, lubrifié à vie et garanti trois ans, au dessin particulièrement agressif assurant un effacement rapide des dents au-dessus de l'andain. suivi du terrain Au travail, la pression au sol des rotors est contrôlée par des ressorts situés à proximité du vérin de repliage des bras télescopiques. Pour suivre les irrégularités du terrain, les toupies sont chacune rattachées à leur support par des doubles articulations procurant un mouvement dans les trois dimensions. Elles sont suspendues en partie avant afin d'éviter aux dents de piquer en terre lors du relevage. Chaque rotor repose sur quatre roues : deux frontales reliées entre elles par une biellette et deux arrière pivotantes. Sur le Swadro 1400 standard, la hauteur de travail se contrôle toupie par toupie à l'aide de moteurs électriques pilotés depuis le moniteur en cabine. Cette manipulation est simplifiée sur la variante Top : il suffit d'ajuster un seul rotor et de laisser l'électronique reproduire le réglage sur les trois autres. l Les rotors avant plus grands présentent une vitesse périphérique supérieure à celle des toupies arrière. >> l'absence d'entretien sur les boîtiers des rotors et les chemins de cames. >> le mode de communication isobus inclus de série rendant possible le pilotage par le terminal compatible du tracteur. on a aimé >> l'absence de réglage centralisé de la hauteur de ramassage sur le swadro 1400 en version standard (solution disponible sur la variante top). >> le respect d'une hauteur inférieure à quatre mètres oblige à replier trois bras par rotor sur le swadro 1400 en version standard. on a moins aimé o Poids annoncé : 4 800 kg o Largeur au transport : 3 mètres o Hauteur au transport avec bras non repliés : 4,60 mètres o Hauteur au transport avec bras repliés : 3,85 mètres o Besoins en distributeurs hydrauliques : un simple effet + un retour libre o Pneumatiques des toupies : 16 x 6,50 - 8 o Pneumatiques du train routier : 500/50-17 ou 560/45-22,5 o Régime PDF : 540 tr/min o Régime rotors avant (vitesse périphérique) : 63 tr/min (11,9 m/s) o Régime rotors arrière (vitesse périphérique) : 57 tr/min (9,85 m/s) o Réception Dreal : en cours swadro 1400 standard caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 17 1 - Le Swadro 1400 demande une alimentation hydraulique avec retour libre. Il intègre un bloc d'électrovannes compatible avec les tracteurs équipés d'un circuit load sensing. 2 - Les quatre rotors sont animés intégralement par des arbres à cardans. 3 - Les rotors avant et arrière sont reliés au châssis par des bras télescopiques. 4 - Trois bras sont à replier manuellement sur chaque rotor pour respecter une hauteur de transport de 3,85 mètres. 5 - Le boîtier renvoi d'angle et le chemin de cames des rotors sont lubrifiés à vie et sans entretien. 6 - Chaque rotor avant est suspendu au travail par deux ressorts situés à proximité du vérin de repliage. 7 - Quatre roues supportent chaque rotor, celles de l'avant sont reliées entre elles par une biellette tandis que celles de l'arrière sont indépendantes et pivotantes. 8 - Au transport, les rotors arrière se replient légèrement vers l'avant pour limiter le poids en porte-à-faux. Le boîtier Confort, non Isobus, gère l'ensemble des fonctions : dépliage, repliage, position pour les fourrières, relevage individuel des rotors, réglage de la largeur de ramassage, taille de l'andain, ajustement de la hauteur de travail... Ce terminal propose, par exemple, de paramétrer le laps de temps entre la levée des rotors avant et celle des arrière pour optimiser les finitions en bout de champ. Il intègre un compteur d'heures et dispose en partie arrière d'un aimant facilitant son installation dans la cabine. Krone propose également une version plus simple, sans écran de contrôle, dénommée Alpha, ou le modèle Isobus CCI 100. 1 4 2 5 3 6 7 8 Krone swadro 1400 standard le boîtier À partir de 68 920 e CaraCtéristiques La gamme d'andaineurs du fabricant alsacien Kuhn compte un seul appareil à quatre rotors, le GA 15031. Cette version, dont le coeur des rotors a récemment été remanié, remplace le modèle GA 15021 commercialisé jusqu'alors. À l'image de la variante précédente, la tête d'attelage pivotante repose sur les bras inférieurs du relevage. Les toupies bénéficient toutes d'un entraînement hydraulique par une centrale embarquée. Les autres fonctions hydrauliques de la machine, pilotées par des électrovannes via un boîtier en cabine, requièrent un distributeur à simple effet et un retour libre. Un kit optionnel pour les tracteurs équipés d'un circuit load sensing est disponible moyennant quelques dizaines d'euros. Sur cet appareil, l'opérateur modifie hydrauliquement la largeur de ramassage entre 9,40 et 14,70 mètres au cours du travail, en ajustant la distance des rotors avant par rapport au châssis. La largeur de l'andain s'ajuste indépendamment à l'arrière, entre 1,50 et 2,50 mètres selon sept positions, par broches et poutrelles carrées perforées. L'essieu principal, placé entre les rotors avant et arrière, accueille un freinage hydraulique ou pneumatique. Deux vérins hydrauliques verticaux, dont l'alimentation est contrôlée par des capteurs, ajustent la hauteur du châssis selon trois positions : transport, travail et passage d'andains. Deux accumulateurs hydropneumatiques montés sur leur extrémité amortissent les secousses au travail et au transport. Cinématique La prise de force du tracteur anime la centrale hydraulique embarquée via un cardan primaire dont l'alignement ne varie pas, quel que soit l'angle formé entre le tracteur et 18 o Mmaattéérriieell a aggrriciCoollee é -q nu°ip 1e6M0e -n nto evnetmrbeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation Kuhn GA 15031 largeur de travail : 9,40 à 14,70 m - largeur de l'andain : 1,50 à 2,50 m Tarif HT l'outil . La centrale, montée à l'avant, affiche une capacité totale de 200 litres d'huile et loge quatre pompes. Cellesci alimentent chacune un moteur hydraulique animant une toupie. Kuhn préconise de remplacer, tous les deux ans, les filtres hydrauliques et l'huile du multiplicateur de pompes. boîtiers et rotors Chacun des quatre rotors identiques de 3,65 mètres de diamètre compte treize bras portedents, recevant euxmêmes quatre doubles dents. Chaque toupie est animée par un moteur hydraulique et bénéficie d'un carter d'entraînement éprouvé Masterdrive, à dentures droites et sans entretien. En redessinant les pièces en mouvement, le constructeur a, par exemple, augmenté la taille des leviers pour réduire la pression exercée sur le chemin de cames. Les bras portedents du GA 15031 disposent d'une double cambrure augmentant la hauteur de passage audessus de l'andain tout en améliorant la qualité de râtelage. Leurs paliers, jusqu'alors fabriqués en fonte, se composent désormais d'un alliage d'aluminium. Ils nécessitent un graissage toutes les 200 heures. Ce choix a contribué à réduire d'environ 400 kg la masse de l'appareil par rapport à la version précédente, selon le constructeur. suivi du terrain Chaque rotor est supporté par un bras télescopique en H relié au châssis par une double articulation. Ceci assure un guidage renforcé des pièces en translation. Les bras de rotor s'inclinent au maximum de 19 degrés à l'avant et 12 degrés à l'arrière par rapport à l'horizontale. Ils bénéficient de suspensions pneumatiques à l'avant et mécaniques à l'arrière. Pour améliorer encore le suivi du terrain tout en préservant le tapis végétal, les toupies comptent chacune quatre roues individuelles, dont trois folles. La dernière bénéficie d'un ressort amortisseur. Sur les deux rotors avant, elles sont montées sur un train pivotant pour limiter le ripage dans les virages. La hauteur de travail se règle sur une plage de 85 mm grâce à un vérin monté de série dans le pied du rotor. l >> le réglage hydraulique indépendant de la hauteur de travail. >> le dispositif de relevage du châssis offrant une garde au sol élevée pour le passage d'andains. on a aimé >> la masse élevée de l'andaineur (7 520 kg). >> l'impossibilité de piloter l'appareil avec un terminal isobus. on a moins aimé o Poids annoncé : 7 520 kg o Largeur au transport : 2,94 mètres o Hauteur au transport sans bras : 4 mètres (avec bras : 4,90 mètres) o Besoins en distributeurs hydrauliques : un simple effet + un retour libre o Pneumatiques des toupies : Hyper-ballons 18 x 8,50 - 8 o Pneumatiques du train routier : 600/50x22.5 ou 700/40x22.5 (option) o Régime PDF : 1 000 tr/min (750 tr/min sur demande) o Régime rotors avant (vitesse périphérique) : env. 50 tr/min (9,6 m/s) o Régime rotors arrière (vitesse périphérique) : env. 50 tr/min (9,6 m/s) o Réception Dreal : oui ga 15031 caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland La largeur de l'andain s'ajuste indépendamment à l'arrière, entre 1,50 et 2,50 mètres par broches et poutrelles carrées perforées. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 19 1 - La tête d'attelage articulée du GA 15031 garantit l'alignement du cardan de transmission quel que soit l'angle de braquage. 2 - Les quatre pompes alimentent chacune un moteur hydraulique dédié à l'animation d'un rotor. 3 - L'écartement de chaque toupie avant se modifie de manière indépendante. 4 - Chaque toupie évolue en trois dimensions, grâce à un axe longitudinal et une double bielle brevetée autorisant respectivement les débattements transversal et avant/arrière. 5 - à l'aide de deux vérins hydrauliques, l'opérateur ajuste la hauteur du châssis (positions : transport, travail et passage d'andains). 6 - Deux ressorts de traction reliant les bras de rotor arrière au châssis réduisent la pression au sol des toupies. 7 - Sur le GA 15031, Kuhn monte désormais un ressort de rappel contrôlant, lors des manoeuvres, l'orientation des deux trains de roues pivotant des toupies avant. 8 - L'andaineur affiche une largeur au transport de 2,94 mètres. à l'aide de la console du GA 15031, l'opérateur pilote l'ensemble des fonctions hydrauliques via les électrovannes installées sur le châssis de l'andaineur. Il modifie ainsi la hauteur de travail de chaque rotor et définit l'une des trois positions de châssis par rapport au sol. Il commande également l'abaissement ou le relevage des bras télescopiques, de manière simultanée, indépendante à l'avant et à l'arrière, ou gauche et droite (rotors avant uniquement). Enfin, il actionne séparément la rentrée ou la sortie des bras télescopiques avant et arrière. Parallèlement, Kuhn fournit un kit optionnel intégrant leur levée et descente dans la séquence de fourrière du tracteur. 1 4 2 5 3 6 7 8 Kuhn ga 15031 le boîtier À partir de 55 506 e Généralités La firme autrichienne Pöttinger commercialise un seul andaineur à quatre rotors : le Top 1252 C S Lines travaillant sur une largeur réglable hydrauliquement entre 8 et 12,50 mètres. Cet appareil se caractérise par l'utilisation de rotors avant animés par une centrale hydraulique autonome et de toupies arrière entraînées mécaniquement. Il se distingue éga lement par l'adoption, en standard, d'une roue de jauge placée devant chaque toupie. Ce pneumatique prend place, en option, sous le rotor. L'andaineur dispose d'une tête d'attelage articulée s'accrochant sur les bras inférieurs du relevage. Pour piloter ses mouvements, le module hydraulique standard demande trois distributeurs à double effet. En option, l'andaineur accède à des commandes électrohydrauliques et à la compatibilité Isobus. Il demande dans cette configuration un distributeur hydraulique à simple effet avec retour libre. Il peut aussi intégrer le pilotage load sensing. Cet appareil repose de série sur des pneumatiques de dimension 500/50-17, remplacés par la monte optionnelle 560/45 R 22,5. Il reçoit au choix des freins à commande hydraulique ou pneumatique. Pour le transport, le système de repliage à bras compas des rotors avant retenu sur cette machine lui permet de respecter une hauteur au transport de quatre mètres. Cette valeur peut être abaissée à 3,40 mètres en démontant les bras porte-dents. Cinématique L'animation des rotors du modèle Top 1252 comprend deux parties : l'une hydraulique et l'autre mécanique. Une centrale embarquée logeant deux pompes à engrenage fournit indépendamment le moteur hydraulique de chaque toupie avant. Des clapets de sécurité 20 o Mmaattéérriieell a agGrriciCoollee é -q nu°ip 1e6M0e -n nto evnetmrbeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation PöttinGer Top 1252 C S Lines largeur de travail : 8 à 12,50 mètres - largeur de l'andain : 1,20 à 2 mètres Tarif HT sur le circuit protègent les boîtiers en cas de surcharge. Les rotors arrière sont, eux, animés par des transmissions à cardans et des boîtiers renvoi d'angle. Ils sont protégés par une roue libre et un limiteur à cames individuel. boîtiers et rotors Les quatre toupies de l'appareil Pöttinger mesurent 3,30 mètres de diamètre et tournent toutes à 54 tr/min (au régime de prise de force de 540 tr/min). Celles à l'avant, montées sur des bras compas, contrôlent la largeur de travail. Celles de l'arrière, supportées par des tubes se télescopant hydrauliquement, gèrent la taille de l'andain. Qu'ils soient animés mécaniquement ou hydrauliquement, les boîtiers des rotors sont identiques et lubrifiés à vie par de la graisse liquide. Ils entraînent chacun douze bras munis de quatre doubles dents montées avec les spires autour du tube. Les barres porte-dents sont guidées par un chemin de cames à graisser toutes les 50 heures. Elles sont toutes démontables et leur tube à profil en 8 optimise, selon la firme, la liaison avec leur arbre support. Celui-ci, en cas de détérioration, s'extrait individuellement en retirant deux boulons. suivi du terrain La suspension par des ressorts des bras supportant les toupies et la double articulation au niveau de la fixation de chaque rotor autorisent un suivi du sol dans les trois dimensions. Afin que les dents ne percutent pas le sol lors des manoeuvres en fourrière, les toupies sont d'abord relevées en partie avant. En standard, chaque rotor repose sur quatre pneumatiques de type ballon pivotant sur 360 degrés. Il reçoit, à l'avant des peignes, une roue additionnelle supportée par un bras. En option, et pour la récolte de paille, Pöttinger place cette roue de jauge sous le rotor en la fixant sur l'essieu. Sur le Top 1252, la hauteur de travail se contrôle individuellement par manivelle en standard. Un pilotage à l'aide de moteurs hydrauliques est disponible sur les appareils à communication Isobus. Cette variante permet un réglage individuel ou centralisé de la position des toupies. l >> le respect d'une hauteur de quatre mètres au transport sans démontage des bras porte-dents. >> le choix, en option, entre deux types de roue de jauge sur chaque rotor : devant les peignes pour l'herbe ou sous le rotor pour la paille. on a aimé >> la nécessité de lubrifier le chemin de cames toutes les cinquante heures. >> le manque de convivialité du boîtier de commande power control avec écran monochrome (une version couleur est prévue pour les appareils livrés à partir de la mi-juin). on a moins aimé o Poids annoncé : 5 600 kg o Largeur au transport : 3 mètres o Hauteur au transport avec bras en place : 3,99 mètres o Hauteur au transport avec bras démontés : 3,40 mètres o Besoins en distributeurs hydrauliques : trois double effet ou un simple effet avec retour libre o Pneumatiques des toupies : 16 x 6,5 - 8 o Pneumatiques du train routier : 19/45-17 (500/50-17 ou 560/45 r22,5 en option) o Régime PDF : 540 tr/min o Régime rotors (vitesse périphérique) : 54 tr/min (9,33 m/s) au régime de prise de force de 540 tr/min o Réception Dreal : en cours top 1252 c s lines caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland Une centrale embarquée logeant deux pompes à engrenage fournit indépendamment le moteur hydraulique de chaque rotor avant. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 21 1 - Avec les commandes électrohydrauliques, l'andaineur se contente d'un distributeur hydraulique à simple effet et retour libre. 2 - Les deux rotors avant sont chacun entraînés par une pompe hydraulique dédiée. 3 - Les rotors arrière sont animés mécaniquement. 4 - Le repliage en compas des bras supportant les rotors avant respecte une hauteur au transport de quatre mètres. 5 - Le boîtier renvoi d'angle des rotors est lubrifié à vie et le chemin de cames à graisser toutes les 50 heures. 6 - Les toupies avant sont suspendues au travail par deux ressorts, celles à l'arrière n'en reçoivent qu'un seul. 7 - Optionnelle, la roue de jauge avant solidaire de l'essieu de chaque rotor est adaptée à l'andainage de paille. 8 - La hauteur standard de quatre mètres en position repliée peut être abaissée à 3,40 mètres en démontant les barres porte-dents et en repliant les garde-corps. Le boîtier Power Control fourni de base est conçu pour piloter uniquement l'andaineur. Avec la solution Isobus optionnelle, l'appareil se contrôle depuis les moniteurs compatibles, intégrés au tracteur ou amovibles (modèle CCI commercialisé par la firme). Quelle que soit la commande retenue, le terminal représente graphiquement l'appareil et gère l'ensemble des fonctions : dépliage, repliage, position pour les fourrières, relevage individuel des rotors, réglage de la largeur de travail, ajustement centralisé ou individuel de la hauteur de ramassage, gestion de la taille de l'andain, paramétrage du délai entre la levée des rotors avant et arrière... 1 4 2 5 3 6 7 8 Pöttinger top 1252 C s lines le boîtier à partir de 53 000 e CaraCtéristiques Le catalogue du constructeur allemand Fella, spécialisé dans les matériels de fenaison, compte actuellement un appareil à quatre rotors, le TS 4000. Lancé en 2002 et assemblé au siège de la société à Feucht (Allemagne), il se caractérise par son entraînement mécanique intégral. Le TS 4000 nécessite toutefois deux distributeurs à double effet. Le premier est destiné au relevage des bras supportant les toupies. Avec le second, dédié à l'écar tement des rotors avant, l'opérateur ajuste la largeur de travail. L'essieu central supportant le châssis est équipé de freins pneumatiques ou hydrauliques. Le frein de parking est commandé par une manivelle. Parmi les options, Fella propose un double essieu tandem sur le train de roues avant ou arrière, les commandes électrohydrauliques de relevage des toupies et une ou plusieurs roues de secours montées sur le châssis de l'appareil. Un nouveau modèle à quatre rotors, le TS 12555 PRO, devrait lui succéder prochainement. Sans entretien, il bénéficiera de toupies hermétiques protégeant les composants de la poussière. Cinématique Le cardan primaire transmet le mouvement entre le tracteur et l'outil, sur la plage de régimes de 300 à 540 tr/min préconisée par le constructeur. Doté d'une roue libre en option, il anime un arbre fixe, protégé par un carter et entraînant un autre cardan. Un premier boîtier répartit le mouvement entre les rotors droit et gauche à l'avant, entraînés chacun par un arbre fixe, deux cardans et deux renvois d'angle. Le même boîtier diviseur anime également chaque rotor arrière, grâce à un second engrenage et trois cardans. Un limiteur de couple à cames monté au niveau de chaque rotor protège l'appareil d'un arrêt inopiné. Fella préconise un graissage des cardans toutes les cinquante heures. Boîtiers et rotors Les quatre rotors du TS 4000 présentent un diamètre de 3,20 mètres. Ils tournent au régime de 57 tr/min et forment un andain large de 1,20 à 2,20 mètres. Le chauffeur règle la largeur de l'andain mécaniquement, au niveau de 22 o Mmaattéérriieell a aggrriciCoollee é -q nu°ip 1e6M0e -n nto evnetmrBeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation Fella TS 4000 largeur de travail : 10 à 12,50 mètres - largeur de l'andain : 1,20 à 2,20 mètres Tarif HT chaque bras de rotor arrière. Il ne peut modifier ce réglage qu'en position transport. Tous les bras porte-dents sont amovibles. Ils présentent deux diamètres différents pour favoriser le pliage du bras en cas de collision. Lors des périodes d'utilisation intensive, les paliers correspondants doivent être graissés toutes les semaines. Ils se démontent facilement en retirant deux vis et en desserrant les boulons mitoyens. Fella préconise également de graisser le rotor et le chemin de cames de chaque toupie toutes les 100 heures de fonctionnement. Les boîtiers de transmission, eux, ne nécessitent pas d'entretien particulier. suivi du terrain La suspension cardanique de chaque toupie assure un suivi du terrain dans les trois dimensions. Les vérins de levage des bras de rotors sont alimentés par un unique circuit hydraulique. De série, les mouvements des bras des rotors du TS 4000 sont donc simultanés. Moyennant 2 150 € HT, l'acquéreur accède aux réglages indépendants via un boîtier électronique (voir encadré). Si nécessaire, il travaille alors exclusivement avec les rotors arrière, couplés ou non à un ou deux rotors avant. La hauteur de levage dans les fourrières est limitée grâce à des butées pour protéger la chaîne cinématique. Lors du repliage, l'opérateur lève ce dispositif depuis la cabine, à l'aide de deux cordelettes. Les rotors avant reçoivent chacun une double roue ballon à l'avant et deux autres pneumatiques simples, tous pivotants. À l'arrière , chaque rotor compte une roue ballon double ainsi que deux roues arrière fixes remplacées sur demande (518 € HT) par deux essieux tandem. Le centre de gravité des trains de roues est excentré pour adoucir la dépose au sol après une manoeuvre. Quatre longues manivelles permettent l'ajustement de la distance des dents par rapport au sol sur 15 cm. l >> la simplicité de conception de l'andaineur. >> la faible masse de l'appareil (4 300 kg). on a aimé >> l'impossibilité de régler la hauteur de travail depuis le poste de conduite. >> la longueur de la chaîne cinématique (douze cardans et sept boîtiers renvoi d'angle). on a moins aimé o Poids annoncé : 4 300 kg o Largeur au transport : 3,13 mètres o Hauteur au transport avec bras : 4,40 mètres (sans bras : 3,65 mètres) o Besoins en distributeurs hydrauliques : Deux doubles effets o Pneumatiques des toupies : super-ballon 16x6.50 - 8 o Pneumatiques du train routier : 500/50-17 o Régime PDF : 540 tr/min (max) o Régime rotors avant (vitesse périphérique) : 57 tr/min (9,5 m/s) à 540 tr/min o Régime rotors arrière (vitesse périphérique) : 57 tr/min (9,5 m/s) à 540 tr/min o Réception Dreal : annoncée mi-juin ts 4000 caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland Les bras présentent deux diamètres différents favorisant leur repliage en cas de collision. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors-série n° 11 - Mai 2012 o 23 1 - La tête d'attelage du TS 4000, pivote dans les trois dimensions et offre à l'utilisateur un angle de braquage très court. 2 - La transmission du mouvement aux rotors est entièrement mécanique. 3 - L'opérateur ajuste la largeur de travail hydrauliquement grâce à deux petits vérins modifiant la distance entre chaque rotor avant et la poutre principale du châssis. 4 - La largeur de l'andain se règle mécaniquement, en déplaçant deux tirants. La configuration du parallélogramme soutenant chaque rotor arrière est ainsi modifiée. 5 - L'orientation de la came, et donc des dents en bout de bras, se règle à l'aide d'une tringle suivant trois positions, en fonction du volume de fourrage à rassembler. 6 - Grâce à un mécanisme pilotant une électrovanne à l'avant, le mouvement des deux supports est alors temporisé à l'arrière. En bout de champ, les rotors se relèvent ainsi de manière séquentielle pour bien former l'andain. 7 - Les rotors avant reçoivent une double roue ballon et deux simples à l'arrière, toutes pivotantes. À l'arrière, chaque rotor compte de série une roue ballon double ainsi que deux essieux tandem (modèle présenté). 8 - La toile formant l'andain s'escamote mécaniquement lors du relevage des bras de rotor. Le boîtier électrique optionnel assure le relevage individuel électrohydraulique des toupies. Il différencie la commande des mouvements avant/ arrière et avant gauche/avant droite. Grâce à un interrupteur dédié, l'opérateur désactive ces fonctions pour relever l'ensemble des toupies avec une commande unique. 1 4 2 5 3 6 7 8 Fella ts 4000 le boîtier L'andaineur à quatre rotors Hibiscus 1515 CD Profi a récemment été dévoilé par la firme néerlandaise Lely. Cet appareil, à transmission mécanique intégrale, travaille sur une envergure de 11 à 14,80 mètres et confectionne des andains de 0,9 à 4 mètres de large. Il se caractérise par son châssis composé de deux poutres principales longitudinales se déployant en V pour passer en position de travail. Ces longerons reposent à leur extrémité sur une grosse roue (550/45-22,5) et supportent chacun deux rotors de 3,50 mètres de diamètre via des bras télescopiques. L'écartement entre les deux pneumatiques porteurs atteint huit mètres lorsque l'appareil est déployé au maximum. Cette configuration accroît la stabilité lors des manoeuvres en bout de champ et dans les parcelles en dévers. Pour le transport, les deux poutres 24 o MMaattéérriieell a aggrricicoollee é -q Nu°ip 1e6M0e -n Nto evnetMrbeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation lely Hibiscus 1515 CD Profi largeur de travail : 11 à 14,80 mètres - largeur de l'andain : 0,9 à 4 mètres Tarif HT lely Hibiscus 1515 cD Profi s'alignent longitudinalement et les demiessieux des deux roues porteuses se solidarisent. Les rotors sont verrouillés mécaniquement et respectent une largeur de 2,99 mètres. Ceux à l'avant reposent sur le châssis tandis que les toupies arrière se replient avec les dents à l'intérieur. Sur l'Hibiscus 1515 CD Profi, les rotors avant disposent de onze barres porte-dents et reposent chacun sur un essieu muni de six roues, dont deux jumelées pivotantes à l'avant et quatre montées en tandem à l'arrière. Ceux à l'arrière comptent treize barres porte-dents et reçoivent un essieu à quatre roues pivotantes. Tous reçoivent quatre doubles dents, dont les spires entourent le tube. La hauteur de ramassage s'ajuste indivi duel lement à l'aide d'une manivelle (déplacement de 1,5 mm par tour). l o Poids annoncé : 5 820 kg o Largeur au transport : 2,99 mètres o Hauteur au transport avec bras en place : 3,98 mètres o Besoins en distributeurs hydrauliques : un double effet, un retour libre et un raccord pour signal load sensing o Pneumatiques des toupies : 16 x 6,50-8 o Pneumatiques du train routier : 550/45-22,5 o Régime PDF préconisé : 400 à 450 tr/min o Régime des rotors (vitesse périphérique) : 41,24 tr/min (7,56 m/s) o Réception Dreal : dossier non déposé Hibiscus 1515 cD profi caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland NC L'Hibiscus 1515 CD Profi bénéficie de série du mode de communication Isobus. Il peut ainsi être piloté par un terminal compatible intégré au tracteur, de marque concurrente, ou commercialisé par Lely. L'interface de commande propose différents menus pour gérer l'ensemble des actions : dépliage, repliage, réglage de la largeur de travail, gestion de la taille de l'andain, relevage individuel des rotors... Elle permet de paramétrer l'appareil avant de partir au champ et de programmer des séquences pour les manoeuvres en bout de champ. Il est aussi possible de sélectionner un type de fourrière afin d'adapter le relevage des rotors à la forme de la parcelle. le boîtier Équipez-vous professionnellement www.optimachines.com Livraison toute France Showroom à Lille D 250 D 320 1379 € H.T. 4790 € H.T. BF 20 1379 € H.T. WPP 10 TE 299 € H.T. PRM 10 929 € H.T. QSM 150 99 € H.T. DDP 1 85 € H.T. S 150 990 € H.T. BF 30 3190 € H.T. WPP 20 E 799 € H.T. MBSM 75-200-2 749 € H.T. SM 200 SL 229 € H.T. PS 150 159 € H.T. S 275 1 990 € H.T. 99€HT à partir de TRAVAIL DU MÉTAL ET ÉQUIPEMENT D'ATELIER 139€HT partir de HT à partir de B 16 B 32 299 € H.T. 789 € H.T. Parc d'Activités du Chat 59118 WAMBRECHIES contact@optimachines.com Tél : 03 20 03 69 17 CONCEPTION ALLEMANDE Téléchargez nos catalogues Commandez en ligne 659€HT à partir de 1029€HT à partir de 319319€ 319€ 299€HT à partir de e 5 459€HT à partir de 1 à 85€HT à partir de Découvrez nos Offres Spéciales sur WWW.OPTIMACHINES.COM Le groupe Kverneland commercialise son andaineur à quatre rotors sous trois marques et trois appellations : Taarup 95150 C, Vicon Andex 1504 et Deutz-Fahr SwatMaster 15042. Cet appareil, intégralement animé par des transmissions mécaniques, travaille sur une largeur réglable hydrauliquement entre 9,50 et 15 mètres. Il reçoit des rotors de 3,85 mètres de diamètre protégés individuellement par des limiteurs à cames. Les toupies avant comptent treize bras munis de quatre doubles dents. Celles à l'arrière reçoivent quinze bras dotés de cinq doubles peignes. Toutes adoptent un boîtier d'entraînement à bain d'huile et un chemin de cames sans entretien. Elles reposent sur trois paires de roues jumelées. Leur hauteur de ramassage se contrôle indi- 26 o MMaattéérriieell a aggrricicoollee é -q Nu°ip 1e6M0e -n Nto evnetMrbeprrei s2e0 -1 0Hors-série n° 11 - Mai 2012 Plate-forme d'observation KverNelaNd Taarup 95150 C largeur de travail : 9,50 à 15 mètres - largeur de l'andain : 1,20 à 2,50 mètres Tarif HT Kverneland taarup 95150 c viduellement en standard à l'aide de manivelles et, en option, depuis le terminal en cabine via des moteurs hydrauliques. Cet andaineur dispose d'une tête d'attelage pivotante et s'accroche sur les bras inférieurs du relevage. Afin d'accroître sa maniabilité, il adopte, en option, un essieu directeur actionné électrohydrauliquement depuis le moniteur en cabine. Le relevage et le déploiement des bras supportant les rotors de cet outil demandent un distributeur hydraulique à double effet. Un kit optionnel permet de piloter le circuit load sensing des tracteurs équipés. Pour le transport, le montage des rotors avant sur des bras compas permet de respecter une hauteur de quatre mètres. l o Poids annoncé : 5 700 kg o Largeur au transport : 2,98 mètres o Hauteur au transport avec bras en place : 4,00 mètres o Besoins en distributeur hydraulique : un double effet o Pneumatiques des toupies : 16 x 6,50-8 o Pneumatiques du train routier : 500/50-17 o Régime des rotors avant : 57 tr/min (11,5 m/s), des rotors arrière : 50 tr/min (10,1 m/s) au régime PDF : 540 tr/min o Réception Dreal : en cours taarup 95150 c caractéristiques techniques >> claas >> Krone >> Kuhn >> pöttinger >> Fella >> lely >> Kverneland Pour piloter son andaineur intégrant de série le mode de communication Isobus, Kverneland propose trois types de moniteur, en plus de la possibilité d'exploiter le terminal compatible intégré au tracteur. Le premier, le boîtier standard, dépourvu d'écran, propose les fonctionnalités essentielles : dépliage, repliage, position pour les fourrières, relevage individuel des rotors, réglage de la largeur de travail, gestion de la taille de l'andain... Le second, le Focus, reprend les mêmes fonctionnalités mais il se veut plus convivial avec son écran monochrome facilitant la manipulation. Le troisième, le terminal IsoMatch Tellus, utilise le mode de communication Isobus. Il bénéficie d'un grand écran couleur affichant les principaux paramètres de l'appareil et peut être utilisé pour gérer d'autres outils Isobus de la firme ou de marques concurrentes. le boîtier À partir de 66 395 e A B O N N E Z -V O U S ! 3packs au choix 3 bonnes raisons de s'abonner ESSAI Landini 7-165 Fière allure LE MAGAZINE 100 % MACHINISME N° 167 - JUIN-JUILLET 2011 ISSN 1267-7000 - 5,50 EUROS AGUIRRE P 1200 AMAZONE UF 1201 BERTHOUD ELYTE CARUELLE OLYMPIA 120S GYRLAND TOPFLOW JOHN DEERE 512 KUHN DELTIS LEMKEN SIRIUS 9 SEGUIP VXP 120S TECNOMA MAXIS VICON IXTER B13 VOGEL ET NOOT IS LES PULVÉRISATEURS PORTÉS Descriptif technique Fendt 700 Vario SCR : vision panoramique Nouveautés Väderstad : des Carrier portés pour la France PLATE-FORME D'OBSERVATION Exclusif PACK ÉCO ÉQUIPEMENT ENTREPRISE Tour de marché Les pulvérisateurs automoteurs HORS-SÉRIE N° 9 - MAI 2011 ISSN 1267-7000 - 5,50 Chenilles pour intervention sans souci Xérion Villeton : le Claas de neige INNOVATIONS... ESSAI Valtra S353 : le colosse Les battants DOSSIER 04/05/11 17:06 PACK COUPLÉ Matériel Agricole 1 an > 11 numéros Matériel Agricole + 2 hors-séries Equipement Entreprise 1 an > 11 numéros + 2 H.S. 48 58 96 Matériel Agricole 1 an > 11 numéros + 2 hors-séries Equipement Entreprise + 20 Lettres bimensuelles + 2 hors-séries Décisions Machinisme ESSAI Landini 7-165 Fière allure LE MAGAZINE 100 % MACHINISME N° 167 - JUIN-JUILLET 2011 ISSN 1267-7000 - 5,50 EUROS AGUIRRE P 1200 AMAZONE UF 1201 BERTHOUD ELYTE CARUELLE OLYMPIA 120S GYRLAND TOPFLOW JOHN DEERE 512 KUHN DELTIS LEMKEN SIRIUS 9 SEGUIP VXP 120S TECNOMA MAXIS VICON IXTER B13 VOGEL ET NOOT IS LES PULVÉRISATEURS PORTÉS Descriptif technique Fendt 700 Vario SCR : vision panoramique Nouveautés Väderstad : des Carrier portés pour la France PLATE-FORME D'OBSERVATION Exclusif PACK INTÉGRAL ÉQUIPEMENT ENTREPRISE Tour de marché Les pulvérisateurs automoteurs HORS-SÉRIE N° 9 - MAI 2011 ISSN 1267-7000 - 5,50 Chenilles pour intervention sans souci Xérion Villeton : le Claas de neige INNOVATIONS... ESSAI Valtra S353 : le colosse Les battants DOSSIER 04/05/11 17:06 DOSSIERLES D PORTÉSPORTÉS OBSERVATION Les grands réseaux de distribution HORS-SÉRIE - FÉVRIER 2011 - ISSN 1267-7000 - 10 EUROS distributiondistribution Projecteur sur les professionnels de la distribution RÉSEAUX DMHS10_CouvertureOK.indd 1 Nom : _______________________________________________________ Prénom : _______________________________________________________ Société : __________________________________________________________________________________________________________________________ Adresse : _________________________________________________________________________________________________________________________ _______________________________________________________________________________________________________________________________________ CP : _______________________ Localité : __________________________________________________________________________________________ Tél. : _________________________________________________________ E-mail : _________________________________________________________ Activité : ? Exploitant ? ETA ? Concessionnaire ? Autre : __________________________________________ SAU : ______________________________________________________ ha Je souhaite recevoir Décisions Machinisme : par E-mail: _____________________________________________ par Fax : _________________________________________________________ ? Je joins mon chèque de règlement ? Je souhaite recevoir une facture A retourner à MATÉRIEL AGRICOLE BP 95 - 92244 MALAKOFF CEDEX ? je choisis le pack ÉCO 11 numéros de Matériel Agricole par an l'accès intégral au site internet www.materielagricole.info ? 1 an > 48 ? 2 ans > 88 ? 3 ans > 122 ou ? je choisis le pack COUPLÉ 11 numéros de Matériel Agricole par an 2 numéros hors-séries Equipement Entreprise l'accès intégral au site internet www.materielagricole.info ? 1 an > 58 ? 2 ans > 104 ? 3 ans > 144 ou ? je choisis le pack INTÉGRAL 11 numéros de Matériel Agricole par an 2 numéros hors-séries Equipement Entreprise la lettre bimensuelle Décisions Machinisme (e-mail ou fax) 2 numéros hors-séries Décisions Machinisme l'accès intégral au site internet www.materielagricole.info ? 1 an > 96 ? 2 ans > 168 ? 3 ans > 243 Matériel Paysage LA REVUE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DU PAYSAGE Abonnement sur internet avec paiement sécurisé www. kiosque66.com Bulletin d'abonnement à nous retourner, accompagné de votre règlement à Matériel & Paysage, BP 95 - 92 244 Malakoff 1 an / 9 n° = 60 € 2 ans / 18 n° = 110 € 1 an / 9 n° Matériel & Paysage + 9 n° Réseaux = 90 € (au lieu de 162 € prix de vente au numéro, soit 44 % de réduction) 2 ans / 18 n° Matériel & Paysage + 18 n° Réseaux = 162 € (au lieu de 324 € prix au numéro, soit 50 % de réduction) Pour les fournisseurs et distributeurs : LA FORMULE DUO Nom - Prénom : .............................................................................................................................. Fonction : ...................................................................................................................................... Société : ........................................................................................................................................ Adresse : ....................................................................................................................................... CP : Localité :...................................................................................... Tél : ................................................................... Fax : ....................................................... email : ................................................................................................................................ Seulement 60 € / an au lieu de 81 € (prix de vente au numéro) soit 26 % de réduction Matériel La revue technique des professionneLs du paysage N° 77 - Août-septembre 2011 9 e - n° IssN : 1633-7727 paysage Un jardin entre ombres et lumières chantier grand angLe pellenc Airion, un souffleur coLLectivités beauvais : la faune auxiliaire comme alliée toitures végétaLisées Vers une diversification de la gamme de peNte rAdIocommANdés dossIer Les eNgINs MP77couverture.indd 1 Veille technologique, Essais et Maintenance des matériels, Dossiers pratiques et Suivis de chantiers Je souhaite recevoir une facture Paysagiste Collectivité Entreprise TP ETA Golfs Fournisseur Distributeur Autre : .......................................... JE M'ABONNE À MATÉRIEL & PAYSAGE JE M'ABONNE À RÉSEAUX MEPM0077_001_AO094670.pdf Matériel La revue technique des professionneLs du paysage N° 77 - Août-septembre 2011 9 e - n° IssN : 1633-7727 paysage Un jardin entre ombres et lumières chantier grand angLe pellenc Airion, un souffleur discret qui va faire du bruit coLLectivités beauvais : la faune auxiliaire comme alliée toitures végétaLisées Vers une diversification de la gamme de peNte rAdIocommANdés dossIer Les eNgINs 1/09/11 14:27 JE M'ABONNE À MATÉRIEL & PAYSAGE + RÉSEAUX discret qui va faire du bruit ABONNEZ-VOUS ! OU « Personne ne le fait. Mais nous le ferons quand même », semble être la devise des entrepreneurs et des exploitants agricoles que nous avons rencontrés pour préparer ce dossier. Ils se sont engagés dans des programmes de travail énormes. Ils sont amenés à réorienter leurs activités pour trouver un relais de rentabilité ou pour accompagner l'évolution de leur marché. Alors, ils imaginent, ils expérimentent. Ils se trompent et essaient à nouveau. Ils se lancent dans de nouveaux chantiers, ils imaginent des mécaniques subtiles, ils affinent leur logistique, ils se confrontent à des clientèles différentes. Leurs points communs ? Une inventivité débridée, une curiosité sans limite, une énergie inépuisable... n Un dossier réalisé par Bernard serpantié, lUc seconda et Vincent BerhaUlt Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 29 Sur le terrain... Les inventeurs Page 30 ThoMAs DesrenTes TrAvAUx à grAnDe vITesse Page 42 AgrI-coMPosT 70 TAnT De soUs-ProDUITs à vALorIser Page 35 oLIvIer chAnTeUx Le TrIoMPhe De LA chArge UTILe Page 38 MAUrIce DesLAnDes L'enTrePreneUr consTrUcTeUr Page 46 John MAxweLL Un fArMer MULTIProDUcTeUr 30 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 Travaux Thomas Desrentes reprend aujourd'hui le travail initié par son grand-père, poursuivi par son père Jean-Marie et son oncle Jean-Claude. Ceux-ci, installés à l'origine sur une petite ferme de 36 hectares sur la commune de Lavallée, en Charente- Martime, ont, comme un certain nombre d'agriculteurs de la région, cherché à s'agrandir en mettant en culture les terres voisines du marais de Rochefort. Pour cela, il a fallu améliorer leur drainage, amender les sols mais aussi appréhender de nouvelles façons de travailler. Ces terrains savent en effet, se montrer capricieux. « Il suffit d'une pluie de quelques millimètres pour que les terres collent. Certains mois d'octobre laissent peu de jours disponibles pour semer, regrette Thomas Desrentes. Il faut donc aller vite. » Mais le travail et des techniques, parfois audacieuses, ont payé et permis à la famille Desrentes de développer leur entreprise et de s'agrandir. Aujourd'hui, ils exploitent près de 1 000 hectares de terres à Muron, dans les marais de Charente- Maritime et, depuis peu, ils sont partis valoriser leur savoirfaire agronomique de l'autre côté de l'estuaire de la Gironde. Ils exploitent, en effet, depuis 2008, une ferme de 500 hectares dans le Médoc, à Carcans et, depuis 2010, une autre de 250 hectares à Tallais. La nature des sols de ces trois zones est très différente : plutôt sableuses à Carcans, constitués d'argilo-limoneux blonds à Tallais et d'argiles plus sombres à Muron. Mais leurs points communs sont leur ferti- La valorisation des marais maritimes résume un peu l'histoire de la famille Desrentes. Leurs matériels et leurs organisations de chantiers peuvent paraître spectaculaires. Ils répondent seulement aux exigences de terrains particulièrement difficiles. vitesse à Thomas DesrenTes (muron - Charente-maritime) lité et, surtout, leur aptitude à la monoculture du maïs. Celleci serait sans doute généralisée si la gestion de la ressource en eau n'avait pas imposé de réserver près de 500 hectares de blés durs en rotation avec le maïs, répartis entre les sites de Muron et de Tallais. Les sols des marais peuvent se montrer généreux. Mais les maïs ont besoin d'étancher leur soif et donc de s'enraciner en profondeur pour exprimer tout leur potentiel. Alors, pour lutter contre la tendance naturelle de leurs argiles à gonfler et à se colmater, les sols sont travaillés énergiquement. « Nous avons besoin de puissance pour que les maïs descendent profondément. Ensuite, comme les sols grande Pour les semis de maïs sur le marais de Rochefort. Thomas Desrentes réalise un apport d'engrais grâce à un épandeur pneumatique Amazone porté à l'avant du tracteur. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 31 ont de la réserve, les cultures ne souffrent pas trop, même les années les plus sèches », reconnaît Thomas Desrentes. L'ensemble des moyens mécaniques nécessaires au travail du sol, à la traction, au semis, aux traitements et à la récolte est raisonné globalement pour les trois sites. La plu part des matériels embarquent régulièrement à bord du bac Royan-Le Verdon pour traverser l'estuaire de la Gironde et parcourir les 125 kilomètres de route séparant Muron de Carcans. D'une manière générale, ils sont dimensionnés pour permettre aux six salariés et aux membres de la famille Desrentes d'assurer un travail efficace et rapide. Ils sont régulièrement renouvelés pour éviter des pannes qui désorganiseraient trop les chantiers les plus critiques. « Ainsi, pour nos deux moissonneuses-batteuses, nous avons retenu la formule de la location. Elles sont renouvelées tous les deux ans et l'entretien en est assuré par le concessionnaire. » Tous les matériels prennent la route. Leur encombrement et leurs montes pneumatiques ou à chenilles sont compatibles avec les réglementations routières. Deux chenillards Challenger MT865 et MT765 de 500 et 320 chevaux dominent le parc. Ils sont accompagnés d'une cavalerie de quatre tracteurs Fendt 936, 926, 916 et 312 (360, 260, 198 et 120 chevaux) et de deux Massey Ferguson 7499 et 7495 (240 et 203 chevaux), tous à transmission à variation continue. Des travaux énergiques Selon la nature du sol, les techniques de préparation et le choix des outils peuvent varier. Avant d'accueillir le maïs, les argiles des marais de Muron ou de Tallais, supportent bien une préparation énergique à 40-45 centimètres de profondeur assurée par un décompacteur à dents droites d'origine catalane J. Martorell de 3,50 mètres de largeur. Elle est complétée par un labour superficiel au moyen d'une charrue portée six corps de fabrication Kverneland. « Dans le marais, le labour est important car, en enfouissant la paille, il permet de noircir la terre et donc d'en hâter le réchauf fement. » Tous ces travaux sont assurés à l'issue des récoltes, entre le début du mois d'août et la mi-octobre. Les sables de Carcans peuvent faire l'économie d'un décompactage. Mais, ils ont quand même Avec son oncle et son père, Thomas Desrentes gère près de 1 800 hectares de maïs et blés durs répartis sur 125 kilomètres entre la Charente-Maritime et la Gironde. L'Automoteur Artec fAit LA nAvette entre Les trois sites de L'expLoitAtion. iL Arrive à trAiter jusqu'à 250 hectAres pAr jour. 32 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 Thomas DesrenTes (muron - Charente-maritime) droit soit à un labour à l'aide d'une Grégoire-Besson 12 corps semi-portée combinée avec des rouleaux, soit à un déchaumage profond grâce à un Discodent du même fabricant. Les 510 chevaux du MT 865 ne sont pas de trop pour permettre à l'engin de six mètres de large de descendre sur 35 à 40 centimètres de profondeur. Après un passage de herse rotative Alpego, puis un dernier désherbage au mois de novembre, les terres patientent jusqu'à la mi-mars pour les premiers semis de maïs. « Lorsqu'il est possible de semer tôt, nous n'hésitons pas », explique Thomas Desrentes qui ne craint pas de choisir des variétés tardives. Les semences utilisées en Charente- Maritime s'étagent entre des indices 400 et 600 et celles pour le Médoc, plutôt entre 580 et 600. Les semis sont assurés soit, dans le Médoc, par un 12 rangs Monosem NG+ avec fertilisation intégrée, soit, en Charente-Maritime, par un ensemble plus rare constitué d'un douze rangs John Deere MaxEmerge et d'une fertilisation frontale par épandeur à rampe porté à l'avant du tracteur. L'engrais est juste déposé en bande au-dessus de la ligne du semis. « Ici, dans le Marais, nous évitons d'ouvrir avec des disques car la terre à tendance à les coller », justifie l'agriculteur. Les chantiers sont bien organisés et avancent vite. Un deuxième tracteur équipé d'un chargeur ravitaille la trémie de l'épandeur. Un système de guidage à correction RTK et asservissement sur l'orbitrol de la direction assure la précision de la trajectoire du tracteur. « Cela fait maintenant dix ans que nous nous sommes équipés de systèmes de guidage. Ils nous ont rendu de grands services en efficacité de chantier. Désormais, nous investissons tous les ans dans ces technologies. » À des vitesses de 8 km/h dans les Landes ou de 9 km/h en Charente-Maritime, les chantiers de travail avancent à un rythme d'environ 90 hectares par jour. Mais, ce n'est probablement pas assez pour Thomas Desrentes. « Même si nous avançons vite, les journées de semis sont parfois longues. Nous réfléchissons actuellement à échanger nos deux semoirs monograines contre un seul de 18 rangs et capable d'avancer plus vite », évoque Thomas Desrentes. Affaire à suivre... Un épandeur pour les semis de blé En comparaison avec le maïs, la préparation et le semis de blé sont plus sommaires. Leurs parcelles se contentent, après le décompactage de rigueur, d'un passage de déchaumeur Köckerling Vario à huit rangées de dents vibrantes et rouleaux de 7,50 mètres de largeur. Quant aux semis, le qualificatif qui leur conviendrait le mieux serait « expéditif ». Ils sont en effet réalisés au moyen d'un épandeur d'engrais pneumatique Kuhn Aéro de 12 mètres de large, puis recouverts grâce à une herse peigne de 7 mètres à 4 rangées de dents. La solution expérimentée en dépannage durant une année difficile s'est révélée tellement efficace qu'elle a été généralisée. Elle autorise des débits de chantier phénoménaux de près de 200 hectares par jour pour un coût défiant toute concurrence. Cinq à six jours suffisent pour emblaver tout le blé dur et la culture affiche des résultats plus qu'honorables. « Nous n'avons pas besoin de particulièrement surdoser le semis. Nous nous contentons de 80 kg/ha pour obtenir une répartition correcte et un tallage satisfaisants. Nous observons des enracinements à trente centimètres de profondeur et des rendements de 95 q/ha en blés durs », se félicite Thomas Desrentes. D'une manière générale, les matériels déployés par l'entreprise sont performants. Mais leurs chauffeurs savent aussi se montrer rapides. L'automoteur Artec à rampe de 36 mètres, cuve de 5 000 litres et dispositif de coupure de tronçons fait sans arrêt la navette entre les trois sites. à LA récoLte Les trAnsbordeurs font LA nAvette entre Les moissonneuses-bAtteuses et Les cAmions. La technique de semis à la volée permet d'implanter 200 hectares de blé dur par jour. l l l Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 33 La logistique d'approvisionnement des chantiers doit être aussi bien huilée que possible pour ne pas faire perdre de temps aux machines. Avec des dosages de désherbants à 60 litres par hectare, son débit de chantier donne parfois le tournis : « 250 à 300 hectares par jour dans les Landes ! » ou encore « 500 hectares en deux jours et demi, route comprise », estime Thomas Desrentes. Les chantiers de récolte, notamment de blé, sont tout aussi spectaculaires et leur performance : ils peuvent atteindre les 700 tonnes par jour ou 35 tonnes par heure et par machine. L'exploitation utilise deux moissonneusesbatteuses Claas Lexion 770 et 750. La première est montée en trains de chenilles Terratrac et la seconde en pneumatiques basse pression Michelin Cerexbib de 800 mm de large. Les deux machines se déplacent sur les différents sites en fonction des maturités. En général, les moissons démarrent en Charente- Maritime et se terminent sur le Médoc. La récolte des blés durs au mois de juillet se révèle en général plus intensive que celle des maïs à l'automne. Celle-ci se trouve, en effet, limitée par les capacités de l'installation de séchage du siège. Autrement, les 1 000 tonnes par jour sont faci lement atteintes. Quoi qu'il en soit, les chantiers avancent rapidement. Les moissonneusesbatteuses ne s'arrêtent pas et deux transbordeurs à chenilles Brochard font sans interruption la navette avec les semiremorques garés sur les chemins d'exploitation. n Bernard Serpantié Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 35 Olivier Chanteux (Cuillé - Mayenne) de la 25 000 litres ! la légèreté de la fibre de verre utilisée sur la tonne à lisier FG26 de la société mayennaise Mauguin Citagri en 2011 en fait la plus volumineuse fabriquée en France. l'entrepreneur Olivier Chanteux, qui a acquis le premier prototype, ouvre ses portes à Matériel agricole afin d'éclairer son utilisation. Le triomphe utile charge Olivier Chanteux, jeune entrepreneur de travaux agricoles, trouvait la capacité de 14 000 litres de la tonne à lisier qu'il utilisait auparavant, trop limitée. Son entreprise installée à Cuillé (Mayenne) et à Domalain (Ille-et- Vilaine) propose, avec ses dix salariés permanents, toutes sortes de prestations agricoles, du travail du sol à la récolte, notamment des chantiers d'épandage. Ceux-ci se décomposent en quatre phases : le remplissage à la fosse, le parcours vers le chantier, l'application du produit et le retour à vide. Il avait constaté qu'au fur et à mesure de l'agrandissement des exploitations et donc de l'éloignement des parcelles et des sites d'élevage, le temps gaspillé sur la route augmentait. L'optimisation des rotations passait donc par l'utilisation d'un matériel de plus grand volume. La proposition du constructeur mayennais Mauguin Citagri d'essayer son prototype FG 26 de tonne à lisier à cuve en fibre de verre a donc été accueillie avec enthousiasme par l'entrepreneur. « Le Olivier Chanteux, entrepreneur agricole et propriétaire du premier prototype de la tonne à lisier Typhon FG26, a joué le rôle de client pilote pour la conception de la machine. La tonne à lisier dispose d'un essieu tridem. Les trains avant et arrière sont des suiveurs forcés pour épouser au mieux les traces du tracteur. 36 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 choix de ce matériau, explique Gilles Guillerme, le responsable commercial de Mauguin Citagri, permet surtout de gagner du poids. » Concrètement la Typhon FG 26 affiche un poids à vide de dix tonnes, soit deux de moins qu'une tonne à cuve en acier classique. Son grand volume lui permet donc, en respectant la limite des 32 tonnes de poids total en charge attendue par le code de la route, d'embar quer jusqu'à 22 000 litres de lisier. Dans certains pays étrangers dotés de législations plus tolérantes ou dans le cas de chantiers dépourvus de parcours sur la voie publique, le même engin permet d'embarquer jusqu'à 25 tonnes de charge utile. « Au moment du chargement, l'utilisateur programme sur le boîtier électronique le volume souhaité. Ainsi, il dispose de tous les moyens pour ne pas rouler en surcharge », commente Gilles Guillerme . L'utilisation d'une technologie de vidange sans surpression a également permis au constructeur de s'affranchir de la forme cylindrique d'une cuve classique au profit d'un parallélépipède plus compact. Sa longueur se limite donc à 10,9 mètres pour une largeur raisonnable de 2,81 mètres et une hauteur de 4,30 mètres. La fabrication d'une cuve en matériaux composites étant plus complexe que celle d'une tonne en acier, le prix de la Typhon FG 26 s'en ressent. Cette machine trouve donc sa rentabilité dans des chantiers menés de manière intensive. Tout son équipement, déli bé rément haut de gamme, a été sélectionné en cohérence avec les performances attendues. Ainsi, le train roulant est un robuste essieu tridem à carrés de 150 millimètres pourvu d'une suspension hydraulique et d'un dispositif de freinage mixte hydraulique et pneumatique. Il reçoit de généreuses montes pneumatiques Un bâti métallique supporte l'ensemble des organes de pompage et le bras repliable. 650/60 R 30,5 ou 710/55 R34 Alliance ou Nokian. Pour faciliter les manoeuvres, les essieux sont suiveurs à l'avant et à l'arrière . Le délestage de l'essieu avant permet de gagner en agilité lorsque la remorque est utilisée à vide. Aux champs, ce dispositif favorise l'adhérence en ramenant de la charge vers le tracteur. Il complète , en cela, l'effet de la flèche hydraulique et du cloisonnement de la cuve. Celle-ci dispose de trois parois longitudinales antiroulis et d'une transversale favorisant le report de charge. La vidange au champ démarre, en effet, par l'arrière de la cuve afin de conserver le plus de poids possible sur le tracteur. la mise en oeuvre du bout des doigts Toutes les commandes de la tonne sont réparties entre un boîtier électronique à écran tactile et un joystick. « Ce moniteur est très pratique, constate l'entrepreneur Olivier Chanteux. Avec une seule interface pour toutes les fonc- Olivier Chanteux utilise sa tonne à lisier soit avec une rampe à pendillards de 24 mètres, soit avec un enfouisseur de six mètres. Le bras se déploie en trois parties. Il peut pomper à une profondeur de 4,50 mètres. l l l Olivier Chanteux (Cuillé - Mayenne) tions, le chauffeur gagne du temps dans les manipulations. » L'ergonomie a été soignée. Le dépliage et les mouvements du bras supérieur se commandent depuis le joystick multifonction fixé sur l'accoudoir. Le repliage est assuré automatiquement. La géométrie de ce bras à tourelle et son articulation en trois parties lui permettent de plonger jusqu'à 4,50 mètres de profondeur. La turbine de chargement hydraulique, assure, selon le constructeur, un remplissage en deux minutes et demie. « Il faut compter trente secondes de plus dans le cas d'un remplissage depuis un cône », tempère Gilles Guillerme. La vidange est tout aussi rapide. Comme la tonne n'est pas mise sous pression, le lisier est évacué vers les outils d'épandage par une turbine motorisée par la prise de force du tracteur. Celle-ci est suffisamment puissante pour traiter aussi bien du lisier de porc que de bovin. L'épandage est régulé par le dispositif DPAE du boîtier électronique, la mesure de débit étant assurée par une sonde de mesure inductive Teejet. À l'arrière, la tonne peut être attelée à divers outils : rampes à buses ou à pendillards jusqu'à 24 mètres de large, enfouisseurs de 6 mètres... Olivier Chanteux, pour sa part, après avoir testé la rampe à buses de 21 mètres a préféré adopter des pendillards en 24 mètres de large de fabrication Vogelsang : « Cet équipement permet d'apporter le lisier de façon homogène sur la parcelle. Cela est notamment intéressant pour l'épandage sur céréales. Par ailleurs, j'ai adopté un enfouisseur de six mètres de large grâce auquel j'injecte également de l'eau sur des chantiers de travaux publics. Cela nous permet de faire tourner l'ensemble en dehors des périodes d'épandage. » n Bernard Serpantié et Vincent Berhault L'ensemble des fonctions est commandé depuis le boîtier de commande entièrement tactile. Un joystick fixé sur l'accoudoir contrôle le déploiement du bras. Pour mettre au point sa nouvelle tonne à lisier, Mauguin Citagri a valorisé le savoir-faire en matériaux composites développé dans l'ouest de la France par l'industrie de la construction navale. Ce constructeur mayennais installé à Berthevin fait, en effet, désormais partie du groupe Pigeon, un industriel fédérant une soixantaine d'entreprises spécialisées dans les travaux publics, l'exploitation de carrières ou la plasturgie avec la société LFP (La Française des Plastiques). Mauguin Citagri a donc trouvé à l'intérieur du groupe des compétences pour l'aider à maîtriser ce nouveau matériau, mais aussi pour développer l'automate gérant l'ensemble des fonctions de la tonne et le boîtier tactile. Cette entreprise a mis au point la cuve et l'a fabriquée dans l'une de ses deux usines de production, en Vendée. « Nous sommes partis sur de la fibre de verre en raison de sa résistance et de ses techniques de fabrication. Elle est élaborée par un chantier travaillant également dans le domaine naval. » Les techniques utilisées s'inspirent de celles développées pour les bateaux. « Les systèmes de fixation de la cuve sur le châssis sont identiques à ceux utilisés sur les trimarans pour tenir les flotteurs. On évite ainsi les contraintes mécaniques sur la cuve. » À l'arrière du châssis, une structure métallique sert de support au bras de pompage ainsi qu'aux différents organes hydrauliques. lFP, fabricant des technologies de la tonne à lisier Planète élevage Du 11 au 14 sept - Rennes Le saLon inteRnationaL De L'éLevage Tél. : 02 23 48 28 80 - fax : 02 23 48 28 81 - info@space.fr Phidéel - Rennes Maurice DeslanDes (saulgond - charente) 38 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 L'entrepreneur constructeur «Ça n'existe pas, nous l'inventons », la devise inscrite par Maurice Deslandes sur le site internet www.sarl-dland.com de son entreprise résume bien le caractère de cet entrepreneur-constructeur qui s'illustre aujourd'hui dans la fabrication d'aplatisseurs- engaineurs. Pourtant la genèse de cette entreprise de travaux agricoles de Saulgond (Charente ) est plutôt classique. Elle a été créée en 1983 alors que Maurice Deslandes était installé avec son frère et son père sur un Gaec de 130 hectares élevant des vaches laitières. Ils avaient alors démarré des prestations de service d'ensilage d'herbe et de maïs ainsi que du préfanage. En 1985, au moment du décès du père, les deux frères décident de prendre leur indépendance, l'un poursuivant l'exploitation agricole, le second, Maurice Deslandes, préférant développer l'entreprise. Progressivement , pour élargir son champ d'activité et proposer tous les travaux à façon dont la clientèle locale peut avoir besoin, il investit dans divers matériels : charrue, semoir, moissonneusebatteuse. En 2003, il s'équipe d'une machine d'origine argentine et se lance tout naturellement vers l'aplatissage et la mise en gaine de céréales. Saulgond, la commune où est située l'entreprise Deslandes, se trouve en plein coeur de la Charente Limousine, c'està- dire une région partageant avec la Haute- Vienne voisine ses paysages vallonnés et ses élevages de vaches allaitantes Limousines. La technique de conservation des céréales sous gaine, très pratiquée dans les pays nordiques ou en Amérique du Sud, a vite été appréciée par les agriculteurs locaux. Elle permet, en effet, de stocker de grandes quantités de céréales sèches, ou de maïs humide, sans avoir besoin d'investir dans une infrastructure de stockage. Le fourrage conservé est apprécié par les animaux et sa valeur nutritive intéresse les éleveurs. L'opération d'engainage s'avère assez facile. Le grain est benné directement depuis les remorques dans la trémie de réception de la machine. Étant réalisée par l'entrepreneur, elle ne réclame pas de débaucher la maind'oeuvre mobilisée sur les chantiers de récolte. Douze kilomètres de tubes Le succès a donc été immédiat. « Au tout début, nous réalisions une dizaine de gaines par an pour la clientèle locale. Aujourd'hui, nous rayonnons sur 150 kilomètres et nous ensachons près de 20 000 tonnes de céréales, soit près de 14 kilomètres de tube », se félicite Maurice Deslandes. Mais pour répondre à la demande, il s'est vite rendu compte qu'il lui fallait s'équiper d'une machine plus performante et pourvue d'un aplatisseur à rouleaux lisses. Alors, cet entrepreneur doté d'un atelier bien équipé et qui n'a jamais craint d'adapter ou de modifier les machines qu'il utilisait, a construit une Conçue pour un usage en entreprise, la Daplagaine peut, Dans sa version la plus puissante, ensiler jusqu'à 50 tonnes De Céréales par heure. l'atelier de mécanique tient forcément une grande place dans l'organisation d'une entreprise agricole. il est nécessaire à l'entretien voire à la modification des machines. Mais que l'entrepreneur le transforme en outil de production d'une gamme de machines agricoles est plutôt exceptionnel. c'est pourtant ce qu'a réussi Maurice Deslandes. machine, baptisée Daplagaine, conforme à ses besoins. Mais comme il connaît d'expérience le coût d'une panne, il n'a pas hésité à en surdimensionner chacun des composants. Les plus spectaculaires sont certainement les cylindres aplatisseurs. Leurs 500 millimètres de diamètre représentent plus du double de ce qui est communément proposé par les spécialistes de ce genre de matériels. Le rendement est à l'avenant. « Auparavant, nous ensilions 20 tonnes par heure. Maintenant, avec notre machine, nous en sommes plutôt à 50 tonnes en blé ou 70 tonnes en maïs », estime l'entrepreneur. Un premier prototype est donc construit en 2007. Puis, comme la demande va toujours en grandissant, un second le suit très vite. Mais en 2009, se rendant compte que l'entreprise de travaux agricoles ne pourrait pas répondre à la demande, Maurice Deslandes commence par procurer des machines en location à des Cuma ou à des entreprises, puis, très vite, il finit par les proposer à la vente. C'est ainsi qu'en 2010, il a changé de métier. D'entrepreneur, il est devenu constructeur. « En fait, nous avons scindé nos activités en deux. D'un côté, la SArL EtA Deslandes, gérée par mon fils Vincent, continue les prestations d'entreprise agricole. De l'autre, la SArL DLand s'occupe de la fabrication et de la commercialisation des aplatisseurs. » Selon les saisons ou la demande, les cinq salariés passent de la conduite des machines agricoles à l'atelier. Maurice Deslandes ne regrette pas d'avoir changé de métier. « C'est assez passionnant de recommencer quelque chose de nouveau à plus de cinquante ans, témoigne-t-il. Être constructeur est un métier qui oblige à aller vers les clients et à échanger avec eux. Ils nous permettent de faire évoluer la machine. Aidé de son épouse, Maurice Deslandes a créé une entreprise de construction de machines agricoles. Pour assurer un service après-vente efficace mais aussi faciliter la production, les composants sont soigneusement classés et répertoriés. Maurice DeslanDes 40 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 Depuis sa fabrication en 2007, le premier prototype n'a pas cessé d'évoluer pour faciliter sa mise en oeuvre. Ainsi, cette année nous avons ajouté un compte-tours pour que l'opérateur puisse vérifier que le tracteur ne baisse pas de régime. Notre bureau d'études, c'est le terrain », commente Maurice Deslandes. Dès l'origine, toutefois, la machine a été conçue dans l'optique d'une utilisation par une entreprise de travaux agricoles. Sa conduite est assez simple et ne nécessite qu'un rapide réglage d'écartement des rouleaux. Pour gagner du temps sur les parcours routiers, elle est transportée d'un chantier à l'autre en étant porté sur le relevage du tracteur. Ses cylindres à en traînement par courroies sont animés par la prise de force du tracteur. conçue pour l'entreprise L'amélioration récente la plus notable a été l'ajout d'un dispositif d'alimentation en grain mécanisé entraîné par l'hydraulique du tracteur. « Aucun autre constructeur ne propose un tel accessoire, s'exclame Maurice Deslandes . Sur les chantiers, il permet de gagner un temps particulièrement appréciable lorsque le programme de l'année prévoit 20 000 tonnes à ensiler en moins de trois semaines et qu'en plus il faudra prendre le temps de faire la route. » Ainsi, la benne céréalière recule au ras du bac et déverse directement dedans. Un dispositif hydraulique permet d'ajuster la hauteur. Le grain est transporté dans la trémie de l'aplatisseur grâce à une vis. n Bernard Serpantié Les aplatisseurs de DLand partagent le même ensemble de deux cylindres d'aplatissage de 500 mm de diamètre. Mais leurs longueurs de 600, 1 000 et 1 200 millimètres permettent de décliner trois machines capables d'ensiler entre 25 et 50 tonnes de céréales par heure et entre 35 et 70 tonnes de maïs par heure. La plus modeste se contente d'un tracteur de 90 à 150 chevaux. La plus performante réclame un engin de 200 à 250 chevaux et l'intermédiaire entre 130 et 150 chevaux. Dans la gaine, la matière est tassée jusqu'à 1,3 tonne par mètre linéaire, s'il s'agit des céréales, et jusqu'à 1,5 tonne, dans le cas du maïs. Daplagaine : une gamme de trois aplatisseurs la Dessilogaine, également Conçue par la sarl DlanD, permet De reprenDre jusqu'à 50 tonnes De Céréales sèChes par heure. Maurice Deslandes a acquis des machines-outils de haute précision pour être capable d'assurer tous les travaux de perçage, fraisage et usinage. l l l Comme en témoignent ces roulements utilisés pour retenir les cylindres aplatisseurs Maurice Deslandes n'hésite pas à surdimensionner les composants. si son expérience d'entrepreneur se retrouve dans chacun des détails de son aplatisseur, Maurice Deslandes a immédiatement compris qu'il devait organiser sa fabrication avec le professionnalisme d'un constructeur. Il s'est ainsi doté d'un outil informatique pour tracer les plans de son premier prototype et ainsi préparer les données destinées à l'usine de découpe laser. Heureusement, il a trouvé auprès de ses fournisseurs et de soustraitants locaux des oreilles attentives qui ont su le conseiller dans son travail de conception ou dans le choix des bons composants. Il a aussi appris à gérer les approvisionnements et à anticiper des délais de livraison parfois très longs. Les fabrications se déroulent de janvier à juin par séries de cinq et doivent impérativement se terminer avant le début de la campagne de récolte. Les salariés en charge du montage connaissent d'autant mieux les machines que, l'été, ils les utilisent sur les chantiers. Pour usiner les différents organes mécaniques et notamment les cylindres aplatisseurs, Maurice Deslandes a pu trouver sur le marché d'occasion toutes les machines-outils nécessaires à leur tournage, perçage et fraisage. Mais il a dû faire preuve d'astuce et d'une bonne dose l'apprentissage du métier de constructeur d'inventivité pour usiner et monter les cylindres de 500 millimètres de diamètre. Leur élaboration est d'autant plus délicate qu'ils tournent à un régime soutenu de 670 tours par minute. Mais la sécurité fait partie des préoccupations du constructeur. Pour éviter tous problèmes, les cylindres ont soigneusement équilibrés et retenus par des roulements surdimensionnés. Une batterie d'aimants placés sur la zone de réception permet de retenir tous les corps métalliques qui se seraient invités clandestinement dans la récolte. Et comme un avis extérieur est toujours indispensable, la machine a été dûment visée et certifiée par l'Apave. En septembre, Maurice Deslandes ne saurait manquer le grand rendez-vous de la Foire de Cournon (Puy-de-Dôme). Il a pris l'habitude d'y montrer ses machines pour préparer et démarrer sa campagne commerciale. Après, les entrepreneurs du centre de la France, il vise désormais des régions un peu plus éloignées. Pour cela, il vient de s'adjoindre des services d'un agent commercial multicarte sur l'Ouest. Comme un constructeur ne saurait développer son activité avec une seule machine, la gamme DLand s'élargit progressivement. L'aplatisseur Daplagaine est disponible en trois modèles. Il est accompagné dans le catalogue par le Dessilogaine, un matériel de désilage de céréales en gaines. « Cette machine s'adresse aux gros élevages trouvant cette reprise peu pratique et ayant besoin de 500 à 1 500 kilogrammes de matière par jour. Elle se branche directement sur l'hydraulique du tracteur et enroule automatiquement le boudin. » La diversification ne fait pas peur à Maurice Deslandes. Récemment, il a fabriqué pour un composteur la Ditripac, un cylindre cribleur de 1,50 mètre de diamètre. Le cylindre aplatisseur de 500 millimètres de diamètre fait toute l'originalité de la machine DLand. Après usinage, ces cylindres bruts deviendront des aplatisseurs. Agri Compost 70 (Haute-saône) 42 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 À chaque grande étape du déve loppement des activités de la famille Quiclet, l'audace se mêle au courage. Face à l'évolution de l'agriculture, les Quiclet savaient qu'ils devaient réunir davantage de surface à travailler et c'est en cultivant huit rangs de maïs entre des allées de peupliers qu'ils ont pu, dans un premier temps, doubler la surface de production. Le Gaec regroupant Francis, Pierre et Frédéric - Aurélien n'est pas encore installé - totalise aujourd'hui 460 hectares de blé, maïs et colza. À cette surface viennent s'ajouter 200 hectares de cultures réalisés à façon. « Dès l'arrivée de la PAC, nous avons engagé une stratégie de réduction des coûts de production, explique Francis Quiclet. Nous avons opté pour le semis direct et les techniques simplifiées. » Le Gaec sème avec un matériel Horsch ou un John Deere 740 A : les blés en direct avec le premier ou juste après un déchaumage et un passage d'outil à dents avec le second. Des sites classés « Très tôt, nous avons choisi de conserver nos récoltes, reprend l'agriculteur. Notre capacité de stockage s'élève à 3 200 tonnes. Pour avoir assez de place, nous vendons le colza avant la récolte du maïs. » Dans sa stratégie de réduction des coûts, le Gaec a aussi choisi de baisser ses charges de fertilisation. En répondant à des travaux d'épandage de boues ou de vidange de lagunes comme celles de l'usine voisine spécialisée dans l'extraction du sérum contenu dans le lait, le Gaec a pu apporter des éléments fertilisants sur ses sols et ainsi baisser ses factures d'engrais. Cette volonté de récupérer et de valoriser des sousproduits a été le déclencheur des autres activités de la famille Quiclet. En 2001, la société Agri Compost 70 (HauteSaône) voit le jour pour gérer le traitement et la valorisation des déchets et sousproduits orgaAu commencement : une ferme de 120 hectares. Aujourd'hui : un groupe de compostage employant 25 personnes et une exploitation agricole quatre fois plus grande ! En une génération, les deux frères Quiclet, Francis et pierre, n'ont pas chômé. ils sont maintenant rejoints par leurs fils, Francis et Aurélien, qui, comme leurs pères, sont animés par ce goût de l'entreprise, celui qui se résume par « ça, on peut le faire ». reportage chez Agri Compost 70 en Haute-saône, à quelques kilomètres de Vesoul. à Tant de sous-produits valoriser La cribLeuse permet de trier Les produits et de Les orienter vers différents débouchés. Les deux retourneurs tabulaires mélangent les produits tout en les déplaçant d'un andain à un autre. niques et minéraux. Un premier site dédié au compos tage des déchets végétaux sort de terre en 2002. Non loin du siège de l'exploitation, cette plateforme reçoit les déchets « verts », ceux des collectivités comme des particuliers, puis les broie, les crible, les retourne... pour produire au final un compost répondant à la norme relative aux amendements organiques NFU 44051. Échanger les savoir-faire Cette première installation que les textes de la protection de l'Environnement décrivent, répertorient et autorisent sous la rubrique 27801, permet aux agriculteursentrepreneurs de se former à la réglementation draconienne gérant toutes les activités de retraitement. « Dans ce secteur d'activité, il faut être pro, ou ne pas être », résume Francis Quiclet avant de nous conduire sur un deuxième site de transformation. Construit en 2005, ce centre de compostage de boues de stations d'épurations urbaines, agroalimentaires et de papeteries se compose de huit longs silos couverts. Dans la salle des contrôles, Francis Quiclet précise que tout est pesé et analysé. Il nous montre les écrans d'affichage des températures et des temps de maturation. Les boues mélangées à des déchets végétaux assez grossiers contribuent à produire ici un compost NFU 44095. Progressivement, la famille Quiclet de MontignylèsVesoul devient spécialiste du retraitement des déchets et des sousproduits organiques ou minéraux. Souvent prête à relever de nouveaux défis, Agri Compost 70 s'associe à des partenaires pour la création d'autres plateformes, dont une à Feuges, dans l'Aube, pour les déchets verts et une autre à ConflanssurLanterne, en HauteSaône, pour les boues. Ils partagent leurs compétences, amortissent leurs équipements et valorisent les emplois comme Les deux cousins Aurélien (à gauche) et Frédéric Quiclet, sont venus prêter main-forte à leurs pères Francis et Pierre, les fondateurs du groupe d'entreprises de compostage Agri Compost. Le site de Montigny-lès-Vesoul où tout est contrôlé en permanence, se compose de huit longs silos couverts. ceux du bureau d'études ou encore le personnel administratif centralisé à MontignylèsVesoul. Une entreprise de transport, Agri Trans 70, appartenant au groupe Quiclet, assure le transport des produits. Une passion pour les énergies À l'occasion, elle gère aussi les besoins de l'exploitation agricole ou ceux de la SARL Quiclet chargée des épandages (un épandeur et deux tonnes à lisier). Les onze camions et les quelque 50 caissons d'Agri Trans viennent à bout des transports du groupe. Dans le métier du compostage, le transport tient en effet une place importante, tout comme la manutention qui occupe une dizaine de chargeuses et chariots télescopiques. Restent les matériels spécifiques comme les deux camionsbroyeurs (un lent de 490 chevaux et un rapide de 420 chevaux), les quatre retourneurs et les deux cribleuses. Le site de Feuges, dans l'Aube, gère un gros volume de déchets verts. Depuis 2007, il valorise les composts et fabrique des engrais organiques. Les paysagistes, jardiniers, fleuristes et viticulteurs y achètent des préparations spécifiques répondant à leurs besoins, comme du compost grossier stabilisant pour la vigne. Au total, le groupe produit environ 35 000 tonnes de compost par an. Il récupère les déchets verts de 35 déchetteries et traite les boues d'une vingtaine de stations d'épuration. Ces dernières années, le groupe s'est également engagé dans le boisénergie. Depuis 2009, il recycle des palettes usagées, récupère des déchets de scierie et récolte des bois raméaux fragmentés. Deux produits sont issus de leur transformation, des plaquettes ou du broyat. Une partie part directement pour du chauffage collectif (100 tonnes) alors que la majorité de la production (7 300 tonnes) alimente une usine de déshydratation. « Nous sommes dans le département le plus boisé de France, précise Francis Quiclet, avec 43 % de la surface recouverte de forêt. » La surface du toit du bâtiment de stockage du matériel étant généreuse, les entrepreneurs n'ont pas hésité à la recouvrir de 763 m2 de panneaux photovoltaïques. Encore une piste explorée par la famille Quiclet et qui s'avère profitable avec un chiffre d'affaires de 75 000 euros par an. Bien d'autres idées germent au sein de l'entreprise ou encore à travers l'Association des agriculteurs composteurs de France à laquelle adhère Agri Compost 70. La méthanisation est à l'ordre du jour, mais ce n'est pas tout ! Il y a tant à tirer des sousproduits ! n Luc Seconda l l l L'entreprise propose des prestations d'épandage pour des matériaux soLides ou Liquides. Avec ses onze camions, Agri Trans 70 effectue une grande partie des transports du groupe de compostage. Le groupe s'est lancé dans le bois-énergie depuis 2009. Une grande partie de la production (7 300 tonnes) alimente une usine de déshydratation. En photo, une déchiqueteuse transforme le bois en plaquettes. Agri Compost 70 44 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 Le groupe Agri Compost a développé des façons de travailler permettant aux différentes structures de s'échanger leur savoir-faire en termes de méthode de compostage, qualité de travail ou prestation de services. GROUPE Agri Compost 5 millions d'euros de chiffre d'affaires SARL Quiclet ? Agri Compost Conflans ? Agri Compost 70 ? Agri Compost 10 ? Agri Trans 70 ? 12 % du CA 8 % du CA 40 % du CA 20 % du CA 20 % du CA Transport et épandage de déchets ou produits organiques Compostage et valorisation de déchets verts et boues Transport, compostage, valorisation de déchets et produits organiques. Bureau d'études pour la valorisation de déchets Compostage de déchets verts et valorisation des composts. Formulation d'engrais organique Transport routier de marchandises, composts et déchets be strong, be KUHN* élevages l cultures l paysages Votre revenu d'exploitation est soumis à de fortes fluctuations et vous cherchez constamment à optimiser votre investissement en matériel. Dans ces conditions, il est essentiel de vous appuyer sur un spécialiste de la conduite des cultures. Que ce soit pour le labour, le travail du sol, le semis, l'épandage d'engrais ou la pulvérisation, KUHN vous apporte des réponses performantes quelles que soient vos productions, vos sols et la taille de votre exploitation. Pour découvrir comment les matériels et les services KUHN peuvent renforcer votre compétitivité, contactez votre Partenaire Agréé KUHN. www.kuhn.fr 1440-GC-EU-FR - Photo : D. Rousselot *soyez fort, soyez KUHN Pour mes cultures, je rentabilise au maximum chaque chantier. KUHN, c'est ma force ! 46 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 John Maxwell (ferme Cinnamon Ridge - Iowa - États-Unis) John Maxwell possède 500 hectares sur les 2 000 qu'il sème en maïs ou en soja. Il élève aussi des bovins (50 vaches allaitantes), produit du lait (100 vaches laitières) et gère deux ateliers d'engraissement de porcs. Mais ce n'est pas tout ! Il fabrique aussi des bureaux de poste et vient de se lancer dans la vente directe de produits de la ferme. la vie d'un farmer américain n'est pas aussi idyllique qu'il y paraît. Même si John Maxwell possède 500 hectares d'une terre riche largement arrosée, sa production de soja et de maïs ne suffit pas à nourrir sa famille. Pourtant, les rendements atteignent des sommets dans cet État de l'Illinois. Si les 40 quintaux sont visés en soja (à 13 % d'humidité), le maïs produit allègrement entre 110 et 150 quintaux secs par hectare. angus et jersiaises L'implantation du soja s'opère en direct avec un matériel de 36 rangs, alors que le maïs se sème en technique simplifiée avec un rang sur deux en fonctionnement, soit 18 rangs. Après un passage d'outils à dents, le semoir dépose environ 80 000 pieds par hectare dans une terre enrichie au lisier de porcs et à l'ammo niac. L'agriculteur plante 2 000 hectares, dont 1 500 en prestation de service. « L'élevage porcin s'opère sous forme de contrat, explique John Maxwell. J'ai investi dans des bâtiments de 600 000 $ pièce que je loue à un engraisseur pour 60 000 $ par an. Amortis en dix ans, ces deux bâtiments de 4 800 porcs me per mettent de bénéficier de l'amendement nécessaire à mes cultures. » Le lisier (quatre millions de litres par bâtiment) est enfoui dans le sol de façon à limiter les odeurs et à conserver le maximum de l'azote qu'il contient. John Maxwell peut également compter sur le fumier des bovins pour enrichir ses sols en matière organique. Le traitement des cultures se limite souvent à deux passages. L'agriculteur ne possède pas de pulvérisateur et soustraite cette prestation. Il effectue par contre la récolte avec sa propre moissonneusebatteuse et son Un farmer multiproducteur En plus de ses cultures, l'agriculteur élève des porcs, 50 vaches allaitantes et 100 laitières. John Maxwell a construit ce petit magasin en bord de route où il propose des produits de la ferme. Il y vend de la viande, des légumes, des oeufs... Les clients y déposent le montant de leur achat. Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 47 John Maxwell joue plusieurs cartes à la fois afin de garantir un revenu régulier à sa famille. camion. Selon les cours des produits, il en conserve plus ou moins pour son bétail. Une partie du maïs est ensilée pour les vaches laitières, alors que les allaitantes de race Angus consomment un mélange de foin et de cannes de maïs broyées. John Maxwell élève des Jersiaises pour la production laitière. « Elles produisent un lait riche en protéines », confie l'éleveur. Proche d'une usine de production de crèmes glacées, il commercialise le litre de lait entre 40 et 45 cents. Avec sa fille qui vient de terminer ses études, il envisage un inves tis sement de 2,5 millions de dollars pour moderniser et agrandir son élevage laitier. Adepte de l'implantation embryonnaire, son troupeau se positionne en bonne place avec une moyenne de production de 35 litres par jour et par animal. Son but est d'étoffer son élevage et de l'équiper de robots de traite. « Le projet inclut quatre robots de 60 vaches », souligne John Maxwell qui envisage dans cette perspective de réduire l'effectif de son personnel dédié au soin des animaux. Il prévoit l'acquisition de robots Lely, nouvellement assemblés à Pella, dans l'Iowa, au sein de l'usine Vermeer. Vente directe à la ferme Aujourd'hui, le résultat économique de l'exploita tion agricole de John Maxwell semble satisfaisant. L'agriculteur ne cesse pourtant de chercher des activités nouvelles afin de garantir un revenu régulier en cas de récolte décevante ou de cours qui s'effondrent. Bon bricoleur et un peu charpentier, il lui est arrivé de construire des abris pour la poste, ce qui l'a peutêtre encouragé à bâtir un petit magasin de vente à la ferme. En bordure de la route qui longe son exploitation, John Maxwell a ainsi installé un petit commerce pour écouler des produits de sa ferme comme des oeufs, de la viande, des légumes et bientôt des fruits... Les consommateurs peuvent s'arrêter et se servir directement dans les réfrigérateurs. Avant de partir, ils doivent juste déposer l'argent dans une trappe prévue à cet effet. Sous vidéosurveillance, le magasin fonctionne sur la confiance et sans personnel de vente. Régulièrement, l'agriculteur passe juste vérifier que tout va bien. Il récupère le fruit de ses ventes et remplit les tiroirs de ses réfrigérateurs. n Luc Seconda L'agricuLteur sème 2 000 hectares par an avec un semoir de 36 rangs. acheté 140 000 $, Le semoir est revendu deux ans pLus tard pour environ 100 000 $. L'exploitation effectue les récoltes avec sa propre moissonneuse-batteuse et son légendaire camion Kenworth. Les génisses jersiaises sont élevées presque à l'air libre. Leur alimentation se résume à un mélange de foin et de tiges de maïs broyées. L'exploitation à façon des terres d'un collègue peut être une opportunité pour un agriculteur souhaitant développer son activité et mieux rentabiliser son matériel. Pour établir une relation saine et équitable avec un futur client, il est nécessaire de formaliser une offre de service détaillée. Elle permet de limiter les oublis dans l'intérêt de tout le monde. Voici quelques repères pour aider à conduire une démarche, plus particulièrement sur la partie matériel et main-d'oeuvre. Une prestation contractualisée « Les paroles s'envolent, les écrits restent . » Il est important de consigner par écrit, dans un document approuvé et signé des deux parties, le contenu de votre négociation. Sa rédaction débutera par les coordonnées des soussignés : le prestataire (vous) et le bénéficiaire (votre client). Les quatre premiers chapitres préciseront respectivement l'objet global du contrat (exemple : « Réalisation des travaux agricoles de la préparation à la récolte »), le lieu d'exécution de la prestation (références des parcelles cadastrées), les surfaces concernées (surface globale et surfaces par cultures) et la durée de votre accord (date de début, durée, et conditions de renouvellement du contrat). Des obligations réciproques I Les travaux concernés En tant que prestataire, décrivez de façon détaillée les travaux de chaque itinéraire technique : labour, techniques simplifiées, cultures intermédiaires, irrigation, déstockage. Il est important de délimiter où commencent et où s'arrêtent vos interventions. Pour établir votre devis, comptabilisez un nombre théorique de passages pour le travail du sol et la pulvérisation. Plus tard, la facturation prendra en compte les travaux réellement effectués. Précisez également le lieu de livraison des récoltes. En termes de qualité du service rendu, engagez-vous à les réaliser dans les meilleurs délais, avec un matériel correctement entretenu et réglé de façon à obtenir la meilleure efficacité possible. I Le partage des tâches De son côté, votre client souhaitera peutêtre se charger des démarches administratives liées au fonctionnement de l'exploitation (déclaration PAC, suivi conditionnalité...), procéder, avec vous, au choix de l'assolement, et vous apporter son concours pour la réalisation de certains travaux. Il peut aussi proposer de vous mettre à disposition certains de ses matériels et installations (stockage, irrigation) à conditions toutefois que l'ensemble de ces équipements respectent les règles d'hygiène et de sécurité. Tous ces engagements sont négociables. Prévoyez qui fournit le carburant (si c'est votre client, faites-lui préciser sa qualité et ses conditions de stockage), qui réalise les tours de plaine et les approvisionnements en intrants. I La commercialisation des productions La commercialisation de la récolte est en général une tâche prise en charge par votre client. Toutefois, il peut vous la déléguer. Il est propriétaire de toutes les productions issues de ses parcelles. Vous ne pourrez donc pas vendre sans son accord les pierres ramassées dans les champs ou le bois issu de l'entretien des bordures de parcelle. Un tarif équitable et durable Le contrat aura d'autant plus de chances d'être pérennisé que les coûts auront été étudiés avec soin et équité. Le prestataire doit gagner sa vie et amortir ses équipements, le donneur d'ordres maintenir la TErrEs ExPLoiTéEs à façon o Semis et plantation, o Pulvérisations, o Épandage fumier, lisier, boue, antilimace, o Taille d'arbres, de haies, élagage, défrichage, débroussaillage, dessouchage, o Terrassement, curage de fossé, o Drainage, irrigation o Broyage de pierres, o Transport, o Transport de betterave et reprise en silo, o Ramassage de déchets pour une collectivité locale, o Stockage de produits agricoles. Taux de TVa applicables aux travaux agricoles Source cer France alliance centre RepèRes 48 o Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 Dans quELLEs conDiTions ProPosEr Vos sErVicEs ? Ces recommandations vont sont adressées par Sylvain Deseau, conseiller en agroéquipements à la Chambre d'agriculture du Loiret. rentabilité de son exploitation. Pour établir un tarif cohérent, ne vous arrêtez pas aux valeurs entendues ici ou là dans la plaine. Les services rendus sont souvent très variables d'une offre à l'autre. Le coût de vos interventions doit comprendre celui du matériel, de votre main-d'oeuvre ou celle de votre salarié, éventuellement celui du carburant et votre marge bénéficiaire. N'oubliez pas de prendre en compte les « temps non productifs » correspondant à l'entretien, à la préparation et au déplacement du matériel sur la route. Pour cela, un coefficient d'au moins 1,3 peut être appliqué sur le temps passé sur parcelle. Si vous ne disposez pas de références personnelles en prix de revient de machines et débit de chantier, vous pouvez vous Certaines chambres d'agriculture à l'image de celle du Loiret ont préparé des contrats types de prestation de services. Ce document disponible sur le site de la Chambre d'agriculture du Loiret a été réalisé avec le concours de la FDSEA du Loiret. DES SituAtionS DE viE tELLE quE L'inCApACité DE L'ExpLoitAnt ou unE AttEntE D'inStALLAtion pEuvEnt rEnDrE juDiCiEuSES L'ExpLoitAtion D'unE FErmE à FAçon. DAnS touS LES CAS, LA prEStAtion Doit FAirE L'objEt D'un ContrAt SoignEuSEmEnt étuDié EntrE LES pArtiES. appuyer sur les barèmes mis à disposition par le BCMA, le Bureau commun du machinisme agricole ou votre Chambre d'Agriculture. Le BCMA met également à disposition gratuitement un logiciel de calcul pour établir des coûts de chantier. Il est accessible sur internet à l'adresse simcoguide.pardessuslahaie.net. Établissez une liste de prix incluant tous vos travaux, que vous actualiserez tous les ans en prenant comme référence, par exemple, l'évolution de l'indice des prix d'achat des moyens de production agricole (indice Ipampa). Cette mise à jour fera l'objet d'un avenant à votre contrat. Une fiscalité, des assurances et des certificats La réalisation de travaux en prestation de services à l'extérieur de votre exploitation est fiscalement limitée à 50 000 € TTC ou à 30 % du chiffre d'affaires agricole. Au-delà de ce seuil, vous devez déclarer vos revenus en « bénéfices industriels et commer ciaux ». Votre facturation doit intégrer de la TVA, dont le taux est variable selon la nature des travaux. Ceux qui étaient soumis au taux de TVA réduit de 5,5 % sont désormais taxés à 7 % (voir encadré). Côté assurance, vous devez souscrire une garantie spécifique pour vous couvrir en cas d'erreurs ayant entraîné un dégât sur les parcelles de votre client. Cette garantie sera un complément de votre responsabilité civile professionnelle ou, si vous avez créé une structure juridique propre à votre activité de prestation de services, un contrat spécifique. Ce type de garantie devrait même être souscrit dans le cadre de l'entraide. Si votre offre de service comprend des travaux de pulvérisation, vous devez être titulaire du Certiphyto « prestataire ». Il sera exigé par votre assureur en cas de problème, faute de quoi celui-ci pourra remettre en question la prise en charge du sinistre. n Source cer France alliance centre o Travail du sol (labour, hersage...), o Travaux de fenaison, o Moisson et travaux de récolte, o Pressage de paille et fourrage, o Broyage de paille (paille destinée à l'alimentation animale ou à l'enfouissement comme engrais), o Ensilage d'herbe ou maïs, o Arrachage et manutention (mise en silo) de betteraves, o Triage, traitement de semence, o Broyage de céréales pour les animaux. Taux de TVa applicables aux travaux agricoles Matériel agricole équipeMent entreprise - Hors série n° 11 - Mai 2012 o 49 VOUS VOULEZ VENDRE UN MATÉRIEL D'OCCASION ? Passez votre annonce sur Tracteurpool.fr pour seulement 8,50 € ! magazine www.tracteurpool.fr COMMENT FAIRE ? C'EST TRÈS SIMPLE. Allez sur le site internet www.tracteurpool.fr puis cliquer sur le bouton « Vendre », à gauche de votre écran. Quelques minutes vous suffi ront à saisir les informations. Si vous avez besoin d'aide, une équipe est à votre service du Lundi au Vendredi (de 8h00 à 18h00) pour répondre à vos questions : 01 53 33 82 25 Tracteurpool, le partenaire occasions de la revue Matériel Agricole Vous aussi, vous souhaîtez faire apparaître vos machines ici? Pour en savoir plus : tracteurpool@comcip.com 05/2012 1612247 1614654 1565603 1554338 1618213 1616479 1552669 1606027 1624073 1553190 1591132 1623028 1398994 1408943 1623844 1617329 1625403 1623752 1574381 1624344 1584786 1598252 1623733 1625033 1617250 Fendt 718 Massey Ferguson 5435 Claas Jaguar 870 John Deere 5075 E Aebi TT 270 Année 2009, 4 300 h, 76 500 € HT Hans DE MUYNCK - Belgique Tel. +32 (0)9 38 62 02 9 Année 2010, 509 h, charg, 42 131 € HT Guy CHAMPION - Grande-Bretagne Tel. +44 (0)1 84 42 78 84 3 Année 2011, 663 h, 197 000 € HT LEHMANN - Pologne Tel. +48 (0)6 04 12 01 16 Année 2010, 20 911 € HT David FAIRMAN - Grande-Bretagne Tel. +44 (0)1 60 36 28 25 1 Année 2010, 610 h, 72 500 € HT Bernhard MARS - Pays-Bas Tel. +31 (0)5 92 26 57 78 Fendt 6300 C Massey Ferguson 6490 Dyna 6 Claas Lexion 580 John Deere 8295 R Case IH 7088 Année 2011, 209 h, 155 462 € HT BAYWA - Allemagne, Tel. +49 (0)9 76 29 39 25 8 Année 2009, 2 850 h, 54 735 € HT Gavin PELL - Grande-Bretagne Tel. +44 (0)1 47 65 90 07 7 Année 2009, 628 h, 167 000 € HT Michael THOMMEN - Belgique Tel. +32 (0)8 04 10 15 0 Année 2011, 600 h, 136 500 € HT Thomas LAUTER - Allemagne Tel. +49 (0)4 54 28 54 9 - 9 1 Année 2009, 260 h, 155 500 € HT Hauke PETERS - Allemagne Tel. +49 (0)4 82 18 96 94 4 Grimme Tectron 410 New Holland CR 9090 elev Claas Xerion 3800 Trac John Deere S 690i Case IH Puma 210 Année 2011, 462 Ha arrachés EVAX - Pays-Bas Tel. +31 (0)4 97 59 14 44 Année 2009, 570 h, 195 000 € HT Stéphan MAILLEN - Belgique Tel. +32 (0)8 43 20 03 2 Année 2009, 1 515 h, 128 151 € HT FRICKE LANDTECHNIK - Allemagne Tel. +49 (0)3 99 82 72 90 Année 2009, 341 h, 179 000 € HT LVD KRONE - Allemagne Tel. +49 (0)5 97 79 35 - 2 62 Année 2008, 2 800 h, 57 143 € HT Hauke PETERS - Allemagne Tel. +49 (0)4 82 18 96 94 4 Horsch Jocker 6 RT New Holland T7270 Deutz-Fahr M 650 PL Krone Big X 650 Case IH Quadtrac 535 Année 2011, 6 m, 30 300 € HT ULENBERG - Pologne Tel. +48 (0)5 98 41 23 98 Année 2011, 440 h, 122 000 € HT LANDTECHNIK VILLACH - Autriche Tel. +43 (0)4 24 25 88 61 Année 2009, 4 350 h, 47 934 € HT Edgard MULLER - Belgique Tel. +32 (0)4 75 90 05 54 Année 2008, 402 h, 183 333 € HT Agrarunternehmen - Autriche Tel. +43 (0)6 76 84 08 36 10 0 Année 2007, 4 400 h, 149 580 € HT AGRIMEX - Allemagne Tel. +49 (0)3 44 61 25 34 4 JCB Fastrac 3230 New Holland T 7040 Deutz-Fahr TTV 630 Lemken Solitair 9 Claas Axion 820 C-matic Année 2007, 47 521 € HT Jean-Marie NIX - Belgique Tel. +32 (0)8 78 81 02 4 Année 2011, 645 h, 69 500 € HT Kris BECKERS - Belgique Tel. +32 (0)4 95 28 77 39 Année 2010, 3 320 h, 67 769 € HT Edgard MULLER - Belgique Tel. +32 (0)4 75 90 05 54 Année 2009, 4.50 m, 52 101 € HT SHRÖDER - Allemagne Tel. +49 (0)4 43 18 90 7 - 2 2 Année 2008, 2 020 h, 59 500 € HT Uwe WILKENS - Allemagne Tel. +49 (0)4 28 17 12 16 Retrouvez ces annonces davantage détaillées sur Année 2008, 1 000 h, 66 000 € HT 175 ch 1553823 Massey Ferguson 6485 Mitas et Continental, marques premium de pneumatiques agricoles, produits par le fabricant européen Mitas, vous garantissent : Une qualité confi rmée - nos produits ont gagné la confi ance de fabricants tels que AGCO (Fendt, Challenger, Massey Ferguson, Valtra), Argo Tractors (Landini, McCormick), Claas, CNH (Case, New Holland), John Deere, Same Deutz-Fahr (Same, Deutz-Fahr, Lamborghini, Hu?rlimann). 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