Equipement Entreprises HS 12

Equipement Entreprises HS 12
[gview file="https://www.materielagricole.info/wp-content/uploads/2015/04/HS-ETA-12-NOV2012.pdf"]équipement entreprise Hors-série N° 12 - novembre 2012 issn 1267-7000 - 6 euros New Holland T9-450 Autorisé à circuler Prise en main Horsch Maestro SW : il augmente la cadence Inn ovat ions Enfin au travail ! Fendt katana 65 Dossier Les spécial istes Ils sont aussi passionnés que passionnants Maschio Gaspardo France - 45240 La Ferté Saint Aubin o Tél. 02 38 64 12 12 o www.maschionet.com o Système d'ameneur rotatif hélicoïdal o Ejecteur de balles o Pick-up réglable, largeur 2m o Commande automatique du liage o Vis de recentrage o Cardan grand-angle o Dispositif anti-bourrage à commande hydraulique o Version cut, 15 lames indépendantes sécurisées o 5 courroies haute-résistance continues o Rouleau capteur remplissage de chambre o Contrôle et réglage à partir de la cabine de pilotage. Boîtier, écran couleur MONSTER 770 NOUVEAUTÉ OFFRE DE LANCEMENT EXCEPTIONNELLE o Crédit Classique à taux 0,99% o MaChine garantie 3 ans AnnP_233x300-Monster770.indd 1 26/10/12 10:40 Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors série N° 12 - Novembre 2012 o 3 Principaux associés : D. BailIy, G. de Lagarde, Y. Mangart, L. Seconda Commission paritaire : 0916 T 88530 Dépôt légal : 4e trimestre 2012 Directeur de publication : Guy de LAGARDE ABONNEMENTS : Tél. : 01 40 92 70 56 - Fax. : 01 40 92 70 59 RÉDACTION : Tél.: 01 53 33 82 33 - Fax : 01 53 33 82 21 Directeur délégué : Luc SECONDA Rédacteur en chef : Bernard SERPANTIE (b.serpantie@comcip.com), Rédacteurs : Sébastien DILLIES, Aurélien Groult , David Laisney, Matthieu Schubnel Secrétaire de rédaction : Jean-Baptiste CAPELLE Création graphique : Éric TOUTOUS PUBLICITÉ : Tél. : 01 53 33 82 30 - Fax : 01 53 33 82 21 Hervé Droisier , directeur commercial (h.droisier@comcip.com) Christophe LECACHÉ, chef de publicité (c.lecache@comcip.com) ADMINISTRATION et fabrication : Tél. : 01 53 33 82 20 Fax : 01 53 33 82 21 Patricia LAVOIE IMPRESSION : BLG TOUL , ZI de la Croix-de-Metz, 54200 TOUL Tél. : 03 83 65 20 50 Matériel Agricole équipement entreprise Hors-série n° 12 - Novembre 2012 Matériel Agricole est une revue éditée par CIP - BP 70029 15, rue érard équipement entreprise - 75560 Paris cedex 12 - www.comcip.com Interdiction de s'arrêter éditorial Encore une fois, les machines découvertes pour ce numéro hors-série Équipement Entreprise de Matériel Agricole nous ont impressionnés. Elles concentrent le meilleur de la technologie et leurs performances sont époustouflantes. Les constructeurs ont évoqué les fabrications en petites séries, les lourds investissements en recherche et développement. Les utilisateurs ont expliqué comment ils parvenaient à en tirer le meilleur. Ils nous ont parlé de leurs habiles chauffeurs. Ils ont raconté l'organisation de leurs convois nocturnes. Ils ont mentionné la livraison de fioul en bord de parcelle. Ils ont vanté la patience de l'assistante administrative planifiant les chantiers et optimisant les itinéraires. Ils ont salué le courage d'équipiers se succédant aux manettes toutes les dix heures. Ils ont remarqué la clairvoyante maintenance préventive de mécaniciens s'interdisant toute prise de risque. Assurément, la lourdeur de mise en oeuvre des grands automoteurs agricoles est à l'échelle de leur démesure. Leur coût d'exploitation horaire atteint des sommets. Pourtant, celui-ci reste toujours infiniment plus raisonnable que les charges d'une machine à l'arrêt. n Par Bernard Serpantié, rédacteur en chef P. 4 Fendt Katana 65 : une vue imprenable P. 10 Salon Farm Progress Show : format XXL P. 16 Horsch Maestro SW : il augmente la cadence P. 20 Ploeger : des automoteurs très spéciaux P. 24 Lely Welger RPC 445 Tornado : l'enrubannage à la carte P. 33 Les spécialistes P. 34 ETA Vandermeersch L'art du bon moment P. 38 É ric Gandar De l'avenir dans le binage P. 42 ETA Michel Galmel Le transport sans faille P. 28 New Holland T9-450 : autorisé à circuler Prise en main P. 47 Arracheuses de pommes de terre Les cinq plus grosses Cenuméro comporte deux encarts : un encart deux pages Grimme régionalisé et un encart deux pages Sulky régionalisé 4 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Une vue Fendt Katana 65 Après une longue gestation, les Katana sont enfin au travail. Les ensileuses Fendt viennent de terminer leur première campagne de récolte de maïs. Sur les 25 machines de présérie produites cette année par la firme allemande, deux ont tourné dans le grand ouest de la France. Le 17 octobre, une de ces deux machines travaillait à Poilley, dans la Manche. C'était une trop belle occasion pour Matériel Agricole de la découvrir au travail et de comprendre ce qui se cache dans ses entrailles. n Par David Laisney Imp renable L'ensileuse Fendt Katana est pour le moment proposée uniquement en 653 chevaux. La transmission de la puissance, depuis le moteur et jusqu'aux systèmes de hachage et d'expulsion, est assurée par une courroie multibrin via un boîtier renvoi d'angle à deux vitesses autorisant notamment un mode de fonctionnement économique. Scannez ce tag Ou retrouvez la vidéo gratuitement sur www.materielagricole. info/video.php Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 o 5 n Les chauffeurs vont apprécier la cabine de la Katana pour sa visibilité, dégagée par les grandes surfaces vitrées sur 360 degrés. Les utilisateurs de tracteurs Fendt ou de moissonneuses-batteuses de la série C de dernière génération trouveront vite leurs marques à bord. Le constructeur retient en effet le même accoudoir multifonction intégrant le terminal Vario à écran tactile de 10,4 pouces. Ce moniteur couleur affiche les informations essentielles, telles que la charge du moteur, la longueur de coupe (deux mémorisations), la vitesse d'avancement, les consommations horaire et instantanée... Il s'utilise, notamment, pour définir le régime de rotation de la tête de récolte (fixe ou asservi à la vitesse d'avancement), programmer la hauteur du cueilleur, ajuster la sensibilité du détecteur de métaux, paramétrer la pression entre les rouleaux éclateurs... Un joystick gère l'allure par impulsion. Il dispose d'une gâchette de sécurité évitant tout déplacement de la machine en cas de manipulation inopinée. Ce levier pilote la mise en route, la hauteur et le pivotement transversal de la tête de récolte. Il loge également les interrupteurs contrôlant la goulotte et sa casquette, ainsi que sa rotation automatique droite-gauche. Pour le confort du chauffeur, la Katana bénéficie de série de rétroviseurs électriques dégivrants, de la climatisation et d'un écran spécifique affichant au choix les images de deux caméras, l'une sur la goulotte et l'autre à l'arrière. L'environnement Vario 1- La cabine intégralement vitrée dégage la visibilité sur 360 degrés. 2- L'habitacle spacieux embarque confortablement le chauffeur et un passager. 3- L'ensemble des fonctions de l'ensileuse se pilote depuis l'accoudoir multifonction. 4- Le joystick, utilisé pour gérer l'avancement, regroupe aussi les commandes de la tête de récolte, de la goulotte... Elle accède également à un siège passager intégrant dans son architecture un compartiment réfrigéré. Des équipements supplémentaires sont annoncés sur cette automotrice, à l'instar du réglage automatique du contrecouteau, du capteur de matière sèche, du contrôleur de rendement et du guidage automatique par GPS ou via des capteurs sur le bec cueilleur. L'accès à la Katana s'effectue via un escalier et une passerelle sécurisés. Le chauffeur suit en permanence sur le terminal le niveau de charge du moteur. 1 2 3 4 6 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Fendt Katana 65 Le compartiment moteur bien dégagé n Nouvel acteur sur le marché de l'ensileuse, Fendt se doit, pour s'imposer, de proposer une machine irréprochable sur le plan technique et sur celui de l'accessibilité. Avant même d'en découvrir les entrailles, la Katana 65, seul modèle actuellement dévoilé, se démarque d'emblée par ses carters latéraux se relevant à la verticale. Ce mode d'ouverture va être bien accueilli dans les ateliers car il ne demande pas de prévoir un grand espace d'évolution autour de la machine. Les utilisateurs apprécieront également le regroupement, sous le capot arrière, de la jauge à huile, des filtres à huile et à carburant. Les carters originaux de cette nouvelle ensileuse cachent un moteur V8 Mercedes- Benz de 15,93 litres développant 653 chevaux à 1 800 tr/min. Cette motorisation s'accompagne du système antipollution par réduction catalytique sélective (SCR) utilisant de l'AdBlue pour traiter les gaz d'échappement afin de satisfaire à la norme Stage IIIB. Un réservoir de 1 100 litres ravitaille le circuit d'alimentation en carburant, tandis que le dispositif d'injection d'AdBlue puise dans une réserve de 250 litres. Ce V8, placé longitudinalement, anime les différentes pompes hydrauliques et entraîne par courroie, via un boîtier renvoi d'angle, le bloc hacheur, l'éclateur et la soufflerie. Fiche technique Moteur Marque Mercedes-Benz OM 502 LA Nombre de cylindres V8 Cylindrée 15,93 litres Puissance 653 ch à 1 800 tr/min Norme antipollution Stage IIIB Système antipollution SCR avec AdBlue Réservoir à carburant 1 100 litres Réservoir d'AdBlue 250 litres Transmission Type Hydrostatique Gammes champ et route 0 à 20 km/h et 0 à 40 km/h Quatre roues motrices Standard Pont arrière suspendu Standard Alimentation Nombre de rouleaux 6 Largeur des rouleaux 770 mm Entraînement des rouleaux Hydrostatique Ajustement de la longueur de coupe En continu depuis la cabine Bloc hacheur Largeur du rotor 800 mm Diamètre du rotor 720 mm Nombre de couteaux 28 disposés en chevrons Régime de rotation 1 150 tr/min Longueur de coupe avec 28 couteaux 3,7 à 20,7 mm Longueur de coupe avec 14 couteaux 7,4 à 41,4 mm éclateur Type 2 rouleaux à disques Largeur 662 mm Diamètre 200 mm Régime de rotation 4 085 tr/min Turbine d'expulsion Diamètre 550 mm Largeur 664 mm Vitesse de rotation 2 200 tr/min Goulotte Angle de rotation 210 degrés Hauteur 6 mètres Poids et dimensions Poids sans tête de récolte 14 400 kg Longueur sans tête de récolte 8,21 mètres Largeur au transport* 3 mètres Hauteur au transport* 3,85 mètres Tête de récolte Bec à maïs Kemper 8, 10 et 12 rangs Pick-up Kemper 3, 4 et 4,50 mètres (*) avec pneumatiques avant 650/75 R32 et arrière 500/80 R28. 1- La Katana 65 est animée par un moteur V8 Mercedes-Benz de 15,93 litres en position longitudinale. 2- Le catalyseur traitant les gaz d'échappement par adjonction d'AdBlue occupe pleinement le flanc droit du compartiment moteur. 3- Le V8 respire avec ses deux filtres à air placés à gauche à hauteur d'homme. 4- Les radiateurs se nettoient depuis l'espace de service situé entre le moteur et la cabine. 5- Les ingénieurs Fendt travaillent les petits détails de finition avec, par exemple, l'intégration de la sortie d'échappement dans le capot arrière. 6- Le capot arrière dégage l'accès à la jauge à huile, aux filtres à huile et à carburant, ainsi qu'à la réserve d'AdBlue. L'accès pour l'entretien a particulièrement été étudié avec les capots latéraux se relevant à la verticale grâce à leurs supports à parallélogramme. 1 4 2 5 3 6 n Si elle est actuellement proposée en une seule variante de 653 chevaux, la Katana semble taillée pour avaler de gros volumesde fourrage, à en croire la conception du module d'alimentation. Celui-ci mesure 770 mm de large et se compose de six rouleaux entraînés par un moteur hydraulique associé à un boîtier à deux gammes à sélection électrohydraulique. La longueur de coupe s'ajuste en continu depuis le terminal en cabine. Elle varie selon deux plages : de 3,7 à 9,8 mm et de 7,8 à 20,7 mm, des valeurs valables avec tous les couteaux. Le rotor, pour sa part, mesure 800 mm de large et 720 mm de diamètre. Il se compose d'un tambour fermé logeant 28 couteaux, disposés en chevrons, maintenus chacun par Six rouleaux d'alimentation Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 o 7 cinq écrous. L'affûtage automatique, actionné depuis la cabine, utilise une pierre sortant des deux côtés du rotor et se réajustant à chaque extrémité. Cette opération s'effectue avec le tambour hacheur tournant dans le sens normal de marche et au régime moteur de 1 100 tr/min. Le réglage du contre-couteau est en revanche manuel. Il s'effectue à l'oreille à l'aide des interrupteurs situés sur l'aile avant gauche. Ces boutons pilotent des vérins électriques déplaçant l'enclume. Sur le plan de la sécurité, le rouleau inférieur avant intègre le dispositif de détection des métaux. La Katana adopte également un frein immobilisant le rotor en sept secondesdès son débrayage. Pour assouvir l'appétit de cette ensileuse, Fendt retient les têtes de récolte Kemper pour le maïs et l'herbe. La firme propose ainsi les becs 360 Plus, 375 Plus et 390 Plus, de 8, 10 et 12 rangs, ainsi que des pick-up de 3, 4 et 4,50 mètres. Un boîtier à deux gammes à sélection électrohydraulique combiné à un moteur hydraulique entraîne les six rouleaux d'alimentation. Un moteur hydraulique est dédié à l'animation de la tête de récolte. Son régime de rotation est soit fixe, soit asservi à la vitesse d'avancement. Le réglage du contre-couteau s'opère à l'oreille à l'aide des interrupteurs situés sur l'aile avant gauche. Le rotor hacheur, à tambour fermé, est doté de 28 couteaux disposés en chevrons. Il tourne à 1 150 tr/min en effectuant 16 100 coupes par minute. L'interface d'attelage intègre un plastron pivotant facilitant le suivi du terrain par la tête de récolte. Le système de correction transversale utilise un palpeur à chaque extrémité du bec à maïs. 8 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 « La visibilité et l'accès pour l'entretien sont deux points forts de la Katana », confie Éric Carnet. Ce codirigeant de l'ETA Carnet Frères, installée à Poilley, dans le sud du département de la Manche, a aussi apprécié la possibilité de retirer en dix secondes l'éclateur du canal d'éjection. « Un réel atout en cas de bourrage. » Cet entrepreneur, chez qui nous avons vu mi-octobre la Katana au travail, a été sélectionné par Frédéric Rault, le concessionnaire Fendt local, pour tester l'une des premières ensileuses de la firme allemande. Il possède trois automotrices d'une autre marque et récolte 800 hectares de maïs, ainsi que 250 à 300 hectares d'herbe chaque année. Sur le chantier du jour, Éric Carnet a pu confronter sa machine neuve de 625 chevaux dotée d'un bec Kemper de huit rangs à la Katana de 653 chevaux équipée d'un dix rangs. Avis d'essayeur Éric Carnet, entrepreneur de travaux agricoles à Poilley (Manche) n Les professionnels devant ensiler les dernières coupes d'herbe alors que la saison du maïs est attaquée apprécieront la facilité d'escamotage de l'éclateur de grains. Celui-ci se retire en dix secondesdu canal d'éjection grâce à un mécanisme électrohydraulique actionné depuis l'espace de service situé entre le moteur et la cabine. Sa remise en place est encore plus rapide. Elle prend en effet cinq secondes. L'éclateur, mesurant 662 mm de large, se distingue également par sa conception. Il se compose de deux rouleaux munis de disques intercalés tournant tous les deux à 4 085 tr/min. Cette architecture procure, pour traiter le produit, une surface 2,25 fois supérieure à celle d'un modèle classique. Elle offre également, selon Fendt, une large plage de réglages avec la possibilité de juste marquer les grains ou, à l'opposé, de les réduireen farine. En prolongement de l'éclateur, le flux de matière est propulsé dans les remorques via une turbine d'expulsion mesurant 664 mm de large et 550 mm de diamètre. Cette soufflerie, animée au régime constant de 2 200 tr/min, reçoit huit pales disposées en V de type lisse pour l'herbe et denté pour le maïs. Le produit est ensuite guidé par la goulotte pivotant sur 210 degrés et présentant une hauteur de travail de six mètres. L'éclateur à disques plus efficace Fendt Katana 65 L'éclateur s'escamote rapidement du canal d'éjection pour passer du maïs à l'herbe. Son retrait ne demande pas de placer un quelconque carter. Fendt retient un éclateur à deux rouleaux munis de disques procurant une plus grande surface de friction. Chacun se remplace individuellement. Éric Carnet, entrepreneur de travaux agricoles, a pu récolter quelques hectares au volant de la Katana et en comparer les performances avec celles de sa machine, présente dans la même parcelle. L'entrepreneur, utilisateur de tracteurs Fendt, a vite pris en main la nouvelle ensileuse. Il a juste regretté la présence de la palette de validation sur le joystick pour gérer l'avancement, une sécurité indispensable pour éviter tout déplacement inopiné de l'automotrice. « La transmission hydrostatique est vive. C'est appréciable au champ mais aussi sur la route lorsque l'on doit traverser un carrefour », souligne-t-il. Dans le maïs bien fourni, la Katana, avec deux rangs de plus à absorber et une puissance équivalente, a roulé logiquement moins vite. « Les clients aiment que ça avance, note l'essayeur. Dans notre région, un bec de huit rangs me paraîtrait alors plus adapté à cette machine. » Il s'agit en réalité d'une appréciation visuelle car le débit de chantier et la qualité de travail entre les deux ensileuses sont comparables. L'utilisation d'une tête de récolte plus large présente pourtant certains avantages. Elle facilite, en réduisant l'allure à rendement équivalent, le suivi de l'automotrice par les chauffeurs des bennes. Elle permet aussi de tirer plus facilement de grosses remorques avec des tracteurs de plus faible puissance. n La transmission hydrostatique à quatre roues motrices de la Katana propose deux gammes : route de 0 à 40 km/h et champ de 0 à 20 km/h. Elle anime des moteurs-roues à l'avant et un pont arrière mécanique. Celuici, fourni par Dana, intègre de série une suspension pilotée hydrauliquement améliorant nettement le confort sur la route et au champ, notamment lorsque la machine évolue perpendiculairement au sens de semis. Cette suspension, d'un débattement de 9 cm, se désactive et se contrôlemanuellement pour, par exemple, faciliter l'accrochage de la tête de récolte. Au travail, l'automotrice évolue selon deux modes au choix : Eco et Power. Le premier optimise la consommation de carburant en limitant le régime moteur à 1 600 tr/min. Cette configuration Eco est renduepossible par l'utilisation d'un boîtier renvoi d'angle à deux vitesses au niveau de la sortie du moteur. La sélection de la plus grande démultiplication maintient alors le régime du rotor hacheur à 1 150 tr/min. Le second mode, dénommé Power, privilégie la puissance en positionnant le V8 à 2 000 tr/min. Ces deux configurations s'accompagnent d'une fonctionnalité asservissant la vitesse d'avancement à la charge du moteur, donc au rendement de la culture. Dans ce cas, l'électronique embarquée ajuste l'allure afin d'exploiter au maximum les capacités de la machine. La réactivité de ce dispositif dépend de la chute de régime autorisée par le chauffeur (de 0 à 10 %). L'allure asservie à la charge du moteur La turbine d'expulsion est munie de pales disposées en V, lisses ou dentées, selon le produit à récolter. La goulotte, d'une hauteur de six mètres, bénéficie d'une fonctionnalité la plaçant automatiquement dans les positions de travail ou de transport. La Katana est équipée de série d'un pont arrière moteur, fourni par Dana, doté d'un différentiel à blocage automatique. La sélection des modes de conduite Eco et Power s'effectue à l'aide d'interrupteurs intégrés à l'accoudoir multifonction. L'allure et le sens d'avancement se contrôlent par impulsion sur le joystick multifonction. La suspension hydraulique du pont arrière utilise un mécanisme à parallélogramme. 10 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - novembre 2012 Salon Farm Progress Show xxl Au pays des Stetsons et des santiags, les machines agricoles sont comme les hamburgers : au format XXL . Le plus gros salon de la machine agricole au Canada s'appelle le Farm Progress Show. Il s'est tenu fin juin, pendant trois jours, à Regina, dans la région du Saskatchewan, la plus grande plaine céréalière de l'ouest canadien. Là-bas, les farmers exploitent souvent plusieurs dizaines de milliers d'hectares. Eux ne s'extasient pas devant chaque gros tracteur articulé jumelé, ni autour des trucks, les imposants camions américains. n Par Aurélien Groult format Morris. Un semoir à dents pour l'Europe DMK France importe les semoirs et les herses de déchaumage du Canadien Morris. Le constructeur local lance un semoir pneumatique à dents qui pourrait convenir aux conditions européennes. L'engin, baptisé CX 8105, mesure huit mètres de largeur de travail et se replie à trois mètres au transport. Il intègre deux trémies, celle des semences contient 1 575 litres tandis que celle d'engrais affiche une capacité de 2 100 litres. Son coutre semeur, nommé C2 Contour, adopte une dent montée sur un parallélogramme et maintenue par une roue. L'opérateur règle la profondeur de travail de chaque coutre. Pour modifier la pression des éléments depuis la cabine et permettre l'escamotage du coutre en cas d'obstacle, chaque parallélogramme reçoit un vérin hydraulique. La dent adopte différents types de pointes pour apporter simultanément l'engrais et la semence. Morris propose un écartement entre rangs de 25 ou 30 centimètres. n A.G. Exceptés les modèles articulés à quatre, huit voire douze roues égales, les tracteurs standard sont rares dans les fermes canadiennes. Pour parcourir des longues distances, les agriculteurs préfèrent les trucks, des camions américains porteurs ou semiremorques. Quasiment toutes les moissonneuses-batteuses accueillent une coupe à tapis convergents, à l'instar de cette axiale de Massey Ferguson jumelée à l'avant et dotée d'un tablier de 12,20 mètres de large. Réservée aux tracteurs de plus de 300 chevaux, la herse de déchaumage Contour Commander de Brandt mesure 25 mètres de large. Depuis le Farm Progress Show, Versatile commercialise les moissonneuses-batteuses du Russe Rostselmash, propriétaire du fabricant canadien depuis cinq ans. Elles intègrent l'original contrebatteur tournant autour du rotor et un moteur Cummins de 11,9 litres développant 490 chevaux. Versatile, le seul constructeur canadien de tracteurs, vient de renouveler ses plus gros articulés. Le plus puissant reçoit un moteur Cummins, de 15 litres de cylindrée, dont la puissance culmine à 591 chevaux. Il pèse 19 tonnes à vide. Pour limiter les allersretours dans les parcelles et puisque les camions ne sont pas contraints en longueur sur les routes canadiennes, donc en nombre de remorques, certains transbordeurs affichent une autonomie de 2 000 boisseaux, soit 70 000 litres. Schulte FX s'élargit Kelly. Des disques enchaînés pour le travail superficiel L'Australien Kelly commercialise un outil de travail du sol superficiel destiné au déchaumage ou à la préparation pour le semis. L'engin à disques, baptisé Diamond Harrow, travaille entre trois et cinq centimètres de profondeur. Il se différencie d'un cover-crop par la présence de chaînes reliant les disques. Le constructeur déclare ainsi laisser un sol homogène. Il annonce également un débit de chantier supérieur, compris entre 12 et 15 km/h, et une moindre consommation de carburant. Deux variantes de trains de disques sont disponibles : W36 et R300. Le premier adopte des pièces travaillantes de 36 mm de diamètre et espacées de 17 cm. Il affiche une capacité de pénétration de 50 kg/mètre. Le second utilise des disques plus grands (38 mm), moins espacés (12,5 cm) et plus lourds (70 kg/mètre). L'offre compte une dizaine de modèles. Les plus petits, de quatre et six mètres de large, se replient à deux mètres au transport. Les variantes de neuf et douze mètres mesurent, quant à elles, trois mètres de large une fois repliées. Kelly propose des châssis allant jusqu'à 24 mètres. Il conseille une puissance de traction de 20 chevaux par mètre de largeur de travail. n A.G. Les tracteurs articulés canadiens à quatre roues égales sont fréquemment jumelés voire triplés, comme les automoteurs de pulvérisation. Le plus imposant des rouleaux du Canadien Rite Way mesure 26 mètres de large et pèse plus de 18 tonnes. En raison de son large diamètre (1,06 mètre), il nécessite moins de puissance de traction selon le fabricant. 12 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Le Canadien Schulte, représenté en France par Payen Import, lance le plus large broyeur à axe vertical à cinq rotors qu'il ait jamais produit. Baptisé FX 530, l'engin broie en effet 9,30 mètres de large. L'offre était jusqu'alors limitée à 7,90 mètres (modèle 5026) voire à 6,10 mètres dans la gamme FX dotée d'équipements haut de gamme. Le FX 530 se replie et mesure trois mètres de large au transport et moins de quatre mètres de haut grâce à ses extensions escamotables hydrauliquement ou manuellement. Il intègre un boîtier principal de 350 chevaux et des renvois d'angle secondaires de 210 chevaux. Ce broyeur se caractérise également par ses deux roues de jauge pivotantes montées à l'avant et réglables en largeur, selon l'espacement entre les rangs de la culture à broyer. Affichant un poids total de 5,58 tonnes, il nécessite, selon le fabricant, au moins 200 chevaux de puissance de traction. Le fabricant canadien Schulte dévoile une ramasseuse de pierres destinée aux utilisateurs intensifs. L'engin, baptisé High Rise 8000, se caractérise par sa grosse capacité de trémie, de 2,3 m3, et sa hauteur de déchargement supérieure, de 2,44 mètres, autorisant, avec un kit optionnel, le débardage dans une remorque. Cette ramasseuse de pierres, de 1,52 mètre de largeur de travail, nécessite une puissance de traction minimale de 85 chevaux. n A.G. Ramassage de pierres de grande capacité farm progress show PUBLI-REPORTAGE Une gamme complète pour optimiser les performances, la précision, la productivité de votre épandeur. De la simple DPA à la plus évoluée des DPAE (boucle fermée), la gamme EPANDIX d'AGROTRONIX satisfait et répond aujourd'hui aux besoins de milliers d'utilisateurs - La console 630, en tant que DPA, dispose par exemple en standard d'un compteur d'épandeurs. Avec l'option capteur de porte, la hauteur d'ouverture de porte peut être affichée en cabine. - Plus évoluée, la console 6300 est issue d'un compromis entre une DPA et un système de Pesée. Elle est couramment utilisée en épandage intensif de précision que ce soit par les Cuma ou Eta. Cette solution « milieu » de gamme peut être associée à une imprimante délivrant des tickets compteur, un affichage de la hauteur de porte ou encore un contrôle des organes machines pour éviter les casses... - Fleuron de la gamme, la console 8700 est le produit le plus abouti, équipant les épandeurs chez de nombreux constructeurs de série et par conséquent se retrouve dans la majorité des ETA. La qualité du 8700 a été reconnue tout d'abord par ses nombreux utilisateurs mais aussi par les instituts techniques comme l'IRSTEA (ex-Cemagref) à travers des tests probants en qualité d'épandage par rapport à la norme 13080. De nombreuses récompenses lui ont d'ailleurs été attribuées avec l'ensemble des évolutions proposées (Inel d'Or Space 2009, Sommets d'OR 2010, Awards d'argent Sima 2011) La gamme Epandix dans le futur ? Le caractère évolutif de la gamme 8700 fait que cette console est en constante évolution depuis sa création. C'est donc naturellement que le département technique d'AGROTRONIX s'est penché sur la norme Iso Bus pour ses prochains développements. Rendez-vous donc au Sima 2013 pour retrouver l'ensemble de nos innovations et permettre aux actuels possesseurs de 8700 de faire évoluer leur équipement via le kit 8700 ISOBUS ! Affichant fièrement ses origines du nord de la France, AGROTRONIX développe depuis 1985 des solutions d'électronique embarquées pour les utilisateurs de matériels agricoles. Assurant un développement et une production siglée «Made in France», AGROTRONIX est un partenaire solide pour les constructeurs du marché Européen mais aussi Japonais... Vendre de l'électronique au pays du soleil levant n'étant d'ailleurs pas chose commune pour une PME Française. Avec des boîtiers affichant près de 20 années de fonctionnement, la qualité du SAV n'est plus à démontrer. C'est la suite logique d'une fabrication bien pensée depuis ses débuts. Avec pour leitmotiv, de limiter l'obsolescence trop souvent présente dans le monde de l'électronique. Ainsi chez AGROTRONIX, tout le savoir faire de l'entreprise est employé à concevoir en interne des solutions évolutives en assemblant cartes électroniques, boitiers et programmes de sa propre création. La gamme Epandix : 10 années de recherche au service de l'épandage La gamme EPANDIX est issue de plus de 10 années de recherche continue. Ce qui fait d'AGROTRONIX aujourd'hui le partenaire privilégié des constructeurs d'épandeurs Européens. De nombreux brevets ont d'ailleurs vus le jour. : - le procédé de pesée et la mesure de hauteur sur une porte guillotine (AGROTRONIX), - le procédé du suivi de contour (licence exclusive du CEMAGREF à AGROTRONIX). Les compétences techniques d'Agrotronix se retrouvent également dans le domaine de la pulvérisation, du travail du sol ainsi que pour la pesée embarquée. Notre expertise multi-domaines, nous permet de développer des synergies entre nos différentes gammes afin de satisfaire au mieux nos clients. L'épandage mais pas seulement... Agrotronix une électronique Made in France ! SIMA 2013: le 8700 actuel décliné en version ISOBUS ! Le 6300 : gagnez en précision avec sa DPA + pesée 14 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 farm progress Dans la région du Saskatchewan, comme la majorité des colzas sont andainés, nombreux sont les constructeurs, à l'instar de MacDon, à proposer une andaineuse. Certaines sont reconverties en automotrices de fauche. Au Canada, les semoirs munis d'éléments semeurs à dents ou à disques mesurent fréquemment 24 mètres de large, à l'instar de ce modèle SeedHawk. Ils tirent leur trémie sur des chariots embarquant jusqu'à 45 500 litres de semences et d'engrais. La société américaine Great Plains poursuit le développement de sa gamme d'outils de travail du sol selon le concept du vertical tillage, traduisez travail du sol vertical. Cette méthode consiste, selon le constructeur, à fissurer les différentes couches de sol engendrées par le passage répété des outils et à favoriser ainsi le développement racinaire. Un nouvel outil à disques adapté à cette technique, nommé Turbo-Max, reçoit deux trains de disques ondulés montés sur des lames ressorts. Il se caractérise par son réglage hydraulique de l'angle des trains, de 0 à 6 degrés en continu depuis la cabine grâce à des vérins hydrauliques. L'espacement entre deux pièces travaillantes d'un même train atteint 20 cm. Le Turbo- Max se décline en cinq variantes, pour des largeurs de travail comprises allant de 3,65 à 9,15 mètres et une puissance de traction conseillée d'un peu plus de 30 chevaux par mètre. n A.G. John Deere, Sunflower (Agco), New Holland, Seed Hawk (Väderstad), Morris, Bourgault, SeedMaster, Salford... les farmers ont le choix entre de nombreux fabricants de semoirs. Great Plains Le travail du sol vertical En Amérique du Nord, New Holland commercialise les pulvérisateurs automoteurs à rampe avant ou arrière de l'Américain Miller. Les modèles, de 3 800 à 6 100 litres, reçoivent des rampes de 27 à 36 mètres et des moteurs de 240 à 365 chevaux. Le meilleur choix pour vos besoins croissants PNEUS AGRICOLES Bien plus qu'une réponse technologique aux besoins spécifiques de l'agriculture moderne: un projet novateur visant à améliorer les performances en matière d'efficacité opérationnelle, sécurité et confort. Toute la valeur de la recherche BKT est concentrée dans Agrimax. Dans la structure, plus résistante pour que les performances restent intactes plus longtemps. Dans le mélange, pour en allonger la durée de vie et réduire les coûts de service. Dans le dessin de la bande de roulement, conçu pour apporter des standards inédits de confort et de conduite, même sur route. Pneus pour l'agriculture BKT: des solutions novatrices, pour une gamme comptant parmi les plus complètes et compétitives du marché. Importateur pour France: Zone d'activitè Pôle Sud - Basse Goulaine - 65 Rue de l'Atlantique - 44124 Vertou Cedex, France Tel: +33 2 51 79 11 11 ; accueil@sonamia.fr ; www.sonamia.com bkt-tires.com 16 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 n Par Aurélien Groult Il augmente la cadence Horsch Maestro SW Avec le Maestro SW, Horsch investit le créneau des semoirs rapides de précision. Il annonce ainsi pouvoir implanter du maïs à l'allure soutenue de 15 km/h. L'appareil, de conception originale, se distingue par ses éléments semeurs compacts, dépourvus de trémie et dotés d'un système de distribution original. Dépourvu de trémie, l'élément semeur du Maestro SW s'avère compact. Le semoir monograine semi-porté Horsch, de 12 ou 24 rangs, se replie à trois mètres au transport. Horsch n'avait pas le choix. La firme familiale allemande, figurant parmi les précurseurs des techniques sans labour, se devait de concevoir un semoir rapide qui soit aussi monograine. Concilier vitesse et précision sur ce type d'appareil n'est toutefois pas une tâche aisée. Le fabricant a, de surcroît, vraisemblablement tenu à faciliter la logistique de chantier. Son nouveau Maestro SW semble avoir réussi à concilier l'ensemble de ces contraintes. De prime abord, la compacité de l'élément semeur à double disque attire l'oeil. Le constructeur annonce, d'une part, proposer le plus petit doseur monograine du marché. Cette conception lui permet notamment d'abaisser l'interrang à 37,5 cm. Elle implique également l'utilisation de moteurs électriques de plus faible puissance pour entraîner chaque distribution. D'autre part, les éléments semeurs de cette version SW sont dépourvus de trémie. Leur approvisionnement s'effectue depuis une réserve centrale de 2 000 litres, par le biais du système Seed on Demand (SOD). La logistique de chantier est aussi pleinement étudiée pour le ravitaillement en engrais. Le châssis semi-porté du Maestro SW embarque en effet une trémie à fertilisant de 7 000 litres. Jusqu'à 350 kg de pression Pour évoluer à vive allure sans perturber la distribution, le semoir monograine doit être stable, donc suffisamment lourd. Sur le Horsch, la capacité de pénétration s'ajuste en continu, depuis la cabine, en Avec le monograine Maestro, Horsch annonce une vitesse de semis de 15 km/h. Le Maestro SW embarque une trémie centralisée, contenant 2 000 litres de semence et 7 000 litres d'engrais, qui semble facile à ravitailler. 18 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Horsch maestro SW pilotant le vérin hydraulique intégré dans chaque parallélogramme supportant l'élément semeur à double disque. Elle se règle sur une plage comprise entre 80 et 350 kg. La modification de cette pression au sol peut d'ailleurs suivre les préconisations d'une carte de modulation intraparcellaire par GPS téléchargée dans le terminal. Chaque vérin fonctionne en double effet, ce qui permet de soulager l'élément dans les terres légères. Il sert également d'amortisseur, notamment lorsque l'allure dépasse 10 km/h. Le parallélogramme intègre, pour sa part, deux barres de torsion qui, en limitant les mouvements latéraux de l'élément, garantissent la régularité de semis tant sur le rang qu'entre les lignes. De leur côté, les distributions, animées électriquement, n'utilisent pas de joint au niveau de l'espace de dépression, une conception limitant l'usure et nécessitant moins de puissance d'entraînement. Leur plateau de sélection des graines se caractérise par son dessin original. Il est en effet constitué de rainures ouvertes vers l?extérieur et non plus de trous, comme sur les précédentes générations de Maestro. Les graines sous surveillance Cette architecture modifie, par le biais d'une réglette, le mode de transport des graines, désormais linéaire et vertical, un critère garantissant la régularité de semis selon le constructeur. Les semences sont ainsi conduites sans effort dans le tube de descente et tombent par gravité en étant moins perturbées par la force centrifuge. Lors de la chute, des capteurs comptabilisent les doubles ou les manques. Depuis le terminal, l'opérateur visualise graphiquement le coefficient de variation de chaque rang. Cette information lui permet de mieux adapter la vitesse d'avancement aux conditions de semis et d'optimiser ainsi l'utilisation de l'appareil. Par ailleurs, l'animation électrique des distributions facilite la coupure individuelle des rangs, gage d'économie de semence en bout de champ. Le Maestro SW, décliné en 12 et 24 éléments, en interrangs de 70 ou 75 cm, respecte au transport une largeur de trois mètres. Horsch annonce développer un modèle de 48 rangs avec le système SOD. Le constructeur propose également la variante CC à trémies individuelles de 70 litres pour la semence et à réserve centrale de 2 800 litres pour l'engrais. Cet appareil compte huit rangs en maïs, espacés de 70, 75 ou 80 cm, ou douze rangs en tournesol, betteraves voire colza, avec un espacement entre éléments de 45 ou 50 cm. La firme étudie également la construction d'un châssis porté doté de la même capacité de pénétration que les modèles semiportés actuellement au catalogue. n L'essieu télescopique, fourni de série, s'utilise pour adapter rapidement la voie du semoir. l l l Le soc fertiliseur et le chasse-débris rotatif sont montés sur le même parallélogramme que l'élément semeur afin de garantir une distance constante entre la graine et l'engrais. Intégré au parallélogramme, un vérin hydraulique à double effet modifie la pression au sol, jusqu'à 350 kg, ou soulage l'élément semeur en terres légères. Depuis le terminal, l'opérateur visualise graphiquement le coefficient de variation de chaque rang. Cette information lui permet d'adapter son allure aux conditions de semis. Le disque de distribution, de 12 cm de diamètre et constitué de rainures ouvertes vers l'extérieur, accompagne mieux les graines dans le tube de descente. Entièrement mécanique, le système Seed on Demand (SOD), nécessitant une troisième soufflerie, se compose d'une plaque perforée qui, lorsque les graines bouchent tous les trous, coupe l'alimentation. fendt.fr FENDT est une marque déposée d' AGCO Corporation Fendt Katana 65 Katana 65 653 Ch* 480 kW La rentabilité maintenant disponible sur ensileuse Katana : l'ensilage made in Fendt Sans aucune base commune avec une autre ensileuse, le projet Katana est natif des bureaux d'étude de notre site de production de Marktoberdorf où les ingénieurs dédiés à ce projet ont travaillé en étroite collaboration avec les ingénieurs Tracteurs pour mutualiser tout notre savoir-faire et le concentrer dans cette audacieuse Katana. Entièrement consacrée à la production de la Katana, la nouvelle usine Fendt située à Hohnemölsen va dès cette année produire une machine présentant entre autres : le diamètre de rotor le plus important du marché - un éclateur en V - un design permettant une visibilité optimale - un mode éco - un essieu arrière suspendu ou encore le terminal Variotronic des 700, 800 et 900 SCR ... Plus d'infos Partenaire de Fendt RCS 397 566 860 000 29 - - 03 44 23 48 48 20 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Utiliser une machine pour récolter des légumes et maintenir une qualité identique à la cueillette manuelle est l'obsession de la famille Ploeger depuis plus de soixante ans. Aujourd'hui, elle est à la tête du groupe Ploeger Oxbo fabriquant, des deux côtés de l'Atlantique, des automoteurs pour les cultures spécialisées. des au tomoteurs Ploeger très spéciau x n Par Bernard Serpantié Dans les années cinquante, le NéerlandaisGerrit Ploeger, planteur et courtier en légumes, faisait appel à une armée de saisonniers pour récolter ses cultures d'épinards et de haricots verts. Mais le renchérissement des coûts salariaux l'a amené à rechercher des moyens mécaniques plus économiques. Il s'est alors orienté vers des outils d'origine britannique ou allemande qui ont vite été dépassés par l'extrême humidité des sols néerlandais. « Nous étions alors dans l'impossibilité de récolter, rappelle Ad Ploeger, l'actuel dirigeant et fils du fondateur de la firme Ploeger. Un mécanicien de l'atelier nous a expliqué qu'il pouvait trouver une solution. Comme nous n'avions rien à perdre, nous l'avons laissé faire. Sa machine a sauvé la récolte. » À l'époque, la clientèle des industriels de la conserve, attachée à la cueillette manuelle, ne voulait pas entendre parler de mécanisation. « Pour les convaincre, nous leur avons livré des sacs de haricots récoltés mécaniquement à côté d'autres cueillis manuellement. Ils n'ont pas vu la différence et ont accepté ce progrès. » Un producteur devenu constructeur La première machine à avoir été assemblée dans la cour de la maison familiale d'Oudenbosch( Pays-Bas) a tout naturellement été suivie par d'autres. Le producteur de légumes, devenu constructeur, les a continuellement améliorées. En 1968, il a proposé sa première automotrice de récolte Le nettoyage du produit est réalisé en trois phases. Un ensemble de quatre aspirateurs placé au niveau de la chute du premier tapis élévateur évacue une première partie des déchets. Ensuite, la matière rassemblée par deux convoyeurs transversaux sur un deuxième élévateur est projetée sur un tapis à pointe qui finit de séparer les grappes. Celles-ci sont éliminées par le deuxième aspirateur. Un troisième élévateur termine le nettoyage et conduit le produit vers la trémie. de haricots sur trois rangs, puis progressivement a évolué vers des engins plus sophistiqués. « Autrefois, un travailleur particulièrement courageux parvenait à cueillir un maximum de 150 kg de haricots en une journée. Aujourd'hui, les automoteurs sont capables de récolter dans toutes les conditions climatiques près de 6 tonnes à l'heure. Comme les machines sont de plus en plus performantes, ce marché se resserre année après année et le nombre d'unités vendues diminue. » Pour perdurer, Ploeger n'a pas trouvé d'autres solutions que de se diversifier et de développer son réseau commercial à une échelle internationale. Il a ainsi commencé à proposer, à partir de 1982, une automotrice de bagage de pois et, à partir de 2003, une arracheuse automotrice de pommes de terre à Ad Ploeger, le dirigeant du groupe Ploeger-Oxbo, fabrique des machines sous trois marques : Ploeger, PMC et Oxbo. Il veille à maintenir l'originalité et l'indépendance de chacune. La trémie de 4,5 tonnes peut décharger son contenu jusqu'à une hauteur de 4,37 mètres. La récolteuse de haricots verts BP 2100 o Moteur six cylindres Deutz BF6M 1013C 7,15 litres de 380 chevaux. o Quatre roues motrices et directrices, transmission hydrostatique. o Rayon de braquage : 4,81 mètres o Réservoir de carburant : 800 litres o Longueur : 11,5 mètres, largeur : 3,52 mètres, hauteur : 4 mètres o Empattement : 2,18 mètres o Poids : 18,88 tonnes 22 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 ploeger quatre rangs. Parallèlement, il s'est engagé dans une dynamique de fusions et d'acquisitions. En 2002, il a acheté son concurrent britannique FMC, qui a depuis été rebaptisé PMC. En 2011, il a fusionné avec le spécialiste nord-américain Oxbo. Dès lors, ce constructeur est devenu le groupe Ploeger-Oxbo, un ensemble produisant des matériels sous trois marques et sur cinq sites industriels. À Fakenham, au Royaume-Uni, PMC et ses 35 salariés fabriquent des récolteuses de pois et de haricots. À Oud-Gastel, aux Pays- Bas, le site Ploeger est aussi le siège de Ploeger-Oxbo. Cent dix salariés y élaborent des récolteuses de pois, de haricots, de pommes de terre, de carottes et d'épinards. Sur l'autre rive de l'Atlantique, Oxbo est l'entité la plus importante et la plus diversifiée du groupe. Avec son effectif de 330 personnes, elle produit dans trois usines une large gamme de machines récoltant des petits fruits, des olives, du maïs doux ou semences, des olives et même du raisin... Les complémentarités des catalogues européens et américains permettent d'envisager des développements commerciaux. Mais Ad Ploeger se refuse à fusionner les offres des différentes marques sous une seule. « Les clients ont toujours le dernier mot et ils choisissent le fabricant qu'ils souhaitent. Même s'ils proposent des matériels comparables, PMC et Ploeger, conserventleurs sites de fabrication, leur service après-vente et leur organisation commerciale indépendants », explique-t-il. n La récolte des légumes est l'activité principale de l'entreprise Cousin, installée à Comines (Nord). Son parc se compose de six cueilleuses de haricots et dix batteuses à petits pois dont cinq à chenilles, toutes de la marque Ploeger. Avec une zone d'intervention couvrant tout le grand nord de la France, son programme de travail s'étend sur plusieurs milliers d'hectares. La saison démarre à la fin juin avec le battage des pois et se poursuit à la mi-août avec la cueillette des haricots. Le reste de l'année, l'entreprise retrouve les chantiers agricoles classiques, semis, ensilage, arrachage et déterrage des betteraves, lui permettant de maintenir ses quinze salariés permanents. Les chantiers de récolte de légumes sont assurément ceux qui lui imposent la rigueur la plus extrême. Entre leur récolte et le moment où les légumes sont appertisés ou surgelés, l'intervalle de temps doit être le plus bref possible. Dans son assiette, le consommateur veut retrouver toutes les caractéristiques de tendreté et de craquant qu'il est en droit d'attendre. Les chantiers sont organisés de manière à approvisionner les usines en flux tendu avec des équipes se succédant sur les machines. La règle d'intervention est simple. Les récoltes se déroulent à maturité. Alors, quand les conditions sont réunies, seules les averses les plus excessives arrêtent les machines. Cette campagne 2012, les chenilles des batteuses à pois se sont révélées très utiles pour continuer à récolter au mois de juillet dans des parcelles détrempées. Des haricots bien éboutés La récolte des haricots est en général réalisée avec deux ou trois machines. Dans tous les cas, celles-ci sont supervisées par un chef de chantier en liaison avec les chauffeurs de camion et l'usine de transformation. La production de ces chantiers étant destinée à l'alimentation humaine, ils méritent le meilleur suivi. Les parcelles sont en général choisies à l'écart des grands axes de circulation ou sont plantées avec une bande tampon d'une dizaine de mètres le long de la route pour retenir d'éventuels objets indésirables. Même si les automotrices sont bien équipées en systèmes de détection et de séparation, les chauffeurs gardent les yeux rivés à la fois sur l'organe cueilleur et sur le terminal de surveillance vidéo de la trémie. Le chef de chantier vérifie également la propreté et la bonne qualité de la récolte au moment de son chargement dans le camion. La règle est d'obtenir un haricot ébouté, c'est-à-dire séparé de sa tige, mais non épointé. L'entreprise Cousin utilise des récolteuses Ploeger depuis 1989. Elle ne peut que se féliciter des améliorations apportées en qualité de travail, d'une génération de machines sur l'autre. « Le constructeur s'est montré extrêmement attentif aux améliorations que nous lui avons suggérées. Désormais le matériel est très fiable », se félicite Nicolas Cousin, le fils de Daniel Cousin, le fondateur de l'entreprise. Le cueilleur de 3,25 mètres de large détache les haricots grâce à un rotor hérissé de dents à embase caoutchoutée. L'articulation de l'ensemble permet de suivre le sol et de régler la hauteur de travail. l l l Le témoignage de Nicolas Cousin Entreprise Daniel Cousin Travaux Agricoles à Comines (Nord) Le chef de chantier fait le lien avec l'usine de transformation. Il veille à la bonne qualité de la récolte et supervise le réglage des machines. Nicolas Cousin (Entreprise Daniel Cousin) intervient en récolte de légumes sur tout le nord de la France. 24 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Fiche technique RPC 445 Tornado Type de chambre Variable Largeur de la chambre 1,23 m Diamètre de la balle 0,90 à 1,60 m Largeur du pick-up (DIN) 1,86 m Nombre de rouleaux de filet embarqués 2 Nombre de rouleaux de film embarqués 2 + 12 Puissance minimale recommandée 180 ch Longueur au transport 5,75 m Largeur au transport 2,80 m Hauteur au transport 3,45 m Poids à vide 6 100 kg Tarif 100 200 € HT La presse-enrubanneuse RPC 445 Tornado, commercialisée depuis 2011, emprunte les organes de ramassage et de pressage à la presse à chambre variable éprouvée RP 445. L'enrubannage Lely Welger RPC 445 Tornado n Par Matthieu Schubnel Unique presse-enrubanneuse à chambre variable de la gamme Lely, la RPC 445 Tornado confectionne et enfilme des balles rondes de 90 à 160 cm de diamètre. Cette machine haut de gamme, construite en Allemagne dans l'usine Welger et commercialisée depuis 2011, s'adresse principalement aux entrepreneurs de travaux agricoles et aux Cuma. Pour l'exploiter pleinement, le constructeur recommande de lui affecter un chauffeur spécifique et de le former à son utilisation. La gamme Tornado s'est élargie en novembre 2011 avec l'apparition de la RPC 245 à chambre fixe (à gauche). À la carte Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 o 25 n Pour animer la RPC 445 Tornado, Lely préconise un tracteur de 180 chevaux. L'attelage s'effectue en position de timon haute ou basse. La seconde configuration autorise le montage d'une rotule de type Scharmu?ller évitant les à-coups pour davantage de confort de conduite. Cette presse-enrubanneuse, d'un poids à vide de 6,1 tonnes, repose sur un simple essieu freiné hydrauliquement et chaussé de pneumatiques de dimensions 710/40 R22,5. Elle nécessite un distributeur à double effet animant le pickup, l'abaissement du plancher du canal HydroFlexcontrol et la sélection du nombre de couteaux. Un distributeur à simple effet en pompage continu avec retour libre (ou le circuit load sensing du tracteur s'il en est équipé) alimente la porte de la chambre et le système d'enrubannage. Le tracteur assure l'entraînement de la presse-enrubanneuse exclusivement à 540 tr/min, via un cardan grand angle d'origine Walterscheid, doté d'une sécurité à cames. Le boîtier d'entraînement Powersplit, à couple conique, répartit le mouvement des deux côtés de la machine. Sur le flanc gauche, il anime par chaîne les rouleaux entraînant les courroies de la chambre variable. Du côté droit, il met en rotation l'ameneur rotatif, grâce à une chaîne double. Ce rotor reçoit, à son autre extrémité, un pignon pour transmettre le mouvement au pick-up via une chaîne et un jeu de pignons. Les composants en mouvement sont lubrifiés par une pompe automatique ou par l'opérateur depuis des points de graissage centralisés. 1- Sur le flanc droit, une chaîne double anime le rotor ameneur. 2- Une pompe réglable, en prise sur l'un des rouleaux de la chambre et alimentée par un réservoir d'huile filante, lubrifie en permanence les chaînes de la RPC 445 Tornado. 3- Le côté gauche accueille les chaînes d'entraînement des rouleaux animant les courroies de la chambre variable, mais également celles du pick-up dont le mouvement est repris à l'extrémité de l'arbre de l'ameneur rotatif. Une cinématique en chaînes n La combinaison RPC 445 Tornado partage ses organes de ramassage avec la presse solo RP 445. Son pick-up sans came, ramassant le fourrage sur 1,86 mètre de large, compte cinq rangées de dents. Il reçoit de série un rouleau tasse-andain facilitant l'entrée du fourrage. Un rotor ameneur hélicoïdal, de 80 cm de diamètre, pousse ensuite le produit vers la chambre de pressage. Pour réduire la longueur des brins de fourrage, l'opérateur choisit entre 12, 13 ou 25 couteaux qu'il verrouille simultanément et actionne hydrauliquement. En cas de retrait de ces lames tranchantes, le constructeur recommande d'utiliser le jeu de faux couteaux fourni avec la machine pour préserver l'affûtage, tout en évitant le bourrage des orifices. Chaque couteau dispose d'une sécurité hydraulique individuelle en prise sur un circuit fermé, dont le tarage est modifiable par le concessionnaire. À l'image des autres presses ou remorques autochargeuses de la gamme Lely munies d'un dispositif de coupe, la presse RPC 445 Tornado bénéficie du système antibourrage HydroFlexcontrol. Quand la pression augmente dans le canal d'alimentation, une trappe montée sur des silentblocs en caoutchouc laisse passer les bouchons sans intervention du chauffeur. Lorsque l'agglomération d'herbe est plus conséquente, l'opérateur abaisse hydrauliquement ce fond pivotant pour libérer le canal. Cette trappe facilite par ailleurs le démontage et le nettoyage des couteaux. Une trapp e contre les bourrages La trappe antibourrage HydroFlexcontrol, située sous le canal d'alimentation, supporte les 25 couteaux du système de coupe. La presse-enrubanneuse Lely reçoit un pick-up à cinq rangées de dents et un ameneur rotatif hélicoïdal de 80 cm de diamètre. Les grands capots en fibre de verre à ouverture en papillon dégagent l'accès aux éléments de la machine. 1 3 2 26 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Lely Welger rpc 445 tornado n La chambre variable de cette combinaison presseenrubanneuse confectionne des balles de 90 à 160 cm de diamètre. Elle est formée de quatre courroies sans agrafe, larges de 285 mm et épaisses de 8 mm. Au démarrage de la balle, le système de serrage à pression constante CPS tend les courroies avec deux ressorts de forte section. Des vérins hydrauliques prennentensuite le relais. Spécificité sur les Tornado, le chauffeur peut modifier la densité du coeur de la balle sur les 90 premiers centimètres de diamètre. Deux rouleaux intérieurs, baptisés Opticlean, décollent les résidus d'herbe en provoquant la vibration permanente des courroies. Lely monte désormais cet équipement en standard sur toutes ses presses en France. La presseenrubanneuse RPC 445 Tornado lie exclusivement les balles avec du filet. Dans le cas où le boîtier en cabine ne répond pas, le chauffeur a la possibilité de lancer temporairement le liage manuellement. Dans cette situation, il peut également enrubanner les balles en lançant chaque étape depuis le boîtier électrique dédié à l'arrière de la machine. Le transfert en images Une chambre à coeur variable 1 - La porte arrière se verrouille mécaniquement par deux crochets pilotés hydrauliquement. 2 - À l'image des autres presses Lely, la RPC 445 intègre un mode de confection manuel en cas de dysfonctionnement électronique. Dans cette configuration, le chauffeur surveille visuellement sur la machine l'évolution du diamètre de la balle via l'indicateur à aiguille, puis, le moment venu, lance le liage en allumant les feux de route (après avoir opéré les branchements électriques adéquats). 3 - Le chauffeur installe le rouleau de filet dans un astucieux berceau métallique situé à environ 1,30 mètre du sol, puis le bascule vers son point de fixation. Il monte ensuite sur la plateforme pour engager le filet. Cet équipement sert également à stocker un second rouleau contenant jusqu'à 4 200 mètres de filet. 1- Le terminal Welger regroupe l'ensemble des fonctions de la presse-enrubanneuse. Il propose une double commande : tactile et par boutons. 2- Avec le boîtier de commandes extérieur, logé au-dessus de la roue gauche, à proximité du bloc hydraulique, l'opérateur commande si nécessaire l'enrubanneuse en marche forcée avec une bonne visibilité. Il désactive, par exemple, les freins du porte-satellites pour le faire tourner en roue libre. Un terminal à écran tact ile n La presse-enrubanneuse RPC 445 Tornado compte trois platines électroniques : la première centralise les informations de la presse, la deuxième est dédiée à l'enrubanneuse et la troisième synchronise les fonctions entre ces deux modules. Lely n'a pas encore adapté son nouveau boîtier Isobus E-Link Pro sur cette machine. Il propose néanmoins un terminal à commande tactile et par boutons, sur lequel le chauffeur effectue tous les réglages. Il ajuste, par exemple, le diamètre et la densité de la balle, le niveau de compression du noyau, le nombre de tours de filet et de film ou encore la position initiale de la table d'enfilmage et du porte-satellites. Le moniteur affiche également des compteurs partiels ou totaux et loge des prises de diagnostic pour tester l'ensemble des capteurs et des électrovannes. 1 2 n Le transfert de la balle depuis la chambre de pressage vers le plateau d'enrubannage s'opère à l'arrêt. Il est réalisé par le dispositif Bale Transfer, composé d'un tube transversal animé par deux vérins hydrauliques. Cet organe, dont le mouvement est contrôlé par un potentiomètre et un accumulateur oléopneumatique, amortit la descente de la botte dès sa sortie. Un capteur, placé sous la courroie centrale de la table d'enrubannage, confirme son chargement. Le chauffeur surveille le déroulement de ces opérations grâce à deux caméras fournies de série. La première est focalisée en sortie de chambre et la seconde filme l'enrubanneuse. 1 2 3 Un tube horizontal, dont le mouvement est contrôlé par deux vérins, accompagne la descente de la botte vers la table d'enrubannage. Le transfert de la balle est filmé par deux caméras grâce auxquelles l'opérateur surveille l'ouverture de la chambre et la table d'enrubannage. n Le double satellite d'enrubannage déroule deux bobines de film de 750 mm de large. Il tourne au régime de 30 tr/min. Selon la déclivité du terrain, la RPC 445 Tornado corrige automatiquement l'inclinaison longitudinale de la table. En fonction de ce paramètre et de la taille de la balle, le porte-satellites s'incline également, selon un angle comprisentre 7 et 33 degrés, pour conserver un enveloppement diamétral. Si une rupture inopinée de film se produit sur l'une des bobines, l'enrubanneuse adapte automatiquement le régime de rotation et le nombre de tours restants pour bien couvrir la balle. Dès que le système atteint le nombre de tours ou de couches programmés en cabine, les deux pince-films de grande amplitude entrent en action, la table bascule et la balle tombe par gravité. Si nécessaire, le plateau de la RPC 445 Tornado assure également le groupage des balles, par exemple, lors des chantiers de paille. Le porte-satellite inclinable Les deux flancs de la presse-enrubanneuse logent chacun six supports, dont le dégagement suffit pour accueillir les rouleaux de film et leur carton de protection. Leur montage sur charnières facilite le chargement. Les acquéreurs plébiscitent particulièrement le vire-botte à roue folle optionnel (ici replié). Cet équipement dépose la balle sur le flanc là où les couches de film sont plus nombreuses. Le double satellite d'enfilmage gravite à une vitesse moyenne de 30 tr/min. 28 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 Prise en main New Holland T9-450 Trouver des photos de tracteurs articulés américains sur les sites Internet est une satisfaction pour les passionnés de matériel. Les apercevoir dans des plaines françaises reste pourtant rarissime. Mais conduire l'un de ces engins sur les chaussées de la Beauce, et sans voiture pilote, passe, pour nous tous, comme une provocation envers notre code de la Le réservoir principal de GNR, placé au centre, offre une capacité de 700 litres. Deux autres forment les ailes arrière pour augmenter le volume total à 1 230 litres. autorisé Les campagnes françaises n'auront bientôt plus à envier les plaines américaines et leurs tracteurs surpuissants. La récente homologation des New Holland T9 sur les routes tricolores va changer la donne chez les agriculteurs travaillant en grande largeur sur un parcellaire morcelé. Matériel Agricole est monté à bord de ce navire amiral bleu, fort de 450 chevaux, afin d'évaluer ses compétences au quotidien. n Par Sébastien Dillies à circuler route. C'est pourtant ce que j'ai fait, début septembre, et en toute légalité avec un New Holland T9-450. L'homologation des T9-390, T9-450, T9-505 et T9-560 dans l'Hexagone les autorise désormais à circuler librement à une vitesse de 40 km/h grâce à leur largeur inférieure, selon la monte pneumatique, à 2,55 mètres et à leur masse totale n'excédant pas les 18 tonnes. Ces spécifications ont nécessité la création d'un châssis étroit qui, grâce à l'intégration des éléments en hauteur, ne dépasse pas 92 cm entre les roues. Le système d'échappement, normalement monté à la verticale le long de la cabine, se loge sur cette version européenne au niveau de l'aile avant droite afin de ne pas masquer le champ de vision. Bien que compact au premier abord, nous avons vérifié sur la route que Scannez ce tag et mettez-vous au volant Ou retrouvez la vidéo gratuitement sur notre site Internet www.materielagricole. info/video.php Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 o 29 Le grand capot monobloc loge le bloc FTP de 12,9 litres de cylindrée et laisse un large accès au nettoyage des radiateurs. sa taille imposante lui donne naturellement la priorité face aux automobilistes. Les autres modèles de la marque, le T9-615 et le T9-660, n'ont pas obtenu, compte tenu de leur carrure encore plus imposante, le droit de circuler en France. Un moteur aux dimensions du tracteur Le New Holland T9-450 est le premier de la série à utiliser Les pneus IF 900/60R42 à flancs flexibles se contentent d'une pression d'un bar pour offrir une traction exemplaire. Le jumelage de roues 710/70R42 reste néanmoins autorisé sur route avec une voiture pilote. un bloc FTP Cursor 13 à six cylindres de 12,9 litres. Il développe ici 405 chevaux ECE R120 à 2 100 tr/min et accroît, en cas de travaux mobiles à la prise de force et lors de fortes sollicitations en traction, sa puissance jusqu'à 446 chevaux ECE R120. Ce moteur utilise, pour satisfaire la norme Stage IIIB, une injection par injecteurs-pompes, un simple turbo muni d'une valve de régulation de pression l l l Prise en main 30 o Matériel Agricole Équipement entreprise - Hors-série N° 12 - Novembre 2012 New Holland T9-450 et un système de dépollution SCR par adjonction d'Ad- Blue dans les gaz d'échappement. Attelé à un déchaumeur semi-porté Kuhn de 6,5 mètres de large, la partie aurait pu vite être gagnée par le mastodonte. Cependant, enterré à 18 cm dans des terres matraquées par le passage des remorques et des arracheuses à pommes de terre, les 446 chevaux ont été sollicités à grands coups de fouet. Le T9-450 a néanmoins montré ses capacités à emmener l'outil à une vitesse variant de 8 à 12 km/h et au régime maximal imposé de 1 800 tr/min. Le couple gargantuesque de 1 899 Nm, disponible dès 1 400 tr/min, permet au tracteur d'accepter des chutes de régime importantes sans pour autant s'écraser. Le cas échéant, un dispositif débraye, au régime de 600 tr/min, le moteur de la boîte de vitesses afin d'éviter un calage brutal de la mécanique. Bien chaussé sur des roues de 2,15 mètres de haut et larges de 900 mm, le patinage du T9 n'excédait pas les 9 %. La masse totale de 18 tonnes, répartie à 60 % sur l'avant et 40 % sur l'arrière, ainsi que la transmission à quatre roues motrices permanente participent à cette adhérence de premier ordre. La transmission de type full-powershift, à 16 rapports avant et deux arrière, dispose d'un étagement rapproché de ses vitesses de champ. La 16e vitesse possède un doubleur pour atteindre, au régime maximal, la vitesse de 37 km/h. La conception simple et robuste de la boîte offre, selon le constructeur, une meilleure efficacité mais s'avère, à la conduite, un peu brutale lors du passage des vitesses impaires. L'absence en cabine d'un accélé- L'accoudoir Sidewinder II intègre le joystick fixe et l'écran Intelliview III compatible avec un outil Isobus ainsi qu'un système de guidage. La cabine dispose d'un accès peu pratique mais isole correctement le conducteur des irrégularités du sol et des bruits du moteur. « Je me suis demandé, à plusieurs reprises, qui du déchaumeur Kuhn Cultimer 6500 ou du New Holland T9-450 lâcherait le premier. » rateur au pied paraît déroutante au premier abord. Celui-ci devient inutile grâce à la fonction GSM modulant, après avoir enregistré une vitesse cible, le rapport idéal de la transmission en fonction du régime moteur. Le constructeur boulonne de série, sur le châssis de l'engin, un relevage arrière étroit de catégorie 4 supportant neuf tonnes. Des équipements haut de gamme La prise de force à entraînement mécanique, disponible en option, admet la puissance maximale du moteur à 1 000 tr/min. Le circuit hydraulique standard débite quant à lui 206 l/min sur les prises Power Beyond fournies de base. L'optionnel circuit de 428 l/min alimentera les outils les plus gourmands. New Holland a doté son tracteur d'un poste de conduite proportionnel à la taille de l'engin. L'accès à bord n'est pas des plus aisés, mais le chauffeur se réconforte rapidement une fois installé dans le siège en cuir chauffant. L'accoudoir multifonction Sidewinder II et l'écran Intelliview III, issus des autres modèles de la marque, rassemblent l'ensemble des paramètres et libèrent la visibilité vers l'avant. Les informations courantes sont rappelées sur les différents écrans du montant avant droit. Le siège l l l pivotant à 40 degrés permet au chauffeur de percevoir, au travail, l'intégralité de l'outil tout en restant correctement assis. La suspension de cabine à quatre points offre, grâce à son système de ressorts et amortisseurs, un grand pouvoir de filtration des irrégularités du terrain. Les manoeuvres en bout de champ disposent d'un automatisme enregistrant les séquences répétitives. Le rayon de braquage, annoncé à 4,90 mètres, rend étonnamment maniable cet appareil de huit mètres de long. Son système de direction agissant sur l'articulation ne demande au Les commandes de relevage depuis l'extérieur sont réunies sur une télécommande. Quatre à huit distributeurs double effet se répartissent l'alimentation des outils. L'articulation à deux points offre un rayon de braquage inférieur à celui d'un tracteur à roues inégales New Holland T8. L'articulation à rotule, placée dans l'axe de la barre de traction, autorise une oscillation de 10 degrés et permet d'obtenir un angle de braquage de 42 degrés. chauffeur que quelques minutes d'adaptation. Les quatorze feux de nuit, dont six au xénon participeront, en plus du pré-équipement de guidage par GPS, à faciliter la conduite dans la pénombre. n Via Musi, 1/A-3 - 37042 Caldiero (VERONA) Tel. +39.045.6139711 - Fax +39.045.6150251 - info@bertima.it - www.bertima.it APOSTOLICOADV.IT LA FAMILLE A AUGMENTE Une nouvelle gamme de herses rotatives et de fraises très

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