Transmissions Yto France veut passer la vitesse supérieure

Yto France veut passer la vitesse supérieure
Yto France veut proposer ses fabrications sur le marché des composants.
Il y a quatre ans, lorsque le groupe chinois Yto a racheté à Argo l'usine de transmissions de Saint-Dizier (Haute-Marne), tous les rêves étaient permis pour ses salariés, surtout celui de voir revenir une chaîne de montage de tracteurs. Ils avaient le sentiment de renouer avec leur histoire débutée en 1949 et les belles pages écrites dans la fabrication des tracteurs rouges International Harvester. Mais, depuis, le réalisme industriel et commercial l'a emporté. Pour le moment, comme le constructeur chinois ne dispose ni d'une gamme adaptée à l'Europe, ni d'un réseau commercial, il a préféré sursoir à son projet de tracteur. En revanche, le savoir-faire et les capacités de production ont installé le site dans son organisation industrielle internationale. « Dans son projet initial, le groupe Yto voulait se développer sur le marché européen mais aussi conforter sa part de marché en Chine », explique Alain Sion, le directeur marketing et commercial d'Yto France. L'usine de Saint-Dizier a donc conservé ses rôles d'usinage de composants, d'assemblage de transmission et de conception. Une équipe d'ingénieur franco-chinoise est à l'œuvre pour adapter les transmissions fabriquées à Saint-Dizier aux spécifications des tracteurs chinois. L'une de ses premières missions a été de développer une unité de commandes adaptée. Celle utilisée sur les anciens tracteurs du groupe Argo, n'était en effet pas du ressort du site. Une autre tâche a été de moderniser des transmissions mécaniques issues d'une ancienne licence Fiat et montées sur les tracteurs Yto de 90 à 110 chevaux. Aujourd'hui, elle travaille sur la montée en puissance de la gamme. Côté production, les livraisons au groupe Argo ont pris fin il y a un an. Mais l'usine a trouvé un relais auprès de sa maison-mère chinoise à qui elle livre des boîtes de vitesses à quatre ou huit rapports sous charge. Elle veut aussi développer ses activités en pièces détachées et en sous-ensemble. Pour cela, elle s'est dotée d'une équipe composée d'une part d'Alain Sion, directeur commercial et marketing, de l'autre de Pierre Halais responsable des ventes des pièces détachées. Elle vise le marché de composants adaptables compatibles avec les tracteurs des marques Case IH, Landini ou McCormick dont elle a fabriqué les transmissions mais aussi celui de la fourniture de sous-ensembles à des constructeurs. Elle propose pour cela une gamme de six transmissions équipant des tracteurs de 90 à 230 chevaux «  Nous bénéficions d'un bon savoir-faire et de l'outillage », insiste Alain Sion. Aujourd'hui Yto France annonce un effectif de 189 salariés et un chiffre d'affaires de 19 M€.

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Irrigation

Agri Solution place l’enrouleur sous haute surveillance

Part de marché

Les outils non animés à disques se portent bien

Elevage

Des autochargeuses Jeulin plus stables

Utilitaire

John Deere Gator XUV, le confort grimpe

Semoir

Un semoir Sulky épuré

Epandeurs d'engrais

Le Kubota DSXLW épand les engrais plus vite

Semis

Une double dent Dale Drills pour semer en direct

Equipement

Une station à la ferme Beiser environnement

Récolte

La coupe flexible de Geringhoff ne manque pas d’air