Universités d'été de l'Aprodema Le corps enseignant connecté pendant trois jours

Universités d'été de l'Aprodema Le corps enseignant connecté pendant trois jours

Les 7, 8 et 9 juillet, l'Aprodema organisait ses universités d'été au sein du centre de formation Claas Academy du Coudray (Eure-et-Loir). Ces trois jours ont suscité de multiples échanges, informations et questions entre les enseignants en maintenance des agroéquipements et les formateurs travaillant chez les constructeurs.

L'édition 2015 des universités d'été de l'Aprodema, qui s'est tenue début juillet chez Claas, a accueilli 85 enseignants représentants 68 établissements scolaires, ainsi qu'une vingtaine de formateurs travaillant pour différents constructeurs de machines agricoles. Les professeurs, venus de tout l'Hexagone, ont participé à plusieurs ateliers techniques, complétés par une visite de l'usine Claas Tractor du Mans (Sarthe). Une séance plénière, organisée par Total le dernier jour, traitait des lubrifiants biodégradables. De nombreuses firmes ont ainsi répondu présent pour animer les différents ateliers, à l'image de Claas, Total, New Holland, Kuhn, Case IH, Manitou, John Deere, Kverneland, JCB, Michelin, Agco et Poclain Hydraulics. Différents sujets étaient au programme de cette 14e édition, à savoir la méthodologie de diagnostic, la technologie Isobus et le guidage par GPS, la télématique, l'ensileuse automotrice et les presses à balle cubique haute densité. Chaque atelier rassemblait de 16 à 17 professeurs. Celui sur la méthodologie de diagnostic animé par Manitou, par exemple, faisait notamment état d'une simulation de panne sur une nacelle. Un formateur du constructeur jouait le rôle du client, puis deux enseignants interprétaient respectivement le rôle de technicien d'intervention et de « hotliner ». Le premier devait déceler la cause de la panne (levage lent de la nacelle) en tenant compte des informations à la fois transmises par le client et apportées par le second assistant au téléphone. L'un des objectifs de cet exercice consistait à démontrer les problèmes de communication qui existent entre les différents acteurs d'une chaîne portant souvent préjudice à un diagnostic de panne performant et rapide, tout en augmentant considérablement les temps de réparation. À l'issue de cet atelier, Manitou informait ses interlocuteurs sur l'importance de certains éléments : questions du technicien à son client pour cibler le problème, vérification des valeurs sur le terrain avec des outils de mesure, valorisation du dépannage et non de la garantie des pièces, capacité d'analyse des documentations techniques des constructeurs pour ne relever que les passages les plus importants. De leur côté, John Deere, Kuhn et Kverneland se partageaient l'atelier traitant de la liaison tracteur-outil via Isobus, alors que Claas et JCB animaient celui qui portait sur la télématique. L'atelier sur les ensileuses se scindait pour sa part en deux afin d'étudier les automotrices Claas et New Holland. Il abordait, en plus de la présentation technique, les solutions d'aide à la conduite telles que l'aide au remplissage des remorques et la gestion de la puissance moteur. Le cinquième et dernier atelier, animé par Case IH et Kuhn, mettait en avant les caractéristiques de chacune de leurs presses à balle cubique.  

Un événement riche pour les enseignants

  « En tant qu'enseignants, nous avons tout intérêt à participer aux universités d'été de l'Aprodema, reconnaît Raphaël Guérard, professeur en maintenance des agroéquipements au lycée professionnel agricole du Neubourg (Eure). Cette rencontre nous permet d'enrichir notre carnet d'adresses et les interventions des constructeurs complètent notre niveau de connaissances. » Durant les trois journées, les enseignants assistent à des présentations détaillées de différents matériels et, cerise sur le gâteau, repartent avec les documentations techniques, des supports particulièrement intéressants pour compléter les cours. Les échanges entre formateurs constituent aussi un moment privilégié pour confronter les méthodes d'enseignement. Les universités d'été donnent par ailleurs l'opportunité de découvrir le site d'un constructeur ainsi qu'une région agricole incluant une pratique culturale particulière. La seule contrainte demeure la capacité d'accueil limitée à 85 participants, alors que, selon l'Aprodema, 140 demandes sont généralement recensées.  

Des opérations de séduction

  L'Aprodema assure la promotion des métiers de l'agroéquipement par l'intermédiaire de différents supports papier et numériques. Cette association est aussi présente lors d'événements professionnels tels le Sia, le Sima, Innovagri et le Space. « Nous cherchons à vulgariser les atouts en termes d'emploi de cette filière auprès des jeunes, du milieu agricole ou non. Nous mettons également en avant les nombreux cursus de formation, si possible dès le collège, précise Michel Morel, président de l'Aprodema. Nous assistons à des portes ouvertes de lycées, agricoles ou non, pour valoriser l'agroéquipement. Nous mobilisons aussi des professeurs sur les salons afin de présenter au mieux la filière au grand public. » Aujourd'hui, l'Aprodema mobilise 13 personnes, dont un salarié à temps complet et douze bénévoles répartis sur toute la France.        

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