6 robots de traite en détail

6 robots de traite en détail

Les robots de traite contribuent à augmenter la productivité du travail et à répondre au déficit de main-d'oeuvre dans les exploitations laitières. Ces matériels sont aujourd'hui commercialisés en France par Lely, DeLaval, GEA Farm Technologies, Boumatic, Fullwood et SAC. Les trois premiers, leaders dans ce domaine, disposent d'un réseau bien en place tandis que les trois autres, challengers, s'affairent à étendre leur maillage de représentants. Dans un secteur toujours en croissance, tous livrent une rude bataille pour gagner des parts de marché. Dans cette plateforme, Matériel Agricole met en évidence les particularités de conception différenciant les équipements de traite automatisée des six marques actives dans l'Hexagone.

Le marché des robots de traite s'est développé plus rapidement en Europe que dans d'autres régions du monde et son importance ne cesse de se renforcer. La France illustre particulièrement cette tendance avec une augmentation de 15 % en 2014 du nombre d'exploitations équipées. Six acteurs principaux se partagent aujourd'hui les ventes dans l'Hexagone : Boumatic, DeLaval, Fullwood, GEA Farm Technologies, Lely et SAC. Selon les constructeurs et le niveau d'équipement, le prix d'un robot monostalle oscille entre 100 000 et 185 000 euros hors taxes. Ce montant ne comprend pas les coûts annexes liés à l'installation de l'automate (maçonnerie, plomberie, électricité...). Plusieurs fabricants estiment ces dépenses supplémentaires à 10 ou 15 % du prix du robot. Alors que Boumatic et DeLaval recommandent voire imposent la construction d'une fosse de traite, Fullwood, GEA et SAC laissent ce choix à l'appréciation du client. Lely, lui, déconseille fermement cet aménagement en rappelant que le robot n'est pas une cage de soins ! En termes de performance, certaines firmes avancent un volume de lait annuel maximal ou un nombre de vaches exploitables par l'automate. Ces critères n'ont toutefois pas été retenus comme indicateurs par Matériel Agricole. Ils présentent en effet de trop nombreux facteurs de variation tels que la production par vache, la vitesse de traite, la préparation ou non... Cette course au volume de lait par box peut même tourner au désavantage de l'éleveur. « Par exemple, une augmentation excessive du niveau de vide favorise la vitesse d'extraction du lait mais peut porter préjudice à la vache », estime GEA. Les acteurs du marché admettent cependant qu'un robot est capable de traire sans problème une soixantaine de vaches.  

La chasse aux coûts d'installation

  La plupart des robots présentent un plancher intégralement plat. Seul le MiOne de GEA se distingue par sa petite marche à l'avant du box. Le sol des stalles est souvent garni de caoutchouc, parfois de résine. Le dispositif de pesée intégré n'est proposé que par Lely et désormais en option. Ses concurrents installent, sur demande, une balance en amont ou en aval de l'automate de traite. En alternative à la pesée, DeLaval vient de lancer la commercialisation d'un système évaluant l'état corporel des vaches à partir d'images d'une caméra. Plusieurs fournisseurs d'automates cherchent à générer des économies d'échelle pour limiter le tarif de leur équipement et parfois la surface requise pour l'installation. Sur les robots SAC et Boumatic, le bras de traite intervient ainsi sur deux stalles parallèles. Celui du MiOne de GEA en gère jusqu'à cinq en ligne. Si ce choix fonctionne bien pour quelques robots combinés, la cadence devient effrénée avec cinq box et 15,6 mètres de longueur, de l'aveu même du fabricant. Les autres constructeurs préfèrent livrer des entités indépendantes pour une implantation sans contrainte dans le bâtiment. La réduction des coûts d'installation passe également par l'adoption de salles des machines conçues pour desservir deux robots comme chez SAC, Lely et Fullwood. Cette dernière marque annonce ainsi de 10 à 20 % d'économie pour la mise en place d'une seconde stalle et devrait même lancer un module taillé pour en alimenter quatre d'ici à fin 2015.  

L'hygiène de traite maîtrisée

  Tous les constructeurs proposent un automate avec traite latérale, excepté Boumatic dont l'opération a lieu par l'arrière. Les mouvements du bras de traite, hydrauliques chez DeLaval et Boumatic ou pneumatiques chez Lely, sont générés électriquement pour SAC, GEA et Fullwood. Quatre des six acteurs du marché des robots proposent exclusivement des manchons de traite en caoutchouc, à remplacer toutes les 2 500 traites. Cette fréquence équivaut à les changer toutes les trois semaines pour un troupeau de 50 vaches. Seuls Lely et GEA intègrent dans leur offre des manchons en silicone, renouvelés toutes les 10 000 traites ou 1 500 heures selon la firme. Le premier constructeur les monte d'office sur l'ensemble de ses automates, tandis que le second laisse le choix du caoutchouc en alternative. Pour la moitié des marques, le lavage des trayons s'opère à l'aide d'un manchon dédié à la préparation. Les robots Lely et Fullwood utilisent, eux, une double brosse rotative, tandis que GEA se distingue par ses quatre gobelets multifonctions opérant de la préparation jusqu'au décrochage. La température de l'eau de lavage peut être réglable, par exemple chez DeLaval. Lors de la traite, l'absence d'occlusion des évents à la base des gobelets trayeurs conditionne l'écoulement correct du lait. Les constructeurs recommandent de renouveler leur débouchage manuel d'une à trois fois par jour. Seuls Lely et DeLaval proposent un système de contrôle automatique de ces orifices, fourni de série. Pour les vaches récalcitrantes ou celles dont la mamelle présente une conformation particulière, seul Lely ne prévoit pas la possibilité de brancher les gobelets trayeurs manuellement. En fin de traite, l'ensemble des robots du marché décroche chaque gobelet indépendamment puis pulvérise le produit post-traite. À cet effet, deux tiers d'entre eux embarquent une buse de diffusion sur le bras, les autres (GEA et SAC) dissimulent une petite tige rétractable sous la grille en inox, à l'arrière du plancher. Si certains acteurs utilisent du peroxyde d'hydrogène (plus couramment appelé « eau oxygénée ») ou de l'acide peracétique pour aseptiser les manchons de traite entre deux passages de vache, d'autres ont choisi la vapeur d'eau (en option chez DeLaval, Lely et Boumatic, de série chez SAC), un procédé efficace mais jugé énergivore par ses détracteurs. Un lavage de l'intégralité du circuit est généralement programmé deux ou trois fois par jour, aux heures où le robot est le moins sollicité. Sa durée annoncée varie selon les fabricants : entre 5 et 7 minutes chez Fullwood, jusqu'à 25-30 minutes pour GEA.  

Le Dac à calibrer périodiquement

  Les robots intègrent un distributeur d'aliments concentrés (Dac) actif durant la traite. Leur auge, indexable au gabarit de l'animal sur la moitié des marques, est généralement alimentée par une seule descente en standard. Seul Fullwood propose, de série, deux compléments solides. L'acquéreur doit donc mettre la main à la poche pour multiplier leur nombre ou bénéficier d'un doseur d'aliment liquide. Le Dac requiert une calibration impérative à chaque livraison de concentré ou tous les mois. Pourtant, nombre d'éleveurs ne mettraient pas en oeuvre cette recommandation de manière systématique, avec, de ce fait, des écarts de distribution parfois conséquents.  

Le lait finement analysé

  Tous les acteurs du marché des robots de traite proposent une évaluation du débit, de la colorimétrie et de la conductivité. DeLaval mesure même le volume produit quartier par quartier et propose, sur sa variante haut de gamme, des indicateurs spécifiques pour la santé, la reproduction et l'alimentation. Boumatic et Lely fournissent, sur demande, l'évaluation du taux de leucocytes du lait. Les robots Lely et Fullwood se distinguent par la mesure, en option, des taux protéique et de matière grasse. Les préconisations en matière de transport du lait diffèrent selon les acteurs. Des canalisations aériennes en inox sont par exemple retenues par Boumatic, GEA et DeLaval. Ce dernier constructeur installe une conduite unique reliée à un maximum de quatre robots afin de réduire le besoin en eau pour le lavage. Lely est le seul à préconiser une canalisation exclusivement en matériau synthétique et souterraine, en argumentant une absence de jonction. L'ensemble des fabricants propose, sur demande, des rampes de séparation du lait pour écarter la production non commercialisable. Lors du passage du camion de collecte, un tank tampon récupère le lait provenant du(des) automate(s) de traite pendant la vidange et le nettoyage du tank principal. Les volumes oscillent entre 150 et 1 600 litres selon les constructeurs et le modèle considéré. GEA affirme que de 10 à 20 % seulement de sa clientèle serait équipée d'un tank tampon.

Une mine d'informations précieuses

  Les données collectées par les robots constituent une mine d'informations précieuses. Le système de gestion détecte les incidents de traite et alerte l'exploitant souvent via des appels vocaux sur son mobile, voire par SMS ou par e-mail. L'éleveur accède au logiciel de gestion du troupeau par une interface PC, doublée dans la moitié des cas par une application mobile. En revanche, l'interface de l'écran tactile, greffée de série sur tous les robots à l'exception du modèle SAC, ne donne, elle, pas accès au logiciel de gestion du troupeau chez tous les constructeurs.  

SAC : RDS Futureline Max

 

Gamme

  La firme danoise S. A. Christensen & Co. (SAC), spécialisée dans les matériels de traite, compte des robots dans sa gamme depuis le rachat de la société néerlandaise Insentec en 2005. Sa filiale française, opérationnelle depuis 2010, commercialise actuellement l'automate de traite dénommé RDS Futureline Max. De couleur bleue, ce robot industriel associé à une machine à traire est fabriqué à Marknesse (Pays-Bas). Sur d'autres marchés comme ceux des Pays-Bas ou d'Amérique du Nord, Insentec fournit cet automate sous d'autres couleurs à des acteurs de second plan. SAC propose trois configurations différentes selon le développement planifié par le client : un robot monostalle ou double stalle avec machinerie en rapport, ou un automate monostalle pré-équipé pour deux robots. Dans ce cas, l'installation d'un second robot ne coûte alors que 60 000 €.  

Stalle

  Le plancher plat de chaque stalle est composé d'un tapis caoutchouc et d'une grille arrière centrale d'évacuation des déjections, sous le pare-bouse tôlé. La vache suit un schéma de circulation en K. Une barre arrière palpeuse renseigne sur la position de la vache. Le bras de traite de type industriel, présentant six axes de rotation, est articulé par des moteurs électriques pas à pas. Un dispositif avec capteur de fermeture empêche l'accès à sa zone d'évolution. À proximité du bras, une armoire loge le centre de gestion du robot, la pompe à vide, les capteurs de qualité du lait, le générateur de vapeur ainsi que le bocal de réception du lait. Le compresseur de type industriel, dont l'air aide au transfert du lait vers le tank, se trouve dans un local distant.  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Le bras de traite assure la phase de préparation et la pose des gobelets trayeurs. Il repère les trayons par triangulation à l'aide d'une caméra numérique et d'un laser. Un gobelet spécifique intégré au bras, disponible depuis fin 2013 et doté d'un capteur de vide, assure le lavage, l'extraction des premiers jets, puis le séchage de chaque trayon.

Traite

  SAC utilise des manchons de traite de type rond ou carré, exclusivement en caoutchouc. Si nécessaire, l'opérateur peut prendre la main sur l'automate à l'aide d'un petit boîtier situé à proximité de la mamelle et brancher la vache manuellement. Dans ce cas, il choisit le mode de décrochage automatique ou manuel. Le robot évalue la quantité de lait produite par vache, le temps de traite et la conductivité quartier par quartier. SAC propose deux solutions optionnelles indépendantes ou cumulatives pour séparer le lait impropre à la livraison : trois bacs de réception ainsi qu'un système d'alimentation du chariot à lait. Chaque tri requiert un lavage court de la machine.  

Distributeur de concentrés

  Le robot SAC reçoit en standard un seul distributeur de concentré solide (jusqu'à deux supplémentaires en option) et jusqu'à trois dédiés à l'aliment liquide. La distribution a lieu initialement dans l'auge réglable en hauteur et peut être répartie sur la durée de la traite. Elle est assurée au moyen de motoréducteurs électriques pilotés selon les informations disponibles pour chaque vache. Différents plans d'alimentation sont laissés au choix de l'éleveur en fonction de l'évolution du volume de lait généré par la vache : augmentation ou baisse régulière de la quantité produite, ou encore d'après le niveau de production des sept derniers jours. Le constructeur conseille, comme les autres acteurs du marché, d'étalonner la distribution des aliments à chaque nouvelle livraison.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  Le RDS Futureline Max dépose chaque gobelet individuellement selon un débit paramétré pour le troupeau ou programmable par vache. Une petite canne située sous la grille inox de la stalle se déploie, pulvérise le produit de post-trempage puis se rétracte. L'éleveur peut choisir la quantité de produit appliquée et la durée d'aspersion. Après chaque intervention, le robot désinfecte à la vapeur à 110 degrés le gobelet de préparation et ceux qui sont dédiés à la traite. Au même moment, il lave et sèche la vitre du dispositif optique de repérage des trayons.  

Lavage

  SAC conseille de deux à trois cycles complets de lavage chaque jour au minimum. Chacun d'entre eux nécessite environ 17 minutes, selon la longueur de la canne à lait. Après une durée d'inutilisation prolongée paramétrable, le système lance un lavage court intermédiaire, d'une durée de quatre minutes et demie. La moindre absence de produit de lavage est signalée par l'automate.  

Interfaces de contrôle du robot

  Lors de l'arrivée d'une nouvelle productrice, il suffit à l'éleveur d'installer un collier d'identification et d'entrer son numéro dans l'interface logicielle Total Integrated Management (TIM) fonctionnant sous Windows. Ce programme pilote l'ensemble du système robotique. Il fournit deux tableaux de bord principaux paramétrables par l'éleveur à sa guise, ainsi que des fiches individuelles, des statistiques sur les traites ou encore la consommation d'aliment. TIM émet des alertes vocales désactivables par l'exploitant. Il bénéficie d'une mise à jour à chaque intervention de service et sauvegarde les informations d'élevage à une fréquence hebdomadaire. Un écran tactile optionnel greffé sur le robot complète le dispositif.  

LELY : Astronaut A4

 

Gamme

  Initiateur du marché des automates de traite en 1992, Lely revendique plus de 3 500 stalles installées en France à ce jour. C'est d'ailleurs le seul acteur de ce marché à ne compter que des appareils robotisés dans sa gamme de machines à traire. Il fabrique l'essentiel de ces équipements à Maasluis (Pays-Bas). Une seconde usine aux États-Unis alimente les marchés nord-américain et pacifique. La quatrième génération A4 de robots Astronaut actuellement proposée compte deux versions. La variante Operator, bien pourvue de série, identifie les vaches exclusivement à l'aide de capteurs au niveau de l'auge et bénéficie d'un terminal à écran tactile de dix pouces. La version haut de gamme Manager (plus de 85 % des ventes selon Lely) reçoit un terminal de 12 pouces proposant l'accès au logiciel pour PC de gestion de troupeau Time For Cows T4C. Elle reconnaît les productrices à l'aide de la technologie infrarouge grâce aux colliers de suivi d'activité qu'elles portent (option).  

Stalle

  La stalle Astronaut A4 adopte le mode de circulation I-Flow, inauguré avec le lancement de cette génération de robots. Selon Lely, le design aéré du box réduit le stress lié à l'isolement de l'animal. La stalle compte toujours un plancher caoutchouc et une petite grille centrale arrière ainsi qu'un dispositif de pesée de la vache désormais optionnel. L'unité centrale, dimensionnée pour les besoins de deux robots, regroupe le système de production et de régulation du vide ainsi que le système de lavage centralisé, chauffe-eau compris.  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Pour repérer la position de l'animal, l'A4 utilise désormais une caméra 3D surplombant la stalle. Trois faisceaux laser provenant du bras de traite balaient simultanément la mamelle pour détecter les trayons. Une double brosse rotative nettoie alors ses extrémités et stimule la vache durant une quarantaine de secondes, avant la mise en place des gobelets trayeurs et le stockage à part des premiers jets. Juste après le branchement, les brosses sont désinfectées avec un produit à base d'acide peracétique et de peroxyde d'hydrogène.  

Traite

  L'A4 se distingue des autres modèles du marché en adoptant des manchons de traite exclusivement en silicone. Il dispose d'un équipement de diagnostic des évents bouchés lors de la traite. Avec l'option DLM traite, le robot ajuste les intervalles de traite de certaines vaches pour optimiser sa fréquentation. Un microphone installé sur le bras détecte l'entrée d'air en cas d'arrachage intempestif. Le système MQC, logé dans le bras du robot, analyse les taux butyreux, protéique et de lactose grâce à des capteurs optiques. En option, le compteur de cellules MQC-C évalue, à partir d'échantillons et en présence d'un réactif, le taux cellulaire pour chaque vache. Pour trier le lait, Lely propose le module optionnel M4Use à quatre bacs.  

Distributeur de concentrés

  Le distributeur d'aliment de l'Astronaut A4 délivre de série un seul concentré et, en option, jusqu'à trois supplémentaires solides (pour la finition Manager), ainsi qu'un complément alimentaire liquide. Il fournit l'auge durant toute la traite. Outre le système de base assez complet, l'utilisateur peut choisir le programme DLM alimentation prenant en compte les taux butyreux et protéique, le coût de concentré et le prix du lait.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  Le module optionnel Pura propulse de la vapeur à 170 degrés dans les manchons pour les désinfecter entre deux traites. Il est alimenté par une unité de purification de l'eau (option) évitant aux minéraux de se déposer dans l'appareil. La pression et la durée de pulvérisation du produit post-traite depuis la tête du bras sont réglables.  

Lavage

  Les trois lavages quotidiens de la machine ont lieu en circuit ouvert avec une eau de départ à 95 degrés. Depuis fin 2014, la nouvelle version CU+ de l'unité centrale est munie du dispositif Lely Smart Pump détectant l'absence de produit de désinfection des brosses de préparation (option pour les autres produits).  

Interfaces de contrôle du robot

  Le PC de bureau fourni par Lely fait office de serveur et intègre le logiciel T4C. Le terminal E-Link, disponible en 10 et 12 pouces, est installé au niveau du robot et fournit les informations sur la traite et les vaches. Le modèle à grand écran (version Manager) propose également un accès à toutes les données du T4C. Depuis 2013, Lely met à la disposition de ses clients une dizaine d'applications pour smartphones et tablettes (150 euros par stalle pour trois ans) regroupées sous l'appellation T4C InHerd : entretien, alertes, assistance à l'utilisation, configuration d'utilisateurs, informations sur chaque vache, tâches ou encore partage de données avec les intervenants.  

GEA Farm Technologies : Mione

 

Gamme

  L'ensemble des robots de traite de la gamme GEA Farm Technologies est fabriqué à Bönen (Allemagne). L'automate MiOne, commercialisé en France depuis octobre 2009, se décline en version monostalle ou multistalle en ligne pour traire jusqu'à cinq vaches simultanément. Ce robot a bénéficié d'évolutions sensibles au cours du second semestre 2014, principalement au niveau du bras. L'offre est sur le point de s'enrichir d'un nouveau modèle monobox, dont le prototype fut présenté mi-juin 2015 et dévoilé par Matériel Agricole. Il devrait apparaître au catalogue de la marque d'ici à la fin de l'année. GEA annonce un « tarif compétitif » sans plus de détails pour l'instant.  

Stalle

  Le robot monostalle MiOne bénéficie d'alimentations en eau, en air et en énergie dimensionnées pour cinq boxes. Son plancher, surélevé d'une marche de dix centimètres à l'avant, est composé de caoutchouc et comprend une grille centrale arrière. Le box est dépourvu de pare-bouse. Lorsqu'une productrice investit l'automate pour la première fois, l'éleveur ajuste la position de l'auge et le système enregistre la hauteur sous ventre de l'animal. Chaque stalle est équipée de son propre faisceau trayeur à animation pneumatique. Le local technique, d'une surface minimale de 9 m², regroupe notamment le chauffe-eau, la pompe à vide et son variateur de fréquence, les arrivées d'eau, l'armoire électrique et le compresseur à air sec.  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Lorsque l'animal entre dans la stalle, le système avance l'auge jusqu'au niveau de son poitrail. Le bras de traite, fixé sur un chariot, évolue verticalement et pivote horizontalement. Doté exclusivement d'une caméra 3D, il saisit le support de faisceau trayeur à disposition au niveau de chaque box, opère le branchement sans réglage préalable puis se retire. Chacun des quatre gobelets multifonctions en caoutchouc ou en silicone assure, par des mouvements mécadésinfectant. Il entame ensuite une phase de stimulation bien connue chez GEA. Après extraction des premiers jets, ces fluides sont mis à l'égout et la traite commence.  

Traite

  En cours de traite, le support du faisceau trayeur accompagne les gobelets sans tirailler les trayons. Par sécurité, GEA a prévu l'abaissement au sol de cet élément dans le cas où une vache s'affaisse dans la stalle. L'automate intègre un module d'évaluation de la conductivité du lait par quartier. Pour intervenir sur l'animal (branchement manuel, vérification ou traitement au tarissement), le trayeur sélectionne le mode manuel. Le chariot de pose s'écarte vers l'avant pour faciliter l'accès à la mamelle. Le lait indésirable est envoyé à l'égout, ou vers une canne à lait à déport automatique, plébiscitée par la clientèle. Une minorité choisit plutôt le système de redirection en bidons. Une fois la traite terminée, l'auge reprend sa place initiale et la vache emprunte la large porte repliable.  

Distributeur de concentrés

  Le Mione est doté d'un doseur d'aliment solide de série (jusqu'à trois dispositifs supplémentaires en option ainsi qu'un complément liquide). Il présente des descentes d'aliment transparentes, facilitant le contrôle par l'éleveur d'un bon approvisionnement du robot. Le concentré est distribué dans l'auge non basculante. La distribution a lieu selon l'un des plans de complémentation choisis par l'éleveur, d'après des courbes de production théoriques, ou des moyennes glissantes selon la production des groupes d'animaux aux stades de lactation similaires.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  En fin de traite, l'automate dépose ainsi les gobelets indépendamment et en douceur. Durant cette opération, une courroie de type industriel maintient ainsi les manchons trayeurs débranchés à la verticale. Il pulvérise le produit de trempage via deux buses rétractables situées sous la grille arrière de la stalle. Un système autonome situé dans le local technique assure la désinfection de la griffe après chaque traite.  

Lavage

  Outre les lavages courts des faisceaux trayeurs après chaque vache, le robot lance chaque jour deux lavages complets, d'une durée unitaire de 25 à 30 minutes.  

Interfaces de contrôle du robot

  Le robot propose à l'éleveur plusieurs voies de contrôle pour gérer la traite : un petit boîtier de commandes situé à hauteur de l'épaule de la vache affichant les informations de traite, le logiciel PC de gestion complète du troupeau Dairy Plan et le RDM (Robot Data Manager) à écran tactile de 15 pouces sur le robot. L'éleveur est alerté par des SMS décrivant brièvement la nature du problème. L'interface FarmView est utilisée par le technicien machine. Dairy Plan est en cours de remplacement par la solution de gestion intégrée 365 FarmNet.  

Fullwood : Merlin M²

 

Gamme

  La société britannique Fullwood propose des robots de traite depuis 17 ans. Le Merlin M², lancé au salon Eurotier fin 2014, succède au Merlin Pro, lui-même remplaçant du Merlin 225. Ces automates sont fabriqués dans la ville d'Ellesmere (Royaume-Uni). L'acquéreur choisit entre trois finitions : Essential qui mesure la conductivité du lait de chaque vache, Extended intégrant en complément le dispositif 4QC d'évaluation de la conductivité quartier par quartier et Expert. Cette dernière version comprend l'analyseur de lait Crystal Lab déjà disponible par le passé avec le robot Merlin Pro, ainsi que des podomètres pour surveiller l'activité de chaque vache du troupeau. Ces deux équipements sont fournis par l'Israélien Afimilk.

Stalle

  Le Merlin M² présente sur demande une entrée latérale ou en ligne droite. En fin de traite, la productrice choisit l'une des deux sorties possibles : sortie latérale (non disponible en entrée de gamme) et droite. Dans ce dernier cas, la mangeoire bascule et l'ensemble du panneau avant libère la vache en pivotant vers le côté. La construction d'une fosse est laissée à l'appréciation de l'éleveur. Celui-ci choisit (et finance) également le matériau du plancher de la stalle : caillebotis, béton avec ou sans tapis caoutchouc... Une caméra 3D repère désormais la position de la productrice qui bouge librement lors de la traite. L'automate est relié à un module technique distant qui regroupe les principaux organes : compresseur, pompe à vide à régulateur de fréquence, chauffe-eau et pompe à eau. Ce module couvre les besoins de deux robots (quatre robots d'ici fin 2015).  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Le bras de traite s'anime électriquement selon trois axes. Monté sur rails, il balaie l'espace d'avant en arrière, verticalement mais aussi horizontalement grâce à un pivot. Le modèle Merlin M² conserve le système de détection par laser de son prédécesseur. Une double brosse rotative installée sur le bras se déploie et nettoie chaque trayon en stimulant l'animal.Les premiers jets extraits sont conservés à la base du bras puis éliminés en fin de traite. Fullwood annonce un temps de branchement d'une vache en 34 secondes.  

Traite

  Lors de la traite, le tri du lait s'opère à l'aide d'une canne orientée par un simple vérin, ou dans trois ou cinq bidons (option). Le catalogue Fullwood comprend six modèles de tanks tampons, de 150 à 500 litres de capacité. Le bras assure la préparation, le nettoyage, la stimulation, le branchement et la dépose des trayons. À l'instar d'une salle de traite classique, l'éleveur peut brancher ou débrancher lui-même une vache grâce au mode manuel, sélectionné à partir du terminal tactile. Sur la variante haut de gamme, l'analyseur CrystaLab évalue les taux protéique et butyreux ainsi que de lactose. Il requiert une recalibration périodique.  

Distributeur de concentrés

  Le Merlin M² reçoit de série deux doseurs de concentrés solides. Il adopte en option un doseur supplémentaire et un module pour complément liquide. L'automate répartit les quantités distribuées à chaque vache sur toute la traite, à l'exception de celles qui en reçoivent peu. L'éleveur choisit parmi l'une des trois options de distribution possibles : une valeur fixe par jour et par vache, une quantité définie en fonction du niveau de production ou une courbe fixant les quantités selon le stade de lactation. L'agriculteur a toujours la possibilité de distribuer une dose complémentaire à partir de l'écran tactile.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  Le système dépose les gobelets quartier par quartier en deçà d'un débit prédéfini. Le bras assure une pulvérisation post-traite de la mamelle juste après la dépose. Concernant le traitement des manchons trayeurs après chaque traite, le catalogue Fullwood propose exclusivement une désinfection à l'acide peracétique (option). Ce dispositif, présent uniquement sur les modèles en finitions Extended et Expert, est plébiscité par les acquéreurs.  

Lavage

  Fullwood préconise trois lavages quotidiens du robot. Chaque cycle dure de cinq à sept minutes. La caméra bénéficie à cette occasion d'un nettoyage.  

Interfaces de contrôle du robot

  Au niveau du robot, l'écran de 12 pouces du terminal HMI (Herd Management Interface), intégré au Merlin M², donne les informations courantes comme les dernières alarmes, les dernières traites et les derniers rinçages ou encore la destination du lait. Sur le PC de bureau, le logiciel Crystal de gestion des données du robot, livré avec tout robot Merlin M2, fournit de nombreuses informations sur l'activité des vaches ou la qualité du lait. Il communique également ces éléments à l'aide d'e-mails voire par appel téléphonique en cas d'alarme majeure. L'application PC Merlin View (non disponible dans la finition d'entrée de gamme Essential) affiche les paramètres de traite et les performances du robot sur un seul écran. Le système prévoit une sauvegarde automatique quotidienne des données, que l'éleveur peut compléter par une seconde copie.  

DeLaval : VMS

 

Gamme

  Commercialisés en France depuis 2001, les robots de traite VMS (Voluntary Milking System Station) sont tous assemblés à Tumba (Suède), près de Stockholm. Trois versions composent cette gamme. Le VMS MDi intègre un algorithme déterminant un niveau de risque selon les variations de conductivité, de colorimétrie du lait et de données de comportement. Le VMS Supra, lui, dispose en complément du compteur cellulaire OCC et de l'équipement de monitoring Médaille Duo. Quant à la variante haut de gamme Supra+, elle adopte le laboratoire de ferme Herd Navigator. Cette finition-là représenterait près d'un quart des ventes de VMS aujourd'hui en France. Toutes accèdent à l'option SmartMilking fournissant plus de capacité et de confort d'utilisation aux robots alors dénommés VMS+ (+3 000 €).  

Stalle

  DeLaval installe son VMS à proximité d'une petite fosse. Le robot, dont le plancher est incliné à 3 %, propose un parcours de circulation en K. Il ajuste la position de l'auge à la longueur de chaque vache. De même, le pare-bouse flottant s'appuie sur l'arrière de la productrice et s'escamote lorsqu'elle quitte la stalle. À ce niveau, un potentiomètre renseigne la caméra du bras de traite de la zone où se trouve la mamelle.  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Le bras du VMS, animé hydrauliquement, s'oriente dans les trois dimensions. L'éleveur peut l'actionner manuellement via l'écran tactile de 12 pouces situé à portée de main. L'extrémité de ce bras pivote pour saisir le gobelet préparateur. Elle intègre également la caméra de repérage des trayons. Le gobelet de préparation en matériau rigide envoie en alternance de l'eau et de l'air en créant un tourbillon autour du trayon. Il extrait les premiers jets puis subit une phase de séchage entre chaque trayon. Un conduit spécifique recueille tous les fluides récupérés lors de ces phases initiales. La pince du bras branche ensuite successivement chaque gobelet trayeur.  

Traite

  Le bras soutient les tuyaux pendant la traite. En cas d'incident, il repose automatiquement les gobelets trayeurs si la vache a libéré moins de 60 % de la production estimée du quartier. Le lait récolté est dirigé vers l'une des destinations souhaitées, à l'aide d'une canne animée manuellement, ou automatiquement par un vérin pneumatique (+1 500 €). Les quatre compteurs à lait MM27, en amont de la chambre de réception du lait, fournissent quantité, débit, temps de traite, conductivité et opacité du lait de chaque quartier.  

Distributeur de concentrés

  Le robot VMS distribue un seul concentré en standard et jusqu'à quatre sur demande, dont un liquide. L'automate distribue, à l'aide d'une vis, les concentrés solides par paliers de 50 grammes tout au long de la traite. Il s'appuie sur un plan de complémentation ajusté selon les objectifs de l'éleveur, établi à partir d'une table de calcul préconisée par le logiciel PC de gestion de troupeau DelPro fourni avec le VMS.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  En fin de traite, la dépose indépendante de chaque manchon s'opère par simple traction du tuyau à lait. Le bras du VMS pulvérise alors les trayons d'un produit de trempage. Entre deux traites, le robot rince puis désinfecte chaque manchon au peroxyde d'hydrogène. L'acquéreur peut lui préférer la désinfection thermique SBF100 (option). Dans ce cas, une bouilloire fournit la vapeur durant sept secondes.  

Lavage

  Une canalisation à lait unique de 25 millimètres de diamètre relie jusqu'à quatre robots de traite au tank. Cette configuration, disponible depuis quelques années, limite les coûts d'entretien. Le robot suit ainsi deux programmes de lavage : le premier, d'une durée de 17 minutes, nettoie deux fois par jour minimum l'ensemble de l'installation jusqu'aux vannes du tank à lait. Le second, plus court, se limite à laver la machine en elle-même, jusqu'au raccord de canalisation. Selon DeLaval, la quantité d'eau nécessaire par stalle oscille entre 650 et 800 litres d'eau par jour, lavage de sol compris.  

Interfaces de contrôle du robot

  L'éleveur accède aux informations du robot avec un PC via le programme DelPro, capable d'ici fin 2015 d'intégrer simultanément des données de traite robotisée et de traite conventionnelle. Depuis cette année, DeLaval propose par ailleurs en standard l'application mobile MyFarm, version nomade de DelPro. Une interface matérielle additionnelle, System Controller, garantit la traite même en cas de problème du PC. Le fabricant suédois se distingue avec la solution sécurisée Remote Farm Control, destinée à la télémaintenance, aux mises à jour du robot et à la sauvegarde automatique hebdomadaire sur deux supports différents. L'application mobile Notifier, elle, aide l'éleveur à gérer les alarmes du VMS. Les alertes vocales restent toutefois au catalogue. Enfin, l'interface DelProXtra, disponible ce mois de septembre, épargne à l'éleveur une double saisie de données d'élevage.  

Boumatic : MR-S1

 

Gamme

  Les robots de traite de l'Américain Boumatic, assemblés à Emmeloord (Pays-Bas), se distinguent des autres modèles du marché par leur configuration de traite par l'arrière. Dernier arrivé dans le secteur, le fabricant lance en 2009 son propre automate monobox MR-S1 et propose la version actuelle depuis 2013. En avril 2014, Boumatic annonçait avoir produit son 200e robot dans le monde. Cette année-là, la firme complète sa gamme avec le lancement du robot MR-D1 à double box. Doté lui aussi d'un seul bras, d'une pompe à vide et d'une centrale hydraulique, il adopte en revanche un double jeu de gobelets trayeurs et gère jusqu'à 100 vaches pour collecter plus d'un million de litres de lait. Son prix avoisine les 170 000-190 000 € HT. L'offre en robots à simple et double box donne ainsi de la souplesse à l'éleveur pour ajuster sa capacité de traite à la taille du troupeau, par paliers de 30 productrices au-delà de 60 vaches supplémentaires.  

Stalle

  La traite par l'arrière dispense la stalle d'équipements latéraux. Les vaches laitières investissent ou quittent donc l'automate MR-S1 côté droit ou gauche, selon un schéma de circulation en K. Lors de la première traite, l'éleveur règle la position de l'auge selon le gabarit de chaque vache. Grâce à un vérin, le pare-bouse mobile se plaque contre son arrière-train et optimise le recueil des déjections. Boumatic préconise fortement la création d'une fosse d'intervention derrière la stalle. La salle des machines, située à l'arrière de la stalle, regroupe l'ensemble des organes nécessaires à l'automate, à l'exception du compresseur.  

Préparation et pose des gobelets trayeurs

  Le bras, animé hydrauliquement selon trois axes, présente à son extrémité une pince pivotante à 180 degrés. Elle saisit un gobelet laveur spécifique préparant les trayons à l'eau (désinfectant en option) puis écarte les premiers jets. La pince pose ensuite successivement chaque gobelet trayeur. Boumatic revendique brancher les gobelets trayeurs à une faible hauteur (17 centimètres). Le constructeur devrait proposer de nouvelles solutions à partir d'octobre 2015 sur les machines neuves et adaptables sur l'existant. Ainsi, les deux caméras (3D et 2D) et le laser dirigeant le bras du modèle actuel seront remplacés. Une double pince sur le bras saisissant simultanément deux gobelets trayeurs devrait apparaître. Les gains de productivité seraient de l'ordre de 10 à 15 %, selon la firme.  

Traite

  Boumatic vise l'extraction de 50 % du lait dans les deux minutes suivant le branchement. Au cours de la traite, le robot MR-S1 contrôle la quantité et, en option, le taux de leucocytes du lait à l'aide d'un consommable. Deux dispositifs motorisés au choix orientent le lait vers la destination souhaitée : tank/ chariot à lait/égout ou tank et quatre bidons distincts (non fournis). Pour gérer les périodes d'indisponibilité du tank principal, Boumatic propose une large gamme de 13 tanks secondaires de 200 à 800 litres de capacité.  

Distributeur de concentrés

  L'apport de concentrés a lieu tout au long de la traite. Le robot répartit différemment l'aliment aux vaches agitées en ajustant la vitesse de distribution. Boumatic propose la gestion d'un seul concentré solide en standard ou, en option, jusqu'à quatre aliments solides et un liquide. Le système propose des plans de complémentation en fonction d'une courbe théorique, selon la production vache par vache ou en combinant les deux méthodes.  

Dépose des gobelets trayeurs et désinfection

  En fin de traite, chaque gobelet est retiré indépendamment puis stocké tête en bas sur le côté. Le bras robotisé repasse alors sous la mamelle et pulvérise le produit posttraite (alarme de niveau disponible de série). Après chaque vache, l'automate procède à une désinfection des manchons au peroxyde d'hydrogène durant 15 secondes environ (désinfection vapeur en option).  

Lavage

  Le cycle de lavage principal utilise de l'eau à 90 degrés et dure 15 minutes. Boumatic préconise un minimum de deux nettoyages de la machine à traire chaque jour. Des buses arrière rincent le sol automatiquement après le passage de l'animal. Le pare-bouse subit le même traitement.  

Interfaces de contrôle du robot

  Une unique carte électronique gère la pulsation et le décrochage. Les autres organes sont pilotés par un automate industriel programmable, moins fragile et plus facile à dépanner selon Boumatic. Celui-ci assure en outre une seconde sauvegarde des données des vaches. L'opérateur contrôle ces valeurs et celles du troupeau depuis un PC et sur un écran tactile de 15,7 pouces situé à l'arrière de la machine. Il prend la main sur le robot et visualise les rapports journaliers sur une tablette ou un smartphone, depuis une application gratuite.        

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