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Dossier - RécolteLe fauchage-andainage revient au goût du jour à la SARL C.A.B.C.

Le fauchage-andainage revient au goût du jour à la SARL C.A.B.C.

Si la majeure partie des chantiers de la faucheuse-andaineuse automotrice John Deere W150 de la SARL C.A.B.C., entreprise de travaux agricoles dans la Somme, concerne la production de semences pour graminées fourragères, cette pratique refait surface aussi dans les céréales, notamment le colza. Le regain d’intérêt pour cette technique s’explique : dessication plus homogène, remède contre le salissement, donc les impuretés, ou les plantes compagnes n’ayant pas été détruites par le gel.

Romain Vancraeneyst, le chauffeur de l’automotrice, apprécie la machine pour sa maniabilité hors pair et la visibilité dégagée sur la barre de coupe.

Lorsque je me rends, début juillet, près d’Amiens, sur un chantier de récolte de fauchage et d’andainage de la SARL C.A.B.C., l’automotrice John Deere W150 récolte du ray-grass. Les averses se succèdent et l’eau ruisselle sur la végétation, mais cela n’empêche pas la barre de coupe, d’origine MacDon, de 6,1 m de large, d’assurer le travail de fauche et d’andainage sans trop de difficultés. Avec 500 à 600 ha de graminées fourragères porte-graines fauchées chaque année, l’activité pour la production de semences représente la plus grosse part du chiffre d’affaires réalisé par l’automotrice au sein de cette entreprise de travaux agricoles, filiale du groupe Noriap, située à Moreuil (Somme). « L’objectif de cette pratique, dans les graminées porte-graines, tels le ray-grass, le dactyle ou la fétuque, est de conserver la qualité du grain. Faucher et andainer avant la récolte limite également le risque de pertes de grains par le vent et homogénéise le taux d’humidité. Cela représente une alternative efficace à la dessication chimique désormais impossible suite à l’interdiction du produit phytosanitaire Reglone », détaille Gauthier Poiret, responsable développement au sein de la C.A.B.C. Mais l’andainage du colza, une pratique qui avait disparu il y a quelques années à la suite de l’arrivée de variétés plus résistantes à l’égrenage, refait surface. L’entreprise en aura réalisé environ 100 ha cette année« Trois principales raisons expliquent le regain d’intérêt pour cette technique dans le colza, analyse Gauthier Poiret. La première est historique : c’est sa capacité à homogénéiser la maturité de la culture. La deuxième est le remède au salissement des parcelles. Suite à des échecs de désherbage, beaucoup d’impuretés peuvent se retrouver dans le grain et ainsi faire grimper le taux d’humidité d’une récolte classique à la moissonneuse-batteuse seule. La troisième est sa parade contre les plantes compagnes. Le colza peut en effet être associé à des espèces gélives tels le fenugrec, la vesce ou la féverole qui, en cas d’hiver peu rigoureux, ne gèlent pas. L’automotrice de fauchage et d’andainage élimine alors ces plantes et limite ainsi les impuretés en trémie. »

La coupe à tapis, de type Draper, andaine la récolte exclusivement vers le centre de la machine et réalise des andains larges, entre 2 et 2,3 m, et bas, entre 30 et 40 cm de haut, assurant un séchage rapide de la matière.

 

4 à 5 jours avant la récolte

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