Remorques autochargeusesFoin, paille, enrubannage: la remorque autochargeuse Anderson a fait ses preuves

Hervé Le Guillou et son fils, qui partage avec son père le même prénom, utilisent la remorque autochargeuse de balles rondes Anderson pour la quatrième année consécutive.
Hervé Le Guillou et son fils, qui partage avec son père le même prénom, utilisent la remorque autochargeuse de balles rondes Anderson pour la quatrième année consécutive. (©D.L.)

Pour la quatrième année d’utilisation, l’entreprise de travaux agricoles Le Guillou, dans le Finistère, se montre satisfaite de sa remorque autochargeuse de balles rondes Anderson RBMPro 2000. Foin, paille ou balles enrubannées, un seul tracteur et un unique chauffeur sont requis pour ramasser les bottes et remplir le plateau.

Hervé Le Guillou est entrepreneur à Briec, près de Quimper, dans le Finistère. En 2018, il a investi dans une presse-enrubanneuse combinée ainsi que dans la première remorque autochargeuse Anderson RBMPro 2000 vendue en France. Ce matériel canadien a la particularité de charger aussi bien des balles rondes de paille ou de foin que des bottes enrubannées.

En approche, le chauffeur avance à 1 ou 2 km/h. La pince recule au moment de saisir la balle pour éviter que celle-ci ne glisse sur le sol.
En quelques secondes, la botte est automatiquement placée sur le plateau et la pince se remet en position pour la suivante.

Charger en roulant

Salarié de l'ETA, le fils d'Hervé Le Guillou, qui porte le même prénom que son père, conduit la plupart du temps la remorque autochargeuse, dont le fonctionnement est très automatisé. Arrivé dans le champ, le chauffeur déploie le bras qui porte la pince sur le côté droit puis va chercher les bottes une à une. Au contact d’un palpeur placé au fond de la pince, la botte déclenche le cycle de chargement. Les mâchoires se referment, puis le bras se relève pour aller poser la balle à l’avant du plateau. La pince redescend ensuite pour se placer au ras du sol.

Un palpeur dans le fond de la pince gère le mouvement et la pression de celle-ci pour ne pas abîmer le film.

Le système est conçu pour charger en roulant sans s’arrêter. Au moment de saisir une balle, le support de la pince recule le temps que les mâchoires se ferment et se relèvent. La balle ne glisse donc pas sur le sol, et le film ne s’abîme pas. Habituellement, l’ETA utilise un tracteur Case IH Puma CVX 160 équipé d’une transmission à variation continue. Lorsqu'il saisit la botte, le chauffeur décélère à 1 ou 2 km/h, puis il repart aussitôt. Quand ce tracteur n’est pas disponible, c’est un Case IH Maxxum 125 doté d’une boîte de vitesses semi-powershift qui emporte la remorque. Il faut alors jouer de l’embrayage pour réduire la vitesse à chaque manœuvre d’approche. En enrubannage, la remorque ramasse 14 bottes réparties sur deux rangées égales. Avec du foin ou de la paille, il est possible de placer six bottes supplémentaires sur un second niveau.

Le cycle de la pince et les mouvements de la ridelle sont gérés par le boîtier électronique en cabine, sans intervention du chauffeur.

Dépose sur sol plat

Toutes les deux bottes, la ridelle montée sur un rail vient pousser le chargement vers l’arrière pour faire de la place à l’avant du plateau.

La dépose s'opère par l’arrière de la remorque. Il faut un sol plat, sans trou, pour éviter que les bottes ne rebondissent ou ne basculent. Le chauffeur commence par abaisser les rouleaux qui servent de butée à l’arrière, puis il fait basculer le plateau. La ridelle avant vient ensuite pousser progressivement le chargement pendant que le tracteur avance. Selon l’inclinaison du plateau et la vitesse d’avancement, les bottes sont déposées soit sur la face ronde, serrées les unes contre autres, soit sur la face plate, espacées les unes des autres. Lorsqu'elles sont stockées en bout de parcelle, une personne seule en ramasse près de 50 à l’heure. Évidemment, ce rendement diminue s’il y a davantage de trajets sur route.

Pour décharger, le chauffeur benne la remorque et abaisse les rouleaux qui servent de butée à l’arrière. La ridelle avant recule ensuite pour pousser le chargement.
Selon l’inclinaison du plateau et la vitesse d’avancement, le chauffeur choisit la face sur laquelle il pose ses bottes et l’espace qui les sépare.
La pince peut saisir les bottes posées aussi bien sur la tranche que sur le cylindre.

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