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Chantier d'épandageCapteur NIR : un apport homogène des unités fertilisantes

Jérôme Guillon, dirigeant de la SARL Guillon-Barbot, mise sur le capteur NIR pour apporter de la valeur ajoutée à ses clients lors de l’épandage de lisier.
Jérôme Guillon, dirigeant de la SARL Guillon-Barbot, mise sur le capteur NIR pour apporter de la valeur ajoutée à ses clients lors de l’épandage de lisier. (©C.G.)

L’ETA Guillon-Barbot, implantée à Vitré (Ille-et-Vilaine), utilise le capteur NIR pour l’ensilage depuis une quinzaine d’années. Plus récemment, sa valorisation se fait également pour l’épandage de lisier (porcs et bovins) et de digestat. Il favorise l’homogénéité d’apport d’unités fertilisantes et une diminution de la facture d’épandage.

Le capteur NIR, doté de la technologie proche infrarouge, embarqué sur les ensileuses de l’ETA Guillon-Barbot (Ille-et-Vilaine) est désormais exploité pour valoriser les chantiers d’épandage de l’entreprise. Positionné au niveau de l’alimentation de la rampe à pendillards ou de l’enfouisseur, ce capteur Manure Sensing de John Deere mesure en temps réel les valeurs fertilisantes N, P et K (azote, phosphore et potassium) des déjections animales. Il pilote ensuite la vanne du débitmètre DPA et régule la vitesse d’avancement du tracteur en fonction de la dose souhaitée. Deux tonnes à lisier de l’entreprise sont équipées de ce capteur : les Samson PG25 et Samson Genesis PG20. L’investissement représente 16 000 € HT pour le capteur, qui s’installe aussi bien sur les machines de récolte que sur les tonnes à lisier, auquel s’ajoutent 5 000 € HT pour la courbe d’étalonnage de lisier et 2 600 € HT pour le kit de fixation sur la tonne à lisier.

Le capteur NIR envoie l’information sur la valeur fertilisante du lisier à la console qui module ensuite automatiquement la vitesse d’avancement du tracteur pour épandre la dose souhaitée.
« Nous constatons des disparités de valeurs fertilisantes des lisiers selon les fosses, notamment lorsque leur profondeur est plus importante, et leur diamètre plus faible. Le lisier de porc s’avère plus riche en profondeur, tandis que celui de bovins gagne en valeur en surface. Plus cette valeur est élevée, plus l’impact est important. Même si le brassage de lisier est effectué dans la fosse, 50 % des sédiments se redéposent dans les deux heures qui suivent. De même, nous utilisons un malaxeur interne à la tonne à lisier, mais cela ne suffit pas », évoque Jérôme Guillon, responsable de l’entreprise.

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