ETA AlexandreRebondir après l'arrêt de la production de betteraves sucrières

Éric Alexandre est reparti pratiquement de zéro pour relancer ses prestations et trouver une nouvelle clientèle.
Éric Alexandre est reparti pratiquement de zéro pour relancer ses prestations et trouver une nouvelle clientèle. (©D.L.)

Au printemps 2019, Éric Alexandre apprend que la sucrerie de Bourdon, près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, fermera à la fin de la campagne. Un coup dur pour cette ETA, propriétaire de quatre intégrales, qui réalise 70 % de son chiffre d’affaires avec la betterave. Trois ans plus tard, il explique comment il a passé ce cap et donné un nouvel élan à son entreprise.

Au printemps 2019, Éric Alexandre apprend que la sucrerie de Bourdon, près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, fermera à la fin de la campagne. Un coup dur pour cette ETA, propriétaire de quatre intégrales, qui réalise 70 % de son chiffre d’affaires avec la betterave. Trois ans plus tard, il explique comment il a passé ce cap et donné un nouvel élan à son entreprise.

« J’ai songé à tout arrêter »

Pour l’entrepreneur qui possède quatre arracheuses intégrales, cette décision est catastrophique. Entre le semis, la récolte et l’épandage des écumes de l’usine, la betterave représentait alors 70 % de son chiffre d’affaires de prestations. De plus, Éric Alexandre avait renouvelé une arracheuse l’année précédente et s’apprêtait même à en acheter une cinquième pour reprendre les surfaces d’un collègue souhaitant stopper son activité.

Malgré la mobilisation des planteurs, des prestataires et du personnel, aucune solution n’est trouvée pour sauver la sucrerie. En parallèle, n’ayant pas de garantie sur la pérennité de leur emploi, les deux salariés permanents de l’ETA décident de partir travailler ailleurs une fois la campagne d’arrachage terminée. Début 2020, Éric Alexandre met en vente son matériel pour récupérer de la trésorerie mais ne trouve, la première année, aucun acquéreur pour ses quatre intégrales. Sa banque le soutient. Il arrivera à vendre les trois plus anciennes en 2021.

Activité secondaire autrefois, l’épandage de produits solides s’est nettement développé, tout comme les chantiers de travaux publics.

 

Développement de la communication

L’entrepreneur rentre alors dans une nouvelle dynamique et développe la communication. Son fils lui crée une page Facebook sur laquelle il poste régulièrement des vidéos de chantier. Il édite aussi des autocollants au nom de l’entreprise, qu’il colle sur la plupart des machines. En 2021, l’ETA investit dans une coupe Honey Bee pour faucher et andainer la récolte avant maturité. Ce matériel est le premier du genre sur le département et, très rapidement, les demandes de chantier arrivent : lentilles, haricots, colza, sarrasin, céréales, etc. Pour répondre plus efficacement à la demande, la coupe sera installée cette année sur une ensileuse.

En 2021, l’entrepreneur a investi dans la première faucheuse-andaineuse de la région avec un matériel du constructeur canadien Honey Bee.

Éric Alexandre a également acheté en 2021 un pick-up pour ramasser les andains, et une moissonneuse-batteuse sera renouvelée d’ici à la prochaine récolte. En parallèle, il développe son activité de TP : pose de matériels d’irrigation, terrassement, aménagement de plateformes et de chemins, etc. Dans ce domaine aussi, l’entrepreneur voit son carnet de commandes se remplir rapidement. Petit à petit, l’espoir renaît, car la clientèle reste fidèle et la situation financière s’améliore. Avec les demandes de prestations en hausse, il espère aujourd’hui pouvoir transformer le CDD actuel en CDI.

 

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