Marchands-réparateursUne base, 25 techniciens et 18 fourgons pour Claas Caen

Une base, 25 techniciens et 18 fourgons pour Claas Caen

Claas Caen ne dispose que d'un seul site pour couvrir l'intégralité du département du Calvados et deux cantons de l'Orne. La fidélisation de la clientèle passe alors par une qualité irréprochable des prestations et par un service de proximité. Pour satisfaire à ces objectifs, le directeur James Charron, en poste depuis 2011, s'appuie aujourd'hui sur une grosse équipe technique et sur une organisation bien rôdée durant les périodes de travaux.

 
Réalisée en fin d'année 2014, la rénovation de Claas Caen représente un investissement d'un million d'euros.
Claas Caen, agissant sur l'intégralité du Calvados et dans deux cantons de l'Orne (Vimoutiers et Putanges-Pont-Écrepin), se situe dans une région aux productions agricoles variées. Il recense, dans sa clientèle, aussi bien de grandes exploitations céréalières que de petits élevages laitiers. Il se distingue également par son unique site de Saint-Aignan-de-Cramesnil, en bordure de l'axe Caen-Falaise, pour couvrir un vaste territoire. Cette base, édifiée en 1983, a récemment subi une importante cure de rajeunissement. Le programme de rénovation, conduit entre septembre et décembre, était d'ailleurs assez chargé avec la construction d'un bâtiment de 480 m2 dédié à l'exposition des tracteurs d'occasion et la création d'un hall de 450 m2 abritant les moissonneuses-batteuses de seconde main. Il a aussi compris la transformation du magasin libre-service en hall commercial selon le programme Claas 2020 (voir encadré), la création d'une station extérieure de lavage et la réfection de l'enrobé de la cour, le tout pour un montant d'un million d'euro. « Ces travaux étaient indispensables pour s'adapter à la taille grandissante des matériels, précise le directeur de Claas Caen. Ils illustrent aussi notre volonté de renforcer l'activité de ventes de matériels d'occasion. ». La diversité de la clientèle et la situation géographique sont, en effet, deux atouts que souhaite davantage valoriser le responsable pour la commercialisation de ses machines de seconde main. « Les éleveurs apprécient d'acquérir des matériels en bon état et nous sommes en mesure de les satisfaire grâce aux engins bien conservés provenant d'exploitations de grande culture », souligne-t-il. Selon le directeur, la qualité du service et la proximité sont deux critères incontournables pour satisfaire pleinement la clientèle et la fidéliser. Même si Claas Caen travaille avec huit agents, dénommés marchands réparateurs indépendants (MRI), il ne possède pas moins de 18 fourgons ateliers tout équipés. Deux vendeurs itinérants de pièces et de petits accessoires renforcent aussi la relation de proximité en se déplaçant dans les exploitations.   Donner la chance aux jeunes motivées Le magasin de Saint-Aignan-de-Cramesnil est généralement ouvert du lundi au samedi matin. Les permanences des techniciens le weekend démarrent en avril avec des astreintes le samedi après-midi. Puis, de mai à la moisson, la concession accueille les clients six jours sur sept. Comme l'équipe de Claas Caen s'engage à ce qu'aucune machine de récolte ne reste en panne pendant la moisson, de grands moyens sont mis en place. En effet, durant cette période, la concession reste active le dimanche et sont présents un chef d'atelier, deux techniciens, un voire deux magasiniers auxquels s'ajoutent des mécaniciens en astreinte. Trois moissonneuses-batteuses de secours, dont une de démonstration, viennent appuyer le dispositif. Pour assurer de tels engagements, le directeur a, depuis son arrivée en 2011, créé cinq postes supplémentaires de technicien. L'atelier emploie aujourd'hui 25 personnes, soit la moitié de l'effectif totale. Cette équipe technique est chapeautée par trois chefs d'atelier. Le premier gère la partie dédiée aux tracteurs, le deuxième supervise les matériels tractés (pulvérisateurs, semoirs et épandeurs d'engrais) et le troisième suit les engins de récolte, les chariots télescopiques et les solutions Easy d'agriculture de précision. « À mon arrivée, ils n'étaient que deux chefs d'atelier. Ma décision d'en nommer un supplémentaire a permis de gagner en performance sur l'activité tracteur », reconnaît le directeur. Le niveau de formation n'est pas forcément le premier critère de recrutement d'un technicien pour ce directeur qui préfère plutôt donner la chance à des jeunes motivés. Les huit dernières embauches l'attestent d'ailleurs car elles se composent de profils particulièrement variés. Deux personnes proviennent de la société des Bus Verts du Calvados, deux arrivent du domaine de l'automobile, un travaillait auparavant dans une ETA, un sort de l'école, un était chauffeur routier et le dernier partageait son temps entre une exploitation agricole et un agent réparateur. « Comme l'ambiance est bonne au sein de l'entreprise, les techniciens encouragent leurs amis à postuler lorsqu'un poste s'ouvre dans la concession. Il se crée ainsi une forme de parrainage entre copains, apprécie le directeur. Nous nous chargeons ensuite de les envoyer dans les Claas Academy pour les former aux produits. » Le directeur précise par ailleurs qu'il restreint volontairement le nombre de marques commercialisées par sa structure afin de garantir un bon niveau de spécialisation de ses techniciens.

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