DistributionGarantie des matériels : une charte sur les rails

Garantie des matériels : une charte sur les rails
Le Sedima serait sur le point de signer une charte relative aux garanties des matériels agricoles avec le syndicat des constructeurs d'agroéquipements Axema. Ce document incitatif va formaliser les points d'accords à trouver entre un constructeur et un distributeur sur l'application des garanties. « Nous nous réjouissons de cette prise de conscience, annonce Pierre Prim, le président du Sedima. Ce sujet épineux et pourtant déterminant a longtemps été écarté alors qu'il revient régulièrement sur la table des réunions régionales. Le rôle du syndicat est de veiller à la pérennité des entreprises adhérentes. Chacun doit assumer sa part de responsabilité. » Par deux fois déjà en 2012 et 2015, le syndicat avait invité ses adhérents à se prononcer sur la question. Une nouvelle enquête, menée en février et mars 2018 et ayant suscité plus de 900 réponses, confirme une tendance de fond : une partie des frais engagés par le concessionnaire pour traiter une garantie (main d'œuvre, port, prêt de matériel...) reste in fine à sa charge. Selon Anne Fradier, la secrétaire générale du Sedima, cette étude ne cherche pas à remettre en cause la qualité du matériel, mais se concentre sur le traitement des garanties.« Nous évaluons la manière dont sont traités les problèmes de garanties par chaque industriel, poursuit Pierre Prim. Bien entendu, nous n'allons publier les résultats de façon  nominative. Notre objectif est d'aider nos partenaires à progresser pour ne pas tenir pour responsable le distributeur sur les questions de garantie. »    Tendance uniforme Qu'il s'agisse de matériels de travail du sol et de semis, de pulvérisation et de fertilisation, d'équipements de récolte, de manutention, de transport et d'épandage ou même d'entretien du paysage, la tendance est uniforme : les notes attribuées par les distributeurs pour qualifier le niveau de remboursement peinent à atteindre la moyenne. L'enquête montre que les évaluations les plus basses émanent des concessionnaires de matériels de nutrition animale. Parmi les points dénoncés par les répondants, le niveau de défraiement du port des matériels ou des pièces. Ce paramètre ne cesse de se dégrader depuis 2012. Les dépenses de main d'œuvre, elles aussi, sont mal remboursées. Selon le syndicat, certains industriels appliqueraient des forfaits très éloignés du taux horaire appliqué en concession. Ainsi, la charte initiée par le Sedima pourrait bien inverser cette disposition. « Nous sommes convaincus que la relation entre l'utilisateur final et la chaîne de montage doit être beaucoup plus directe, suggère le responsable du syndicat.  La notion de défaillance de la machine au champ est un point-clé. » La bonne gestion des garanties bénéficie aussi bien au client et au distributeur qu'au constructeur et à son image de marque.

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Semoir direct

Le semoir Morris accède à la modulation de dose

Travail du sol

Une trémie-fertiliseur de 3 500 L chez Monosem

Faucheuses

La triple faucheuse Kuhn GMD 8730 se simplifie

Irrigation

Agri Solution place l’enrouleur sous haute surveillance

Part de marché

Les outils non animés à disques se portent bien

Elevage

Des autochargeuses Jeulin plus stables

Semoirs simplifiés

Claydon distribué par SM3

Utilitaire

John Deere Gator XUV, le confort grimpe

Semoir

Un semoir Sulky épuré