« Le robot simplifie les corvées de nettoyage »

« Le robot simplifie les corvées de nettoyage »

Le lavage à haute pression est une activité courante et incontournable dans les élevages porcins. L'hygiène des bâtiments est en effet l'un des éléments clés pour obtenir de bons résultats techniques. Mais quand la corvée du nettoyage peut être confiée à un robot, les conditions de travail de l'éleveur et de ses salariés s'améliorent, comme c'est le cas chez Matthieu Boué, agriculteur en Ille-et-Vilaine.

Avec son élevage naisseur engraisseur de 310 truies et une production annuelle de 7 200 porcs charcutiers, Matthieu Boué sait manier le laveur à haute pression. La conduite en bande l'amène en effet à nettoyer 10,4 fois par an les salles de maternité, de postsevrage, de pré-engraissement et d'engraissement. Mais, pour se faciliter la tâche, cet agriculteur breton a investi en 2011 dans le robot de lavage Ramsta commercialisé par la société bretonne RVBiotech. « Après le passage de l'automate dans la maternité de 64 places, il ne me reste, par exemple, que quatre heures de nettoyage, contre douze heures auparavant lorsque je réalisais l'intégralité du travail manuellement », apprécie l'éleveur, installé en EARL avec son père, Hubert Boué, à Boistrudan, en Ille-et-Vilaine. Au total, MatthieuBoué estime réduire annuellement d'environ 160 heures la contrainte de lavage manuel. Il apprécie notamment le travail du robot durant la nuit. Comme ses porcs charcutiers partent le soir, l'automate intervient dans la foulée.   La finition est alors réalisée le lendemain matin alors qu'auparavant le nettoyage manuel durait une grande partie de la journée. « Le robot représente un investissement de 39 000 euros HT. Pour le rentabiliser, en se basant sur le temps gagné et le coût annuel d'un salarié de 30 000 euros, il nous faudra au moins dix ans, à condition de ne pas rencontrer de panne. Les pièces coûtent cher mais le service après-vente est efficace, confie-t-il. Nous avons principalement acheté cet appareil pour préserver notre santé et éviter les tendinites du bras causées par le maniement intensif du laveur à haute pression. Le robot est par ailleurs une solution pour conserver les salariés en leur retirant une grande partie des corvées de nettoyage peu gratifiantes. » L'emploi du Ramsta n'est pas généralisé à l'ensemble des salles. Les agriculteurs ne l'utilisent par exemple pas dans l'atelier postsevrage. « Les séparations en plastique sont faciles à nettoyer et l'ensemble ne demande qu'une heure et trente minutes à la main. »  

Pas tout rose

Selon l'agriculteur, l'automate convient parfaitement dans les bâtiments composés d'un maximum de cases identiques. « Chaque configuration demande un programme spécifique pour tenir compte de la hauteur des murs, de la largeur, de la profondeur et de l'emplacement de l'auge, précise-t-il. Il faut compter vingt minutes pour mémoriser une case et cela oblige à investir beaucoup de temps lors de l'arrivée de l'appareil dans la ferme. » La programmation impose d'être présent dans l'espace à nettoyer pour piloter manuellement le robot avec un joystick afin qu'il enregistre les différentes séquences. Matthieu Boué ne cherche pas à obtenir un travail parfait avec son automate car, rigoureux sur la propreté, il repasse systématiquement pour peaufiner au laveur à haute pression.   « Le Ramsta enlève environ 80 % de la saleté, juge-t-il. Sa profondeur de travail limitée à quatre mètres est chez nous un grand défaut. Nous possédons en effet des cases de cinq mètres de long dans lesquelles il reste alors davantage de travail. » L'exploitant met enfin en garde sur la consommation d'eau. « Le robot fait certes gagner du temps, mais il fonctionne plus longtemps pour obtenir le même résultat qu'à la main. Par exemple, dans la maternité, où je mets douze heures au laveur à haute pression débitant 28 l/min, le Ramsta passe 21 heures en utilisant 20 l/min et j'y repasse ensuite quatre heures au nettoyeur », souligne-t-il. L'éleveur estime ainsi à 200 m3 la quantité annuelle d'effluents liquides à gérer en plus sur son exploitation.

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