Pichon poussé par ses valets et ses épandeurs

Pichon poussé par ses valets et ses épandeurs

Ses récentes diversifications dans les valets de ferme et les épandeurs à fumier semblent sourire à Pichon. Le constructeur finistérien annonce une progression régulière de son chiffre d'affaires.

Le constructeur breton Pichon, historiquement installé à Guipavas aux portes de Brest dans le Finistère, connaît une nette progression de son activité. Le chiffre d'affaires de la société Pichon s'est en effet étoffé de 18 % entre 2011 et 2012 pour atteindre 28 M€. Michel Pichon, le P.-d.g.et fondateur de la société, espère encore une augmentation de 15 % cette année. Ces bons résultats sont à mettre au crédit de la part de marché annoncée à 50 % sur le territoire français dans le domaine de la tonne à lisier. Ils proviennent également de la diversification de la production dans les épandeurs à fumier et les valets de ferme. Ces deux familles de matériels pèsent respectivement pour 10 et 15 % du chiffre d'affaires, alors que les tonnes à lisier et les matériels d'hydrocurage en représentent encore 60 %. Les 15 % restants correspondent aux prestations du service après-vente et du magasin pièces détachées. En France, l'industriel recense 200 points de vente animés par une équipe de neuf inspecteurs régionaux et un responsable commercial. La division export, dirigée par Philippe Pichon, le fils du dirigeant, représente aujourd'hui 30 % de l'activité. Elle devrait se situer aux alentours de 40 % fin 2013. Pour développer les ventes à l'étranger, la firme s'appuie sur dix commerciaux, dont un en République tchèque, un au Royaume-Uni, un au Canada et un en Russie.  La compétitivité passe par la délocalisation Pichon dispose également de quatre et, bientôt, de six vendeurs en Pologne. Dans ce pays, il exploite, depuis juillet 2011, une usine fabriquant, dans un souci de compétitivité, les matériels pour les pays de l'Est. Sur ce site employant 20 personnes, le constructeur breton produit des tonnes de conception basique de 3 000 à 15 000 litres, des épandeurs à fumier de 8 et 12 m3 ainsi que les châssis de broyeurs malaxeurs à lisier. Seuls ces derniers sous-ensembles restent compétitifs sur le marché français en raison des coûts de transport. L'industriel breton a aussi ouvert une usine en Chine en avril 2009. Elle est dédiée à la mécanosoudure de pièces standard simples. Ses douze salariés  construisent des buses d'épandage ainsi que les flèches d'attelage des tonnes et des épandeurs à fumier. Selon Michel Pichon, cette délocalisation lui permet de maintenir le prix de ses matériels et de confier à ses soudeurs de l'usine de Guipavas des travaux plus gratifiants. Elle ne s'est nullement traduite par une réduction de l'effectif. Bien au contraire, le siège breton emploie 120 personnes en CDI et 15 à 20 intérimaires. Face à l'augmentation de son activité, il reste désormais à Pichon de concrétiser son projet de nouvelle usine. L'industriel attend en effet de vendre son site breton (cinq hectares et 11 000 m2 de bâtiments), désormais trop exigu et sans possibilité d'extension, pour entreprendre la construction d'un nouveau site représentant un investissement compris entre 8 et 10 M€, voire 12 M€.

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