Essai tracteurJohn Deere 5100R, le point technique (partie 2)

John Deere 5100R, le point technique (partie 2)

La série 5R de John Deere reçoit le moteur à quatre cylindres PowerTech PSS de 4,5 L produit en interne.

Quatre modèles dans la série 5R
Modèle 5090R 5100R 5115R 5125R
Moteur John Deere Power Systems, 4cyl., 4,5 L
Puissance maximale (ch 97/68/CE) 93 109 125 135
Transmission CommandQuad 16x16 ou Command8 32x16
Empattement (mm) 2 250
Masse (kg) 4 300

Quatre cylindres, quatre puissances

La série 5R de John Deere reçoit le moteur à quatre cylindres PowerTech PSS de 4,5 L produit en interne. Quatre niveaux de puissance sont proposés : 90, 100, 115 et 125 ch 97/68/CE. Le 5100R présenté à notre essai bénéficie d’une surpuissance activée au transport lui faisant atteindre ponctuellement 108,7 ch 97/68/CE. La combinaison d’une vanne EGR à un catalyseur d’oxydation diesel (DOC) et à un filtre à particule (DPF) assure la dépollution conformément au Stage IIIB. ce dernier système de dépollution se régénère automatiquement, mais le processus peut être forcé. De son côté, la recirculation des gaz d’échappement bénéficie d’un refroidissement dédié. L’admission bénéficie d’un turbocompresseur à géométrie fixe avec clapet de décharge. L’air en sortie passe par un échangeur. Le moteur repose sur un châssis indépendant afin de ne pas subir les efforts imposés notamment par la présence du chargeur frontal.

Une grille placée devant les radiateurs retient les plus grosses particules aspirées.
Le filtre à air s’avère facile d’accès, au-dessus du bloc refroidissement.
La jauge à huile moteur et le préfiltre à carburant prennent place sur le flanc gauche du bloc.

 

On a aimé
- Le capot monobloc offrant un accès total au compartiment moteur sans nécessiter la dépose de carters supplémentaires.
- La jauge à huile du moteur accessible sans ouvrir le capot.
On a moins aimé
- Les imposantes pièces de soutient du chargeur, limitant l’accès au moteur.
- L’espace restreint entre les radiateurs rendant le nettoyage difficile.

 

Conduite au doigt et au pied

La série 5R dispose de trois transmissions semi-powershift au choix de l’acquéreur. La CommandQuad, disponible en versions manuelle ou automatique, offre 16 rapports en avant et en arrière, avec quatre gammes robotisées conjuguées à quatre rapports sous charge. La troisième transmission proposée est la Command8. Celle-ci reprend l’architecture à quatre gammes, mais double le nombre de rapports sous charge en marche avant, comptant ainsi 32 vitesses contre 16 en arrière. Le conducteur peut forcer l’utilisation de l’une des trois gammes A, B et C grâce à des boutons dédiés à chacune. Les fonctions BCD et CD autorisent le passage automatique entre ces trois ou deux gammes. Le levier de transmission, quant à lui, gère l’engagement manuel de rapports supérieurs, en le poussant, ou inférieurs, en le tirant. Lorsqu’il est basculé à droite, la transmission se gère automatiquement. La conduite s’apparente à celle d’une voiture automatique, à l’aide de la pédale d’accélérateur. Le John Deere profite enfin d’un mode de conduite avec débrayage électrique de la transmission lors d’un appui sur les freins (mode Auto Clutch).

Le levier de transmission intègre une molette permettant de régler une vitesse cible.

L’afficheur sur le montant droit de cabine regroupe les informations de transmission.

 Le pont avant, signé Cararro, se compose de deux parallélogrammes suspendus indépendamment.

 

On a aimé
- L’ergonomie du levier de transmission, autorisant le passage en mode automatique.
- La gestion des rapports rendant la conduite fluide sans rupture de couple prononcée.
On a moins aimé
- La transmission se débraye lors d’un freinage sur route lorsque le mode Auto Clutch est actif.
- L’absence de boutons de contrôle des powershift à proximité du curseur de relevage.

 

Distributeurs électriques ou mécaniques

John Deere équipe ses 5R soit avec l’accoudoir CommandArm, soit plus simplement avec une console latérale. Dans le premier cas, un joystick et des finger tips pilotent les distributeurs, au nombre maximal de quatre à l’arrière et trois pour le chargeur frontal. La seconde configuration, ici essayée, dispose des habituelles commandes mécaniques à téléflexibles. Notre 5100R reçoit également un joystick au bout de l’accoudoir pour commander le chargeur monté d’usine. La pompe hydraulique à signal de charge fournit 96 L/min, ou 114 L/min en option tel que sur le tracteur de notre essai. Le constructeur ajoute sur demande les coupleurs power beyond. Les bras de relevage arrière lèvent une charge maximale de 5 t, ou 5,6 t en option. Un relevage supportant 3,2 t peut prendre place à l’avant, connecté à un distributeur hydraulique arrière.

 

Le joystick électronique autorise l’utilisation des deuxième et troisième fonctions simultanément.

Le puit de remplissage de l’huile de transmission et d’hydraulique, sous les distributeurs, contient une jauge.

Tous les raccords hydrauliques du chargeur sont connectés en une fois grâce au multicoupleur.

 

On a aimé
- La commande électronique de chargeur, intégrée d’usine.
- La possibilité de bénéficier des coupleurs power beyond.
On a moins aimé
- Le levier de sélection du régime de prise de force, placé au sol, entre le siège et la console latérale.
- L’utilisation d’un éventuel relevage avant condamne un distributeur arrière.

La cabine

Une cabine spécialement conçu pour l'élevage

 

 

 

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