Essai TélescopiqueClaas Scorpion 741 Varipower, Le point technique (partie 2)

Claas Scorpion 741 Varipower, Le point technique (partie 2)
(©H.E.)

Dans cette partie, nous vous proposons de nous attarder sur chaque élément du chargeur télescopique Claas Scorpion, à savoir , le châssis, la cabine, le moteur, la transmission et l'hydraulique.

Un châssis étroit

Le Scorpion 741 Varipower repose sur un châssis mécanosoudé d’une épaisseur de 15 mm auquel viennent se fixer, à droite, le module du moteur et, à gauche, la cabine. Côté gabarit, la largeur totale de la machine ne dépasse pas les 2,40 m, soit 12 cm de moins que ses grands frères, les Scorpion 746 et 756. Cette différence lui permet de se faufiler plus facilement dans les bâtiments d’élevage. Sa hauteur hors-tout est inférieure à 2,50 m. Son empattement, quant à lui, mesure 2,85 m. Le point d’ancrage du pied de flèche, plus bas de 10 cm en comparaison avec les Scorpion d’ancienne génération, abaisse, selon le constructeur, le centre de gravité et améliore la stabilité de l’engin.

Sept modèles de Scorpion

Modèle

635

732

736

741

746

756

1033

Hauteur de levage (m)

6

6,9

7

9,75

Capacité de levage (t)

3,5

3,2

3,6

4,1

4,6

5,6

3,3

Moteur

Deutz AG, 4 cylindres, 3,6 L

Puissance (ch ECE R120)

136

156

136

La hauteur de levage du Scorpion 741 atteint 6,90 m au niveau des fourches à palettes.
Claas conserve le tablier à quatre points d’accroche permettant aux propriétaires d’anciens Scorpion d’utiliser les mêmes outils.
Un prolongement du châssis maintien la flèche dans l’axe lors des efforts de poussées.

Une cabine spacieuse

La large cabine du Claas Scorpion offre un grand espace de vie à bord. Dommage qu’elle manque de rangements. Les commandes, principalement regroupées à droite du chauffeur, respectent un code couleur : rouge pour la sécurité, orange pour la conduite, gris pour l’hydraulique et bleu pour l’éclairage. Le pare-brise panoramique, vitré sur une grande surface, favorise la visibilité sur toute la course de la flèche télescopique. Le joystick, solidaire de la console de droite, ne suis pas les mouvements du siège pneumatique mais il tombe sous la main.

La colonne de direction bascule entre les jambes du chauffeur, à l’image de la conduite d’une moissonneuse-batteuse.

En résumé la cabine du Scorpion se compose ainsi : 

Le tableau de bord concentre toutes les informations de la machine.

Le joystick regroupe les fonctions de la transmission, de la flèche télescopique et le contrôle de l’outil.

L’unique inverseur de sens de marche se pilote au joystick à l’aide du pouce.

Le bouton d’arrêt d’urgence stoppe la machine en coupant le moteur.

En option, un écran centralise les prises de vues des caméras à l’avant et à l’arrière.

Le siège pneumatique réglable accueille aisément les personnes de petites et de grandes tailles.

Deux marchepieds et des poignées facilitent l’accès au poste de conduite.
Le pare-brise panoramique offre une bonne visibilité sur toute la course de la flèche.

Un moteur transversal

Sous le capot monobloc se cache un quatre cylindres de 3,6 L, signé Deutz AG. Celui-ci motorise toute la gamme des chargeurs télescopiques Scorpion. Sur le 741, il développe 136 ch et répond à la norme antipollution Stage IV. Pour y parvenir, il s’équipe d’un catalyseur d’oxydation diesel (DOC) et d’un dispositif de réduction catalytique sélective (SCR), avec injection d’AdBlue. Monté en position transversale, le moteur laisse place, à l’avant, au bloc de refroidissement. L’air frais traverse les radiateurs, se charge en calories, puis ressort par l’arrière, en partie haute du capot. Le ventilateur réversible s’active par défaut toutes les trente minutes. Un bouton en cabine permet au chauffeur de l’activer manuellement. Le réservoir de carburant dispose d’une capacité de 150 L tandis que celui d’AdBlue contient 10 L.

La position transversale du moteur rend l’accès aisé à la jauge à huile et aux filtres.
Les radiateurs, montés à l’avant du compartiment moteur, aspirent l’air frais par le haut du capot.
Les composants permettant de répondre à la norme antipollution Stage IV ne gênent pas la visibilité.

Trois plages de vitesses

Le moteur entraîne une transmission hydrostatique suivi d’un boîtier de transfert répartissant la puissance vers les ponts avant et arrière. En version Varipower, celle-ci offre trois plages de conduite : de 0 à 15 km/h, de 0 à 30 km/h et de 0 à 40 km/h. Le passage d’une à l’autre se réalise sous charge par un simple appui sur un bouton du joystick à l’aide du pouce. L’homologation tracteur permet au Scorpion de rouler à 40 km/h sur la route. Un appui partiel sur la pédale de frein gère les phases d’approche. En poussant plus fort, l’engin débraye sa transmission. En cas d’une immobilisation prolongée, le frein de parking électro-hydraulique s’active automatiquement. Le Scorpion profite de quatre modes de direction. Le passage d’une opération à l’autre s’active via un sélecteur en cabine. Il suffit de tourner le volant et le système s’occupe du reste. Le quatrième mode permet de régler manuellement la différence d’angle de la marche en crabe entre les roues avant et arrière. 

La transmission se gère à l’aide du pouce via des boutons sur le joystick, repérables par leur code couleur orange.
Un sélecteur limite la vitesse maximale d’avancement du chargeur, tandis que le second fixe le régime maximal du moteur.

Une pompe à plateau

Le Scorpion s’équipe en standard d’une pompe à plateau. Cette dernière, débitant jusqu’à 160 L/min, alimente un circuit à signal de charge. Les distributeurs flow sharing et proportionnels autorisent la commande progressive et simultanée de plusieurs mouvements. Le verrouillage électro-hydraulique des outils nécessite un appui simultané d’un bouton dans le plafonnier et le pilotage d’une commande située derrière le joystick via l’index. Les raccords dédiés à la troisième et quatrième fonction bénéficient d’un système de décompression. Un prend place en cabine tandis que le second se situe à l’extérieur, au bout du bras de la flèche.

Le Scorpion bénéficie en standard d’une suspension de flèche, fonctionnant selon trois modes : forcé, automatique à partir de 7 km/h ou verrouillé.
Sur la flèche, comme en cabine, un bouton décompresse la pression dans le circuit des 3 e et 4e fonction.

A lire aussi : 

L'essai du Claas Scorpion 741 varipower, Il n'a rien perdu de son venin

Voir la vidéo de l'essai :

Claas Scorpion au travail

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