Enquête de satisfaction du Sedima. Le podium revisité

Enquête de satisfaction du Sedima. Le podium revisité

Le Sedima (Syndicat national des entreprises de services et distribution du machinisme agricole) célèbre les dix ans de son enquête de satisfaction des concessionnaires face à leurs fournisseurs de tracteurs (ISC). Une nouvelle fois, Fendt, Claas et Valtra forment le trio de tête à l'heure de l'évaluation par leur réseau. L'autre enquête de conjoncture économique réalisée auprès des adhérents du syndicat révèle un climat morose et, pour la plupart, un recul des commandes en matériels neufs comme en occasion.

L'enquête de satisfaction des concessionnaires vis-à-vis de leurs fournisseurs tractoristes (ISC) fête ses dix ans en 2014. La moyenne générale des notes classe une nouvelle fois Fendt, Claas et Valtra dans le trio de tête (cf. graphique 1). Sur la première marche du podium depuis sept ans, Fendt est notamment apprécié pour la qualité de ses relations avec le concessionnaire, l'aide à la profitabilité, la publicité et le support produit. Claas, qui reste stable voire en légère progression depuis la mise en place de ce questionnaire, profite d'un recul faible mais constant de la marque finlandaise pour lui subtiliser sa deuxième place cette année. Il tire, lui, son épingle du jeu avec ses services informatiques et ses offres de financement intégrés, tandis que Valtra est en tête sur le critère procédure et délais de paiement . La plus belle progression en 2014 est signée Deutz. Son indice de satisfaction bondit de 1,6 point malgré une baisse constante de l'évaluation de la marque depuis dix ans. Son réseau note surtout une bonne amélioration sur le plan de la publicité, du support produit et de la formation. Le réseau John Deere, sans doute plus exigeant car il n'a historiquement jamais connu d'indice supérieur à 12, note plus sévèrement son fournisseur pour la troisième année consécutive. Il pointe du doigt le mauvais rapport qualité/prix des stages de formation à distance et la mauvaise qualité de ses relations avec le tractoriste, notamment le manque d'autonomie. Deux évolutions majeures ont marqué cette dixième enquête. La première est la mise en place de deux nouveaux critères de présence dans le classement. Toutes les marques remplissent le premier nouveau critère du taux de réponse minimum de 30 % des adhérents par marque. McCormick et Kubota ne remplissent pas le deuxième critère : les répondants d'un même réseau doivent représenter au minimum 25 % du total des tracteurs standards vendus en 2013 par la marque. Anne Fradier, la secrétaire générale du syndicat, explique l'absence de ces deux marques par le faible nombre d'adhérents chez ces deux constructeurs. La deuxième évolution majeure concerne l'appa ri tion dans le questionnaire de sujets sur le vol de tracteur. Tous réseaux confondus, les distributeurs attendent impatiemment des solutions concrètes de la part de leur tractoriste pour améliorer la protection contre ce fléau (clés codées, boîtiers de géolocalisation...). Le syndicat annonce 77 tracteurs volés en concession entre 2009 et 2014, soit un coût total d'environ 4,5 M€. « Beaucoup plus en réalité ! » s'exclame Anne Fradier. Si Fendt et John Deere sont les bons élèves, même eux ne dépassent pas la note de 9/20 lorsque les concessionnaires les évaluent à ce sujet.  

Un climat morose

  Lancée auprès des adhérents du syndicat, l'enquête de conjoncture économique révèle une dégradation de l'activité. Soixante-dix pour cent des entreprises déclarent en effet un recul de leurs commandes de matériel neuf, contre 51 % pour les matériels d'occasion (cf. graphique 2). « Cette tendance, bien que réelle, doit cependant être relativisée car elle repose sur une comparaison avec l'année 2013, qui a été exceptionnelle, » tempère Raphaël Lucchesi, le président du Sedima. Ce recul est aussi plus ou moins marqué selon les secteurs d'activité. Il est par exemple plus accentué dans le secteur polyculture- élevage et grandes cultures (avec 75 % d'opinions négatives) davantage touché par le recul des immatriculations de tracteurs sur les cinq premiers mois de l'année, que dans le domaine viti et vinicole. Raphaël Lucchesi, concessionnaire dans un secteur d'élevage, analyse également dans les graphiques un solde d'opinions un peu moins négatif pour les équipements d'élevage que pour l'activité globale. « Même si le ralentissement est notable, l'investissement dans les robots de traite progresse », confie-t-il. Tous secteurs confondus, les concessionnaires se montrent inquiets sur la gestion de leur stock de matériels et sur la concurrence de marchés parallèles pour la vente de pièces (Internet, adaptables...). Le climat est morose. Pour le second semestre de l'année 2014, parmi les 133 concessionnaires ayant répondu à l'enquête, seuls 32 % ont un bon moral. Ils sont d'ailleurs un peu plus pessimistes pour leurs clients (21 % de bon moral chez les agriculteurs) que pour eux.

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