Biennale de l'AxemaLa balance commerciale du machinisme s'améliore

La balance commerciale du machinisme s'améliore

A l'occasion de sa biennale, Axema (Union des Industriels de l'Agroéquipement) a présenté le 9 avril dernier, les chiffres et tendances de la profession. Après les bonnes années arrivent les temps plus difficiles où la compétitivité des entreprises est plus que jamais essentielle.

Patrick Pérard, président d'Axema, énumère des pistes pour relever les défis de l'agroéquipement : gagner en compétitivité pour rester dans la course mondiale ; adapter les effectifs, en qualité et en quantité ; exporter pour aborder les nouveaux marchés.
L'Union européenne se place comme premier producteur mondial d'Agroéquipement avec 38 % d'un chiffre d'affaires mondial évalué à 110 milliards d'euros (2013). L'Asie se positionne en deuxième place (30 %) devant les Amériques (29 %). L'Europe exporte 60 % de sa production et importe 55 % d'Agroéquipement sur son territoire. De son côté, l'Asie exporte 17 % et n'importe que 7 %. Enfin, les Amériques importent davantage (29 %) que ce qu'elles exportent (21 %). En Europe, les principaux producteurs se classent ainsi (% sur CA 2013) : Allemagne (31 %), Italie (19 %), France (12 %) et le Royaume-Uni. Entre 2008 et 2013, la production européenne a progressé de 7 % (+ 2,6 milliards d'Euros). L'Allemagne a couvert près de 60 % de cette hausse, alors que la France y a répondu à hauteur de 10 %. Dans cette période de croissance, l'Italie et le Danemark ont reculé. En Europe, l'Agroéquipement recense 30 000 sociétés qui emploient 300 000 personnes.   La France, le premier marché européen Notre pays fabrique beaucoup de matériels de travail du sol (32 % de la production européenne), de véhicules de transport et d'engins de manutention (29 %), de matériels d'arrosage et de protection (25 %) et d'outils de fenaison (24 %). La France reste le premier marché européen de l'Agroéquipement. Après une hausse de 6,5 % en 2013 par rapport à 2012, le marché a enregistré une baisse de 14,7 % en 2014 pour s'établir à 5,6 milliards d'euros. La production a reculé de 7 % pour s'établir à 4,7 milliards d'euros). Le recul des importations s'établit à - 13,7 %, alors que les exportations sont restées stables. Notre marché se compose pour un tiers avec les tracteurs agricoles et deux tiers avec les machines et équipements.   Des prévisions de l'ordre de -10 % pour 2015 Le marché européen du machinisme agricole en 2015 risque de présenter une baisse de l'ordre de 5 à 10 %. En Allemagne, les industriels s'attendent à un recul de 7 %, alors que les français prévoient un retrait de 11 %. A la fin du mois de janvier 2015, les tendances en machines agricoles enregistraient - 9 % en élevage, - 5 % en charrue, -  4% en distributeurs d'engrais et + 11 % en machines à vendanger. L'année 2014 s'était terminée avec des reculs bien amorcés comme en tracteurs immatriculés (-2 4,7 %), en moissonneuses batteuses (- 7,5 %), en tracteurs pour espaces verts (- 3,9 %).

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