Marché du machinisme agricoleAmbiance automnale dans la filière

Ambiance automnale dans la filière
Raphael Lucchesi, président du Sedima.
En ce début d'automne, les professionnels du machinisme agricole ne débordent pas d'optimisme. C'est en tout cas ce qui est ressorti du traditionnel point presse agroéquipement tenu à Paris le 21 octobre par les syndicats de la filière. Avec un marché français qui s'est contracté de 10,3 % à 2,6 Md€, avec des immatriculations de tracteurs perdant plus de 13 % en année roulante au mois de septembre (27 765 unités) et avec celles des moissonneuses-batteuses en chute de 18 % sur la campagne 2014-2015 (2 004 machines), le bilan économique de l'automne ne fourni, en effet, aucune raison de pavoiser. Selon Patrick Pérard, président de l'Axema (le syndicat des constructeurs et des importateurs), le marché devrait conserver la même tendance baissière et terminer l'année en retrait de 11 %. Selon les enquêtes menées par l'Axema et le Sedima auprès de leurs adhérents, aucun de ceux-ci n'affichent un optimisme démesuré. Les distributeurs n'entrevoient aucune embellie. Ils partagent en majorité le sentiment de voir les prises de commandes de matériels neufs baisser, leurs stocks de matériels d'occasion s'amonceler et leur trésorerie se tendre. Alors qu'ils avaient vu leur taux de marge moyen reprendre du poil de la bête en 2012 et en 2013 en atteignant 22 et 23 %, celui-ci a rechuté à 19 % en 2014. Pourtant, tout n'est pas négatif. Certains secteurs comme la viticulture ou les pièces résistent. Le chiffre d'affaires réalisé dans les ateliers pourrait s'améliorer. « Les utilisateurs font durer leurs machines, mais ils les entretiennent », constate Raphaël Lucchesi, président du Sedima, le syndicat des distributeurs. Les industriels français du machinisme agricole qui ont supporté une baisse de leur chiffre d'affaires (2,16 Md€) de 7,9 %, inférieure à celle du marché, témoignent d'une vision de l'avenir plus confiante. Les recrutements restent d'un bon niveau. Les effectifs ont progressé de 0,6 % chez les industriels en 2015 et 52 % de ceux-ci ont l'intention de recruter en 2016. Le mouvement pourrait être plus important si les politiques de formation technologique étaient mieux canalisées. 1 500 postes n'ont, en effet, pas trouvé preneurs. Les chiffres d'affaires des constructeurs pourraient se stabiliser lors du second trimestre et les ventes à l'export pourraient augmenter. Effectivement, au cours du premier semestre 2014, la balance commerciale du machinisme agricole a eu tendance à s'améliorer. Si les importations continuent à rester très importantes et à représenter 81 % du marché, la baisse de 5,8 % a été plus grande que celles des exportations (-1 %). Le made in France passe donc de mieux en mieux nos frontières et les ventes à l'étranger représentent désormais 77 % du chiffre d'affaires des usines hexagonales. Les Allemands semblent tout particulièrement apprécier les machines agricoles françaises. Ils sont nos meilleurs clients. Durant le premier semestre, ils en ont acheté pour 387 M€. Pour mémoire, les Français en ont acquis pour 438 M€ durant cette période. Les chiffres du machinisme agricole en France (1er semestre 2015) Marché : 2,602 Md€ (-10,3 %) dont importations : 2,119 Md€   Production : 2,164 Md€ (-7,9 %) dont exportations : 1,681 Md€ (-1,0 %) (source : Axema)

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