Entrepreneurs des territoiresL'actualité s'invite au congrès

L'actualité s'invite au congrès
Les entrepreneurs des territoires sont d'importants employeurs de main d'œuvre.
Les difficultés que rencontrent les agriculteurs occuperont très probablement une place centrale dans les débats du prochain congrès des entrepreneurs des territoires, prévu les 3 et 4 mars à Grenoble. « Au nord, à l'ouest et au sud-ouest, les crises agricoles se suivent et occasionnent toujours autant de dommages collatéraux », regrette Gérard Napias, le président de la fédération des entrepreneurs des territoires. Il cite, à ce propos, le cas des entreprises spécialisées en travaux d'épandage mises au chômage technique dans le Sud-Ouest par les mesures de vide sanitaire imposées par l'épizootie d'influenza aviaire. Il évoque également des tensions provoquées par les problèmes de trésorerie des agriculteurs. Patrice Gauquelin, entrepreneur dans l'Orne, témoigne, de la dégradation qu'il a constaté dans sa comptabilité : « En temps normal, les encourts représentent à peine 5 % de notre chiffre d'affaires. Aujourd'hui ils atteignent les 30 %. Les agriculteurs sont obligés d'aller au-devant de leurs entrepreneurs pour discuter d'un échéancier de paiement ». Mais en plus d'une conjoncture difficile, les entrepreneurs de travaux agricoles ont aussi l'intention d'échanger à Grenoble sur leurs difficultés d'employeurs de main d'œuvre. Ils doivent, en effet, souvent composer avec de nouvelles lois complexifiant leur quotidien. Pourtant leurs besoins en hommes sont énormes et augmentent. Plus de la moitié des 21 000 entreprises françaises emploient des permanents ou des saisonniers. Le nombre de contrats est passé de 104 488 en 2013 à 112 825. Chaque année 5 000 à 7 000 postes sont à pourvoir. En raison même de la nature de leurs chantiers agricoles, ils doivent faire appel à un grands nombre de travailleurs saisonniers. En plus de la difficulté à trouver et à former ces équipiers, ces entreprises doivent gérer des monceaux de paperasse. Depuis le 1er janvier 2016, la mise en place du compte personnel de prévention de la pénibilité ainsi que la couverture complémentaire santé obligatoires ont encore ajouté une strate de bureaucratie. Ils doivent aussi gérer des ressources humaines avec lesquels ils ne partagent pas forcément les mêmes repères. Comme plus de 60 % de la main d'œuvre appartient à la tranche de 18 à 35 ans, cette génération dite « Y », nourrie de réseaux sociaux, donne du fil à retordre à des dirigeants, plutôt issus du baby boom. En trente ans, la société a changé, les univers se sont élargis et les priorités ont évolué. Le congrès de Grenoble compte bien évoquer ces aspects pour que les différences de génération deviennent davantage des opportunités d'enrichissement que des sources de conflit.

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