Commerce internationalDes porte-outils américains pour Cuba

Des porte-outils américains pour Cuba
tracteur cubain CleberDes investisseurs nord-américains ont reçu l'autorisation de l'administration de Barack Obama d'investir entre 5 et 10 millions de dollars dans la construction d'une usine de tracteurs à Cuba. L'événement a été d'autant plus célébré avec des commentaires dithyrambiques par la presse d'outre-Atlantique que ce projet marque le premier investissement réalisé par une entreprise des États-Unis dans cette île des Caraïbes après la prise du pouvoir de Fidel Castro en 1959. À l'époque, la nationalisation de toutes les entreprises et propriétés américaines du territoire avait entraîné des mesures de blocus économiques qui ne se sont que très modérément adoucies ces dernières années. Pour autant, le projet porté par Cleber LLC de Paint Rock dans l'Alabama ne devrait pas encore permettre à ce pays très agricole de relancer ses plantations de canne à sucres, de riz, d'agrumes ou de bananes. En effet cette entreprise américaine créée par deux ingénieurs en pré-retraites et ayant gagné beaucoup d'argents dans l'industrie informatique, compte produire annuellement un millier de petits porte-outils de 25 chevaux. Ces engins, particulièrement sommaires, baptisés Oggun, du nom d'une divinité appartenant à la Santéria, la religion syncrétique locale, et connue pour fabriquer des outils pour l'agriculture et la guerre, seront dotés dans un premiers temps de transmissions hydrostatiques et de motorisations Kohler. Ils sont conçus selon un principe OSMM (Open Source Manufacturing Module), c'est-à-dire à l'instar de l'encyclopédie en ligne Wikipédia, dans une dynamique collaborative permettant à différents acteurs d'en améliorer la conception. Prévu pour être peu coûteux (moins de 10 000 $) et facile à entretenir, il pourra ainsi évoluer vers une technologie entièrement électrique et recevoir différents outils telle qu'une pelle hydraulique, un chargeur frontal ou une trancheuse. Ces matériels ont été principalement conçus pour aider à la mécanisation des toute petites exploitations maraîchères familiales alimentant La Havane et les grandes agglomérations du pays en fruits et légumes frais. Les grandes plantations de canne à sucre, pour leur part, devront continuer à compter sur le génie des mécaniciens cubains qui depuis des décennies parviennent à faire tourner leurs tracteurs de technologie biélorusse. À moins qu'à l'instar de Caterpillar ayant confié à son distributeur de Porto-Rico le soin de distribuer ses matériels à Cuba, les grands groupes du machinisme tissent eux aussi leurs réseaux commerciaux pour y diffuser leurs matériels modernes.

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