Kubota: La confirmation de la communion avec l'Europe

Kubota: La confirmation de la communion avec l'Europe

Dans le développement de la branche agricole de Kubota, l'Europe prend une part de plus en plus grande. Le constructeur japonais prévoit en effet de passer d'un peu plus de 3 000 tracteurs de la série M vendus en 2012 à 10 000 en 2018 ! Cet objectif implique de commercialiser chaque année 1 000 tracteurs de plus en Europe. Il peut paraître ambitieux, mais la firme nippone engage de gros moyens pour le réaliser comme elle a cherché à le montrer en ouvrant les portes de ses usines nippones à la rédaction de Matériel Agricole.

Ces dernières années, Kubota a montré sa capacité d'écoute du marché agricole européen. Pas à pas, le constructeur a dévoilé des solutions nouvelles répondant de mieux en mieux aux exigences de notre marché. Au passage, citons une cabine à quatre montants, un pont avant suspendu, des capacités hydrauliques supérieures, une offre en chargeurs frontaux... Autant d'évolutions ou d'équipements renforçant l'offre auprès des agriculteurs du Vieux Continent. Pourtant, il manque encore bien des choses au constructeur japonais pour rivaliser avec la concurrence européenne. Un moteur à six cylindres par exemple, une transmission à variation continue de la vitesse, l'Isobus...  

Des projets plein la tête

Mais, sur pratiquement tous ces points, Kubota peut apporter une réponse. « Nous aimons bien faire par nous-même », prévient cependant Tetsuji Tomita, président de la division stratégique commerciale de la société. La marque se donne ainsi trois ans pour sortir un moteur six cylindres capable de développer 200 chevaux et plus. Quant à la transmission CVT, le constructeur semble suffisamment bien maîtriser la technologie pour être capable d'en proposer une dans un délai raisonnable... Il semblerait même qu'elle existe déjà dans d'autres applications. Enfin, à propos de l'Isobus et des nouvelles technologies, le rachat de Kverneland par Kubota a apporté son lot de solutions au tractoriste. Mais, pour le moment pas de dates pour la sortie de ces nouveaux produits, même si l'anniversaire des 40 ans de Kubota Europe, en septembre 2014 au Château de Versailles, pourrait être une occasion idéale de lancements de nouveaux produits. L'engagement du Japonais dans l'univers du machinisme agricole européen devrait aussi se traduire par l'implantation d'une usine en Europe. Là aussi, pas de date, ni de lieu. Chaque pays espère accueillir cette usine sur son territoire et déploie ses arguments. Nos élus sauront peutêtre convaincre les dirigeants nippons d'implanter leur usine sur le sol français où réside déjà la filiale européenne ? Pour le moment, la France est l'un des pays européen ayant plutôt bien accueilli les tracteurs japonais. Comparativement à d'autres territoires, une avance certaine est prise au niveau du réseau de distribution, gage de multiplication des forces de vente. Et, partout où Kverneland n'est pas présent, les distributeurs Kubota pourront proposer la gamme d'outils sous la couleur orange. Cette stratégie vaut plutôt pour les marchés où Kverneland est peu ou pas présent (Amérique du Nord par exemple), alors que le tractoriste y est bien implanté avec un réseau de distribution.

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