Gourdon : L'âge des défis

Gourdon : L'âge des défis

Quarante années séparent la première benne agraire Gourdon des nouveaux modèles en acier HLE et à ponts-moteurs. En suivant le même fil conducteur depuis sa création, l'entreprise landaise est devenue une hyperspécialiste dans la construction de véhicules de transport.

La société landaise Gourdon, dirigée par la famille éponyme, fête cette année son quarantième anniversaire. Âge de raison diront certains. Mais cette période est surtout synonyme de défi pour l'entreprise qui, pour l'occasion, a initié un tournant dans sa gamme de produits. Ses remorques agricoles et de travaux publics inaugurent en effet de nouvelles lignes. Les premières, d'une charge utile de 8,5 à 24 tonnes, utilisent un acier à haute limite d'élasticité et une forme spécifique pour réduire leur masse à vide et ainsi emporter davantage de matière. Les secondes renouvellent également le design de leur caisse en Hardox et intègrent des équipements spécifiques, tels que le système d'assistance hydraulique à la traction.  

Développement du pont-moteur

  Ce dispositif, développé en collaboration avec Poclain, a représenté un investissement de 200 000 € et quatre années de recherche et d'essais. Le partenariat liant Gourdon au fabricant de bras articulés Guima- Palfinger a permis la création d'une gamme de remorques multibennes autorisant, avec un même châssis, l'utilisation de caisses agricoles ou de travaux publics, voire d'un plateau porte-matériel. L'entreprise a également spécialisé sa seconde usine de Tarbes (Hautes-Pyrénées) dans la construction de citernes dédiées à des utilisations environnementales. Inutile cependant de parler d'une future gamme d'épandeurs à fumier ou de tonnes à lisier. Les dirigeants de la société laissent ces marchés spécifiques aux constructeurs déjà implantés et se focalisent plutôt sur d'éventuelles marges de progression, en France comme à l'étranger. Gourdon compte notamment sur son réseau de concessionnaires, constitué de 200 points de vente, et sur la qualité de son service après-vente pour continuer à prendre de l'importance dans l'Hexagone. « La location de matériels nous a également permis de percer sur des marchés où nous manquions de notoriété, notamment les remorques multibennes et le secteur des travaux publics. Ce système, bien que coûteux en temps et en énergie, s'avère rapidement payant, explique Caroline Gourdon, directrice générale. Nous essayons aussi de promouvoir notre construction 100 % française. » À l'étranger, et plus précisément en Allemagne, la marque s'appuie sur l'homologation routière des remorques à 50 km/h et sur sa liste d'équipements haut de gamme. Le grand export fait, lui, appel à beaucoup de flexibilité et de réactivité pour produire des modèles souvent spécifiques. L'entreprise dispose donc, parmi ses 70 salariés, d'un bureau d'études modifiant régulièrement les plans des machines standard à la demande des clients. Dix pour cent des 11 millions d'euros de chiffre d'affaires sont d'ailleurs déjà issus de la vente de matériels hors de nos frontières. Gourdon annonce ainsi produire, sur son site d'Aire-sur- Adour, près de 1 500 remorques par an, soit une moyenne de 30 à 35 remorques par semaine.

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