La mécanosoudure comme savoir-faireSDM Acier

SDM Acier

Dans certaines régions, la mécanosoudure n'a plus vraiment la cote auprès des concessionnaires. Les exploitants ne sachant pas bien manier la baguette à souder doivent alors s'adresser à des acteurs non-agricoles pour faire dépanner ou rénover leurs matériels. Dans le Nord, ils peuvent compter sur la jeune société SDM Acier qui s'est spécialisée dans le travail du fer.

La panne est la bête noire des chantiers. Les concessionnaires sont heureusement particulièrement affûtés pour repérer l'électrovanne défectueuse, le fil coupé ou la carte électronique court-circuitée. En revanche, la réparation du châssis d'un appareil au milieu des champs attire de moins en moins ces professionnels. François Maréchal a plusieurs fois constaté ce problème lorsqu'il était employé dans une entreprise de travaux agricoles. La volonté de devenir son propre patron l'a alors motivé à créer, en septembre 2012, la société SDM Acier pour offrir aux agriculteurs une prestation de mécanosoudure.Le jeune entrepreneur a transformé un des bâtiments de l'exploitation agricole familiale en un grand atelier dédié au travail du fer. Il s'est d'abord équipé d'un poste à souder semi-automatique et d'un découpeur au plasma à commande numérique. « Ce dernier me permet de créer des pièces spécifiques en quelques minutes afin de dépanner au plus vite les clients », explique-t-il. La structure a ensuite investi dans un tour à métaux, une plieuse et une cisaille. « Le but est de répondre toujours plus vite à la demande. Je me différencie ainsi des fabrications industrielles aux délais souvent peu adaptés au milieu agricole. » En plus de la réparation dans l'urgence, l'entreprise restaure des fonds de remorque par exemple, rénove ou modifie des outils existants et crée des appareils en tout genre. Cette dernière activité a d'ailleurs récemment pris de l'ampleur. Plusieursagriculteurs ayant déjà fait appel à SDM Acier pour différentes prestations l'ont également sollicitée pour construire des outils de travail du sol.  

Des fabrications à la carte

François Maréchal s'est donc associé à Mickaël Leprêtre, un de ses camarades de promotion, pour l'épauler dans la création d'esquisses. Le premier outil de la marque, un décompacteur repliable de six mètres de large, a vu le jour cet été. Le bouche à oreille et les démonstrations effectuées après la moisson ont permis la création d'une gamme d'appareils de trois à six mètres de large. « Les clients apprécient notre flexibilité dans la fabrication. La conception est commune aux différentes versions mais les équipements sont montés à la carte. Les agriculteurs ont donc le sentiment de construire leur propre machine. » Le développement de cette première série de produits a ensuite débouché sur la réalisation de déchaumeurs à dents et d'outils frontaux de préparation du sol. Les différents appareils sont désormais commercialisés sous l'appellation Maréchal. L'exploitation familiale d'agriculture biologique a également motivé le constructeur nordiste à s'orienter vers des marchés plus spécifiques tels que le binage. Une gamme d'outils de ce type devrait donc voir le jour cette année.

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