Pièces de rechangeL'impression 3D pour des pièces à l'unité

L'impression 3D pour des pièces à l'unité

L'impression 3D devient de plus en plus intéressante, car elle permet de produire des pièces en différentes matières. Au démarrage de la technologie, dans les années 1980, la solution s'appliquait aux polymères. Puis, à la fin des années 1990, la poudre de métaux a pu être utilisée dans le processus. Enfin, à la fin des années 2000, des pièces en céramique ont pu être produites. Lors du congrès du Sedima en avril dernier, un atelier animé par la compagnie Faddtory, spécialisée dans l'implémentation et l'utilisation de l'impression 3D dans les entreprises, présentait les évolutions de la technologie

Plus la complexité de géométrie de l'élément à produire est complexe, plus la solution de l'impression 3 D est intéressante. Elle l'est d'autant plus quand la quantité de pièces à produire est faible. Par exemple, lors de la création d'un prototype, la solution de l'impression 3D peut s'avérer judicieuse car les éléments seront souvent produits à l'unité. Si au contraire, l'inventeur passe par la technologie de la fonderie, il devra réaliser un moule pour une seule coulée. L'impression 3D est à ce jour utilisée pour la fabrication de prothèses dentaires, car chaque exemplaire est différent. C'est aussi le cas pour des prothèses de membres, car chaque moignon est spécifique et changeant dans le temps. Les coûts des machines d'impression diminuent ce qui favorise la production. Aujourd'hui de plus en plus d'entreprises dans tous les secteurs d'activités utilisent l?impression 3D pour la production de leurs pièces. La technologie de l'impression 3D présente aussi de l'intérêt pour la fabrication de pièces de rechange. Elles peuvent être réalisées à la demande, là où le client l'attend. Cette solution évite ainsi d'immobiliser une machine pendant le délai de transport de la pièce manquante. Aussi, la solution évite de gérer des stocks aux quatre coins du monde ! La société Faddtory, intervenant de l?atelier sur ce sujet, indiquait par exemple que la Lufthansa était très à l'écoute de la technologie car un avion cloué au sol, en attente d'une pièce de rechange, peut représenter un coût de 100 000 euros par jour pour la compagnie.   Réduction des coûts d'acheminement La production sur place d'une pièce, grâce à l'impression 3D, aurait également des effets positifs sur les coûts d'acheminement des pièces de rechange et l'impact environnemental. La transmission d'un plan 3D digitalisé serait le seul élément à transmettre à la machine capable d'effectuer le travail. Ces imprimantes évoluent sans cesse pour être de plus en plus efficaces. Leurs prix évoluent également, mais compte-tenu des économies qu'elles pourraient engendrer, elles restent prometteuses. Dans le machinisme agricole ou en matériels d'espaces verts, des constructeurs suivent de près les avancées de l'impression 3D. Par exemple, un fournisseur (Atelier Sterenn) reproduit ainsi les bouchons des réservoirs ou les poignées de lanceur des matériels de parcs et jardins. Des constructeurs ont transmis les dessins des bouchons à cette société qui assure ainsi le service après-vente à la demande. Des concessionnaires se voient bien dans le futur être ainsi reproducteurs de pièces pour leurs clients. Toutefois, il reste encore à éclaircir plusieurs points, comme les droits de reproduction ou encore les garanties. Olivier Jay, directeur de la compagnie Faddtory, indique qu'un système similaire à celui de la reproduction des CD musicaux pourrait être envisagé, et que certaines compagnies sont en pleins développements de ce genre de solution pour le secteur maritime. Selon lui, le changement digital est nécessaire dans toutes les entreprises et les précurseurs deviennent le plus souvent les leaders sur leurs marchés. «La technologie est aujourd'hui suffisamment mature pour toutes les entreprises. J'ai créé Faddtory et des services adaptés aux besoins des entreprises de façon à les accompagner stratégiquement et technologiquement.»

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