Fabrication de tracteursMassey Ferguson inaugure Beauvais 3

Massey Ferguson inaugure Beauvais 3

Les autorités politiques locales et nationales ne se sont pas fait prier pour participer à l'inauguration du nouveau site logistique de l'usine Massey Ferguson de Beauvais. L'invitation à couper le ruban d'un site amené à créer dans l'immédiat 103 emplois et dans un futur proche près de 200 autres ne se refuse pas.

Mercredi 16 janvier, Ils étaient tous présents : Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'état auprès du ministère de l'économie, Xavier Bertrand, président de la région haut de France, Caroline Cayeux, maire de Beauvais, Louis Le Franc, préfet de l'Oise et toute leurs suites d'attachés de cabinets, de conseillers généraux, municipaux ou régionaux. L'accueil du constructeur sur son nouveau site logistique Beauvais 2 était à la hauteur : Martin Richenhagen, le p.-d.g. d'Agco, Rob Smith, le président du groupe pour l'Europe et le Moyen-Orient, Thierry Lhotte, le président de la marque Massey Ferguson, Boussad Bouali, le directeur de l'usine. Pour eux, l'événement représentait non seulement l'occasion de célébrer l'aboutissement d'un projet clef dans l'amélioration du fonctionnement de l'usine de tracteur, mais aussi celle de passer quelques messages à la classe politique française. S'étendant sur un terrain de 8 ha dont 3 couverts, Beauvais 3 a pour objectif de rationaliser la logistique d'approvisionnement en composants du l'usine de tracteurs Massey Ferguson de Beauvais.

Le site Beauvais 3 n'est éloigné que d'un kilomètre de l'usine principale.

Avec la complexité croissante des modèles et le renouvellement régulier des gammes, l'usine est amenée à construire sur sa ligne de montage de plus en plus d'engins différents. Alors qu'en 2011, elle pouvait se satisfaire de 7 200 références de pièces ou sous-ensembles pour assurer l'ensemble de son programme de production. En 2020, elle aura besoin d'en gérer plus de 20 000. Jusqu'à présent, ces montagnes de marchandises avaient du mal à trouver de la place sur le site de l'usine. Certaines étaient parquées à l'extérieur et les principes de juste-à-temps étaient souvent mis à mal. Parfois, la production devait s'arrêter faute d'une pièce essentielle. Agco a donc récupéré une ancienne usine de produits surgelés Nestlé désaffectée depuis cinq ans et située à quelques centaines de mètres de son établissement. En à peine neuf mois, les entreprises locales ont évacué 3 000 tonnes de gravats, coulé 1 000 tonnes de béton, posé 9 km de sprinklers... Au terme de 72 400 heures de travail, le site était opérationnel et prêt à réceptionner chaque jour une soixantaine de semi-remorques en provenance de toute l'Europe ou à en réexpédier autant vers l'usine voisine. En plus de leurs taches de manutention, les 120 salariés du site, parmi lesquels 103 nouvellement embauchés, contrôlent la conformité de chacune des livraisons et préparent, selon les principes du « lean manufacturing », des kits d'assemblage à l'attention des opérateurs de la ligne de montage de l'usine Beauvais 1, mais aussi vers les sites d'assemblage de cabines Beauvais 2 et des transmissions Gima. Afin d'être le plus efficace possibles, les process en œuvre adoptent des principes d'organisation les plus actuels. Chaque opération est tracée et chronométrée. Des robots de manutention ainsi que des drones d'inventaires sont en expérimentation sur le site. En plus de rationaliser un certain nombre d'opérations, Beauvais 3 pour objectif d'accompagner l'augmentation de la productivité d'une usine qui devrait permettre à Massey Ferguson d'améliorer ses parts de marché en Europe et de viser une capacité de 18 000 tracteurs par an à l'horizon de 2027.

Les moteurs arrivant de l'usine finlandaise Agco Diesel attendent avant d'être montés sur les tracteurs

En attendant Beauvais 4

Pour atteindre ce but, Thierry Lhotte a profité de l'évènement pour annoncer le projet Beauvais 4. Sitôt après l'annonce par le fabricant de crèmes glacé Froneri installé précisément entre Beauvais 1 et Beauvais 3, de fermer son site et de licencier son personnel, la direction d'Agco France s'est immédiatement mise en contact avec lui pour proposer de l'acquérir et de reclasser certains de ses salariés. Si l'opération aboutissait, elle permettrait à l'usine de s'agrandir de 15,7 ha supplémentaires pour s'étaler sur un total de 54 ha. Ce gain d'espace lui offrirait des moyens pour relocaliser des fabrications de composants actuellement sous-traitées, pour créer un atelier capable de refabriquer 4 000 à 6 000 ponts ou transmissions par an ou un autre pour préparer des tracteurs personnalisés. Sur le plan commercial, il lui permettrait également de mieux accueillir les visiteurs. Thierry Lhote évoque son idée de créer un showroom de classe automobile et une piste d'essais permettant aux clients de prendre en mains les machines. Ce projet pouvant employer à terme 300 personnes permettrait de créer 200 emplois supplémentaires. Pour aider à sa réalisation, Thierry Lhotte a adressé quelques messages aux autorités politiques locales. Son souhait le plus cher serait par exemple d'aménager un tunnel sous le boulevard Blaise Pascal très circulant afin de relier ses nouveaux sites à l'ancien.
 

L'a surface de l'ancien site de fabrication de surgelés donne des capacités d'agrandissement.

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