Aymeric Barthes, le président du Gofar (global organization for agricultural robotics), a dû se rendre à l’évidence. Depuis dix ans que cette organisation mondiale de la robotique agricole existe et qu’elle s’est fait connaître en organisant les salons spécialisés Fira, le paysage de son secteur d’activités a radicalement changé. « Les premières années les machines présentées sur l’événement attiraient la curiosité des agriculteurs et des industriels. Mais ceux-ci ne leur accordaient pas toute l’importance qu’elles devaient prendre dans le futur. À présent les entreprises se sont structurées. Elles ont levé de l’argent. Des centaines de machines ont été commercialisées dans le monde. Elles fonctionnent quotidiennement », explique-t-il. « À présent les industriels ne viennent plus sur un tel événement pour entrevoir des solutions qui émergeront dans cinq ou dix ans. Ils veulent répondre à des besoins réels, par exemple, d’accès à la main d’œuvre. »
Accélérer la robotisation
Partant de ce constat, le Gofar ne veut plus se limiter à seulement organiser les Fira. Il veut se positionner comme un accélérateur de l’activité. Il entend, par son action, favoriser l’adoption rapide de ses technologies par l’agriculture mais aussi aider les entreprises matures dans leur développement commercial. Pour cela, il réorganisé son organisation. Dans le bureau, Aymeric Barthes, le président ; est accompagné des vice-présidents Roland Lenain de l’Inrae, Florent Georges, agriculteur et Piere Compère, consultant. Guillaume Boquet, le directeur des affaires réglementaires d’Axema en est le secrétaire. Sur le plan opérationnel, l’équipe codirigée par Gwendoline Legrand et Maialen Cazenave compte Elisa Abreu à la communication. Elle vient de se voir renforcée par Marie-Flore Doutreleau, cheffe de projet robotique. Ensemble, ils vont mettre en route de nouvelles opérations et des services. La première d’entre elle, le Gofar Tour sera lancée dès le 5 février 2026. Il s’agit d’une série d’événements courts organisés sur le terrain partout dans le monde. Elles auront pour objectif de présenter des solutions robotiques auprès de marchés très ciblés. Une nouvelle offre de services sera précisée dans le courant du deuxième semestre 2026. Elle devrait valoriser le carnet d’adresses et les réseaux du Gofar pour faciliter des mises en relation, des partenariats ou des études de marché. Elle permettra aussi de tenir à jour les catalogues de robots et d’acteurs de la filière où encore de leurs donner de la visibilité lors de participation à des démonstrations ou des salons internationaux.
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