Publi-rédactionnelLes multiples avantages de la rotation culturale

Les multiples avantages de la rotation culturale
(©KUHN)

La rotation culturale se définit par l’implantation de différentes cultures qui se suivent dans un ordre défini sur une même parcelle.

La rotation culturale est un levier agronomique pour assurer une meilleure rentabilité des exploitations. Il s’agit de varier sur une parcelle des cultures améliorant la qualité et la fertilité des sols, permettant de maîtriser la flore adventice, les maladies et les ravageurs des cultures. Les aléas météorologiques et la diminution des matières actives disponibles compliquent la lutte contre les adventices et les ravageurs des cultures. Diversifier et allonger la rotation culturale sont des leviers pour endiguer ces problématiques.

Schéma type d’un exemple de rotation culturale

Schéma rotation culturale
(source : guide_rotation_culturale_juin_2017.pdf (deveniragriculteur-npdc.fr)

 

Se succèderont des cultures exigeantes et moins exigeantes en azote, des cultures salissantes et nettoyantes, des cultures d’hiver et d’été pour rompre le cycle des bioagresseurs, des cultures à enracinements différents et des cultures avec des besoins variables en phosphore et en potassium.

  • La tête de rotation est une culture qui contribue à l’augmentation de la fertilité du sol et à l’amélioration de sa structure. En tête de rotation, on retrouve fréquemment des prairies temporaires accompagnées de légumineuses dans les rotations en polyculture-élevage.
    La tête de rotation
  • Le corps de rotation se caractérise par une culture exigeante en azote type maïs, blé, orge, betteraves, colza, etc.
    Le corps de rotation
  • Le relais de rotation comporte une culture permettant de capter et fixer l’azote atmosphérique comme la féverole ou le trèfle.
    Le relais de rotation
  • La fin de rotation se compose de cultures nettoyantes et peu exigeantes telles que l’avoine, le seigle, le triticale, etc.La fin de rotation

Certains freins peuvent se poser pour passer le pas de la rotation culturale face à la monoculture. En effet, le manque de débouchés commerciaux, la volatilité des prix et l’insécurité des rendements liées aux accidents climatiques empêchent les exploitants de se lancer dans cette diversification. De même, le défaut d’expérience des agriculteurs dans la mise en place des rotations culturales peut les empêcher de sauter le pas.

Le raisonnement économique doit se faire sur tout l’assolement et non par culture. En effet, la marge par culture peut être réduite mais l’intérêt agronomique de la mise en place d’une rotation culturale est nettement bénéfique. La rotation des cultures lorsqu’elle est bien menée permet de faire des économies d’intrants notables puisqu’elle casse les cycles des adventices et des ravageurs en utilisant différentes familles de matières actives à différentes périodes. Cela limite le développement des résistances.
Les directives européennes et gouvernementales tendent à favoriser la mise en place de cultures alternatives. Les exploitants sont incités à diversifier leur assolement en introduisant notamment des légumineuses et des protéagineux afin de bénéficier des aides PAC. Le « paiement vert » récompense les pratiques agricoles bénéfiques pour le climat et l’environnement (maintien des prairies permanentes, diversité des cultures, surfaces d’intérêt écologique (SIE)).
Afin que la rentabilité soit au rendez-vous, il est important de choisir des cultures qui ne nécessiteront pas d’investissements supplémentaires en termes d’outils de semis et de récolte.
L’étape du semis est primordiale pour assurer un bon rendement de la culture. 50% de la récolte est déterminée au semis. Un positionnement parfait de la graine est indispensable pour les cultures en rangs pour assurer un apport optimal en nutriments, une germination homogène et un accès à la lumière des plantes développées.
La densité de semis optimale tient compte de l’espèce, notamment de son usage et de la précocité de la variété, de la période de semis, de la préparation du sol et du type de sol. Mais aussi de la disponibilité en eau aux différentes étapes du cycle de la culture.

Le choix du semoir n’est donc pas à prendre à la légère. L’objectif est de pourvoir semer plusieurs cultures (maïs, sorgho, betteraves, tournesol, soja, etc.) avec un seul semoir afin de rentabiliser l’investissement sur plus d’hectares. Pour semer plusieurs cultures avec une seule machine, il est possible d’opter pour un semoir indexable. Celui-ci permet d’adapter l’espace inter-rang pour semer de 45 à 80 cm d’écartement sans devoir adapter la configuration des éléments manuellement. Le changement de culture s’opère en moins d’une demi-heure avec la garantie de ne jamais rouler sur la ligne de semis quel que soit l’écartement choisi puisque les roues du semoir s’indexent automatiquement avec les éléments semeurs.
semoirs monograines indexables
Les semoirs monograines indexables permettent de se placer dans la configuration optimale pour exploiter pleinement le potentiel de rendement de différentes cultures. Il est ainsi possible de semer des colzas à écartement réduit tout en bénéficiant d’une meilleure qualité d’implantation grâce à une plus grande capacité de rappui que des semoirs en ligne. L’Institut Technique Terres Inovia a d’ailleurs publié une étude montrant un gain de rendement de 2q/ha (8%) pour des colzas semés au semoir monograine.

De plus, aujourd’hui, la plupart des semoirs sont disponibles avec un entraînement électrique de la distribution permettant le réglage de la densité de semis depuis la cabine. L’entrainement électrique, outre la simplification de la machine, procure également un gain de précision au semis en évitant le patinage des roues d’entrainement du semoir lié aux conditions de sols. La coupure de rangs par GPS est ainsi simplifiée et s’opère par l’arrêt du moteur sur chaque rang, de manière réactive et sans perte de graine. Ceci assure une économie de semence non négligeable à l’utilisateur. L’entretien de la machine est également réduit à court terme avec moins de graissage en saison ainsi qu’à long terme avec moins de pièces d’usure.

Les aides incitatives, le développement de nouvelles filières commerciales, les bénéfices agronomiques et la disponibilité de semoirs polyvalents dotés des technologies d’agriculture de précision sont autant d’arguments en faveur de la mise en place de rotations culturales. Bien réfléchies et bien menées, elles offrent de nombreux avantages agronomiques et économiques aux exploitations.

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