Matrot : le Falcon fuse dans les parcelles

Matrot : le Falcon fuse dans les parcelles

Le 8 juillet, la société Matrot, installée à Noyers-Saint-Martin (Oise) et spécialisée dans la conception d'automoteurs de pulvérisation, a invité la rédaction de Matériel Agricole à sa journée au champ. La star de cette dernière a incontestablement été le nouveau modèle Falcon dévoilé au dernier Sima.

Le Falcon, le dernier-né de la gamme des automoteurs de pulvérisation Matrot, est encore aujourd'hui à l'état de prototype. Cet appareil hors du commun est digne des plus gros modèles américains. Développé aux couleurs de Matrot, il devrait être commercialisé sous la marque Hardi, membre elle aussi du groupe Erel, pour les marchés de l'export, et notamment outre-Atlantique où la firme est déjà bien implantée. Sa commercialisation devrait débuter d'ici à fin 2016. Une variante du Falcon adaptée aux conditions européennes devrait à terme voir le jour pour répondre notamment à la réglementation routière. Le gabarit du Falcon actuel impressionne tout autant que sa stabilité. Il présente en effet un poids à vide de 12,2 tonnes, un PTAC de 20 tonnes, une largeur hors tout de 3,55 mètres, une longueur hors tout de 10,2 mètres (rampe de 36 mètres repliée), une hauteur hors tout de 3,95 mètres, une garde au sol de 1,85 mètre et un empattement de 4,8 mètres. Le nouvel automoteur Matrot loge à l'arrière un moteur Cummins de 8,9 litres développant 380 chevaux. Ce six-cylindres répondant à la norme Stage IV se distingue notamment par l'utilisation d'un turbo refroidi par eau. Le Falcon bénéficie d'une transmission hydrostatique à quatre moteurs roues associés chacun à un réducteur intégrant des freins multidisques. Une gamme champ le propulse de 0 à 35 km/h, tandis que le mode route l'emmène de 0 à 60 km/h, une allure maximale dépendant de la réglementation des pays. Le châssis intègre des suspensions indépendantes à poumons pneumatiques.  

380 chevaux sous le capot

  Il s'accompagne d'un dispositif de voie variable hydraulique allant de trois à quatre mètres. L'automoteur embarque pour le moment une cuve principale de 6 000 litres réalisée en inox et une réserve de rinçage de 630 litres couplée à six gyrolaveurs. La mise en oeuvre de la pulvérisation est réalisée grâce au boîtier électronique Tank-Control, situé sur le côté droit à proximité du poste de mise en oeuvre. L'engin est muni de deux pompes. La première, à pistons-membranes, autorise à la fois le transfert de l'eau de la réserve de rinçage vers la cuve principale, le rinçage des bidons et l'alimentation de la lance de lavage extérieure ainsi que l'amorçage de la seconde, de type centrifuge, dédiée à la pulvérisation. L'opérateur profite par ailleurs d'un bidon lave-mains de 20 litres situé à l'arrière de l'appareil. Le Falcon se pare d'une rampe avant Pommier de 36 à 48 mètres d'envergure réalisée en aluminium et dotée d'une tuyauterie en inox. Il hérite du système de régulation à circulation continue PPi, déjà connu sur les automoteurs Xénon, à commande pneumatique de chacun des porte-buses Pentajet.  

Un large panel d'options

  La cabine pressurisée de catégorie 4 est accessible depuis l'arrière de l'appareil grâce à une échelle à relevage hydraulique. Elle bénéficie de la climatisation automatique, d'un siège conducteur à suspension pneumatique, d'une assise pour le passager et d'une colonne de direction réglable. Un autoradio Bluetooth, six phares de travail et deux gyrophares complètent son niveau d'équipements. L'accoudoir du siège héberge à son extrémité le levier multifonction gérant l'avancement et la pulvérisation. Au travail, le chauffeur suit l'ensemble des paramètres sur le terminal 500 Confort à écran couleur de 26 centimètres. Ce moniteur affiche notamment la vitesse d'avancement, le débit, la pression, la surface travaillée et la quantité de produit restante en cuve. L'automoteur Falcon accède par ailleurs à plusieurs options, à l'image des quatre roues directrices, de l'incorporateur de 60 litres en inox, d'une jauge électronique, d'une barre de guidage, de la coupure des tronçons par GPS, du guidage automatique par dGPS, de vannes motorisées pour la mise en oeuvre, du système H-Tronic régulant automatiquement la hauteur de pulvérisation et de kits d'éclairage à LED.    

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Utilitaire

John Deere Gator XUV, le confort grimpe

Semoir

Un semoir Sulky épuré

Epandeurs d'engrais

Le Kubota DSXLW épand les engrais plus vite

Semis

Une double dent Dale Drills pour semer en direct

Equipement

Une station à la ferme Beiser environnement

Récolte

La coupe flexible de Geringhoff ne manque pas d’air

Fenaison

Un groupe de fauche de 9 m pour McHale

Semis

L'Alpego Jet M consomme moins et s'utilise mieux

Part de marché

Les ventes de semoirs traînés à céréales explosent