L'injection directe simple et flexible d'utilisation

L'injection directe simple et flexible d'utilisation

Pulvériser les cultures sans passer par la fastidieuse étape du rinçage de la cuve accélérerait considérablement le débit de chantier d'une exploitation. Basculer sans risque d'un herbicide à un fongicide sans détruire la culture suivante éviterait également bien des tracas aux utilisateurs de pulvérisateurs. Une technique importée des états-Unis met pourtant de côté ces deux inconvénients au profit de la facilité et de la flexibilité d'utilisation.

«Je n'incorpore jamais de produit phytosanitaire dans la cuve principale de mon pulvérisateur », précise Guy Blot, agriculteur à Bois-Herpin, dans l'Essonne. L'exploitant a en effet équipé son appareil d'un dispositif d'injection directe Sidekick Pro de l'équipementier américain Raven. Courante outre-Atlantique, cette technique ne connaît pas le même succès sur le Vieux Continent. « J'emploie ce dispositif depuis plus de six ans. Sa facilité et sa flexibilité d'utilisation m'ont vite séduit, explique l'agriculteur. La solution mère n'entre en contact avec l'eau claire que quelques mètres avant la division du flux vers les différents tronçons. La perte de temps nécessaire au rinçage des canalisations est donc infime en comparaison avec celle indispensable au nettoyage de la cuve d'un pulvérisateur dépourvu d'injection directe. »   Ce sont surtout les risques de phytotoxicité, tant redoutés par les agriculteurs et souvent liés à des restes de produits dans la cuve principale, qui ont poussé Guy Blot à franchir le pas. « D'infimes dépôts de phytos dans la cuve nous ont auparavant occasionné des dégâts sur certaines cultures. La technique d'injection directe nous permet désormais de garder une cuve exempte de tout résidu. L'utilisation de deux produits distincts n'exige plus un retour systématique à l'exploitation. De plus, le risque de débordement de bouillie étant éradiqué, je ne suis pas contraint de remplir l'appareil sur une plate-forme dédiée. » Guy Blot gaspille désormais moins de produits phytosanitaires. « Inutile de calculer au plus juste le volume de solution mère nécessaire. Tout l'excédent est replacé dans le bidon d'origine et conserve l'ensemble de ses propriétés contrairement à une bouillie déjà préparée.   Écologiquement et économiquement, c'est un plus ! Les brusques changements de météo et les éventuels soucis mécaniques ne nous obligent donc pas à jeter le mélange. Je me permets même de remplir la cuve d'eau le soir pour bénéficier, sans perdre de temps, de l'humidité matinale. » Les produits phytosanitaires en poudre sont, eux aussi, compatibles avec l'utilisation de cette technique. « Il faut les diluer au préalable dans un bidon pour qu'ils soient correctement aspirés par la pompe doseuse. » Actuellement installé sur l'automoteur Préciculture UT 90, l'équipement sera très prochainement démonté puis replacé sur un plus récent Spra-Coupe.

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