John Deere F 440 M: La presse a bon appétit

John Deere F 440 M: La presse a bon appétit

Cela fait quinze ans que John Deere n'avait pas autant retouché ses presses à balles rondes à chambre fixe. Celles-ci, entièrement redessinées, partagent quelques organes stratégiques avec les récents modèles à chambre variable de la série 900, à l'instar du système d'alimentation ou de la transmission. Rendez-vous était fixé mi-juillet dans le Cantal pour prendre en main, au champ et en exclusivité, un prototype de ces nouvelles machines.

Mi-juillet, dans le Cantal, à une dizaine kilomètres de Saint- Flour, les premiers foins se terminent avec quelques semaines de retard. Les conditions restent bonnes pour prendre en main un prototype de la dernière presse à balles rondes John Deere. Dans une parcelle de Paulhac, sous un soleil de plomb, la nouvelle machine à chambre fixe, lancée à 8 voire 10 km/h, avale sans trop broncher les gros andains bien secs. La F 440 M a bon appétit. Les ingénieurs de l'usine d'Arc-lès-Gray (Haute-Saône) ont, sans nul doute, planché sur la capacité d'alimentation pour concevoir leurs nouvelles presses à balles rondes inchangées depuis quinze ans. Ils les ont dotées du pick-up et du rotor des machines à chambre variable de la série 900, le haut de gamme du constructeur. Selon John Deere, le débit d'alimentation instantané de cette chambre fixe approche celui d'un big-baler. Cette performance est notamment due au rotor, baptisé HC pour haute capacité, inauguré sur les presses de la série 900. Il associe sur un même arbre deux vis de recentrage et l'ameneur rotatif. Cette conception limitant la distance entre les dents du pick-up et celles du rotor évite les risques de bourrage. Cet ameneur se décline en deux versions, l'une dépourvue de système de coupe (Rotoflow HC) et l'autre dotée de 13 couteaux (Maxi- Cut HC 13). Le système hacheur intègre une trappe de décompression montée sur parallélogramme. En cas de bourrage, elle est pilotée depuis l'un des distributeurs du tracteur. Ce plancher escamotable augmente alors le dégagement tout autour du rotor de quelques centimètres. Il s'étend sur toute la largeur de l'ameneur, y compris sous les deux vis de convergence. Cette trappe est en option sur les variantes Rotoflow HC dépourvues de couteaux, comme celle ici essayée. L'utilisateur doit alors se contenter d'une clé de débourrage ne faisant tourner que l'ameneur rotatif.   Le pick-up tourne moins vite Le nouveau pick-up des presses F 440 M mesure deux mètres de large (1,86 mètre DIN). Il ratisse assez bien le foin malgré les larges andains qui viennent d'être confectionnés. Il utilise des garants en acier galvanisé et conserve un chemin de cames assurant l'absence de zone morte entre le pick-up et le rotor. Le dessin compact de ce ramasseur limite les risques de bourrage lors de récoltes de brins courts ou longs humides. Et pour limiter l'usure des cames - le principal point faible de cette technologie - John Deere a diminué la vitesse de rotation à 115 tr/min, contre 190 tr/min auparavant. En contrepartie, le ramasseur compte une barre porte-dents supplémentaire, équivalent à un passage de dents de plus au sol toutes les secondes. Le pick-up à cinq barres n'est réservé qu'aux presses haut de gamme R. Celles de la série M ici essayée se contentent d'un modèle à quatre rangées de dents. Le pick-up et le rotor de la nouvelle presse à chambre fixe ne sont pas les seuls composants modifiés. John Deere a également revu la transmission, le design et les montes de pneumatiques, en s'inspirant des organes de la presse haut de gamme de la série 900. La transmission principale de la nouvelle mouture se distingue, du côté de l'entraînement de la chambre, par sa demi-traverse en fonte (un cardan auparavant) offrant davantage de résistance et moins de maintenance.Elle tourne à 540 tr/min et se contente d'une sécurité à boulon sur le modèle Rotoflow HC de notre presse d'essai, une variante à cames étant proposée en option. L'avant du châssis, également redessiné, autorise notamment le montage de pneumatiques de plus grande dimension, jusqu'à 1,06 mètre de diamètre et 500 mm de large sur cette F 440 M. Le constructeur a en revanche conservé la chambre de pressage des précédentes 623 et 644. Il décline toujours l'offre en deux configurations. La variante Multicrop, comptant sept rouleaux et un convoyeur à chaînes et barrettes, convient à la plupart des récoltes. La version Silage Special, avec ses 17 rouleaux, se destine davantage à l'ensilage. Du côté du liage, John Deere retient toujours les systèmes filet et/ou ficelle à double bras des précédentes générations. Il a malheureusement monté un nouveau capot frontal gênant la visibilité sur l'équipement filet, un défaut prochainement corrigé. Un design plus élaboré Pour faciliter la maintenance, le fabricant monte de nouveaux capots monoblocs dégageant complètement l'accès aux différents organes et facilitant le chargement du filet. Ces carters au design élaboré intègrent une double épaisseur intérieure afin d'augmenter leur résistance mécanique. Leur dessin ne comprend pas d'angles vifs et limite ainsi l'accumulation de matière. La lubrification automatique des chaînes, réglable individuellement en débit, reste au catalogue des options. Sur cette gamme M, le constructeur introduit la console Baletrak Easy, variante plus simple que le boîtier Baletrak optionnel ici essayé. Ce moniteur autorise notamment la gestion basique du liage et intègre un compteur de balles. Au catalogue, seul le terminal Greenstar 1800 est compatible Isobus. Dans cette configuration, la presse peut également être livrée sans boîtier. John Deere ne propose pas encore sur ces presses l'automatisation des séquences de confection et d'éjection de balle Baler Automation disponible sur les machines de la série 900.

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