Class: De l'action dans les gammes Arion, Jaguar et Xerion

Class: De l'action dans les gammes Arion, Jaguar et Xerion

Claas a choisi son site allemand de Paderborn pour dévoiler à la presse européenne les dernières évolutions apportées sur les gammes de tracteurs et d'ensileuses. Les Arion 500 et 600 accèdent désormais à une transmission à variation continue développée et produite par la firme germanique. Les Xerion, fraîchement restylés, disposent d'un nouveau châssis et de motorisations de dernière génération. Les ensileuses automotrices gagnent toutes, pour leur part, en facilité de maintenance tandis que les Jaguar 800 voient leurs spécifications se rapprocher de celles des machines de la série 900.

Une CMatic maison sur les Arion 500 et 600

  Les Arion 500 et 600 Cebis arrivent l'été prochain avec une transmission à variation continue. Cette solution reprend l'appellation commerciale CMatic mais elle se caractérise par son origine 100 % Claas. Le tractoriste a en effet développé sa propre transmission et la fabrique au sein de son usine de composants située à Paderborn, au nord de l'Allemagne. Dans ce site dénommé Claas Industrietechnik, la firme construit notamment les ponts moteurs des ensileuses et des moissonneuses-batteuses, ainsi que les trains de chenilles Terra Trac. La boîte à variation continue des Arion 500 et 600, au nom de code EQ 200, se compose de deux embrayages multidisques, de deux pompes hydrauliques et d'un réducteur épicycloïdal à deux étages. Elle dispose ainsi de deux gammes qui ont la particularité de passer de l'une à l'autre sans intervention du chauffeur, sans à-coup et sans rupture du couple transmis.   Elle se caractérise également par l'utilisation d'une faible quantité d'huile limitant les pertes de puissance par barbotage et donc la consommation de carburant. Cette CMatic se pilote à l'aide du joystick CMotion et se paramètre depuis le terminal Cebis. Le chauffeur retrouve ainsi un environnement de conduite commun aux Arion Hexashift (six rapports sous charge) et aux autres automoteurs Claas. Cette nouvelle transmission sera commercialisée sur les Arion 530, 540 et 550 équipés d'une motorisation à quatre cylindres développant de 145 à 163 chevaux ECE R120 de puissance maximale. Elle équipera également les Arion 620 à 650 délivrant de 158 à 184 chevaux grâce à leur moteur à six cylindres.  

Les Xerion motorisés par Mercedes-Benz

  Le concept original du Xerion reste intact mais l'architecture de ce tracteur Claas à quatre roues égales subit de réelles évolutions. Fini le grand pot d'échappement à l'avant à droite. Cet organe se fait désormais discret et prend place sur le flanc droit pour ne plus entraver la visibilité. Il signe, avec le nouveau design, le changement de génération et l'arrivée des Xerion 4000, 4500 et 5000 à moteur Mercedes- Benz. Ces mastodontes, développant 435, 490 et 530 ch ECE R120 de puissance maximale, répondent à la norme antipollution Stage IV grâce au dispositif de réduction catalytique sélective (injection d'AdBlue à l'échappement). Ils adoptent également un nouveau châssis composé de deux longerons reliés entre eux par des traverses boulonnées. Le constructeur indique avoir abandonné l'assemblage par soudure pour gagner en résistance et en capacité de charge. Pour déplacer ces tracteurs, Claas propose deux solutions de transmission à variation continue CMatic fournies par ZF.   La première, l'Eccom 4.5, est disponible sur les trois modèles à cabine centrale fixe (Trac) ou réversible (Trac VC). Cette variante propulse l'enginà 40 km/h dans les deux sens d'avancement. Elle s'accompagne en standard d'une prise de force arrière à 1 000 tr/min et d'un arbre de transmission conçu pour animer une pompe hydraulique auxiliaire d'une puissance maximale de 122 chevaux (90 kW). La seconde solution, dénommée Eccom 5, se veut plus économique. Elle est disponible sur les trois tracteurs en version Trac ainsi que sur le Xerion 4000 Saddle Trac, le seul de la gamme à cabine frontale fixe. Cette transmission est conseillée pour les engins destinés à réaliser essentiellement des travaux de traction. Elle limite la vitesse en marche arrière à 30 km/h et se complète en option d'une prise de force.  

L'empreinte des 900 sur les Jaguar 800

  Les ensileuses Claas Jaguar de la série 800 affichent, cette année, 20 ans d'existence. Elles bénéficient d'évolutions rapprochant leurs spécifications des modèles plus haut de gamme de la série 900. Ces automotrices conservent cependant leur canal d'alimentation à quatre rouleaux entraînés mécaniquement et leur rotor V-Classic décliné en variantes à 20, 24 et 28 couteaux. Elles accèdent pour la prochaine campagne à une nouvelle interface d'accrochage de la tête de récolte comparable à celle des Jaguar 900. Grâce à cet aménagement, le même bec rotatif Orbis s'attelle sur les machines des deux séries sans modification alors que cette opération était jusque-là impossible.   Les Jaguar 800 héritent des modèles 900 le fond d'expulseur réglable et la goulotte modulaire facilitant la maintenance. Elles profitent également des circuits électriques et hydrauliques de leurs aînées donnant accès aux solutions d'aide à la conduite telles que le remplissage automatique des remorques Auto Fill. Les électrovannes sont maintenant regroupées sur le flanc gauche, à proximité de l'échelle d'accès en cabine, sur les ensileuses des deux familles.  

La maintenance facilitée

  Sur le plan de l'entretien, le groupe expulseur, maintenant monté sur pivot, s'extrait désormais, sur les deux séries de Jaguar, depuis le côté droit après dépose de la roue avant. Cette opération s'effectue en deux heures alors qu'elle demande deux jours sur les modèles actuels. Par ailleurs, le système d'affûtage automatique, piloté depuis l'ordinateur Cebis, intègre une nouvelle fonctionnalité adaptant le régime de rotation du rotor au nombre de couteaux, pour un résultat optimal. Les Jaguar 900 gagnent aussi en performance. Leur bloc d'alimentation s'enrichit d'un vérin hydraulique pour contrôler la pression des rouleaux sur le fourrage. Ce nouveau composant, installé du côté droit en lieu et place d'un ressort, garantit selon la firme une meilleure qualité de hachage indépendamment de la hauteur du matelas de récolte.   Le rotor V-Max, spécifique à ces ensileuses haut de gamme, voit sa maintenance facilitée grâce au développement de cales spécifiques donnant la position idéale de chacun des couteaux. Les Jaguar 900 bénéficient notamment d'un nouveau système de refroidissement, dénommé Dynamic Cooling et doté d'un ventilateur à régime variable, permettant de réduire dans certaines conditions la consommation de puissance jusqu'à 16 chevaux (12 kW). La vitesse de rotation de cet organe, ajustée par un variateur à courroie, est en effet adaptée en fonction de la température de l'eau dans le radiateur et de l'huile hydraulique ainsi que de la pression dans le turbo. Les automotrices de la série 900 voient enfin leur maniabilité accrue suite au nouveau dessin de leur réservoir à carburant. Le diamètre de braquage est désormais abaissé à 12,50 mètres, contre 15,40 mètres auparavant.

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