Travail du solGrégoire Besson programme sa transformation

Grégoire Besson programme sa transformation
Traditionnellement plutôt discrète, Grégoire Besson a dévoilé son projet « Drive The Change » (mène le changement) auprès de partenaires français et étrangers. L'objectif de l'entreprise familiale est d'accroître son chiffre d'affaires dans les années à venir pour passer d'un montant annuel de 80 à 150 millions d'euros. Pour y parvenir, elle veut mener de front plusieurs stratégies visant à renforcer son efficacité industrielle, réorganiser ses lignes de produits, se développer vers les outils de semis, conclure des alliances stratégiques, commerciales et techniques avec d'autres constructeurs, mais aussi préparer l'arrivée prochaine de Marc Besson, le fils de Patrick Besson, représentant la quatrième génération de la famille, aux commandes de l'entreprise... Ce vaste chantier a déjà démarré. Le groupe a entrepris de concentrer sa production sur quatre grands sites en France et un en Allemagne (Rabe). Il a pour cela fermé ses usines de Quimper (Finistère) et de Cany-Barville(Seine-Maritime) tout en réunissant l'ensemble de la logistique de ses pièces de rechange sur la commune de Saint-Germain (Maine-et-Loire). Ce site pourrait également accueillir une nouvelle usine de 20 000 m2 que Grégoire Besson programme de construire. Elle abriterait à l'horizon 2028 l'ensemble des productions de l'usine de Montfaucon-Montigné (Maine-et-Loire) qui se trouve actuellement trop enclavée dans la commune. Les gammes se déclinent en matériels destinées à être attelés à des tracteurs de 50 à 800 chevaux. Elles vont continuer à être repensées. Pour cela, le constructeur va mettre en place de nouvelles désignations de lignes de produits et poursuivre la digitalisation de son offre. Il veut également se renforcer dans son offre de semis. Après une première expérience acquise depuis l'arrivée de Rabe dans le groupe, il va amplifier son développement sur ce sujet. Il y parviendra en nouant des nouvelles alliances stratégiques, comme il en a déjà conclu avec, par exemple, le spécialiste des pièces d'usures Forges de Niaux ou encore le fabricant italien de transmissions Benzi & Di Terlizzi. D'autres partenariats technologiques devraient lui permettre de maitriser les échanges de données entre l'outil et le tracteur. Pour Grégoire Besson, ses outils doivent, en effet, s'adapter aux supports du tracteur. Le groupe est, par ailleurs, ouvert aux alliances commerciales. Celle conclue avec John Deere lui a apporté récemment une commande de 400 charrues vendues sous les couleurs de la marque américaine.

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