Yamaha : le Kodiak a les crocs

Yamaha : le Kodiak a les crocs

Yamaha a convié fin juin la rédaction de Matériel Agricole à prendre en main son nouveau quad Kodiak 700 dans le cadre verdoyant des collines des Combrailles (Allier). L'utilitaire, qui a la lourde tâche de remplacer le très apprécié Grizzly 550, vient d'intégrer le catalogue du constructeur aux diapasons. Il s'est laissé apprivoiser le temps d'un parcours d'une trentaine de kilomètres et nous a fait part de son caractère bien trempé.

Le Kodiak 700 s'est ajouté cet été à la gamme des quads utilitaires Yamaha. Il s'intercale entre les Grizzly 700 et 450, pour remplacer le célèbre Grizzly 550. Afin de réussir le renouvellement de ce best-seller, le constructeur nippon a augmenté la cylindrée du moteur, tout en gardant un gabarit relativement similaire et un poids contenu. Il s'est attaché à améliorer le confort d'utilisation. Rien de tel qu'un parcours d'une trentaine de kilomètres au coeur des collines des Combrailles, dans l'Allier, concocté par les équipes de Yamaha Motor France et de GTR-Performance pour vérifier les bienfaits des évolutions apportées. Le coeur du Kodiak 700 est un monocylindre quatre temps de 708 centimètres cubes à refroidissement liquide qu'il partage avec le nouveau SSV Wolverine 700. Ce moteur offre 30 % de puissance et de couple supplémentaires par rapport à celui du Grizzly 550. À l'usage, il révèle un caractère très docile. Il est ainsi possible de passer une côte importante sans forcer sur l'accélérateur, ou de tracter une remorque sans difficulté. Grâce à une injection électronique, le moteur réagit particulièrement bien aux sollicitations du pilote. Et, une fois la journée de travail terminée, il permet à ce quad de se transformer en compagnon de randonnée sympathique à mener. La nouveauté nippone s'équipe de la boîte de vitesses à variation continue Ultramatic. Cette transmission à variateur à courroie intègre un embrayage à roue libre. Elle garantit au Kodiak un frein moteur efficace. Pour tester cette caractéristique, Yamaha nous a trouvé une pente importante sur laquelle tout conducteur aurait tendance à user des freins. Mais force est de constater que la technologie fonctionne. L'engin descend tranquillement au frein moteur, un filet de gaz étant même nécessaire pour éviter de s'immobiliser. À l'usage, en conduite souple, les freins sont donc peu sollicités, laissant imaginer une longue durée de vie du système. L'Ultramatic s'apprécie également pour sa douceur. À l'accélération, il n'y a notamment aucune rupture, l'allure progressant de façon linéaire. La présence de deux gammes de vitesse donne si besoin la possibilité d'évoluer lentement en profitant de la souplesse. Pour passer d'une gamme à l'autre, il est nécessaire d'immobiliser le véhicule puis d'actionner le levier situé à gauche du guidon. Celui-ci contrôle également la marche arrière. Quad destiné à un usage professionnel, le Kodiak dispose de quatre roues motrices débrayables. La commande se situe du côté gauche du guidon et un simple basculement du levier permet de passer d'un mode à l'autre.  

Une plateforme modulaire

  Pour réaliser son dernier-né, la firme japonaise a utilisé une technique déjà bien connue des constructeurs automobiles. Le Kodiak 700 repose en effet sur la même plateforme que le Grizzly 550, sur laquelle des améliorations ont été apportées pour faciliter la vie de l'utilisateur. Les évolutions ont permis de loger le plus gros moteur, mais également de déplacer le réservoir à carburant et le filtre à air. Le réservoir est désormais installé sous la selle et le bouchon se trouve sur le côté arrière droit de celleci. L'un des points les plus appréciables du nouveau Yamaha est son confort de roulage. La suspension indépendante à double triangulation sur les quatre roues n'y est pas étrangère. Sur le parcours, le quad franchit sans sourciller les zones pierreuses, les irrégularités du terrain ou encore les racines, et surtout sans réactions qui pourraient faire perdre le contrôle. Un sentiment de facilité est même présent, car la machine encaisse les chocs avec une facilité déconcertante. Sur la version EPS, la direction assistée rend le temps passé au guidon moins fatigant. Elle est la bienvenue pour diriger facilement les quelque 300 kilos de la bête. La position de conduite participe également à l'agrément de conduite. Par rapport à celle du Grizzly 550, la selle a été abaissée de deux centimètres pour rendre l'accès plus aisé aux petits gabarits. Les plus grands ne sont pas oubliés non plus avec l'allongement de l'assise de six centimètres. Le guidon redessiné participe également à améliorer la position de conduite. Moins haut de six centimètres, il possède une courbure modifiée le rapprochant de deux centimètres du pilote. Le Kodiak 700 rassure d'emblée lorsque l'on prend ses commandes. Son gabarit apparaît raisonnable. Il est même moins imposant que le Grizzly 550 qu'il va remplacer. Cela lui permet de se faufiler facilement dans les endroits étroits. Sur les terrains accidentés, la sécurité passe également par la présence des quatre roues motrices débrayables facilement via une gâchette située sur le guidon. Un blocage de différentiel s'active également depuis le guidon pour se sortir des situations les plus délicates. Le freinage efficace complète la dotation sécuritaire. Depuis les leviers au guidon ou la pédale de droite, le conducteur actionnera les freins à disques à commande hydraulique à l'avant et les freins étanches à bain d'huile de l'arrière.  

Davantage de capacités de charge

  Pour affirmer son rôle d'utilitaire, le Yamaha profite de porte-bagages, acceptant 50 kg à l'avant et 90 kg à l'arrière. Ces supports ont d'ailleurs été renforcés et leurs points d'attache sur le châssis sont plus nombreux pour accroître la longévité de l'ensemble en usage intensif. La capacité de traction n'est pas en reste avec deux possibilités d'attelage (selon les versions) et une capacité de remorquage de 600 kg. L'entretien quotidien se révèle par ailleurs très simple. Le filtre à air placé sous la selle et la jauge à huile sont facilement accessibles. Tous les composants électriques sont quant à eux logés à l'avant sous le porte-bagage, protégés par un capot en plastique.    

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