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Dossier : Valorisation des fourragesLes panneaux thermovoltaïques produisent de la chaleur pour alimenter le séchoir

Fabien Paris, agriculteur dans l’Allier, a opté pour un séchoir en grange à cellules à plat afin d’être en totale autonomie fourragère pour ses brebis de race Île-de-France.
Fabien Paris, agriculteur dans l’Allier, a opté pour un séchoir en grange à cellules à plat afin d’être en totale autonomie fourragère pour ses brebis de race Île-de-France. (©Base)

Depuis 2018, Fabien Paris, agriculteur dans l’Allier, opère en agriculture de conservation sans travail du sol. Éleveur de 320 brebis viandes, la modification de son itinéraire cultural le mène à diversifier son assolement en cultivant des légumineuses. Souhaitant être en totale autonomie fourragère et énergétique, il opte pour un séchoir multimatière thermophotovoltaïque avec des cellules à plat.

Le changement de mon itinéraire cultural m’a amené à diversifier mon assolement en cultivant des légumineuses pour obtenir une autonomie fourragère et protéique, annonce Fabien Paris, agriculteur à Agonges, dans l’Allier. Aujourd’hui, je suis autonome à 100 %, je n’achète pas de compléments alimentaires pour élever mes 320 brebis de race à viande Île-de-France. »

L’exploitant cultive 100 ha de céréales ou de prairie temporaire, et 50 ha de prairie naturelle. En 2018, il a souhaité s’orienter vers l’agriculture de conservation, sans travail du sol. En cultivant de la luzerne, Fabien Paris a choisi, devant les conditions météorologiques pluvieuses des années précédentes, d’installer un séchoir thermophotovoltaïque composé de cellules à plat pour un investissement de 270 000 €.

Fabien Paris revend toute la production électrique des panneaux solaires à EDF puis la rachète pour le fonctionnement de son séchoir qui en consomme autant que ceux-ci en produisent.
Auparavant, je séchais du maïs avec un séchoir au fioul, précise-t-il. Je cherchais l’outil qui me permettrait d’être polyvalent en séchant à la fois du fourrage et des céréales, ce qui m’a conduit au séchoir multimatière. Dans ma réflexion, j’ai également recherché l’autonomie énergétique. Le séchoir thermophotovoltaïque m’a semblé être le meilleur compromis économique. Et je ne regrette pas ce choix. Mon système de séchage consomme aujourd’hui autant d’énergie électrique que celle produite par les panneaux solaires. Ainsi, je suis également 100 % autonome en énergie. »

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