Essai telescopiqueClaas Scorpion 741 Varipower, Il n'a rien perdu de son venin

Claas Scorpion 741 Varipower, Il n'a rien perdu de son venin
(©H.E.)

Le chargeur télescopique Claas Scorpion conserve sa carapace, aux couleurs verte et rouge, tandis que la fabrication de son squelette est assurée, depuis fin 2017, par le spécialiste en matériels de construction Liebherr. Pour apprécier sa conduite et son efficacité, Gregory Girard a pris les commandes de la bête, lors de divers travaux de manutention, sur l’exploitation familiale.  

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Claas Scorpion 741 Varipower, le point technique

 

La nouvelle génération de chariot télescopique Claas Scorpion « made in Liebherr » se démarque par une garde au sol importante et un gabarit ramassé. Elle se caractérise par une prise en chappe du pied de flèche à 1,5 m du sol. La cabine, quant à elle, culmine au-dessus du capot moteur, à l’image d’un mirador. L’accessibilité au poste de conduite à l’aide de deux marchepieds, sécurisés par des poignées, témoigne de cette particularité.

« Au volant, on se sent perché. La bonne visibilité générale simplifie les manœuvres dans la cour de la ferme et dans les bâtiments. Claas n’a pas lésiné sur ce point clé, en installant plusieurs rétroviseurs, dont un à grand angle, et une batterie de phares de travail. Sur notre modèle essayé, il y a même une caméra à l’avant, et une autre, à l’arrière » note Gregory Girard.

Ce jeune agriculteur, installé sur l’exploitation familiale, le Gaec Girard-Clerc situé à Bay en Haute-Saône, à l’habitude de conduire ce type d’engin. Cela fait plus de quinze ans que les six associés utilisent un chargeur télescopique au quotidien pour les travaux de manutention. « La prise en main du 741 est assez rapide. Un tour de clé de contact, on choisit le sens de marche, on accélère et l’engin avance, un jeu d’enfant. Cette simplicité est très agréable » se réjouit Grégory Girard. Le Scorpion dispose d’un frein de parking électrohydraulique. Un appui sur un interrupteur positionné sous le tableau de bord le déverrouille. Au travail, lorsque la machine reste immobilisée au neutre, il se verrouille automatiquement, par sécurité. La sélection du sens de marche et une accélération libère instinctivement l’engin de ses freins.

Grégory Girard apprécie la souplesse de la transmission et la précision des mouvements hydrauliques. Il regrette le manque de rangement en cabine et les gardes boue trop encombrant.
Scorpion 741 Varipower
Hauteur de levage : 6,9 m
Capacité de levage : 4,1 t
Puissance : 136 ch ECE R120
Hauteur hors-tout : 2,50 m
Largeur hort-tout : 2,40 m
Monte pneumatiques : 460/70 R24
Empattement : 2,85 m
En mode automatique, la suspension de flèche s’active au-delà de 7 km/h puis se verrouille.

Une transmission souple

« De prime à bord, le Scorpion m’a surpris par la souplesse et le confort de sa transmission hydrostatique. En un clic, à l’aide du pouce au joystick, je passe d’une plage de vitesse maximale de 40 km/h, à une plage inférieure, pour plus de précision dans les déplacements et les mouvements » apprécie l’éleveur. En version Varipower, le chargeur télescopique dispose de trois plages de vitesses, schématisées au tableau de bord par un escargot, une tortue et un lièvre. Celles-ci permettent d’adapter la vitesse maximale aux chantiers. Au travail comme lors des déplacements routiers, une gestion électronique, appelée Smart Roading, adapte le régime moteur selon la charge générée sur la transmission.

Le système Smart Loading permet de mémoriser une position de l’outil, rappelée par un simple appui au joystick.

Un limiteur de vitesse et un accélérateur à main renforcent les possibilités de conduite pour des applications spécifiques, telle que la distribution des aliments à l’aide d’un godet désileur par exemple.  « Au ramassage des balles carrées dans les champs, l’intégralité des fonctions du Scorpion se gère à l’aide du joystick. L’inversion du sens de marche se pilote depuis un sélecteur du joystick, avec le pouce. Une commande identique, à sa droite, assure la sortie et l’entrée de la flèche. De l’index, je contrôle la troisième fonction, telle la fermeture de la pince pour maintenir les quatre balles carrées. Toutefois, je regrette la pédale de frein trop étroite. » Un appui modéré sur cette commande gère l’approche du chargeur. Utilisée avec le pied gauche, celle-ci demande un temps d’adaptation pour maîtriser sereinement la manœuvre. A la fin d’un plateau chargé, l’engin est pleinement maîtrisé par notre agriculteur, prouvant la facilité de prise en main de l’engin. Quant au confort, la suspension de flèche encaisse les bosses et limite le ballant en cabine.  Elle dispose de trois positions : automatique, forcée ou désactivée.  

Le circuit hydraulique à signal de charge de 160 L/min confère force et rapidité dans les mouvements.

Un agencement clair et précis

La cabine, large et volumineuse, regroupe la majorité des commandes sur la console de droite. Cette dernière accueille même le josytick, non solidaire du siège, ce qui n’a pas dérangé Grégory Girard.

« L’assise est confortable, et le réglage de la colonne de direction, pivotante depuis le plancher, permet de la basculer entre les jambes, à l’image d’une moissonneuse batteuse. La conduite est encore plus agréable ».

En empruntant le chemin pour rentrer au site principal de l’exploitation, notre agri-essayeur en profite pour verrouiller les roues arrière. Le changement de mode de direction s’engage par un sélecteur rotatif. Ensuite, il suffit simplement de tourner le volant pour ramener les roues au centre, et le système se charge du reste. Pour empiler les balles carrées dans le bâtiment de stockage, le long pare-brise panoramique est un atout majeur. Il débute assez bas, derrière le tableau de bord et se poursuit au-dessus de la tête du chauffeur.

La cabine domine le gabarit de l’engin et favorise la visibilité panoramique pour le chauffeur.

« Même en montant les dernières balles sous la faitière, on peut conserver le dos dans le fond du siège, et simplement lever la tête pour surveiller le stockage » se réjouit l’agriculteur. La fin de journée approchant, Gregory Girard décroche la pince à balles au profit du godet à céréales. Un bouton de décompression simplifie l’opération pour débrancher les flexibles des fonctions auxiliaires. « Le Scorpion 741 reste une machine précise dans ses mouvements et puissante en hydraulique. Ses nombreuses fonctions agencées par code couleur facilitent sa prise en main. »

Le Gabarit compact du Scorpion le rend agile et maniable dans les champs comme dans les bâtiments de l’exploitation.

On a aimé
+ Visibilité et confort de travail
+ Souplesse de la transmission
+ Puissance hydraulique
+Agencement et code couleur des commandes
On a moins aimé
-Accès par deux marchepieds
- Peu de rangement en cabine
- Pédale de frein pas assez large
- Pas d’affichage digital du régime moteur

Voir la vidéo de l'essai :

Claas Scorpion au travail

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