Essai utilitaireLe Peugeot Partner fait le plein de technologie

La présentation extérieure du Peugeot Partner de troisième génération se démarque essentiellement de son prédécesseur par sa face avant.
La présentation extérieure du Peugeot Partner de troisième génération se démarque essentiellement de son prédécesseur par sa face avant. (©T.G.)

Présenté en version « véhicule particulier » à la fin du printemps 2018, le Peugeot Partner dans sa déclinaison utilitaire est arrivé dans les concessions il y a un peu moins d’un an. Leader européen dans sa catégorie, il s’est refait une beauté pour sa troisième génération. Si, de l’extérieur, les changements paraissent minimes, le constructeur en met plein les yeux dans l’habitacle. Assistances à la conduite, système de rétrovision innovant, organisation de gamme différente… Mais qu’apportent réellement ces innovations ?

Avec la troisième génération du Partner, Peugeot tient à conserver sa place sur la plus haute marche du podium européen. Le constructeur a donc apporté de nombreuses nouveautés à son utilitaire fétiche. Même si cela ne saute pas aux yeux en voyant l’aspect extérieur du véhicule, plusieurs éléments ont été renouvelés. La partie avant fait appel à une nouvelle plateforme modulaire. Cette dernière, qui équipe de nombreux autres véhicules du groupe PSA, à l’instar des Peugeot 3008 et 5008, ou encore du récent Citroën C5 Aircross, a pour avantage de réduire le porte-à-faux avant. Le Partner profite ainsi des motorisations connues sur d’autres modèles. En version diesel, il reçoit le 1,6-litre Blue HDi de 75 ou 100 ch, ainsi que le 1,5-litre Blue HDi de 130 ch. L’offre essence se compose, quant à elle, d’un unique bloc-moteur PureTech de 1,2 L développant 110 ou 130 ch. Lors de la présentation à la presse, j’ai pu prendre en main le modèle doté d'un bloc essence de 110 ch. Ce moteur, un choix peu courant jusqu’à présent, s’est avéré agréablement surprenant. Son fonctionnement se révèle d'abord très silencieux. La boîte de vitesses à six rapports, ensuite, permet d’abaisser le régime moteur lors des déplacements sur voies rapides et autoroutes, limitant ainsi la consommation de carburant. Lors de l’essai sur un parcours mixte, le Partner a réclamé aux alentours de 7 L pour 100 km. Le véhicule était lesté de 200 kg de plaques de béton afin de s’approcher d’une charge classique pour ce type d’utilitaire. Le Partner évolue dans le flot de circulation sans difficulté. Les reprises se révèlent globalement correctes compte tenu de la puissance et du poids du véhicule. Malgré l’absence de l’assistance à la motricité Grip Control, l’utilitaire peut circuler dans les chemins lorsque les conditions sont sèches à peu humides. Attention cependant à ne pas frotter le carter, car seule une protection plastique prend place sous le compartiment moteur de série.

Le Partner reprend la planche de bord i-Cockpit déjà proposée sur les véhicules particuliers du constructeur.

 

Présence du i-Cockpit

Peugeot installe pour la première fois sur l’un de ses véhicules utilitaires la planche de bord i-Cockpit. Cette dernière se compose de plusieurs éléments, dont un bloc d’instrumentation en position haute permettant de se passer d’affichage tête haute. Le volant, au diamètre fortement réduit, accueille deux méplats visant à faciliter les manœuvres. Un écran tactile de 8”, positionné au centre de l’habitacle, regroupe les principales fonctions de la radio, du téléphone ou encore de la navigation. La planche de bord reçoit en outre de nombreux espaces de rangement.

La planche de bord dispose de nombreux vide-poches, permettant d’avoir à portée de main stylos, bloc-note ou encore téléphone portable.

Les deux compartiments positionnés devant le siège passager se ferment, mettant ainsi à l’abri des regards des objets sensibles. Le bac installé devant le bloc d’instrumentation permet, pour sa part, de garder à portée de main stylos, petits documents et autres lunettes de soleil. Au-dessus de sa tête, le conducteur disposera à nouveau d'un grand espace de rangement sur toute la largeur du véhicule. La position de conduite haute donne l’impression de dominer la route. Une journée passée au volant du Partner ne m’a pas fait souffrir du dos. Le siège est confortable, même si sa configuration semblable à une chaise continuera de déranger certains conducteurs. Comme la génération précédente, l'utilitaire est disponible avec trois places de front à l’avant. Lorsqu'il est inutilisé, le siège du milieu se rabat pour laisser accès à une tablette de travail. Sur le haut du pare-brise, le véhicule d’essai accède à la technologie Surround Rear Vision.

La caméra arrière du système Surround Rear Vision s’intègre au bloc du feu stop et affiche l'image à l'emplacement du rétroviseur.

Cette dernière vise à pallier le manque de visibilité arrière lié à l’obligation réglementaire d’avoir une cloison pleine séparant le poste de conduite et la zone de transport. PSA a donc développé un système de caméras offrant une vue sur l’arrière du véhicule, comme le ferait un rétroviseur central, mais aussi sur l’angle mort de droite grâce à une caméra positionnée sous le rétroviseur. L’écran de 5’’ affiche au choix l’une des deux vues. Le conducteur sélectionne l’angle qui lui convient par un appui au bout du commodo de gauche. Après une journée d’essai, cette technologie apporte un vrai plus pour circuler en sécurité.

 

Des assistances à la conduite digne d’un véhicule particulier

À l’instar des voitures particulières, le Peugeot reçoit en option de nombreuses aides à la conduite. Dans le catalogue d’option, le futur acquéreur trouvera un régulateur de vitesse adaptatif, un frein à main électrique, des alertes de franchissement de ligne et de fatigue du conducteur, ou encore la reconnaissance des panneaux de vitesse. Toutes ces options ne sont le plus souvent pas indispensables pour un véhicule d’exploitation, mais elles raviront les gros rouleurs. En revanche, le système d’indication de surcharge peut s’avérer utile à ceux qui transportent de lourdes charges, tels des semences ou du carburant. Il se compose d’un panneau de commande situé à l’arrière gauche, dans le coffre du véhicule. Lors de l'activation du dispositif, un premier voyant s’allume lorsque l’utilitaire est chargé à plus de 90 % de son poids autorisé. Une seconde lumière se déclenche une fois le seuil dépassé.

Des versions qui s’adaptent aux besoins

Afin de répondre à chaque besoin, Peugeot propose deux versions de son utilitaire. La déclinaison Grip paraît la plus adaptée aux exploitants agricoles. Elle se compose du système de gestion de l’adhérence Grip Control, d’une garde au sol rehaussée de 30 mm, de pneus tout-chemin de type M+S ainsi que d’une meilleure protection sous le compartiment moteur.

La finition Grip inclut un sabot de protection sous le bloc-moteur, ainsi que la garde au sol rehaussée de 30 mm.

Les trois places avant sont aussi de la partie, tout comme la porte latérale coulissante et le revêtement plastique de la zone de chargement. Enfin, la charge utile est augmentée à 1 000 kg. La version Asphalt, pour sa part, intéressera les gros rouleurs avec son siège plus confortable, le régulateur limiteur de vitesse, le système multimédia de 8’’ et les capteurs de pluie et de lumière. Avec toutes ces évolutions, Peugeot espère ainsi conserver sa place de leader sur le marché européen des utilitaires.

 

  • La finition intérieure avec de nombreux plastiques durs.
  • La transmission automatique uniquement disponible avec les moteurs diesels et essence de 130 ch.
  • Les assistances à la conduite en option sur la version Grip.

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