InnovationL'ensileuse Claas Jaguar 990 Terra Trac dans la boue

L’ensileuse Jaguar 990, dans sa version Terra Trac, a pu démontrer tout son potentiel dans les sols gorgés d’eau du Cotentin.
L’ensileuse Jaguar 990, dans sa version Terra Trac, a pu démontrer tout son potentiel dans les sols gorgés d’eau du Cotentin.

A l'image des moissons de cette année 2021, le bon déroulement de la récolte de l’ensilage maïs en fin de campagne n’est pas toujours chose aisée, surtout lorsque l’année s'avère pluvieuse et que les parcelles présentent une faible portance. Claas France nous avait ainsi donné rendez-vous à l’automne 2020 dans le Cotentin (Manche) pour nous faire découvrir son ensileuse Jaguar 990 à chenilles Terra Trac. Retour sur un chantier quelque peu spectaculaire en conditions extrêmes.

De la folie ! C’est le mot qui caractérise ce chantier en conditions extrêmes dans le Cotentin en ce mois d’octobre 2020. Deux tracteurs, au minimum, pour tirer une benne à moitié remplie pour braver ce champ de bataille formé de profondes ornières. De son côté, l’ensileuse Jaguar 990, équipée des chenilles Terra Trac de 735 mm de large, avance tant bien que mal dans cette véritable pataugeoire pour récolter le maïs nécessaire à l’alimentation du troupeau de l’éleveur. Dévoilée lors du salon Innov-Agri 2018 sur la Jaguar 960, la déclinaison chenillée de l’ensileuse Claas s’étend depuis peu sur le plus gros modèle de la marque, la Jaguar 990. Ce chantier nous a également permis de voir à l’œuvre la dernière génération du bec à maïs Claas, l’Orbis 900, présenté quelques mois auparavant.

Au poste de conduite, la distinction entre un modèle à roues et une version à chenilles Terra Trac est difficile.

Train de chenilles spécifique

Coté performance et puissance, cette 990 à chenilles reprend les caractéristiques techniques de son homologue à roues : moteur MAN V12 de 925 ch, assistant à la conduite Cemos ou encore terminal tactile Cebis de dernière génération. La partie récolte, hachage et éclateur ne change pas non plus. De l’extérieur, le gabarit général de l’ensileuse impressionne par sa longueur. Pour intégrer le célèbre train de chenilles Terra Trac, le constructeur a allongé le châssis de la Jaguar de près de 1 m. À première vue, ce train Terra Trac ressemble fortement à celui des moissonneuses-batteuses Lexion. L’une des principales différences est visible lors des manœuvres en fourrière. La partie avant du train se soulève afin de limiter le ripage et le marquage du sol. Dans le cas de ce chantier, la parcelle gorgée d’eau n’a pas vraiment permis de mettre en évidence cet aspect. En revanche, le gain de portance n'était pas négligeable. Là où un ensemble tracteur-benne avait des difficultés à avancer, l’ensileuse poursuivait son chemin. Afin de confirmer ces bonnes performances, une ensileuse Jaguar à roues a été mise en route. Cette dernière a rapidement dû abdiquer sous peine de s’enliser complètement. De fait, l’articulation du train de chenilles Terra Trac favorise le suivi du terrain et l’adhérence en allant chercher la portance du sol. Elle est également appréciable lors de la traversée de profondes ornières, atteignant par endroit 1 m. Claas propose trois largeurs de chenilles sur son ensileuse : 635, 735 et 890 mm. Les deux trains les plus étroits mesurent 3 m de large, tandis que le plus large atteint 3,49 m.

En conditions difficiles voire extrêmes, l’ensileuse à chenilles se déplace plus aisément que son homologue à roues.

Un bec de 12 rangs entièrement revu

Le constructeur a revu la copie du bec Orbis 900 de 12 rangs équipant la Jaguar 990 Terra Trac. Près de 90 % des composants ont été renouvelés par rapport à la génération précédente. La nouvelle mouture se différencie par son angle d’attaque, plus à plat et parallèle au sol, permettant de réduire la hauteur de coupe. Grâce à cette position, l'Orbis s’adapte plus facilement à des cultures de maïs de faible hauteur ou lors de la récolte de céréales immatures. Les ameneurs verticaux, positionnés en amont des rouleaux de compression et appelés « sapins », voient leur position pencher vers l’avant afin d’acheminer la récolte le plus horizontalement possible vers le bloc hacheur. Pour le transport, l’Orbis 900 se replie en cinq parties afin de respecter le gabarit routier. Il mesure moins de 3 m de large, contre 3,29 m sur la génération précédente. De plus, une bâche de protection, déployée après le repliage, enroule la tête de récolte. Elle dispose d’éléments de signalisation renforçant la sécurité lors des déplacements sur la voie publique. Le chauffeur contrôle les opérations de déploiement depuis la cabine, tout en roulant à une vitesse maximale de 7 km/h. Si la Jaguar 990 Terra Trac s'est montrée à son aise dans les conditions très boueuses des parcelles normandes, son imposant gabarit n’a pas facilité les déplacements sur les petites routes du bocage lors des transferts entre deux chantiers.

Le nouveau bec Orbis 900 profite d’une position de transport qui intègre une bâche de protection recevant des éléments de signalisation.

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