Tracteur d'occasionCase IH Puma, déjà 13 ans de carrière

Case IH Puma, déjà 13 ans de carrière
(©T.G.)

Lancés en 2007, les tracteurs Case IH de la famille Puma sont toujours présents au catalogue du constructeur américain. Si l’appellation demeure, les Puma ont régulièrement profité d’évolutions techniques, d’élargissements de la gamme ou encore de nouveaux équipements. La dernière génération, présentée à Agritechnica, devrait arriver en concession dans les mois à venir. Nous nous sommes rendus chez Agri Santerre, concessionnaire de la marque en Seine-et-Marne, dans l’Oise, la Somme et le Val-d’Oise, afin de recueillir les meilleurs conseils avant d’acheter ce tracteur d’occasion.

LES POINTS CLES

Le six-cylindres Nef sans reproche

Depuis son lancement en 2007, la famille Puma est restée fidèle au moteur à six cylindres de 6,7 L. Ce bloc provient du motoriste maison Fiat Powertrain Technologies (FPT). Il a évolué au gré des réglementations antipollution avec l’arrivée, en 2011, d’un catalyseur SCR avec injection d’AdBlue pour satisfaire à la norme Stage IIIB puis d’un DOC, en 2015, pour répondre à la Stage IV. Ce moteur ne présentera pas de souci particulier si son entretien a été respecté. Demandez l’historique des interventions réalisées, comme les remplacements de filtres et le changement d’huile toutes les 600 heures. Pensez également à interroger le vendeur sur le changement du filtre de reniflard qui doit être fait toutes les 1 200 heures. Son non-remplacement peut entraîner une surconsommation d’huile. En soulevant le capot, jetez un œil à l’état des échangeurs qui peuvent témoigner d’un manque de nettoyage. Profitez-en pour déposer le filtre à air, qui demeure lui aussi un bon témoin de l’attention portée au tracteur.

Le six-cylindres FPT Nef de 6,7 L ne révèle pas de faiblesse particulière depuis son utilisation sur les premières générations de Puma.
Vérifiez la bonne réalisation de l’entretien courant du tracteur, incluant notamment le remplacement des différents filtres et la vidange de l’huile moteur toutes les 600 heures.

 

À partir de 2011, date du passage à la norme Stage IIIB, les Puma s’équipent d’un catalyseur SCR avec un réservoir d’AdBlue.

Test de roulage surtout pour la Powershift

Case IH commercialise ses Puma avec plusieurs choix de transmissions. Depuis ses débuts en 2007, le Puma reçoit une transmission Powershift à 18 ou 19 rapports. Si vous faites beaucoup de route, un modèle avec la 19e vitesse peut s’avérer intéressant, car il permet un régime moteur économique. Les Puma peuvent également disposer d’une transmission Semi-Powershift dotée de trois gammes et six rapports sous charge. Pour ces deux transmissions, il est important d’effectuer un test passant tous les rapports. Des à-coups peuvent être présents à froid mais doivent disparaître à chaud, sans quoi il faudra prévoir un recalibrage ou des interventions plus coûteuses. Lors de l’essai, vérifiez aussi le fonctionnement de l’inverseur au volant ainsi que celui du joystick présent sur le levier Multicontroller. Les modèles équipés de la transmission à variation continue CVX ne présentent pas de souci particulier. Cette boîte de vitesses a l’avantage de se réguler lorsque l’effort est trop important, la protégeant ainsi des surcharges. Sur les tracteurs produits avant 2012, il est conseillé de vérifier le jeu dans les croisillons de l’arbre du pont avant, dont l’entretien délicat, en raison de graisseurs peu visibles, est parfois oublié.

Le sélecteur rotatif du régime de prise de force se grippe parfois. Actionnez tous les régimes pour vérifier son fonctionnement.
L'écran situé dans le montant avant droit affiche les différentes plages de vitesse réglées pour la transmission CVX.
Testez l’ensemble des rapports de la transmission Powershift en marches avant et arrière.

 

Des évolutions en cours de carrière

Le circuit hydraulique des Case IH Puma est de type centre fermé load sensing. Selon les modèles, les options et les millésimes, ses débits ont varié entre 113 et 170 L/min. Le Puma s’équipe d’un relevage arrière, dont la capacité atteint 10,46 t sur les modèles à châssis long, supérieurs à 180 ch depuis 2010, contre 8,5 t auparavant. Le relevage affiche une capacité de 8,2 t sur les petits modèles. Lors du tour du tracteur, manipulez le relevage à l’aide des deux commandes, extérieure et en cabine, pour en vérifier le bon fonctionnement. Le bloc de distributeur arrière peut recevoir jusqu’à cinq lignes à double effet. Les Puma s’équipent, en option, de deux distributeurs latéraux alimentant un relevage avant ou un chargeur frontal. À partir de 2015, ils accèdent à un piton de remorque sur échelle facilitant le passage d’un matériel en position basse à un outil à placement haut.

Le relevage avant a évolué avec les années en s'intégrant de plus en plus.
Depuis 2010, les Puma à grand châssis affichent une capacité de relevage de 10,46 t.

 

Jusqu’à quatre niveaux de finition en cabine

La cabine des Puma n’a pas connu de bouleversement important depuis son lancement. Conçue autour de quatre montants, elle présente un espace intérieur plutôt bon pour la catégorie. Seul l’accoudoir a véritablement changé au fil des moutures. Il provenait initialement des CVX. En 2009, les Puma reçoivent la première génération de la poignée Multicontroller à partie chromée. Le joystick évolue en 2013 avec un rétroéclairage intégré et un repositionnement des boutons qui en simplifie l’utilisation. En 2010, le terminal AFS 300 fait son apparition au bout de l’accoudoir, en complément de l’afficheur incrusté dans le montant avant droit. L’AFS 700 apparaît en 2012. Quelle que soit la génération de Puma, le montage d’un terminal est possible en rétrofit, même sur les tout premiers modèles. Les commandes de la climatisation, situées sur le montant arrière gauche, ont connu une migration sur le plafond en 2013, accompagnée d’une lunette arrière surteintée. De nombreux modèles disposent d’un prééquipement pour un système de guidage. Pour en vérifier la présence, il suffit d’observer le toit du tracteur, où le support et le branchement sont normalement positionnés. À partir de 2015, les Puma profitent de quatre niveaux de finition, qui se distinguent principalement par des sièges plus ou moins haut de gamme.

La cabine à quatre montants des Puma offre un espace généreux et une bonne visibilité pour la catégorie.
Testez les différentes fonctions du panneau latéral et de l’accoudoir.
Deuxième génération de joystick

 

première génération de joystick

CALENDRIER DES ÉVOLUTIONS

2007

Lancement de la première génération de Puma ; 7 modèles de 125 à 223 ch, avec moteur à six cylindres Nef de 6,7 L ; uniquement disponible avec la transmission Powershift.

2009

Lancement des Puma CVX à transmission à variation continue ; 5 modèles de 167 à 251 ch (165 CVX, 180 CVX, 195 CVX, 210 CVX, 225 CVX).

2010

Nouveaux modèles à châssis court, de 126 à 192 ch (125, 140 et 155) ; rétroéclairage du panneau de commande ICP ; le levier Multicontroller évolue avec des nouvelles fonctions ; l’écran AFS Pro 300 arrive sur l’accoudoir ; suspension de cabine pour diminuer le roulis ; le relevage arrière atteint une capacité de 10,46 t.

2011

Passage à la norme Stage IIIB ; installation d’un catalyseur SCR ; régime « Eco » pour les prises de force ; phares xénon.

2015

Passage à la norme Stage IV ; ajout d’un catalyseur d’oxydation diesel (DOC) : nouveaux modèles plus puissants (jusqu’à 270 ch) ; nouveau toit équipé de série de phares à LED.

2017

Lancement des modèles Puma X, de 140 à 165 ch (140, 150 et 165) ; nouveau pont avant avec une suspension plus confortable.

2020

Passage à la norme Stage V ; nouveau design ; nouvel éclairage ; terminal Isobus de classe III.

AVIS D’EXPERT

Alexis Dequidt, responsable occasion chez Agri Santerre, concessionnaire dans l’Oise, la Somme, le Val-d’Oise et en Seine-et-Marne.

« Les Case IH Puma sont des tracteurs qui sont fortement demandés en occasion sur le secteur de la concession. La carrière de ce modèle étant assez longue, il est possible de trouver une grande variété de versions. Lorsque je vais chercher un tracteur sur un autre secteur, s’il est équipé de la transmission CVX, le plus souvent je ne me déplace pas pour l’essayer, car il y a très peu de souci sur ce modèle. Pour une version avec une transmission Powershift, je fais un test de roulage pour vérifier le bon fonctionnement des passages de rapports sous charge. Les boîtes de vitesses de ce type peuvent en effet avoir été malmenées et nécessiter un passage à l’atelier. Jusqu’en 2015, l’existence d’une seule finition simplifie les choix d’équipements en cabine. Par la suite, l’arrivée de plusieurs finitions a permis de gagner en confort. Pour les options liées à l’électronique, il ne faut pas bloquer sur un tracteur insuffisamment équipé, car il y a de nombreuses possibilités de rétrofit avec des terminaux ou des systèmes de guidage. »

 

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