PassionUne batteuse Claas Dominator 98 DS toujours au travail

Une batteuse Claas Dominator 98 DS toujours au travail

Dans la famille Cornet, la moisson se déroule avec une moissonneuse-batteuse Claas Lexion 450 et une Dominator 98 DS de 1989. Quatre agriculteurs se partagent ces deux machines pour faucher environ 400 ha de céréales par an. La Dominator, achetée d’occasion, réalise chez ces exploitants de l’Aube sa seconde campagne de battage.

En cette fin du mois de juin, dans l’Aube, une moissonneuse-batteuse d’une autre époque attaque les orges d’hiver. Avec sa barre de coupe de 5 m de large, elle avance à pas de sénateur, à une vitesse comprise entre 3,5 et 4,5 km/h. Cette machine, une Claas Dominator 98 DS de 1989, affiche 2040 heures au compteur. Elle appartient à la famille Cornet, installée à Charny-le-Bachot. Lucas Cornet, l’un des fils, nous a ouvert les portes de l’exploitation pour nous dévoiler cette moissonneuse-batteuse mythique. Arrivée il y a deux ans suite à la reprise d’une ferme dans la Marne, elle fauche environ 200 ha chaque année. Avec elle, pas de GPS, ni d’automatismes en tous genres, la cabine embarque le strict nécessaire…

Les filtres à air de cabine se trouvent dans le toit. Ils sont à nettoyer quotidiennement pour un meilleur confort lors de la moisson.

Les secoueurs de la machine sont accessibles depuis une trappe située au-dessus.

La Dominator 98 DS se commande grâce à trois principales manettes : réglage du régime moteur,  sélection des vitesses de la boîte et contrôle de la barre de coupe.

Un moteur à la place de la trémie

Avant l’arrivée des Mega puis des Lexion sur le marché, la gamme Dominator était le fleuron de Claas dans les années 1980. Cette moissonneuse-batteuse a construit son excellente réputation grâce au dimensionnement de ses organes de battage, à sa puissance plus élevée et à sa cabine plus confortable. Elle se décline en version à cinq secoueurs, avec un batteur de 1,32 m de large, puis en version à six secoueurs avec largeur de battage de 1,58 m. Contrairement à ses cadettes, elle n’était pas pourvue de l’accélérateur de préséparation (APS), inauguré sur la Mega. La Dominator 98 DS se distingue dès le premier coup d’œil par son moteur, placé juste derrière la cabine, la trémie étant décalée vers l’arrière de la machine. Elle s’équipe d’un six-cylindres Mercedes développant 162 ch. « Avec le positionnement particulier de son moteur, sur l’arrière, la Dominator ne se montre pas particulièrement silencieuse », précise Lucas Cornet. Ce moteur est couplé à une boîte mécanique à trois rapports. Cette transmission lui autorise des déplacements routiers jusqu’à 25 km/h.

La Dominator 98DS possède une trémie à ouverture manuelle d’une capacité de 4 200 L.

A gauche du siège conducteur, trois commandes prennent place. Elles contrôlent les embrayages des éléments de battage, de la goulotte et de la coupe.

Le filtre à air moteur se trouve en hauteur sur l’arrière de la machine.

Une petite cabine

 « En cabine, je choisis ma vitesse avec le levier puis j’utilise une seconde commande pour l’avancement hydrostatique », explique le fils d’agriculteur. Ce second monolevier sert aussi à piloter les différentes fonctions de machine. En le déplaçant de droite à gauche, il contrôle individuellement la hauteur de coupe, celle des rabatteurs ainsi que la vitesse de la machine et des vents. « Ce levier est très pratique. Cependant, il trouve ses limites lorsque la culture est couchée et que je dois gérer plusieurs fonctions en même temps », détaille Lucas Cornet avant d’ajouter : « La cabine a peut-être été sous-dimensionnée. Mon genou tape dans le volant lorsque je débraye et je ne peux pas me détendre les jambes. Je ne rencontre pas ce souci dans notre Lexion 450. » La cabine de la Dominator ne possède pas de siège passager mais reçoit, à la place, toutes les commandes pour la goulotte et la mise en route de la barre de coupe et des éléments de battage. « Pour son âge, cette machine procure une très bonne vision nocturne, permettant de travailler jusqu’à l’arrivée de la rosée ou la fermeture de la coopérative. Elle bénéficie de six feux de travail et d’un supplémentaire placé sur la goulotte », décrit notre hôte.

A droite de la machine, les radiateurs pivotent et se soufflent facilement une fois le nettoyeur rotatif escamoté.

Le broyeur de paille se désengage à l’arrière de la machine en plaçant la courroie sur une poulie folle.

Une trémie à ouverture manuelle

La trémie, d’une contenance de 4 200 L, se déploie manuellement à l’aide d’une manivelle située à l’extérieur de la moissonneuse-batteuse. Pour visionner son contenu, le constructeur allemand a mis en place des carreaux, comme il en existe toujours sur les machines plus modernes. « Mais même en nettoyant ces deux carreaux, le moteur étant situé entre la cabine et la trémie, le niveau contenu par cette dernière s’avère difficile à évaluer », témoigne Lucas Cornet. Pour déplier la goulotte, même labeur, le conducteur garde le distributeur ouvert tout au long du processus. Pour le bon fonctionnement de la machine durant la moisson, les filtres à air de cabine, situés de chaque côté du toit, sont à nettoyer quotidiennement, de même que le filtre à air du moteur. Ce dernier se trouve sur l’arrière de l’engin, ce qui facilite son entretien. Les radiateurs, quant à eux, se nettoient du côté droit. Pour y accéder, l’opérateur doit faire pivoter le nettoyeur rotatif. « Avant la moisson, le contrôle du circuit de climatisation s’avère indispensable. Il est également très important de souffler l’intégralité de la Dominator et de la graisser tous les jours. Le niveau zéro de risque d’incendie n’existe pas, il faut donc rester très prudent », conclut Lucas Cornet.

 

Pour cette mise en route de la moisson 2018, la Claas Dominator 98 DS, équipée de sa barre de coupe de 5 m de large, fauchait une parcelle d’orge d’hiver à une vitesse comprise en 3,5 et 4,5 km/h.

Réagir à cet article

Sur le même sujet

Récolte

L'ensileuse Claas Jaguar monte en puissance

Récolte

Les coupes à tablier variable John Deere renouvelées

Essai moissonneuse-batteuse

Claas Lexion 8900 : aux commandes de 790 ch

Découverte - Ensileuse John Deere

Ensileuse John Deere 6850 : qui ménage sa monture...

Récolte

Claas Lexion 5000-6000 : le retour d'une légende

Moissonneuse-batteuse

Vidéo : nouvelle Claas Lexion 2020 !

Miniatures

weise-toys, le choix de la rédaction

Direction

Claas se dote d’un directeur général

Miniatures

Wiking, les miniatures de l'été